La vie est un arc-en-ciel

Cecelia Ahern · Chapitre 39 sur 51

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La vie est un arc-en-ciel

Quatrième Partie

39

 

Bienvenue au pays ! (Failte go h-Eirinn !)

Nous sommes heureuses que vous soyez de retour sains et saufs. Nous attendons avec impatience ce week-end, pour écouter le récit de vos aventures et voir toutes les photos.

Gros bisous,

Rosie et Katie

Chers Stephanie et Pierre,

Félicitations pour la naissance de votre petite Sophia. Nous avons hâte de faire sa connaissance. En attendant, nous vous envoyons quelques toilettes pour qu’elle soit aussi chic que sa maman.

Nous vous embrassons tous très fort,

Rosie et Katie

Joyeux anniversaire, Josh.

Plein de bisous pour tes cinq ans.

Rosie et Katie

Coucou, Katie,

Merci pour la carte et le cadeau d’annivresaire. Je crois que mon papa t’a dit que je vais avoir un petit frère ou une petite sœur.

Papa est triste parce que toutes les filles de sa vie sont fâchées contre lui. Ta maman est fâchée, ma maman aussi, et Bethinny aussi. Elle est fâchée contre lui parce qu’il ne se marie pas avec elle. Bethinny pleure, elle dit que papa l’aime pas, et papa répond qu’il faut bien se connaître pour se marier. Alors Bethinny, elle a dit que son papa à elle allait être très en colère et qu’il allait mettre mon papa dehors. Rosie : de la merde. L’ami que je connais n’épouserait pas

Moi, je trouve que papa devrait se marier, parce que je veux un petit frère et qu’il aime beaucoup son travail. Je te raconterai la suite, à toi et Toby, quand je pourrai. Comme je suis pas là pendant la semaine, je rate le plus intéressant.

Josh

LE DR WILLIAMS À L’HONNEUR

Hier soir à Boston, le Dr Reginald Williams a reçu la

décoration décernée par ses pairs au terme d’une sévère

sélection et considérée comme le plus grand honneur

attribué à ceux qui ont apporté une contribution majeure

au progrès de la médecine et de la santé publique.

Il était accompagné par son épouse, Miranda, et sa

fille Bethany qui vient d’annoncer ses fiançailles avec le

Dr Alex Stewart, chirurgien cardiaque au St. Jude’s

Hospital de Boston.

Vous avez un message de : ROSIE

Rosie : tu voulais que je l’apprenne par les journaux ? Alex : je suis navré.

Rosie : navré ? Tu t’es fiancé et je l’apprends par les

journaux ? Quelle mouche te pique, depuis quelque

temps ?

Alex : je peux simplement répéter que je suis désolé. Rosie : je ne comprends pas comment fonctionne ta

cervelle. Tu ne l’aimes même pas.

Alex : mais si.

Rosie : comme c’est convaincant !

Alex : je ne devrais pas avoir à convaincre qui que ce soit. Rosie : seulement toi-même. Alex, tu m’as dit que tu ne

l’aimais pas. Il n’y pas si longtemps, tu avais l’intention

de rompre. Bon sang, je me demande bien ce qui t’est

arrivé pour que tu retournes brusquement ta veste. Alex : tu le sais pertinemment, maintenant il y a un bébé

impliqué dans l’histoire.

une femme dont il n’est pas amoureux à cause d’un

bébé. Ce serait le pire châtiment à infliger à ce pauvre

enfant – grandir entre des parents qui ne s’aiment pas. À

quoi ça rime ? Tu ne vis plus avec Sally et tout va bien

avec Josh. Ce n’est peut-être pas l’idéal, mais il faut se

contenter de ce qu’on a.

Alex : pour Josh, je suis un père à temps partiel. Je ne veux

pas que ça recommence, ce n’est pas bien. Rosie : épouser quelqu’un que tu n’aimes pas n’est pas bien

non plus.

Alex : j’ai beaucoup d’affection pour Bethany, nous avons

une relation formidable.

Rosie : je me réjouis que tu aies de « l’affection » pour ta

future épouse. Si tu ne remets pas tes idées en ordre,

Bethany sera une autre Sally. Tu ne souhaites quand

même pas un deuxième divorce.

Alex : il n’y aura pas de divorce.

Rosie : non, tu seras simplement malheureux jusqu’à la fin

de tes jours, mais ce n’est pas grave : au moins, les

mauvaises langues ne pourront pas entacher ta

réputation.

Alex : pourquoi devrais-je écouter tes conseils, Rosie ?

Qu’as-tu fait dans ton existence qui te permette de me

dicter ma conduite ? Tu as vécu des années avec un type

qui te trompait et que tu pardonnais. Qu’est-ce que tu

sais du mariage ?

Rosie : assez pour ne pas me précipiter à l’église au bras de

quelqu’un que je connais à peine et pour qui j’ai de

« l’affection ». Assez pour ne pas me laisser influencer

par mon ambition, ma soif d’argent et de prestige. Assez

pour ne pas épouser un homme dans le simple but

qu’une bande de richards me fassent de grands sourires

et me couvrent de compliments. Non, je ne me marierais

pas pour avoir ma photo et mon nom dans les journaux. Alex : franchement, Rosie, tu m’amuses. Tu parles à tort et à

travers. Tu regardes trop la télé.

Rosie : évidemment, c’est tout ce que je sais faire. Me rouler

les pouces dans mon HLM, moi la pauvre mère célibataire

et ignare, pendant que toi et tes potes de Harvard, vous

fumez de gros cigares, au club, en vous congratulant.

Nous vivons peut-être dans des univers très différents,

Alex Stewart, mais je te connais et ce que tu es devenu

me rend malade.

Alors, explique… comment aurait réagi ce bon vieux

Reginald Williams s’il avait découvert que sa fifille était

enceinte et que le coupable refusait de l’épouser ? Quelle

honte, n’est-ce pas ? Qu’auraient dit les gens ?

Tandis que maintenant qu’elle a la bague au doigt et, toi,

ta promotion, tout va bien dans le meilleur des mondes. Alex : les hommes ne prennent pas tous la fuite, Rosie. Ça

t’est peut-être arrivé, mais je ne suis pas de cet acabit. Rosie : au nom du ciel, Alex ! Ne pas épouser Bethany ne

serait pas une fuite. Si tu t’occupes de cet enfant, tu ne

fuiras pas. Tu n’es pas forcé de te marier ! Alex : écoute, Rosie, j’en ai vraiment ras le bol de t’avoir

toujours sur le dos, d’être constamment obligé de me

justifier. Tu n’es pas ma femme ni ma mère. Où est-il écrit

que je dois organiser ma vie en fonction de toi ? J’en ai

marre que tu m’asticotes, que tu me demandes sans

cesse qui je vois, ce que je fais. Je suis capable de

prendre seul mes décisions. Je suis adulte, figure-toi. Rosie : alors, pour une fois dans ta vie, comporte-toi en

adulte !

Alex : qui es-tu pour m’insulter et me sermonner, toi qui

n’as rien fait de valable ? Sois gentille, laisse-moi

tranquille tant que tu n’auras rien de mieux à me dire. Rosie : parfait ! Je te préviens que tu vas attendre très, très

longtemps.

Rosie s’est déconnectée.

Alex : j’ai l’habitude.

Phil : qu’est-ce tu fabriques ?

Alex : inutile de le demander, tu le sais. Phil : pourquoi tu épouses cette fille ? Alex : elle s’appelle Bethany.

Phil : pourquoi tu épouses Bethany ?

Alex : parce que je l’aime.

Phil : ah oui ? La dernière fois que tu es passé dans ce

confessionnal virtuel, tu m’as dit que tu envisageais de

rompre. Qu’est-ce qu’il y a ? Son père fait pression sur

toi ?

Alex : non, pas du tout. Je ne subis aucune pression. Phil : alors, pourquoi ?

Alex : et toi, pourquoi tu t’es marié avec Margaret ? Phil : j’aimais Margaret de toute mon âme, je voulais vivre

auprès d’elle jour après jour, jusqu’à ce que la mort nous

sépare. Elle est ma compagne, ma meilleure amie, nous

avons cinq enfants et, même si ma tribu me rend parfois

marteau, je ne supporte pas de m’en éloigner. Je n’ai pas

l’impression que tu en sois là avec Bethany. Alex : toutes les relations affectives ne ressemblent pas à

celle que tu as avec Margaret.

Phil : certes, mais les amours devraient tous commencer de

la même manière. Est-ce qu’il y a eu ce fameux silence

entre toi et Bethany ?

Alex : ne remets pas ça sur le tapis, s’il te plaît. Phil : c’est toi que ce silence obsédait. Alors ? Réponds-moi. Alex : non.

Phil : dans ce cas, ne l’épouse pas.

Alex : OK, je m’abstiendrai, puisque tu me l’ordonnes. Phil : qu’en pense Rosie ?

Alex : rien, elle ne me parle plus.

Phil : quel effet ça te fait ?

Alex : pour l’instant, je suis tellement furieux contre elle que

je me fiche de son opinion. Je me libère d’elle. Bethany et

son bébé représentent mon avenir. Bon, suis-je autorisé à

quitter le confessionnal ?

Phil : oui, mon fils. Récitez cinq Je vous salue Marie, un

Notre Père, et que votre petite âme embrumée aille en

paix.

Vous avez un message de : KATIE

Katie : tu as l’air très intéressé par l’appareil génital femelle. Toby : pas du tout. Je préfère nettement explorer ça de

façon concrète.

Katie : tu seras centenaire avant que quelqu’un te laisse

poser les mains là-dessus.

Toby : tu as mangé de la salade à midi, non ? Katie : comment tu le sais ?

Toby : je vois de la laitue coincée dans tes bagues dentaires.

Bon… qu’est-ce que tu veux ?

Katie : tu ne mérites pas que je te le propose, mais je

retourne chez l’orthodontiste après les cours. Si tu veux

venir, tu pourras lui poser un tas de questions et lui

casser les pieds. Quand il t’aperçoit, il a une grosse veine

qui se met à gonfler sur son front. Je trouve ça rigolo. Toby : désolé, Monica vient chez moi regarder le match de

foot.

Katie : Monica, Monica… J’en ai marre d’entendre parler de

Monica Doyle, cette idiote. Et moi, pourquoi je ne suis pas

invitée ?

Toby : parce que tu as rendez-vous chez le dentiste. Katie : il y a trente secondes de ça, tu ne le savais pas. Toby : OK. Ça te tenterait de venir chez moi aujourd’hui

regarder du foot, le sport que tu détestes par-dessus

tout, et un match qui oppose les deux équipes qui te

donnent des boutons ?

Katie : non, je suis prise.

Toby : bon, et maintenant ne dis plus que je ne t’invite

jamais nulle part.

Katie : comment tu as su que j’allais chez le dentiste ? Toby : il y a cinq minutes.

Katie : quand est-ce que tu as invité Monica Doyle chez toi ? Toby : la semaine dernière.

Katie : et voilà !

Vous avez un message de :KATIE

Katie : maman, je déteste les hommes. Rosie : je te félicite, ma chérie, bienvenue au club. Tu

recevras sous peu ta carte d’adhérente, je suis si fière de

toi.

Katie : maman, s’il te plaît, je ne rigole pas. Rosie : moi non plus. Qu’est-ce que Toby t’a fait ? Katie : il a invité Monica Doyle chez lui pour voir un match

de foot, et il ne m’a pas invitée. Enfin si, mais seulement

quand il a su que je ne pouvais pas venir. Rosie : Seigneur, il a déjà attrapé le virus. Monica, c’est

cette gamine qui, le jour de ton dixième anniversaire, a

pleurniché parce que son faux ongle était tombé, et

trépigné jusqu’à ce que ses parents accourent pour la

récupérer ?

Katie : oui.

Rosie : je ne supporte pas cette enfant. Katie : ce n’est plus une enfant, maman. Elle a quatorze

ans, elle a les plus gros nénés du collège, les cheveux

teints en blond, elle laisse les premiers boutons de son

polo ouverts en gym, et elle se penche pour que les

garçons reluquent ses seins. Elle flirte même avec

M. Simpson, elle fait semblant de ne pas comprendre ce

qu’il raconte en cours d’informatique pour qu’il se colle

derrière elle. Elle ne s’intéresse qu’au shopping, alors je

me demande bien pourquoi elle va regarder un match de

foot. Franchement, ça me dépasse.

Rosie : il me semble que nous avons là une autre Bethany la

Cochonne.

Katie : quoi ? Maman, qu’est-ce que je dois faire avec

Monica ?

Rosie : c’est très simple. Égorge-la.

Katie : s’il te plaît, pour une fois dans ta vie, sois sérieuse. Rosie : je suis une femme on ne peut plus sérieuse. Il n’y a

qu’une manière de résoudre le problème : la zigouiller.

Sinon, elle reviendra t’empoisonner quand tu auras

trente-deux ans. Expédie-la au cimetière. Katie : merci, mais si tu avais d’autres suggestions… Rosie : tu dis qu’il t’a invitée ?

Katie : seulement parce qu’il savait que je ne pourrais pas

venir.

Rosie : mon cher petit agneau innocent, une invitation est

une invitation. La refuser serait impoli. Je te conseille

d’aller chez lui ce soir. Je te donnerai l’argent pour le

ticket de bus.

Katie : maman, je ne peux pas ! Je vais chez l’orthodontiste. Rosie : le dentiste attendra, je te prendrai un autre rendez-

vous. C’est un match de foot extrêmement important,

vois-tu, je ne voudrais pas que tu le loupes à cause de

tes ratiches. Et maintenant, silence, sinon M. Simpson va

se rendre compte de ce que tu fabriques, il me

dénoncera à Mlle Casey Gros-Pif et je serai virée. Katie : je ne sais pas comment tu la supportes. Rosie : en réalité, et ça me stupéfie, elle n’est pas si

mauvaise. Elle a même été vraiment gentille, autant que

peut l’être un patron. Elle s’appelle Julie, elle a un

prénom, tu imagines ? Et en plus, un prénom normal,

plutôt joli. J’aurais parié qu’on l’avait baptisée Adolf. Katie : moi aussi ! Mais ce n’est pas trop bizarre de travailler

avec quelqu’un qui te punissait à longueur de temps ? Rosie : il y a un peu de gêne entre nous. Comme si elle était

un ancien petit copain et qu’on se retrouvait après une

très longue séparation. De jour en jour, nos conversations

deviennent plus amicales, moins strictement

professionnelles. Nous parlons davantage de la vie en

général. Nous avons passé tant d’années à nous crêper le

chignon que ça paraît étrange d’être d’accord sur

beaucoup de sujets. Figure-toi qu’elle pensait qu’Alex

était ton père.

Katie : non !

Rosie : je lui ai dit que c’était Brian, et elle a piqué un fou

rire… mais je ne devrais peut-être pas te raconter ça. Katie : quand tu avoueras à Alex que tu aimes bien

Mlle Casey, il va en tomber raide.

Rosie : je préfère donc te laisser le soin de lui annoncer. Katie : ah oui, j’oubliais que vous ne vous adressez plus la

parole.

Rosie : c’est une longue histoire, ma chérie. Katie : en principe, ça signifie que l’histoire est

complètement idiote. Pourquoi tu ne lui parles plus ? Rosie : parce que ce qu’il fait ne m’intéresse plus. S’il veut

gâcher sa vie, il est libre. Et, de toute façon, il refuse

d’entendre ce que j’en pense.

Katie : comme dit notre voisin Rupert : « L’erreur est la voie

de la découverte. »

Rosie : ce n’est pas de Rupert, mais de James Joyce. Katie : qui ça ? Je le connais ?

Rosie : il est mort.

Katie : oh, excuse-moi. C’était un ami à toi ? Rosie : qu’est-ce qu’on vous enseigne, au collège ? Katie : pour l’instant, on est en pleine éducation sexuelle.

C’est barbant.

Rosie : je te l’accorde. Pour en revenir à Alex, ma chérie, il a

beaucoup changé.

Katie : heureusement ! Il avait cinq ans quand vous êtes

devenus amis. Si Toby se comporte encore comme un

crétin de quatorze ans quand on aura votre âge, je me

flingue.

Rosie : eh bien, crois-en une femme d’expérience et

prépare-toi à rencontrer beaucoup d’hommes de trente-

deux ans qui raisonnent toujours comme des ados. Katie : ouais, tu me l’as déjà dit. Au fait, papa sera là pour

Noël. Il m’a demandé de te demander si on

réveillonnerait avec lui et ses parents. Vu que, cette

année, on est seules toutes les deux, j’ai pensé que ce

serait une bonne idée.

Rosie : chouette…

Ma chérie,

J’espère que tout va bien. Merci d’être venues nous voir ce week-end dans l’ouest. Je promets que, la prochaine fois, la maison sera mieux rangée. J’ai du mal à poser mes valises après avoir voyagé durant des mois.

S’installer ici, dans un village inconnu, est une aventure. Tout le monde est très gentil avec nous, et nous avons des voisins aussi incroyables que les tiens.

Tu es ma merveilleuse et courageuse petite fille, Rosie, ton père et moi sommes très fiers de toi. Tu es si solide, tu ne te laisses jamais abattre et tu es la meilleure des mères pour Katie. Elle est indiscutablement la digne fille de sa maman. Je regrette que Dennis et moi soyons partis à un moment aussi important de votre vie, ça m’a déchirée de devoir vous abandonner, toutes les deux, alors que tu traversais ces épreuves avec Machin. Mais tu es coriace, et de toute façon ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.

Ce serait vraiment dommage que tu n’assistes pas au mariage d’Alex. Sandra m’a téléphoné, ils prévoient une grande fête pour Noël. Ils veulent se marier avant la naissance du bébé, Bethany ne tient pas à ce que sa grossesse soit trop visible. Sandra aimerait tant que Katie et toi soyez là ; pour elle, vous faites partie de la famille. J’ai l’impression qu’elle n’adore pas Bethany, mais elle ne souhaite bien sûr que le bonheur de son fils.

Sandra nous a également invités, ton père et moi, malheureusement nous ne pourrons pas aller en Amérique puisque, comme tu sais, nous serons à Paris chez Stephanie et Pierre pour les fêtes. J’ai tellement hâte d’embrasser ma deuxième petite-fille ! Je regrette que Katie et toi ne veniez pas, mais je comprends qu’elle désire passer son premier Noël avec son père et ses « autres » grands-parents. Je t’avoue cependant que je suis un peu jalouse d’eux.

Quant à Kevin, imagine-toi qu’il a rencontré une jeune femme et qu’il réveillonnera avec elle à Donegal, chez les parents. Ce doit donc être sérieux. J’ai cru comprendre qu’elle était serveuse dans l’hôtel où il travaille. Tu connais Kevin : il n’est pas du genre à donner beaucoup d’informations.

Ton père a attrapé une mauvaise grippe, le jour de votre départ – vous avez eu de la chance d’y échapper.

Il était très fatigué depuis notre retour de voyage. Nous sommes des sexagénaires, tu te rends compte ? Le temps a filé à toute allure. Il faut profiter de chaque journée, ma chérie. Je te laisse à présent, ton père m’appelle. À l’entendre, on jurerait qu’il est sur son lit de mort.

Gros baisers à deux filles de Dublin dont je suis si fière.

Maman

Reginald et Miranda Williams

ont le plaisir de convier

Katie Dunne

au mariage de leur fille

Bethany

et du Dr Alex Stewart

le 28 décembre à 14 heures

Memorial Church de l’Université de Harvard

Ils seraient heureux que vous assistiez également

à la réception qui suivra la bénédiction,

au Boston Harbor Hotel.

RSVP : Miranda Williams