Les voix intimes: Premières Poésies

J. B. Caouette · Chapitre 21 sur 88

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Les voix intimes: Premières Poésies

Adieu A la Nouvelle-Écosse

Afin de vivre un jour de sa vie immortelle.

«la vie est un foyer qu'alimente la foi;

Un livre où le Seigneur a buriné sa loi;

Un creuset où notre âme, au feu de la souffrance, S'épure et sent grandir en elle l'espérance. Il vit, l'homme qui sait ses crimes pardonnés, Il entrevoit du ciel les justes couronnés;

En mourant au péché, son âme se délie

Et recouvre aussitôt la véritable vie.

Vivre enfin, ici-bas, c'est souffrir et lutter;

Vivre aussi, c'est le Christ! mourir, c'est triompher! Notre corps, je le sais, est tiré de la terre,

Et doit, après la mort, redevenir poussière; Mais l'âme--souffle pur sorti du coeur de Dieu--Quittera pour toujours ce misérable lieu!»

Ah! s'il faut vivre ainsi, lui dis-je, je veux vivre! Vivre sous les regards de Celui qui délivre L'âme de sa prison pour la conduire au port; Oui, je veux triompher du vice et de la mort!

Juillet 1888.

 

ADIEU A LA NOUVELLE-ÉCOSSE

Pièce traduite de l'anglais.

 

Quelque soit ton destin, ô ma Nouvelle-Écosse--Doux nid que le devoir, dans sa rigueur atroce, M'ordonna de quitter--jusqu'au dernier soupir Je jure de garder ton tendre souvenir!