Les voix intimes: Premières Poésies

J. B. Caouette · Chapitre 86 sur 88

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Les voix intimes: Premières Poésies

Une Gerbe D'acrostiches

 

A M. VICTOR BILLAUD

Secrétaire de l'Académie des Muses Santones, à Royan, France.

 

Asile du poète, ô belle Académie,

Congrès où siège seul le talent reconnu,

Ah! tu daignes offrir, trop généreuse amie,

Dans ton temple un fauteuil à moi, barde inconnu!

Eh! que pourrais-je faire au milieu de confrères

Mûris par la science et le rude labeur,

Imberbe que je suis?--J'oubliais: leurs lumières

Eclaireront la voie de mon esprit rêveur.

Du reste, pour avoir un titre à leur estime

Et le droit précieux de suivre leurs leçons,

Souvent je leur dirai dans le langage intime:

Ma lyre pour la France aura toujours des sons!

Unissant mes accords à ceux de nos poètes,

Sulte, Gingras, Gauvreau, Fréchette et Beauchemin,

En choeur nous chanterons ses brillantes conquêtes, Sa grandeur, sa richesse et son heureux destin!