Les voix intimes: Premières Poésies

J. B. Caouette · Chapitre 48 sur 88

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Les voix intimes: Premières Poésies

A L'auteur

A M. PIERRE-GEO. ROY, DU «GLANEUR».

Le givre a disparu. L'oiseau dans la ramée Exhale vers le ciel ses chants mélodieux;

L'aurore verse à flots sur la rose embaumée Comme des perles d'or, les charmes de ses yeux.

C'est le printemps vermeil; la brise parfumée Mêle au bruit du ruisseau son murmure joyeux; Dans les bosquets en fleurs, l'abeille, ranimée Bourdonne en butinant le miel délicieux.

O résurrection de la grande nature!

Doux printemps, j'aime à voir ta riante verdure Dérouler sur le sol son tapis de velours!

Quand tu brilles, le front du malheureux se dresse; Les coeurs, jeunes ou vieux, tressaillent d'allégresse, Et d'une même voix célèbrent les beaux jours!

Mai 1891.

 

A L'AUTEUR

 

Oui, puisqu'il plût à Dieu de te faire poète, Courage donc, jeune homme, au front plein de fierté! Et, malgré les clameurs de la foule inquiète, Redis-nous plus souvent tes chants de piété.