Not Just Friends

Fanny DL · Chapitre 65 sur 75

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Not Just Friends

Chapitre 64

 

 

Louna

Le jour des résultats est enfin arrivé. Lorsque nous découvrons que nous sommes diplômées, un mélange de joie et de nostalgie nous envahit.

Cathy me prend dans ses bras, et nous nous enlaçons en sautant sur place et en criant comme des folles.

— Allons fêter ça ! hurle-t-elle avant de me relâcher pour m’attirer hors de la foule.

Je regarde l’heure à ma montre, j’ai rendez-vous avec Alice pour un dernier essayage de ma robe.

— Allez, insiste-t-elle. Déjà que tu ne veux pas d’enterrement de vie de jeune fille, accorde-moi au moins un petit moment avant que tu aies la corde au cou.

Je ris en faisant mine d’hésiter. Elle fait la moue et joint les mains afin de me supplier.

— OK pour un verre…

J’éclate de rire en la voyant sautiller dans tous les sens. J’aime la voir heureuse comme ça.

Toutefois, quand j’aperçois M. Scott derrière elle, j’interromps sa danse de la joie.

— Excuse-moi, Cathy, tu me laisses une minute, s’il te plaît ?

— Bien sûr !

— J’arrive tout de suite.

J’attends qu’elle se jette sur d’autres copines de fac avant de m’avancer vers mon prof préféré, enfin… ancien prof préféré.

Il sourit largement en s’avançant vers moi.

— Félicitations, mademoiselle Thomas.

— Merci, monsieur, on peut dire que vous y êtes pour quelque chose.

Il me fait un léger signe de la tête avant de me demander :

— J’imagine que tout est prêt pour Londres ?

— Hum pas vraiment… Je me marie le week-end prochain, alors disons que j’ai eu pas mal de choses à faire dernièrement.

— Oh ! Félicitations, Louna ! Avec ce fameux Jason ?

Mes yeux s’arrondissent et le rouge me monte aux joues.

— Non pas avec lui.

Il semble surpris de ma réponse, et cela m’intrigue. Je lui avais pourtant bien dit qu’il s’agissait d’un autre homme.

— Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

— Je ne sais pas… Quand vous m’avez dit avoir écrit une suite, j’ai pensé que votre premier amour était sans doute revenu.

L’expression qu’il emploie, « premier amour », m’occasionne un pincement au cœur. Je n’y avais jamais songé avant, mais Léo est et restera à jamais mon premier et plus grand amour.

— Disons que c’est compliqué.

— Les choses paraissent parfois compliquées, alors qu’elles ne le sont pas vraiment.

Je hausse un sourcil interrogateur afin qu’il continue dans son raisonnement mais il passe à autre chose :

— Quoi qu’il en soit, profitez pleinement de votre dernière année. Elle ne vous sera que bénéfique, au niveau tant professionnel que personnel.

— C’est bien ce que je pense aussi, lui réponds-je en retrouvant le sourire.

— Comptez sur moi pour acheter tous vos bouquins !

C’est adorable. Sa bienveillance à mon égard va me manquer…

— Merci pour tout, monsieur, je n’oublierai jamais tout ce que vous avez fait pour moi.

— Je vous souhaite une belle réussite, Louna.

Il pose sa main sur mon bras avant de le serrer doucement et finit par rejoindre ses collègues.

Je me retourne alors et ne peux m’empêcher de rire quand j’aperçois Cathy dans le même état d’excitation que quelques minutes plus tôt.

— Un Coca, s’il vous plaît.

— Non, non. Ça sera deux vodkas, reprend Cath en adressant un clin d’œil au serveur.

Je me cache le visage avec le menu pour rigoler avant de hocher la tête.

— Tu n’es pas croyable, dis-je une fois le jeune homme reparti vers le bar.

— Tu te rends compte qu’on est diplômées ? Je vais enfin pouvoir me trouver un travail digne de ce nom et me barrer de chez mes parents.

Je lui souris.

— Tu es sûre que tu ne veux pas chercher un travail avec moi au lieu de repartir pour une année de trime ?

— Non, ce départ va me faire du bien.

— Pour ton futur travail, tu veux dire ?

— Oui, mais pas que…

— Lou… tu vas te marier dans quelques jours. Pourquoi partir si vite ensuite ?

— Je te l’ai déjà dit, je dois m’installer avant et…

Je m’arrête en la voyant me fixer avec les sourcils froncés et les bras croisés sur sa poitrine.

— C’est à cause de Léo ? finit-elle par me demander.

— C’est compliqué…

— Qu’est-ce qui est compliqué ? Tu es fiancée à un mec génial qui est fou amoureux de toi ! Tu vas réaliser ton rêve, là, tu te rends compte de ça ?

— Bien sûr que oui, mais…

— Mais quoi ? me coupe-t-elle en haussant le ton. T’es carrément obligée de partir pour oublier cet abruti !

— Ne dis pas ça, Cath, tu ne comprends pas…

— Tu me répètes ça depuis que l’on se connaît, mais, moi, je vois bien que ce mec ne t’a jamais apporté rien de bon. Aujourd’hui tu pars carrément à cause de lui, c’est dingue !

— Ne t’inquiète pas, je te promets que je ne pars pas à cause de lui. J’ai toujours eu envie de vivre dans un autre pays.

Elle acquiesce pour me faire plaisir, mais n’a pas l’air vraiment convaincue.

— Rassure-toi, ajouté-je alors, je pars pour vivre une belle expérience avec mon mari.

C’est la première fois que je parle de Josh ainsi, et c’est très agréable. Le sourire de mon amie revient quand elle aperçoit le mien.

— Alors je suis contente pour toi, ma chérie… même si tu vas effroyablement me manquer !

— Tu viendras me rendre visite ! Et je compte revenir assez souvent, tu sais…

— Oui, j’imagine que ça va être dur sans ta famille.

Elle n’imagine pas à quel point. Et quand elle dit « famille », Cath ne parle pas seulement de mon père et de mon frère, mais de toute la bande. Je fais tout pour me concentrer sur les avantages de mon départ sans penser au manque que je vais ressentir.

Le serveur nous interrompt en posant nos verres sur la table, et mon amie s’empresse d’attraper le sien pour le lever en l’air.

— À nous ! À notre réussite et, surtout… à ton mariage !

— Tchin !

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