Paris à la nage
Piscine Château-Landon
PA R I S 1 0 e
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PISCINE
C H ÂT E AU - L A N D O N
31, rue du Château-Landon, 75010 Paris
Au 31, rue Château-Landon se trouve la piscine la plus anci-
enne de Paris.
Nous n’avons pas pu nous y rendre car elle est fermée pour
travaux et devrait rouvrir en 2023. Voilà donc à la place, une
petite histoire des piscines de Paris établie grâce au travail des
historiens Emmanuelle Gallo et Antoine Le Bas.
Jusqu’au e XVIII siècle, à Paris, on se baignait nus dans la Seine, parfois protégés des curieux par des toiles tendues sur des
piquets, jusqu’à ce qu’une ordonnance de 1783 interdise la
« baignade libre ». L’histoire ne dit pas s’il y avait des nageuses.
Des entrepreneurs créent alors des bains collectifs et des
écoles de natation en plein air, où les nageurs sont protégés
des regards extérieurs par une palissade en bois et peuvent se
changer dans des vestiaires. L’eau pompée dans la Seine est
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chauffée grâce à la condensation d’une usine voisine, comme
dans le bassin de Chaillot, qui date de 1783. En 1817, un bassin
au Gros-Caillou offre un bain dont l’eau est aussi chauffée.
En 1860, une école, l’institution Saint-Nicolas-d’Igny à
Issy-les-Moulineaux, propose un bassin d’eau froide entouré
de cabines et de planches pour permettre à ses pensionnaires
l’apprentissage de la natation. Puis en 1876, au lycée Miche-
let de Vanves est construite l’une des premières piscines pu -
bliques, mais l’eau y est froide.
Inaugurée en 1884, Château-Landon est la première piscine
couverte de France, un bâtiment de type industriel en pans de
fer et briques, couvert d’une charpente métallique supportant
une verrière. L’eau est chauffée à 25 degrés grâce à ce même
système qui utilise la condensation d’une usine voisine, ici celle
de la Villette.
Elle mesurait 42 mètres de long, mais a été en partie détruite
en 1925 pour permettre d’élargir les voies ferrées de la gare
de l’Est. Elle a été reconstruite dans un style Paquebot et elle
est aujourd’hui divisée en deux bassins, dont l’un de 33 mètres
entouré de coursives recouvertes de mosaïque de vestiaires,
comme à Pontoise.
On attend donc sa réouverture avec impatience.
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