Paris à la nage
Piscine des Amiraux
PA R I S 1 8 e
P A R I S 1 8 e
PISCINE DES
A M I R AU X
6, rue Hermann-Lachapelle, 75018 Paris
P O U RQ U O I Y A L L E R ? Pour la beauté du bâtiment en faïence
blanche construit par l’architecte Henri Sauvage entre 1927 et
1930, identique à celui de l’immeuble de la rue Vavin dans le VI e qui nous a toujours fait rêver avec ses carreaux bleus et blancs
brillants.
Henri Sauvage voulait construire des appartements pas chers,
lumineux et aérés pour les classes populaires et a inventé
un système de construction en gradins qui permet à chaque
appartement de disposer d’un balcon. Il a été un des premiers
à utiliser le béton armé et appartenait à un mouvement archi-
tectural hygiéniste, d’où l’utilisation de cette faïence fabriquée
par les établissements Boulenger à Choisy-le-Roi.
Rue des Amiraux, son projet était de construire un immeuble
d’appartements autour d’une cour dans laquelle il y aurait une
salle de cinéma. La Ville de Paris, qui lui a commandé le projet
A M I R A U X
par le biais de sa société d’habitations à bon marché, a suggéré
une piscine. Les bienfaits du sport, de la natation, étaient enfin
à la mode. L’administration municipale voulait que les Parisiens
de toutes les classes sociales apprennent à nager.
La piscine a l’élégance des années 30, elle est longue et étroite,
avec ses coursives de vestiaires, sa grande hauteur sous plafond.
L’immeuble et la piscine sont aujourd’hui classés aux Monu-
ments historiques et ont été rénovés à plusieurs reprises dans
le respect de l’ambition et du goût d’Henri Sauvage.
AV E C QU I ? Quelqu’un qui ne se lasse pas d’admirer Paris et son histoire. Il aura une raison supplémentaire pour continuer
à le faire.
À QU E L M O M E N T D E L’A N N É E ? C’est un lieu assez som-bre, l’éclairage est tamisé, le plafond aux caissons de verre ne
laisse passer aucune lumière naturelle. Peut-être l’été pour le
contraste entre l’extérieur et l’intérieur ? Ou un jour de tempête
l’hiver pour profiter du côté douillet et bien chauffé ?
Lors de la rénovation, il y a eu une erreur sur les revêtements
intérieurs, elle est depuis très bruyante. Il faut donc éviter les
après-midis de week-end.
V E S T I A I R E S E T C A S I E R S Le grand luxe, une cabine rien que pour soi où laisser ses affaires pendant qu’on nage, un petit
crochet en bois, deux crochets en laiton. On retient son numéro
et un appariteur en costume bleu et rouge de la Ville de Paris
vient vous ouvrir.
D O U C H E S Des douches mixtes à l’étage des vestiaires. Cela
veut dire qu’il faut descendre et remonter mouillé. Heureuse-
ment le lieu est bien chauffé.
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Il faut marcher 10 min
à la sortie du métro
Oui.
Jules-Joffrin, et 5 min
en venant du métro
Simplon.
5 non différenciés. Attention aux cours d’aquagym qui mobilisent plusieurs couloirs.
3,50 €
Les coursives, les
26,5 degrés le jour de
caissons en verre
notre visite, frisquette
Art déco, puis les
Acide sulfurique. Si donc.
coursives à nouveau.
vous faites partie de
Pas de fanions qui
ceux que l’odeur du
indiquent la fin de
chlore enivre, elle est
la ligne, il faut donc
parfaite.
se fier à l’ombre des
coursives sur l’eau.
33 m x 10 m.
De 1 m à 2,50 m.
Impeccable.
Découvrir Henri Sauvage, extraordinaire et
attachant architecte qui s’est réinventé plu-
sieurs fois, a construit pour les ouvriers et
les bourgeois, l’un des précurseurs de l’Art
nouveau, puis de l’Art déco. La Samaritaine
c’est lui, comme la villa Majorelle à Nancy et
on nage aujourd’hui dans ce qu’il a imaginé il
y a un siècle.
A M I R A U X
E N S O RTA N T Dans le même immeuble s’est installé un ate-lier de céramiques qui propose des cours et des résidences et
qui porte le beau nom de Manufacture Sauvage. Vous pouvez
marcher jusqu’aux puces de Saint-
Ouen, vous en avez pour vingt minu-
tes et là aussi retrouver des assiettes
et des plats en faïence fabriqués par
Boulenger, la célèbre manufacture
de Choisy-le-Roi, qui a fourni entre
autres le carreau biseauté du métro
parisien et de la piscine des Amiraux.
Nous avons atterri dans un chouette
café, le Supercoin, et dévoré son
sandwich grillé au fromage, crème à
la feta, tomates rôties et thym.
Le Supercoin : 17, rue Boinod, 75018 Paris.
• Descendez vers le métro Jules-Joffrin et la mairie du XVIII e pour ren-
contrer plein de petits cafés. La valeur sûre de 8h30 à 18h : le Café
Pimpin, ses scones, ses jus et ses pimpinpâtisseries. Rayon de soleil,
yeux fermés, plus envie de bouger.
Café Pimpin : 64, rue Ramey, 75018 Paris.
• Si vous préférez fredonner et dodeliner, allez voir les petites assiettes
et playlists expertes de Pantobaguette.
Pantobaguette : 16, rue Eugène-Sue, 75018 Paris.
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