Gris à 18%
Chapitre XVI
MATT N’ARRIVAIT pas à croire qu’il se soit endormi, la nuit dernière. Il était si fatigué qu’il s’était endormi comme une masse, dans les bras de James, avec son sexe dur contre ses fesses à lui.
Quand il se réveilla, il était allongé sur le dos. Le même sexe dur était pressé contre sa jambe, et son propre sexe se dressait vaillamment sous la couette. Il sentait le soleil sur sa poitrine et ses épaules, et des doigts qui détaillaient ses pectoraux, ses abdominaux, en suivant les contours de ses muscles, s’aventurant lentement de plus en plus près de ses tétons.
Matt resta là, allongé, les yeux fermés, imaginant les mains de James sur lui. Il sentit ses tétons durcir d’avance, et les doigts s’aventurer tout autour. Des mains dures, fortes, mais douces en même temps, autour de ses pansements. Il s’étira un peu, bougeant de manière à ce que les doigts le touchent là où il voulait être touché.
Il sentit les lèvres de James son épaule, légères, pour ne pas lui faire mal.
— Est-ce que tu les sens, Matt ? Mes doigts sur ton téton ? Est-ce que tu le veux, Matt ?
Vive la métacommunication.
— Regarde, alors.
James avait la voix aussi rugueuse et douce que ses mains. Matt, sur son ordre, ouvrit les yeux. Il vit un doigt s’approcher encore, frôler son téton, puis repasser dessus, lui envoyant comme des décharges électriques dans tout le corps.
Il grogna un peu et James lui lécha l’oreille.
— Dis-moi ce que tu veux, Matt.
Il avait la voix grave, séductrice, mais Matt entendait le ton. Un ordre. Il faillit en frissonner. Va pour la tapette obéissante, alors.
— Je veux que tu me baises, dit-il en se tournant pour regarder James dans les yeux.
James grogna à son tour, avant de répliquer :
— Et je veux te baiser, Matt. Comment est-ce que tu me veux ? dit-il en pinçant son téton, ce qui fit bondir Matt.
Et il gémit. S’il n’avait pas été dans cette situation, ce petit son tout aigu aurait été embarrassant.
— Sur mon ventre, je veux sentir ton poids sur moi, je veux que tu mordes mon cou...
Matt vit les yeux de James cligner de surprise et l’instant d’après, il était sur lui, forçait l’entrée de ses lèvres avec sa langue. Il était chaud et glissant, possessif et fort. Sa langue se fraya un chemin dans sa bouche et Matt gémit à nouveau en imaginant que c’était son sexe. Sauf qu’il l’aurait encore plus voulu derrière lui.
James agrippa la main de Matt et lui ramena les bras derrière la tête, en faisant attention à ne pas être trop brutal, attentif à ses blessures. Matt s’en foutait. Il se colla contre James, poitrine contre poitrine, tétons contre tétons, ses cheveux contre son cou.
James s’installa sur lui, déjà nu, son sexe passant entre les cuisses de Matt, frottant contre son érection. Matt l’entoura de ses jambes, l’approcha encore de lui, le plaqua contre son corps, le fit aller et venir. Il voulait être ouvert pour lui et, rien que d’y penser, il se sentit se contracter.
James se laissa glisser un peu, puis, presque en souriant, posa le bout de son sexe contre son orifice encore caché derrière son caleçon.
— Ouiiiiiiiiii...
Matt haleta sous le poids de James, qui lui mordait l’oreille sans cesser de bouger contre lui.
— Je crois que ça suffira comme préliminaires, Matt, murmura James.
— Tant pis, vas-y !
— Tu as encore ton caleçon et tu es sur le dos, rigola doucement James.
— M’en fous ! Baise-moi, James ! dit Matt en le regardant au fond des yeux.
James se décolla juste un peu, juste assez pour lui enlever son caleçon. Dès qu’il eut les mains libres, Matt attrapa le sexe de son amant. Il était grand. Large. Matt adorait être serré autour d’un gros sexe. Il gémit en caressant James de tous ses doigts, frôlant ses bourses à chaque mouvement.
James s’immobilisa, le caleçon de Matt encore dans les mains.
— Matt, stop, haleta-t-il, pantelant.
Trop sexy pour s’arrêter. Matt caressa plus fort encore. Il sentait le sexe contre sa jambe, les sursauts de temps en temps.
— Matt, arrête. Maintenant. Remets tes mains derrière ta tête et ne bouges plus, ou j’arrête.
Encore cette voix. Matt se mordit la lèvre et lui obéit.
James lui enleva complètement son caleçon avant de s’assoir devant lui. Matt sentait qu’il appréciait la vue. Ses tétons durcirent encore et il gémit, juste pour la forme. Histoire d’exciter encore un peu James. D’après le sursaut de son érection, ça marchait.
James lui plaqua les jambes contre le lit, l’empêchant de bouger.
— Tu es si sexy, chéri...
Il avait parlé si bas que Matt n’avait presque pas pu l’entendre.
Matt ne s’était jamais senti comme ça, à abandonner tout contrôle de la situation.
— Ça fait longtemps ? demanda James durement.
Longtemps qu’il n’avait pas couché ?
— Deux mois, mais James, je m’en fous, je te veux en moi.
James lâcha les jambes de Matt et posa une main contre sa bouche.
— Suce.
Matt suça ses doigts, conscient que James le regardait faire. Quand ils furent trempés de salive, James traça un sillon sur sa poitrine, jusqu’à sa fente.
Matt s’arc-bouta, levant les jambes autant qu’il pouvait, et James se pencha, appuyant sur lui, contournant son orifice.
Matt se sentait de moins en moins maître de la situation, et ça l’excitait.
— James, s’il te plaît...
James introduisit un doigt en lui, et immédiatement, Matt se contracta tout autour, il en voulait plus. Le second doigt suivit rapidement, l’excitant encore plus.
— Je ne veux pas te faire mal, Matt, il faut quelque chose, dit James en le regardant dans les yeux.
Puis il se retira et se pencha sur le côté du lit.
— James ?
Qu’est-ce qu’il faisait ? Matt rabaissa les jambes pour mieux voir.
— Ne bouge pas ! ordonna James, qui revenait avec quelque chose dans la main.
— Du beurre ?
James hocha la tête et revint à Matt, remit deux doigts en lui, lui arrachant un soupir. Il releva son bassin.
— C’est tellement bon de voir ça, Matt. Mes doigts en toi.
James introduisit un troisième doigt ; c’était juste à la limite du supportable. Caressant doucement, il ouvrit Matt de plus en plus à ses doigts.
Ce dernier haletait de plus en plus, gémissait. Il ne pouvait pas bouger, mais ses abdos se contractaient, ses mains s’ouvraient et se refermaient à chaque mouvement de James.
James retira ses doigts et quitta les jambes de Matt, qui essayait de faire revenir ces doigts vers lui. Une fessée le remit à sa place.
— Mets-toi sur le ventre, Matty, dit James. Ce n’était pas des préliminaires, mais de la préparation. Tu es prêt pour moi, chéri ?
Matt pouvait sentir cette voix résonner dans sa poitrine et sa colonne vertébrale, tout son corps réagissait. Et le poids de James sur lui n’arrangeait pas les choses.
— Oui !
Matt se cambra, ouvrant plus grand encore les jambes, arrachant un soupir à James qui lui prit les mains, comme un nouvel ordre de ne pas les bouger. D’une de ses mains, il s’aida pour approcher de Matt.
Matt sentit le bout du sexe de son amant pousser et se força à se détendre. Il adorait ce moment, quand son instinct lui disait de se contracter et qu’il devait se dominer. James poussa, jusqu’à ce que son gland passe le muscle. Il s’arrêta un instant, ramena ses mains sur celles de Matt. Mais cette fois, c’était comme s’il le faisait pour lui, pour avoir quelque chose à agripper.
À chaque nouvel instant, James avançait, tirant des soupirs de la poitrine de Matt. Cette sensation de plaisir le faisait frissonner, toute sa colonne vertébrale semblait brûler au fur et à mesure que James l’ouvrait, comme un agréable feu interne.
— Tu es si étroit, Matt, murmura James à travers ses dents serrées.
Enfin, Matt sentit James entièrement en lui, les bourses contre son corps, juste au-dessus des siennes. Il était complètement ouvert, brûlant, et se sentait comme seul un sexe pouvait le faire sentir. Un sexe qui touchait des points qu’il adorait, comme une démangeaison qu’il ne pouvait pas gratter seul. Il se cambra encore, plaquant son dos contre la poitrine humide de James, tournant la tête pour l’embrasser. James le mordait dans le cou, sur sa nuque, jusque sur son dos.
— Vas-y James, haleta Matt.
James recula lentement, si loin que Matt crut qu’il se retirait, avant de revenir brusquement en lui, jusqu’à la garde. Matt gémit à nouveau, incapable de parler.
Et James recommença. Il commençait par sortir, lentement, et revenait, fort, au fond de lui. Matt était sûr de ne jamais avoir subi ça. Il savait qu’il ne pouvait rien faire, qu’il racontait n’importe quoi, à propos de James, qu’il était un bon coup, qu’il était doué, qu’il était bon. James accélérait, incapable de contrôler ses mouvements de hanches. Il pénétrait Matt à grands coups de reins, profondément, et Matt se sentait ouvert, prêt à tout recevoir. Jusqu’à ce que James, en bougeant légèrement, change son angle d’attaque, et frappe sa prostate à chaque coup de bassin.
Matt gémit à nouveau alors que James prenait un nouveau rythme. Chaque coup le plaquait contre le lit, frottait son sexe contre les draps, et il se cambra de plus en plus. Il sentit son orgasme monter, à chaque vague de plaisir que les coups contre sa prostate envoyaient dans son corps.
Puis James se pencha, mordant son cou, et Matt se sentit brûler. Il avait la chair de poule, il se contractait autour de James, son sexe sursautait à chaque instant, et il ne pouvait rien faire d’autre que prendre James, encore et encore. Chaque mouvement lui arrachait un petit cri, et il explosa, sur son ventre, sur les draps, se plaquant encore plus contre James, jouissant encore et encore comme en réponse aux coups de James.
Et, avant qu’il ait terminé, James jouissait en lui, et Matt sentait les vagues de chaleur dans son corps qui le rendaient encore plus glissant. Dans un grognement, James poussa aussi loin qu’il pouvait, le pénétra plus loin encore, avant de se laisser retomber, pantelant, sur le corps de Matt.
Matt qui ne pouvait rien dire. Il ne s’était jamais senti comme ça. Il en avait entendu parler, avait lu des romans, ce genre de choses. Mais il n’avait jamais cru possible de se sentir comme ça en vrai. James était toujours sur lui, chaud et lourd, le pressant contre le matelas. Haletant. Toujours en lui.
Matt se sentait pris. C’était incroyable. Il sourit. Même si James ne le remarquait pas. James lui donna un petit coup de tête dans le cou, peau contre peau.
— Hmm...
— Alors, heureux ?
James avait toujours cette voix grave, avec un petit tremblement que Matt ressentait dans tout son corps.
— Oh que oui.
Ça devait être la meilleure partie de jambes en l’air de sa vie.
— Tant mieux, chéri.
Est-ce que James répondait à sa voix, ou à ses pensées ? Trop compliqué de demander.
Ils restèrent là, allongés dans le soleil, jusqu’à ce que James, enfin, roule sur le côté, se retirant doucement. La sensation fit gémir à nouveau Matt, parfaitement détendu, qui se laissa bercer par James. Une fois calé dans ses bras, Matt soupira. Même les draps mouillés ne l’embêtaient pas. Est-ce qu’il avait des marques de morsure dans le cou ? Cette seule idée le fit à nouveau frissonner.
James, les yeux dans le vague, traçait du bout des doigts des motifs indéfinissables sur sa poitrine.
— Tu aimes que je te domine...
— C’est grave ?
— J’adore contrôler. Tu aimes toujours te faire dominer dans ces moments-là ?
Matt y réfléchit un moment, se demandant où James voulait en venir.
— Pas avec n’importe qui. Il faut que ce soit le bon mec.
— Hm... Et avec Steve, tu le faisais ?
— Steve ? Steve du lycée ? Il ne m’a jamais sauté.
James l’embrassa dans le cou, puis grogna :
— Tant mieux.
Grognement. Ça, c’était sexy. Matt fit rouler ses hanches. Et James grogna à nouveau.
— Ne recommence pas, je ne vais pas pouvoir avant des jours, après un truc pareil.
Matt se dit qu’on verrait ça.
— James, je ne suis peut-être pas une pucelle apeurée, mais je ne laisse pas beaucoup de mecs me sauter.
— Tu disais que ça ne faisait que deux mois, dit James doucement.
Il paraissait quand même bien alerte.
— J’étais avec Simon pendant un moment. Mais on s’est quittés quand il a trouvé quelqu’un de sérieux. On était plutôt des... partenaires de sexe. Avant lui, ça faisait plus d’un an.
— Je t’aime bien, Matt, murmura James dans son cou. Et tu es quelqu’un de sérieux pour moi.
Matt se retourna, prit James dans ses bras, et l’embrassa, avant de murmurer, tout contre ses lèvres :
— Tu es quelqu’un de sérieux pour moi, James.
JAMES AVAIT prévu de se distraire grâce au sexe. Il ne penserait plus. Si Matt restait au lit avec lui, ça marcherait.
Il fallait juste demander à Matt. Il avait la tête posée sur sa poitrine, ses doigts sur son ventre, qui détaillaient ses abdos. Leurs jambes étaient entremêlées.
Les choses commençaient à devenir intéressantes.
— James ? Comment as-tu descendu le drone ?
— Drone ?
— L’IAVF. C’est toi qui l’as descendu, non ?
— Ah, ça...
James y réfléchit. Que dire ? Lire le cerveau des gens, c’était une chose, mais casser les joujoux de l’armée ennemie...
— Tu l’as fait avec ton cerveau ?
James se racla la gorge.
— Oui.
— Pardon, chéri. Je viens juste d’y penser, je voulais savoir.
James ferma les yeux et soupira. Ne plus devoir en parler le soulageait plus que tout.
Matt passa sa main dans le dos de James, l’embrassa à nouveau, puis frotta sa joue contre la sienne. James avait toujours adorait ça. Les filles avaient la peau douce, ce qui était bien agréable par endroits, mais il préférait les joues râpeuses des hommes.
Oh, bien sûr, on pouvait trouver des filles râpeuses, mais bon… Ce n’était quand même pas pareil.
Au lycée, il avait hésité. Sauf qu’il n’avait rien fait avec des garçons, de peur que son père l’apprenne. Et quand, enfin, il avait couché avec un homme à la fac, il s’était rendu compte de ce qui lui manquait. Les filles ne retenaient pas vraiment son attention. Et après avoir reçu son implant, il n’était plus du tout intéressé par elles. Tant pis pour son père. De toute façon, vu le père que c’était...
Comme si Matt avait pu lire ses pensées – et parfois, James se posait la question – il dit :
— Parle-moi de ton père. Tu connais ma famille, mais je ne sais rien de la tienne. À part que ta mère est morte quand tu étais petit et que ta grand-mère a vécu avec vous.
— Ma mère est morte quand j’avais dix-neuf ans. Elle a quitté mon père et moi pour partir dans l’Idaho quand j’avais trois ans. Pas vraiment une Bleue dans l’âme. Elle détestait l’Oregon. Et ma grand-mère est morte il y a deux ans.
Matt ne disait rien, mais caressait son dos.
— Je crois qu’elle a essayé de me revoir quand j’étais ado, mais Mamie Ayala était capable de garder des rancunes pendant longtemps, et elle l’a toujours empêchée. Donc je ne l’ai jamais vue. Juste quelques cartes de Noël, tout ça. Mon père était... conservateur. Mais pas assez pour aller chez les Rouges.
— Trop pour admettre que tu étais gay.
James soupira.
— Oui. Je n’étais pas vraiment gay au lycée. Plutôt... Indécis.
— Et maintenant ?
James sourit et mordit affectueusement le cou de Matt.
— Maintenant, je dirais que je suis pas mal gay, et toi, qu’est-ce que tu en dis ?
— Alors c’était quoi ton problème avec moi ?
Jusqu’ici, Matt semblait plutôt calme. Prudemment, James examina les sentiments de son amant qui était plutôt ouvert, pour le moment. Visiblement, l’orgasme avait eu un effet positif. Bien évidemment, les souvenirs de lycée étaient remontés. James savait que Matt n’avait pas fait ça juste pour se venger, quoi qu’il ait pu en dire. Mais il sentait que Matt n’était pas sûr d’être aussi désirable qu’il le voulait. Il se sentait un peu comme une pochette surprise du sexe.
James se redressa sur un coude et le regarda dans les yeux.
— Mon problème, c’est que je te voulais. D’autres mecs aussi, parfois, mais plutôt parce qu’ils étaient libres. Toi, je te voulais pour toi, pas parce que tu étais sexy, même si je me disais que tu l’étais beaucoup. Tu l’es encore, d’ailleurs. Mais c’est parce que je t’appréciais. Je crois que je commençais à nous imaginer ensemble, et puis je suis rentré dans ce putain de hangar, et...
James se tut un moment, incapable de décrire ses propres sentiments. Puis il reprit :
— J’ai eu peur. Peur de voir à quel point je te désirais. J’ai préféré ignorer ça. Je ne voulais pas être gay ou même bi. C’était très mature et très logique et pas du tout émotionnel. Très intelligent. Le genre d’idées que je peux avoir tout le temps.
— Pour un type pas du tout émotionnel, tu t’expliques plutôt bien, dit Matt en lui ébouriffant les cheveux.
— L’implant a changé les choses. Je m’accepte plus comme je suis maintenant que je sens à quel point les gens n’en ont rien à faire. Et je peux m’expliquer clairement parce que je sens ce que les autres sentent, et à quel point le manque de clarté peut poser problème. Et puis l’implant m’a rendu... plus attiré par les hommes. Et je continue de me dire qu’on ne devrait pas parler de ça et que je ne vais plus y penser, mais tout semble revenir toujours à ce putain d’implant.
— D’accord, n’en parlons plus, dit Matt en haussant les épaules.
Il approcha James de lui et l’embrassa à nouveau, longuement, comme sous la douche la nuit précédence. Matt s’éloigna le premier, embrassant James dans le cou, sur le lobe de l’oreille, avant de le faire rouler sous lui et de l’embrasser à nouveau.
En descendant le long de son corps, Matt traçait un sentier de baisers et de caresses, léchait ce qu’il ne touchait pas.
Et avant que James se rende compte de ce qui se passait, il avait le sexe de Matt, long et mince, étrangement gracieux et gracile, juste devant lui. Rose et frais, comme ses tétons.
— J’adore ta peau, murmura James.
— Hmm ?
Matt avait la bouche pleine.
— Ta peau est pâle, et elle rosit quand tu es dur, ou quand tu jouis.
James, du bout de la langue, titilla Matt. Salé, amer, et doux. Parfait, en un mot.
Bientôt, James eut le sexe de Matt au fond de la gorge et deux doigts en lui, qui évitaient délibérément sa prostate. Matt gémissait et se tordait, et avait abandonné le membre de son amant pour lécher ses bourses, l’une après l’autre. Puis il descendit, jusqu’à l’orifice de James, qui ouvrit grand ses jambes en soupirant.
Il adorait ça. La langue de Matt était chaude et humide, et il avait plaqué ses lèvres contre la peau de James, qui avalait de plus en plus profond son sexe, jusqu’à ce que, enfin, Matt aventure sa langue en lui. Alors, gémissant, du bout des doigts, il frôla la prostate de Matt, qui gémit à son tour.
En même temps, James commença à se caresser, sans lâcher Matt. Il voulait le faire jouir dans sa bouche, encore et encore.
— James, je vais jouir, murmura un Matt haletant.
James le suça de plus belle, avalant chaque centimètre de son sexe, caressant tout ce qu’il pouvait, et dans un grognement ultime, se cabrant, Matt jouit dans sa bouche, au grand plaisir de James, qui l’avala en entier, sans cesser de le caresser. James se caressait aussi toujours, mais Matt avait perdu sa concentration au moment de son orgasme.
Il accéléra, avec l’intention de se faire jouir, mais Matt lui attrapa la main.
— Attends, souffla-t-il.
Puis il se remit sur le dos, amenant James sur lui, lui écartant les fesses pour livrer passage à sa langue. Sans pouvoir se retenir, James commença à bouger le bassin, se masturbant toujours de plus en plus fort, et moins d’une minute plus tard, il jouissant sur Matt qui ne s’arrêta que lorsque James, pantelant, se laissa tomber sur le lit à côté de lui.
Matt était inondé de sperme et il regarda James dans les yeux avant d’en prendre un peu sur le doigt et de le sucer, sans quitter son amant du regard.
James gémit. Matt sourit. Pearl frappa à la porte.
OceanofPDF.com