La Vouivre
Chapitre XVII
Quand le curé entra sur son clou dans la cour de Voiturier, celui-ci était encore en conversation avec les gendarmes de Sénecières qui tenaient leurs vélos à la main. Ils avaient mené consciencieusement leur enquête et non sans sagacité. Après examen du cadavre, ils n’avaient pu douter que Beuillat eût été victime des serpents. Les nombreuses morsures dont le corps portait la marque l’attestaient suffisamment. Toutefois, ils se proposaient de faire procéder à un examen complémentaire par le médecin de Sénecières. Ce qui leur donnait à réfléchir, c’était que le portefeuille du mort ne contînt pas le moindre argent, alors qu’il était garni de plusieurs billets de cent francs au moment où Beuillat, la veille, quittant le café Judet, avait réglé ses consommations. Sur ce dernier point, les témoignages de Judet et des consommateurs étaient concordants. Leur attention avait été
304
attirée sur les faits et gestes de Beuillat par son altercation avec Requiem qui n’avait cessé de l’injurier jusqu’à ce qu’il fût sorti du café. Le vol était donc probable et on ne pouvait pas l’imputer aux vipères. Les gendarmes ne s’expliquaient pas non plus pourquoi Beuillat s’était rendu dans cet endroit écarté de la forêt. Ils trouvaient également singulier qu’un dimanche après-midi, il eût quitté son domicile en manches de chemise et en espadrilles. Non seulement ce débraillé était contraire à l’usage, mais l’enquête révélait que la victime, ordinairement soucieuse d’élégance, n’était jamais sortie dans cette tenue un dimanche. Les habitants de Vaux-le-Dévers auraient pu expliquer sans peine pourquoi il s’était rendu à l’étang des Noues et pourquoi en manches de chemise et en espadrilles, mais au cours de l’enquête, les gendarmes n’entendirent pas une seule fois prononcer le nom de la Vouivre. Le brigadier était un méridional et son accent trahissait suffisamment son origine pour ôter aux indigènes toute envie de lui parler d’elle. Son subordonné, un Jurassien nommé Badiot, n’en aurait d’ailleurs pas appris davantage s’il
305
avait été seul à mener l’enquête, les gens du cru comprenant d’instinct qu’il n’y avait pas de place pour un personnage tel que la Vouivre dans l’univers d’un agent de la maréchaussée. En raison de sa querelle avec Beuillat et des menaces qu’il avait proférées contre lui, les gendarmes s’étaient enquis de l’emploi du temps de Requiem, mais il était prouvé que le fossoyeur n’avait quitté le café Judet qu’à dix heures du soir et saoul comme plusieurs bourriques.
« Ce que je crois, disait à Voiturier le brigadier méridional, c’est qu’il y a pouffiasse là-dessous. »
Voiturier, qui n’avait pourtant pas le cœur à la joie, ne pouvait s’empêcher de sourire en l’écoutant et était un peu au spectacle. Comment peut-on parler avec cet accent-là ? Et avec cette lenteur du parler jurassien, agaçante pour le brigadier qui aurait eu le temps de réciter quatorze articles du Code, Voiturier répondait :
« Oh ! pardi, bien sûr que ça n’aurait rien d’étonnant.
– Qu’elle avait rendez-vous avé lui,
306
poursuivait le brigadier, que la garce vous l’a poussé dans un nid de vipères qu’elle savait bien et que de lui une fois mort, elle aura été à la poche pour lui faire le portefeuille.
– Oh ! pardi, ça ne serait pas des choses impossibles non plus. »
Le curé avait rangé sa bécane contre le mur du grangeage. Rose Voiturier se détacha du groupe des gendarmes et vint à sa rencontre.
Elle avait pleuré, ses yeux étaient rouges, son visage à la fois maigre et bouffi paraissait meurtri de coups et de fatigue, et son grand corps mal étoffé se voûtait un peu plus qu’à l’accoutumée. Le curé la considérait avec une espèce de concupiscence apostolique. Deux chagrins d’amour en moins d’un an, autant dire deux faillites et singulièrement menaçantes pour l’avenir, c’était un bon ferment. Il n’y avait plus qu’à brasser la pâte pour ramener à Dieu et à l’autel une brebis oublieuse. Le curé présenta ses condoléances. Une bien douloureuse épreuve où elle n’avait pas la part la moins rude.
« Ah ! Monsieur le Curé, je n’ai pas de
307
chance, dit-elle un peu crûment.
– Mon enfant, nous parlons souvent de notre chance sans penser que Dieu dispose des événements pour répondre à nos prières et à nos œuvres.
– Ce n’est pas de le prier qui m’aurait rendue jolie ni mieux faite. Et si j’avais été moins laide, Guste Beuillat n’aurait pas eu l’idée d’aller au bois courir la Vouivre.
– Ce qu’il retire d’un côté, Dieu le donne d’un autre et s’il ne vous a pas accordé la beauté, c’est qu’il vous réserve... »
Mais le curé perdait son temps. Rose voulait un mari et croyait savoir que dans la chasse à l’homme, un parfum de piété ne vaut pas un joli visage ni une taille bien faite. Cependant, les gendarmes prenaient congé de Voiturier. Avant de repartir pour Sénecières, le brigadier s’approcha du curé et s’excusa de devoir lui poser une question.
« Tout à l’heure, j’ai appris que Beuillat avait communié hier matin et qu’il ne l’avait pas fait
308
depuis plusieurs années. Pensez-vous qu’il ait communié parce qu’il se croyait en danger ? »
Le curé n’était pas fâché de se donner un peu d’importance et, avec des airs d’en savoir long, il se retrancha derrière le secret de la confession, quoique celle de Beuillat ne lui eût laissé aucun souvenir particulier.
« Je n’ai pas le droit de vous répondre. »
Le brigadier n’insista pas et s’éloigna en compagnie de son collègue.
« Alors, monsieur le Curé, dit Voiturier, il est arrivé une chose bien triste dans la commune.
– Oui, monsieur le Maire, bien triste et bien angoissante aussi. La paroisse en est bouleversée. »
Par ce seul mot de « paroisse », le curé prenait déjà position. Voiturier le comprit aussitôt, mais répondit paisiblement :
« Sûrement qu’il va falloir faire attention. On est dans une année à vipères. Avec les chaleurs qu’il a fait, ce n’est guère étonnant. Je me rappelle, mon grand-père disait que les années à
309
vipères, ça revenait tous les vingt-cinq ans.
– Peut-être. En tout cas, monsieur le Maire, je peux vous assurer que pour les gens, il ne s’agit pas d’un simple accident. On ne parle que de la Vouivre. J’ai pu me rendre compte par moi-même de l’état des esprits. Partout, on semble très effrayé et, pour mieux dire, angoissé. Sous la menace qui les oppresse, les gens interrogent leur conscience et en reçoivent la réponse qu’ils pressentaient. »
Le curé exagérait. En apprenant la mort de Beuillat, il avait parcouru le village pour sonder l’opinion et provoquer certaines réactions, mais une fois de plus, ses paroissiens l’avaient déçu. Dans l’ensemble, ils croyaient que Beuillat était mort en essayant de ravir le rubis et ne manquaient pas d’être émus par la fin tragique d’un des leurs. La plupart acceptaient même de voir dans l’aventure le doigt de Dieu comme aussi la griffe de Satan. Pourtant, ils n’étaient nullement oppressés par la sensation du péril. Personne n’était obligé, disaient-ils, d’aller faire la chasse au rubis. S’y risquait qui voulait. Au
310
cours de sa tournée, le curé s’était attaché à représenter le pouvoir du démon sur les pauvres âmes toujours prêtes à succomber à la tentation. On le suivait, on voulait bien qu’il en fût ainsi et les parents n’étaient pas sans frémir pour leurs fils. Mais il en allait de la tentation du rubis comme des autres tentations dangereuses telles que le bien d’autrui et les mauvaises filles, chacun restant libre de sa conduite. Le curé avait dû constater, la rage au cœur, qu’il n’y avait chez ces gens-là pas la moindre trace d’un effroi sacré. C’était bien toujours la même chanson. Ils s’étaient habitués à la Vouivre, ils l’avaient déjà digérée. Sur le plan pratique, ils s’en accommodaient avec une indéniable sagesse, une sagesse conforme à l’esprit du dogme chrétien, c’était bien le plus enrageant. D’autre part, ils avaient rangé leurs certitudes à l’égard de son existence dans une cloison étanche de leur conscience, là où elles ne risquaient pas de provoquer un accès de fièvre religieuse : et ce, avec la même aisance des générations passées conciliant, dans un ordre inverse, superstition et religion. Rien à espérer de ces paysans. C’était la
311
pente mystique qui manquait. Du reste, ils ne s’étaient pas montrés hostiles à l’idée d’une procession. Mais ils ne s’y étaient pas attachés non plus. Au plus fort de la moisson, ils avaient des préoccupations autrement importantes. En fait, le curé n’avait réussi qu’à effrayer et stimuler quelques vieilles filles, quelques malades et idiots du village, qu’il considérait comme le déchet de la paroisse.
« La Vouivre, dit Voiturier, avec une feinte tranquillité, c’est de la foutaise. Vous, monsieur le Curé, vous êtes comme moi, vous ne l’avez pas vue ?
– Bien sûr que non, répondit le curé malgré lui et sans l’ombre d’un remords, car si la vérité est la vérité, il ne pouvait, simple prêtre, prendre sur lui d’affirmer en face des pouvoirs publics une réalité qui, à coup sûr, n’aurait jamais l’estampille de l’évêché.
– Du moment que la Vouivre n’existe pas, reprit Voiturier, le mieux est de la laisser où elle est et de ne pas s’en casser la tête. »
À l’entendre parler avec cette sérénité de
312
ruminant, le curé ne pouvait guère se douter que Voiturier était, à Vaux-le-Dévers, le seul homme que la mort de Beuillat eût jeté dans des transes sacrées.
« Monsieur le Maire, vous avez peut-être raison, mais ce n’est pas à moi à vous apprendre qu’il est parfois raisonnable de compter avec l’opinion des gens. À vous désintéresser de leur volonté, vous risquez de provoquer un orage auquel il me semble que vous n’avez rien à gagner.
– Leur volonté ? Mais qu’est-ce qu’ils veulent, les gens ?
– Ils pensent beaucoup à une procession et c’est une idée qui devait leur venir tout naturellement. Elle est dans la logique de leur conviction à l’égard de la Vouivre.
Voiturier ne le comprenait que trop bien. La mort dans l’âme, il se défendit de vouloir favoriser la superstition.
– L’affaire n’est pas là, répliqua le curé. Si les gens réclament une procession, je ne peux pas la
313
leur refuser, parce que je ne peux pas affirmer que la Vouivre n’existe pas. Après tout, les faits sont troublants et il ne manque pas de gens qui ont vu cette créature. La question est donc de savoir si vous prendrez la responsabilité d’interdire cette cérémonie contre la volonté de vos administrés.
– Ma responsabilité... J’imagine que dans le coup, vous en avez bien une aussi. Est-ce que vous êtes seulement d’accord avec vos autorités à vous ? Pour moi, ça a bien son importance aussi. Je les connais, vos oiseaux. À l’occasion, ils sauraient bien s’arranger pour que tout me retombe sur le dos.
Voiturier avait touché juste. Le curé n’était pas sans s’inquiéter de ce que penserait l’évêché. Néanmoins, il feignit de ne pas comprendre.
– Vous faites l’innocent, monsieur le Curé, mais vous savez bien ce que je veux dire. Une procession contre la Vouivre, il y a de quoi faire rigoler tout le département, si ça se sait. Et ça se saura. À ce moment-là, si vous avez agi sans avoir leur autorisation, vos colonels en soutane
314
vous feront passer pour un vieux curé ramolli. Ils diront que c’est moi qui ai monté l’affaire et ils me feront des sales histoires par en dessous. Je les connais.
– Je pourrais vous répondre que ces suppositions sont injustes et sans fondement, mais je veux d’abord vous rassurer. Croyez bien qu’il ne m’est jamais venu à l’esprit de faire une procession sans être en règle avec l’évêché. J’ai même l’intention de prendre le train demain matin. »
À vrai dire, le curé était très ennuyé de ce que Voiturier eût formulé cette objection. Il avait compté pouvoir se passer de l’autorisation de l’évêché, se réservant d’alléguer après coup qu’il s’était vu forcé d’improviser brusquement la procession sous la pression des fidèles.
Rose était partie à bicyclette pour la maison des Beuillat et les deux hommes s’entretenaient du presbytère, lorsque Requiem vint à eux.
« Faustin, dit-il à l’abord, il faut que la commune me prête deux cents francs. Je les rendrai à la fin de la semaine.
315
– Pas question que la commune prête de l’argent. Elle aurait plutôt besoin qu’on lui en prête.
– Une semaine, je te dis. Je ne me donne pas huit jours pour l’avoir, le rubis de la Vouivre. Et la commune, je lui rends dix fois ce qu’elle m’a prêté. Une fois le rubis dans ma poche, on ne verra au moins plus des Beuillat se faire dévorer la gueule par des salopes de vipères. »
À la vision d’un nouveau cadavre jetant la panique à Vaux-le-Dévers, le curé ne put se défendre de considérer Requiem avec une sympathie soudaine, mais Voiturier, furieux, s’était mis à invectiver de sa petite voix aiguë.
« Bougre de grand gniau, va, sacré cudot ! Manquait plus que toi pour venir encore me faire suer avec des histoires de la Vouivre. J’en ai jusque-là, moi, de la Vouivre. Et d’abord, elle n’existe pas. Tu entends, elle n’existe pas. Bougre d’âne, tu seras bien avancé quand elle t’aura fait crever aussi. Tu ne comprends pas qu’avec elle, il n’y a rien à faire ? rien, je te dis. Et tu vas me faire le plaisir de rester tranquille. Je
316
te défends de t’occuper de la Vouivre. Tiens, fous-moi le camp. Va-t’en creuser la fosse à Guste Beuillat. Ça te remettra la cervelle d’aplomb. »
Le curé rejoignit Requiem sur la route et fit un peu de chemin avec lui.
« Faustin, je ne lui en veux pas, dit Requiem. Aujourd’hui, il est qu’il est dans des chagrins. Mais ça ne m’empêche pas de penser des idées.
– Monsieur Voiturier avait raison. Il ne faut pas vous exposer à un danger trop certain.
– Bien sûr, je ne dis pas, c’est dangereux.
– Oui, reprit le curé, je suis de l’avis de monsieur Voiturier, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier à leur valeur les motifs qui vous ont dicté votre résolution. Vouloir préserver nos jeunes gens du sort qu’a subi ce pauvre Beuillat, c’est une généreuse et noble pensée. Vraiment, mon ami, l’idée part d’un grand cœur.
– Et encore, fit observer Requiem, je ne fous plus les pieds à l’église que pour les enterrements. Allez, monsieur le Curé, pour celui
317
qui saurait me prendre, il y aurait quelque chose à faire de moi. Elle, justement, elle savait me prendre. Elle, vous comprenez, c’était une madone, une princesse de paradis. Seulement, ce qui arrive dans la vie, c’est que vous vous trouvez d’avoir affaire à des gens sans manières. Tenez, des Beuillat. Vous me direz, Beuillat, ce n’était personne. Bien sûr.
– Gardons-nous de porter des jugements trop prompts. Dieu seul a le pouvoir de lire dans les cœurs.
– Bien entendu. Mais Beuillat n’était quand même qu’un cochon. Et d’abord, lui et moi, ce n’était pas possible qu’on s’entende. Il buvait. »
Le reste de l’après-midi, le curé se dépensa encore dans le village pour faire mûrir l’idée d’une procession, mais sans obtenir de succès bien éclatants. Le lendemain au début de l’après-midi, après avoir pris le train de bon matin, il se présentait à l’évêché avec le chanoine Gallié. Il n’était pas assez simple pour aller dire aux messieurs qu’il avait vu la Vouivre et que le diable avait pris ses quartiers à Vaux-le-Dévers,
318
car on n’eût pas manqué de lui rire au nez. Sa première intention avait été de présenter l’affaire sous les espèces d’un conflit d’influence entre la cure et la mairie, conflit survenu à propos d’une créature fabuleuse et dans lequel les intérêts de la foi se trouvaient engagés. Heureusement pour lui et pour ses projets, le curé fit une partie du voyage avec M. Gallié, chanoine, curé de Poligny, qui avait été son condisciple au séminaire de Besançon. Le chanoine, qui avait passé plusieurs années à l’évêché et était encore un peu de la maison, eut pitié de la simplicité du campagnard. Il essaya de lui expliquer que ces messieurs ne se souciaient pas du tout de ménager un succès à un curé de village contre un maire radical, quand bien même il aurait pour résultat d’amener à la communion quelques dizaines de paysans. Dans le cadre communal, les radicaux peuvent bien faire figure d’ennemis irréductibles. Pour l’évêché, où on voit plus large, les radicaux restent d’excellents et solides catholiques, dont la tendance janséniste s’est depuis longtemps perdue par l’amour de l’argent. Ce sont eux qui fournissent à l’Église ses troupes
319
d’avant-garde, qui broient et qui dissolvent, pour la lui rendre digestible, toute substance rebelle à son empire. À eux aussi la tâche de diffuser, sous une forme un peu cavalière, un peu schématique, mais si aisément comestible, les valeurs spirituelles du catholicisme qui, sans leur concours, ne seraient déjà plus qu’un rabâchage confidentiel entre douairières et enfants de Marie. Le monde change, mais notre sainte mère l’Église a toujours ses moines prêcheurs qu’elle recrute aujourd’hui chez les épiciers en gros, les avocats ambitieux et les professeurs voltairiens. Le curé de Vaux-le-Dévers n’y comprenait pas grand-chose, mais il s’en remit à son ancien condisciple du soin de présenter sa requête. Le chanoine Gallié sut s’en acquitter avec le tact et l’humour charmant qu’il fallait. Au lieu d’effaroucher le grand vicaire d’une mesquine querelle politique, il lui conta une délicieuse histoire de tarasque, toute parfumée de pittoresque campagnard, de folklore jurassien et de foi naïve et robuste. Il semblait à l’entendre que la procession fût un ornement pour une page d’Ovide. En pleine littérature, le grand vicaire, charmé, citait ses
320
auteurs latins et parlait avec tendresse de la vieille sève païenne poussant des fleurs exquises sur l’humus chrétien.
Présent à l’entretien et comme on lui faisait la courtoisie de s’aviser qu’il était là, le curé de Vaux-le-Dévers faillit tout gâter en évoquant la figure grincheuse de Voiturier. Le grand vicaire, flairant quelque chose de suspect, prit aussitôt de l’inquiétude, et le chanoine Gallié eut beaucoup de mal à rattraper les paroles de son condisciple. Finalement, il fut accordé que la procession, avec le consentement du maire de la commune, aurait lieu un jour de fête religieuse, par exemple le 15 août, ce qui permettrait au besoin, après coup, de l’imputer à la gloire de la Vierge et de nier que la Vouivre y ait été pour rien.
321