Marée - Tome 3

Amanda Hocking · Chapitre 29 sur 41

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Marée - Tome 3

CHAPITRE 29 - Photographies

CHAPITRE 29

 

Photographies

 

A —

lors, de quelle manière allons-nous célébrer ? demanda Marcy en

sautant sur le bureau près de l’ordinateur sur lequel Harper travaillait.

— Célébrer ? fit Harper, détournant les yeux de l’écran, afin de regarder

Marcy.

— Ouais. C’est ton dernier jour de travail, lui rappela Marcy. Nous

devons faire quelque chose pour célébrer.

— Nous sommes mardi soir, papa prépare le repas, et Gemma manque sa

répétition de théâtre, afin que nous mangions en famille, dit Harper. Est-ce

que ça compte comme célébration ?

— Difficilement.

Marcy se moqua.

— Nous devons sortir et faire les folles. Faire les quatre cents coups.

Grimper dans les rideaux. Ce genre de choses.

— Je n’ai pas tellement envie de grimper dans quoi que ce soit.

Harper repoussa le clavier et s’inclina sur son siège.

— Je dois encore faire mes bagages.

— Quand pars-tu officiellement ? demanda Marcy.

— Les cours commencent jeudi, donc je dois partir d’ici demain, afin de

me familiariser un peu avec le campus avant d’entrer dans le feu de

l’action.

— Je croyais que tu t’étais déjà familiarisée, fit Marcy. Ou c’est ce que tu

as avancé, quand nous avons fait notre petit voyage à Sundham.

— Pas suffisamment.

Harper secoua la tête.

— D’après ce que j’ai compris, la plupart des étudiants sont arrivés au

cours de la fin de semaine ou hier. Ils font une séance d’intégration.

Marcy s’installa davantage sur le bureau et plia les jambes sous elle.

— As-tu choisi tous tes cours ?

— Ouais. Je me suis inscrite en ligne. Tout ce qui concerne l’université

est prêt. C’est ce qui se trouve ici qui me paraît si chaotique.

— Comment se passent les choses avec Gemma ? demanda prudemment

Marcy.

Harper fit balancer sa chaise d’avant en arrière et grogna.

— Je ne sais pas.

Harper secoua la tête.

— Elle a eu une sorte de bagarre avec Alex dimanche soir. Elle ne veut

pas réellement en parler, et le peu que j’ai appris me vient de mon père.

— Ceci semble au moins quelque chose de normal et d’adolescent,

remarqua Marcy. C’est une bonne chose.

— Je suppose.

Elle cessa de faire balancer sa chaise, afin de faire face à Marcy.

— J’ai eu une étrange conversation avec Thea, l’autre jour. En gros, elle

m’a dit qu’elle veillait sur Gemma et veut qu’elle reste une sirène.

— Ouais ?

Marcy haussa les épaules.

— Tu ne savais pas déjà ça ?

— Plus ou moins. Mais elle a dit quelques trucs qui m’ont fait réfléchir.

Harper se mordilla l’intérieur de la joue.

— Crois-tu qu’il serait préférable que Gemma reste une sirène ?

— Préférable dans quel sens ? questionna Marcy.

— Si les deux seuls choix sont de mourir ou d’être une sirène, peut-être

devrait-elle choisir la sirène.

Harper leva les yeux vers elle.

— Vrai ?

— Vrai, acquiesça Marcy.

— Mais elle n’a pas encore trouvé le rouleau.

Harper s’avança sur le bureau et y déposa les coudes. Elle reposa la tête

sur ses mains et leva les yeux vers Marcy.

— Donc je ne devrais pas partir, c’est ça ?

— De quoi parles-tu ? demanda Marcy.

— Avec tout ce que vit Gemma, je devrais être ici à l’aider.

— Elle est ici, maintenant, et tu te rends tout de même au travail, dit

Marcy. Tu ne peux pas lui tenir la main chaque minute. Si tu vas à

l’université, tu peux encore revenir à la maison tous les soirs, si tu veux. Ce

n’est pas si loin. Tu en fais un vraiment plus gros plat que ce ne l’est

réellement.

— Je veux juste… Je veux m’assurer que je fais ce qui est préférable pour

tout le monde.

Harper prit un air renfrogné.

— Et je me sens comme la pire des sœurs.

— Ou la plus obsédée.

— Probablement les deux. Obsédée et terrible.

— Tu n’as pas à être aussi triste, déclara Marcy. Moi, Daniel et même

Thea allons veiller sur Gemma. Combien de gens as-tu besoin, afin de

garder ta sœur ?

— Je ne sais pas.

Harper soupira.

— J’aimerais seulement que nous soyons plus proches de trouver une

solution à tout ceci.

— Eh bien, j’ai parlé à Lydia.

Harper laissa tomber les bras et se redressa.

— A-t-elle appris quelque chose de nouveau ?

— Pas réellement. Je lui ai demandé si elle pouvait ouvrir l’œil pour

Déméter, Achéloos ou n’importe quel personnage grec. Elle a dit qu’elle le ferait, mais elle ne sait pas où les trouver. Sa spécialité est les

métamorphoses. C’est pour cette raison qu’elle est si intriguée par les

sirènes. Elle ne savait pas qu’elles pouvaient se transformer.

— Se transformer ? répéta Harper.

— Ouais, comme les métamorphes.

Marcy se mit à se tortiller, comme si elle essayait de changer de forme ou

si elle avait une convulsion, puis elle s’arrêta.

— Comme une sirène qui se transforme de jolie fille à sirène à oiseau. On

les appellerait des « Transformers », si les robots n’avaient pas volé cette

appellation. Stupide Optimus Prime gâchant tout pour tout le monde.

— Donc en gros, nous sommes dans une impasse ? demanda Harper en

s’affalant à nouveau sur sa chaise.

— Pas complètement. Lydia a dit qu’elle avait entendu quelques trucs sur

les muses, mais elle croit qu’elles sont toutes mortes maintenant.

— Tu crois que le fait que les muses soient mortes n’est pas une impasse ?

fit Harper en levant un sourcil sceptique.

— Lydia connaît des gens qui les connaissent. Donc c’est comme une

sorte de ******* Six degrés de Kevin Bacon, insista Marcy.

— Ça serait plus utile, si nous étions en train de jouer à un jeu-

questionnaire, plutôt que d’essayer de trouver une manière de mettre un

terme à une malédiction.

— D’accord, nous sommes comme Hansel et Gretel, pour le moment.

Marcy se tourna, afin de lui faire face. Elle devint de plus en plus excitée

en racontant son histoire.

— Mais plutôt que d’être abandonnées dans une forêt et devenir obèses à

manger une maison en pain d’épice, nous suivons une piste d’indices

fragmentés. Et ces indices nous mèneront à une muse, à Déméter ou à une

personne pouvant remédier à cette merde, et ça, c’est vraiment mieux que

de retourner à la maison avec les minables parents de Hansel et Gretel.

— Tu es vraiment nulle en analogies, remarqua Harper.

— Non, désapprouva Marcy. Tu es nulle à comprendre ce que j’essaie de

t’expliquer.

— Non, je comprends. Et tu as raison. Je sais que nous pouvons y arriver.

Elle soupira.

— Mais j’ai la sensation que nous manquons de temps.

— C’est parce que l’été s’achève et que tu pars pour l’école, dit Marcy,

essayant de lui remonter le moral. Mais tu reviendras à la maison tout le

temps, j’en suis certaine. Ce sera presque comme si tu n’étais jamais partie.

Mis à part que je vais devoir commencer à faire mon travail. Ce qui est

plutôt moche.

— Ouais, ça ne sera que toi et Edie tout le temps jusqu’à ce qu’ils

trouvent quelqu’un pour me remplacer. Crois-tu que tu pourras t’en sortir ?

Harper lui sourit.

— En bien, ça aide qu’elle prenne maintenant des pauses déjeuners

incroyablement longues. Crois-tu qu’elle et Gary s’envoient en l’air en

vitesse ?

— Beurk.

Harper plissa le nez.

— Et elle est partie depuis une heure déjà. Je n’ap pellerais pas exactement

ça un petit coup en vitesse.

— Oh, Harper, dégueu. Trop forte, quand il est question d’en ajouter.

— Comme toujours.

— Hé, regarde.

Marcy pointa vers la porte.

— C’est ton beau destrier.

Harper leva la tête et vit Daniel marcher en direction de la bibliothèque,

une vieille boîte brune sous le bras.

Elle était un peu surprise de le voir. Hier, elle l’avait appelé à quelques

reprises, mais n’avait pas eu de ses nouvelles, mis à part un texto lui

confirmant qu’il allait bien, mais qu’il était occupé.

— Destrier ? fit Harper en lançant un regard à Marcy. Tu sais qu’un

destrier est un cheval.

— Vraiment ? lança Marcy, mais sans paraître démontée. Je croyais que

ça voulait dire un chevalier portant une armure scintillante.

Le carillon au-dessus de la porte tinta, et Daniel avança à grandes

enjambées vers le comptoir d’accueil.

— Non, voilà ce que chevalier portant une armure scintillante veut dire,

l’informa Harper.

— Vous devez être en train de parler de moi, dit Daniel. Continuez. Faites

comme si je n’étais pas là.

— Je ne sais pas si tu as remarqué, mais nous tra vaillons, Daniel.

Marcy tenta d’avoir l’air arrogante, ce qui était difficile à faire, puisque sa

voix était si monotone.

— C’est la dernière journée de Harper, et j’ai besoin qu’elle se concentre,

afin qu’elle finisse tout le travail qu’elle aurait habituellement exécuté au

cours des neuf prochains mois. Donc nous sommes assez débordées.

— Marcy, la réprimanda Harper, tout en riant.

— Désolé, Marcy, fit Daniel. Ça ne prendra que quelques minutes. C’est

promis.

— Bien.

Marcy soupira de manière théâtrale et descendit du bureau.

— Je vais aller à l’arrière et manger le yogourt de la collation d’Edie.

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda Harper.

— Parce que lorsqu’elle le mange, elle est très explicite avec sa cuillère,

et c’est dégoûtant. Crois-tu que j’aime le yogourt aux pêches ? Non. Je

n’aime pas.

Marcy secoua la tête avec accent et se dirigea vers le bureau d’Edie.

— Mais je le mange pour tous les clients de cette belle bibliothèque. Ils

devraient me remercier. Je suis une héroïne.

Harper dirigea son attention vers Daniel.

— Bon, que puis-je faire pour toi ?

— Je sais que tu as ta soirée avec ta famille ce soir. Je ne veux pas

déranger.

Il tenait la boîte de manière qu’elle était dissimulée de Harper par le

comptoir, alors il la souleva et la déposa devant elle.

— Mais je voulais que tu aies ceci avant ton départ.

— Tu n’avais pas besoin de m’acheter quoi que ce soit, dit Harper.

Daniel rit et parut gêné.

— Tu me fais sentir mal, car je ne t’ai rien acheté. J’ai trouvé ceci.

— Qu’est-ce que c’est ? fit Harper, mais déjà, elle soulevait le couvercle,

afin d’y jeter un coup d’œil.

— J’étais en train de nettoyer la cabane et j’ai découvert un petit grenier

secret au-dessus de mon placard, expliqua Daniel. Il y avait quelques souris

qui y vivaient, puis cette boîte contenant quelques souvenirs.

Sur le dessus de la boîte se trouvait une pile de vieilles photographies.

Certaines avaient les coins rongés, probablement par les souris dont Daniel

avait parlé, mais la plupart étaient en assez bon état.

— Je pensais que nous avions vidé toutes les choses de Bernie de la

cabane. Je me demandais pourquoi il n’y avait aucune photo de sa femme

dans ses albums, dit Harper en fouillant à travers les photographies.

— Non, il en avait plusieurs, répondit Daniel.

Mais elle n’avait pas besoin qu’il lui dise cela. Elle avait à peine exploré

la boîte que déjà, elle avait trouvé des dizaines de photographies de Bernie

et de sa femme. Tous deux semblaient très jeunes, et Harper supposa que

Bernie ne devait pas avoir plus de vingt-deux ans.

Leur photo de mariage était particulièrement magnifique. La robe était

exquise, et sa femme était absolument à couper le souffle. Ses longs

cheveux blonds étaient regroupés en quelques simples boucles, et son

sourire était radieux. Bernie se tenait à ses côtés, un jeune homme n’ayant

jamais paru plus heureux et plus élégant, mais c’est elle qui volait la

vedette. C’était presque comme si l’appareil ne pouvait se focaliser sur rien

d’autre qu’elle.

— Elle était si éblouissante.

Harper admira Bernie et sa femme vêtue d’un modeste bikini des

années 1950, puis la tendit vers Daniel.

— Regarde-la. Et vois à quel point Bernie était séduisant. Ils étaient si

heureux.

Comme elle la tenait devant elle, elle put lire leurs noms gribouillés au

dos : « Bernard et Thalie McAllister — Lune de miel, juin 1961 ».

— Et Thalie, remarqua Harper, c’est un si beau prénom. Je l’oublie

toujours, mais il est si joli.

Quelque chose lui traversa l’esprit, quelque chose dont elle n’arriva pas à

se souvenir.

— Est-ce que ce prénom te semble familier ?

— Non, je ne crois pas avoir jamais connu aucune Thalie.

Daniel secoua la tête.

— Tu dis avoir trouvé ceci dans le grenier ? s’enquit Harper.

— Ouais. Cette boîte est tout ce que j’y ai trouvé, mis à part les crottes de

souris.

— Étrange, dit-elle. Je me demande pourquoi il a fait ça.

Harper mit de côté la photographie et se mit à fouiller davantage dans la

boîte, là où les photographies laissaient la place à du papier : de vieilles

lettres d’amour, des coupures de journaux sur l’annonce de leur mariage et même un article parlant de l’achat de l’île par Bernie grâce à de l’argent

qu’il avait hérité.

— Que lui est-il arrivé ? demanda Daniel.

Il s’avança, afin d’essayer de lire les documents à l’envers.

— Je ne sais pas exactement. Elle a eu un accident, expliqua Harper, puis

elle trouva la coupure avec la nécrologie de Thalie. Oh, voilà. Ça dit qu’elle

est tombée d’une échelle en taillant son rosier et s’est brisé le cou. Elle

n’avait que vingt-quatre ans.

» Ils étaient mariés depuis deux ans, ajouta-t-elle tristement. C’est

tellement horrible. Tu imagines ? Tu crois que tu vas passer toute ta vie

ensemble, puis… ça. C’est tragique.

— Eh bien, Bernie semble s’en être bien tiré, dit Daniel, tentant d’atténuer

un peu le chagrin de Harper. Il a eu une assez belle vie jusqu’à la fin.

— Ouais, c’est vrai.

Elle hocha la tête.

— Il adorait cette cabane. Tu sais qu’il l’a construite juste pour elle ? Il

disait que son amour l’inspirait.

— Pff, se moqua Daniel, amenant Harper à lever les yeux. Cette cabane

n’est pas si super. Je te bâtirai un château entier. Avec une douve.

— Avec une douve ?

Elle sourit.

— Je dois réellement être spéciale.

— Tout à fait, acquiesça-t-il.

Il lui sourit, mais son sourire lui parut éteint. Il n’atteignit pas ses yeux, et

les taches bleues qui miroitaient habituellement dans ses yeux noisette

étaient ternes. C’était comme s’il dissimulait quelque chose.

Harper était sur le point de le questionner quand le téléphone sonna.

— Ne vous inquiétez pas, je m’en occupe ! lança Marcy du bureau. Vous

deux, continuez à flirter. Je vais travailler et manger le yogourt.

— Je crois qu’elle panique un peu à me voir partir, dit Harper.

— Je ne peux pas dire que je sois ravi non plus, admit Daniel.

Et elle se dit que ce devait être cela qu’il dissimulait. Il était un peu

contrarié qu’elle parte, mais ne voulait pas qu’elle le sache. Sinon, que

pouvait-il bien lui cacher d’autre ?

— Je pourrais toujours…, commença Harper, mais il l’interrompit

immédiatement.

— Non. Je sais ce que tu vas dire, et c’est non. Tu vas me manquer, mais

je vais survivre. Et toi aussi.

— Edie a téléphoné, dit Marcy en sortant du bureau, un contenant de

yogourt vide dans la main. Elle soutient qu’elle a eu un problème de

voiture, mais qu’elle sera là dans dix minutes. Elle est désolée pour les

terribles désagréments.

— Je vais aller ranger ceci avec mon sac.

Harper replaça tout dans la boîte et remit le couvercle.

— Je ne veux pas l’oublier et je ne veux pas donner à Edie une autre

raison de parler de mariage.

— Ha ! Je t’avais dit que c’était agaçant, lâcha Marcy avec un air

victorieux.

Harper s’avança vers le bureau.

— Je ne t’ai jamais contredite.

Marcy repoussa ses lunettes et se retourna vers Daniel.

— Quoi de neuf, beau gosse ? demanda-t-elle, complètement impassible.

— Pardon ? fit Daniel, puis il éclata de rire.

— J’ai dit à Harper que je garderais un œil sur toi pendant son absence. Je

me suis dit que sans elle, tu t’ennuierais du badinage galant, alors j’ai pensé

intervenir et m’y essayer. Est-ce que ça te va, bel étalon ?

Il sourit en coin.

— Ça me parait super, quatre yeux.

— Quatre yeux ?

Marcy fut prise de court.

— Réellement ? C’est le mieux que tu as trouvé ?

— Je ne sais pas. J’ai paniqué.

Il secoua la tête.

— Quatre beaux yeux ?

— Tu devras t’entraîner davantage, si tu veux flirter avec moi, l’avisa

Marcy.

— D’accord. Qu’est-ce que j’ai manqué ? voulut savoir Harper en arrivant

à la fin de la conversation.

— Juste le début d’une histoire d’amour épique.

Marcy agita les ongles comme si elle voulait griffer Daniel, qui réussit à

paraître à la fois étonné et amusé.

— En tout cas, dit Harper à Daniel plutôt que de s’adresser à Marcy, ma

patronne sera ici bientôt, alors tu devrais probablement partir.

— D’accord. Ça me va.

— Mais merci pour la boîte, ajouta Harper. Et je te vois demain ?

— Ouais. Je vais venir t’aider à remplir la voiture.

Elle se mit sur la pointe des pieds, afin de l’embrasser, et il parut hésiter

pendant une seconde avant de se pencher. Puis, quand il l’embrassa, ses

lèvres touchèrent à peine celles de Harper avant qu’il se recule.

C’était une chose que d’avoir un rapide bisou sur les lèvres, mais Harper

ne fut même pas certaine que cela avait duré suffisamment longtemps pour

se qualifier comme bisou.

Daniel salua Marcy, puis sortit de la bibliothèque, faisant comme si rien

d’étrange ne se passait. Et peut-être était-ce le cas. Marcy se trouvait là à les

observer, alors peut-être n’avait-il pas eu envie de se donner en spectacle.

Peut-être était-il simplement contrarié de la voir partir demain et qu’il

prenait ses distances.

Harper ne put identifier ce qui le troublait, mais au moment où Daniel

disparut au coin de la rue, elle était certaine qu’il lui dissimulait quelque

chose.

******* N.d.T.: Jeu-questionnaire basé sur le concept des degrés de séparation.

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