La Femme de paille

Catherine Arley · Chapitre 13 sur 21

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La Femme de paille

Chapitre 10

10

 

 

Quand elle s’éveilla, le grand jour se levait sur le feu éteint. La faim lui tiraillait l’estomac. Elle hésita à sonner puis se dit que de ne donner aucun signe de vie éveillerait le plus les soupçons. Elle le fit donc et dut se forcer à jeter un coup d’œil au cadavre. Bien lui en prit, car elle ne pouvait le laisser dans sa propre maison, avec son chapeau sur la tête. Malgré sa répugnance, elle le lui ôta et voulut faire de même pour les gants, mais la rigidité cadavérique avait fait son œuvre et elle ne pouvait plus lui décroiser les mains.

Elle roula le fauteuil face à la cheminée pour qu’il soit dos à la porte. Au même moment, on frappa. Hildegarde vint ouvrir et s’encadra bien dans le chambranle. Un nouveau domestique, ayant échappé la veille à son examen, se tenait sur le seuil.

— Apportez-nous le petit déjeuner. J’attends ce matin une visite. Faites entrer cette personne dès qu’elle se présentera.

Elle dévora ce qui se trouvait sur le plateau qu’elle déposa devant la porte. Cela faisait pension de famille, mais elle tenait à éviter les commérages d’office. Moins le personnel s’approcherait de Karl Richmond, mieux cela vaudrait.

Elle avait accompli ce qui semblait irréalisable : convoyer un cadavre sous le regard d’une foule qu’elle avait réussi à duper.

Aucune épreuve désormais ne pourrait être aussi rude.

La dépouille mortelle, rigide dans son fauteuil, face à un feu mort également, ne lui faisait plus peur. Il semblait qu’une complicité affectueuse venait de s’établir entre eux.

Hildegarde le regarda longuement. Il ne restait plus rien de son mari, que son effigie, mais qu’en avait-elle connu d’autre !

Elle se releva, se sentant délivrée, et passa dans la salle de bains d’un luxe insolent pour se faire couler un bain. Seulement alors, l’avenir sembla se présenter sous d’agréables auspices.

N’ayant rien d’autre à faire, elle passa un temps considérable à sa toilette, se lava les cheveux, se fit une mise en plis et se demanda si l’hypocrisie seule l’empêchait de fredonner.

Un peu après onze heures, elle revint dans la chambre, alluma une cigarette et décrocha le téléphone intérieur pour renouveler ses consignes au sujet de la visite attendue. Barnes lui assura que personne ne s’était encore présenté, hors quelques journalistes qu’il avait cru de son devoir d’éconduire. Il proposa respectueusement à la jeune femme d’envoyer des valets de pied pour aider le vieillard à sa toilette. Elle s’empressa de refuser, affirmant qu’elle assumait cette tâche sans difficulté. Il s’offrit alors pour rallumer le feu, apporter des rafraîchissements, brancher une télévision.

Sa complaisance dévouée agaça Hildegarde, qui regretta d’avoir téléphoné.

Les minutes s’ajoutant les unes aux autres formèrent des quarts d’heure qui devinrent des demi-heures, puis une heure, puis une heure et quart. Le téléphone, lui, restait muet et Anton Korff n’arrivait pas.

L’optimisme de Hildegarde commençait à s’effriter.

Elle souhaitait que le branle-bas se déclenchât.

La maison entière semblait, elle aussi, frappée d’aboulie. Les domestiques groupés à l’office devaient bavarder en jetant des regards étonnés sur le tableau de service muet.

L’heure du déjeuner approchait. Il lui fallait agir. On trouverait sûrement anormal qu’elle n’alertât pas un médecin si elle maintenait la version du malaise.

Elle pensa soudain trouver un quelconque prétexte pour sortir et n’être pas là au moment du déjeuner, mais le risque lui apparut trop grand. Elle ne pouvait s’assurer de la discrétion des domestiques, pas plus qu’elle ne pouvait enfermer le vieillard à clé.

Hildegarde, indécise, s’approcha de la fenêtre, souleva le voilage et pressa son front brûlant contre la vitre.

De grands arbres centenaires meublaient le parc. Assez loin, entre les branches, se dressaient de hautes grilles qui devaient garder la propriété. Une épaisse pelouse, des allées de fin gravier, de savants massifs de fleurs donnaient au jardin une impression de retraite et d’élégance.

Les feuilles blondissaient sur les arbres. L’automne, calmement, naissait. Bientôt, les jours raccourciraient et le temps fraîchirait. Il serait agréable d’envisager des fourrures…

Une petite toux dans son dos la fit sursauter. Se retournant, son regard surprit le visage grave du majordome, debout sur le seuil de la porte. Rapidement elle quitta la fenêtre et s’avança vers lui.

Depuis combien de temps était-il là ? et que savait-il au juste ? L’émotion l’empêcha de parler la première.

— J’ai frappé plusieurs fois, s’excusa Barnes, mais M. Richmond ne m’ayant pas répondu, je me suis permis d’entrer.

— Que voulez-vous ? réussit à articuler la jeune femme, se plaçant en écran entre les deux hommes.

— Je me suis autorisé à faire préparer une légère collation.

— Je n’ai pas faim, merci.

— M. Richmond aimerait peut-être se restaurer ?

— Mon mari est souffrant.

— Puis-je me permettre d’appeler en consultation le Pr…

— Non, ne vous en occupez pas, et aussitôt elle s’en voulut d’avoir admis la possibilité d’un médecin.

Cet homme devait quitter la chambre. Immédiatement.

— Mon mari n’est pas à proprement parler souffrant. Fatigué, il a besoin de repos.

— Voulez-vous me permettre de me faire aider pour le mettre au lit ?

— Inutile, merci. Je vous promets de vous faire appeler très bientôt.

La curiosité de Barnes, malgré sa déférence, s’accrut du mutisme de son despotique patron. Il ne pouvait se décider à se retirer.

— Le chauffeur est là. Dois-je lui transmettre des ordres ?

— Pas pour le moment.

Hildegarde fit un pas en avant, s’appuyant au chambranle de la porte pour lui faire comprendre la fin de l’entretien, mais en faisant ce léger mouvement, elle cessa de cacher son mari qui entra tout entier dans le champ visuel de Barnes, celui-ci s’inclina et s’adressa personnellement au vieillard.

— En mon nom et en celui de mes collègues, je suis heureux, pour votre mariage, de vous présenter respectueusement nos vœux les plus chaleureux.

Hilde ferma les yeux. Le domestique releva lentement la tête et Karl Richmond, immobile, ne répondit pas.

C’était la catastrophe.

Sa propre voix pourtant répondit :

— Il vient de s’assoupir. Ne le dérangeons pas. Et confuse, elle ajouta : Il dort généralement si mal…

Le majordome, étonné, ne fit aucun commentaire et se retira en s’inclinant.

La porte refermée, Hilde sentit ses nerfs prêts à la lâcher. Avec la tension trop forte, elle allait s’évanouir ou piquer une crise. Il fallait qu’Anton Korff arrivât. La situation lui filait entre les mains. Elle n’avait pas entendu le domestique s’éloigner. Il devait rester collé à la porte, intrigué et vaguement mal à l’aise, ne soupçonnant rien encore mais décontenancé par la bizarrerie de la situation.

Il y aurait des commérages à l’office. L’imagination d’almanach des femmes de chambre allait donner à leurs ragots un ton particulièrement dangereux.

Hilde, étant jeune et belle, n’aurait pas leur sympathie. Tout ce personnel désœuvré allait commenter le retour de Barnes qui n’aurait pas de nouvelles bien concluantes à donner.

Mais que pouvait-elle faire ? Hors de question de quitter cette maison accompagnée du cadavre.

Il y avait sûrement quelque chose de sensé à entreprendre, mais quoi ?

Son malaise s’accrut. Le calme de la chambre mitraillé par la pendule, l’effroyable silhouette de son mari, l’indifférence statique des meubles, le gouffre noir de la cheminée, tout cet effrayant silence, où, seul personnage vivant, elle essayait de se débattre, l’engluaient progressivement.

Elle se mit à marcher en rond, incapable de fixer son attention, prisonnière de sa propre angoisse. Soudain, elle se figea sur place. Là, devant elle, sur le cadavre du vieil homme, la vie revenait. Ses deux mains étouffèrent un cri. Une mouche active quittait l’arête du nez, descendait sur la joue, la remontait et, inconsciente, parcourait l’œil grand ouvert.

Hildegarde fut près de l’évanouissement. Il fallait empêcher cette dernière profanation. D’un geste brusque, elle chassa la mouche. La respiration saccadée, luttant contre la nausée, appuyée d’une main à la barre du fauteuil, de l’autre, elle brassait l’air de moulinets, tandis que l’insecte obstiné tournoyait en sciant l’air de ses ailes.

À ce moment, la sonnerie grêle du téléphone la ramena à la raison.

Elle s’y précipita et faillit défaillir de soulagement quand Barnes lui annonça qu’un monsieur la demandait.

Fébrile, elle vérifia sa toilette et se retint pour ne pas aller au-devant de lui, dans le hall.

Quelques instants plus tard, il frappait à la porte. Ce n’était pas Anton Korff, mais un grand gaillard d’une quarantaine d’années aux tempes grises, au teint coloré, à la cravate un peu agaçante. D’une brève inclinaison du buste, il présenta ses civilités.

Hilde le dévora des yeux et ne put articuler un mot.

— Je m’appelle Lomer, Martin Lomer, dit-il.

Alors, tout à coup, la résistance nerveuse de la jeune femme se brisa. Elle n’eut plus ni peur ni émotion. Un calme inconnu la submergea. Il lui semblait bien que la visite de cet étranger n’était pas prévue dans le plan initial, mais puisqu’il était là, qu’Anton Korff, ou le destin, ou Dieu sait quoi, l’avait mis sur sa route, l’inconnu ne pouvait être qu’un allié. D’un geste machinal, elle lui désigna un siège ; mais l’homme resta debout, son chapeau à la main.

— Je me présente peut-être un peu tôt alors que vous devez être fatiguée par le voyage ?

Puis ses yeux, qui l’avaient vu dès l’entrée, accrochèrent le vieillard et le détaillèrent.

Hilde se détourna légèrement et le regarda aussi.

À pas lents, il s’approcha de la silhouette immobile, s’arrêta face à elle et la considéra un long moment, puis d’une voix douce demanda :

— Pourquoi ne lui avez-vous pas fermé les yeux ?

Hildegarde haussa les épaules, cela avait si peu d’importance.

Elle aurait voulu parler, mais, bloquée au point mort, sans lien entre sa volonté et son physique, elle flottait à la dérive dans un élément inconnu, rêve ou sommeil, avec une inconsistance d’algue. Peut-être un peu plus tard pourrait-elle réagir, mais pas maintenant, pas avec cette horrible sensation d’impuissance et de neutralité.

Un très long moment s’étira dans le silence. L’homme, les mains croisées, se balançait sur les talons d’avant en arrière. Les yeux dans le vague, il ne semblait fixer aucun point précis. La jeune femme ne songeait pas à l’interrompre. Le temps passa. Enfin il arrêta son manège, détailla à nouveau le vieillard, puis lui ferma les paupières et laissa un instant sa main sur son front.

Il revint vers Hildegarde.

— Depuis quand êtes-vous à New York, madame Richmond ?

— Hier après-midi. Nous avons débarqué hier soir.

— Et cela est survenu à quel moment ?

— Sur le bateau.

— Qu’a-t-il eu ?

— Une attaque, je suppose.

— Puis-je vous demander pourquoi vous avez dissimulé sa mort ?

Il fallait répondre. Cet homme à l’air ni méchant ni hostile était sans doute le médecin dont Anton Korff avait parlé. Il avait besoin de détails pour délivrer un permis d’inhumer en bonne forme. Tout cela, Hildegarde le pensa vaguement, mais ses lèvres ne bougèrent pas et aucun son n’en sortit.

Il se mit à tourner en rond comme elle l’avait fait quelques moments plus tôt.

À nouveau, il parla.

— Je veux vous aider, madame Richmond, mais il faut répondre à mes questions. Les faits sont graves et les détails de la plus grande importance. Qui est au courant de la mort de votre mari ?

— Personne.

— Qui vous a aidé à le transporter ?

— Des domestiques, un chauffeur.

— Ils savent donc qu’il est mort ?

— Non, ils ne s’en sont pas aperçus.

— Comment pouvez-vous l’affirmer ?

— Je n’aurais pu autrement arriver ici et y demeurer.

— Très juste. Quelqu’un attaché à son service l’a-t-il approché depuis votre arrivée ?

— Personne n’est entré dans cette chambre depuis hier soir.

— Comment avez-vous réussi à éviter qu’on ne lui adresse la parole ?

Elle n’eut qu’un haussement d’épaules.

— Cela semble à peine croyable !

— Mon mari, infirme, ne pouvait se déplacer sans sa chaise roulante. Son caractère particulier rendait cette entreprise non pas facile, mais réalisable.

— Mais qu’aviez-vous l’intention de faire en transportant ce cadavre ?

— Cela ne vous regarde pas.

Il la dévisagea pour voir si elle jouait la comédie. Hildegarde ne cilla pas sous l’examen.

Il attira une chaise et vint s’asseoir face à elle.

— Puis-je vous demander, madame Richmond, pourquoi vous m’avez fait entrer ?

— Je ne vous attendais pas.

— Alors, qu’attendiez-vous ?

— Mon père.

— Le nom de votre père ?

— Anton Korff.

— Qui est Anton Korff ?

— Allez-vous cesser toutes ces questions ?

— Mais il faut y répondre, madame Richmond. Votre père était donc au courant de la mort de votre mari ?

— Mais non, c’est pourquoi je l’attendais, pour qu’il me dicte ma conduite.

— Alors pourquoi m’avez-vous fait entrer, moi, qui ne suis pas votre père ?

— Parce qu’il devait passer ce matin, je n’attendais personne d’autre.

— Je vois. Vous ne voulez toujours pas dire pourquoi vous avez amené votre mari mort ici ?

— Je ne peux pas répondre.

— Et que comptez-vous faire maintenant ?

— Cela dépend de vous.

— De moi, comment cela, de moi ?

— Je ne sais pas. Je ne sais plus. Il faut vous en aller. Je suis fatiguée. Tout cela a été difficile. J’ai vraiment besoin de repos.

L’homme sembla se rembrunir.

— Je dois vous avertir que l’amnésie reste une solution bâtarde, cette attitude ne tiendra pas devant l’examen un peu approfondi d’un docteur pas plus que la folie simulée qui ne pourra passer que pour une attitude suspecte.

— Sincèrement, je ne comprends rien à ce que vous dites. Comment avez-vous pu entrer dans cette chambre ? Qui vous a fait venir ? Qui êtes-vous ?

— J’ai le regret de vous demander de ne pas quitter cette maison. Cette affaire n’est plus de mon ressort. Je dois avertir la brigade criminelle.

— Qui êtes-vous ?

— Martin Lomer, inspecteur, attaché au 8 district. e 

La chambre se mit à tourner. Les murs basculèrent. Cramponnée au montant du lit, elle réussit à ne pas tomber. Une voix de femme, sans doute la sienne, demanda :

— Pourquoi êtes-vous là ?

— Je n’y suis pas à titre officiel, mais vu la tournure des événements, je suis obligé de prévenir mes supérieurs.

— Pourquoi êtes-vous venu ?

— Votre attitude, hier soir, a semblé bizarre au chauffeur et celle de votre mari davantage. Venant prendre les ordres ce matin, il a trouvé l’atmosphère de la maison anormale. Il m’a passé un coup de fil. À l’occasion, il nous rend certains services.

Hildegarde, les jambes fauchées, se laissa tomber sur le lit.

— Comment se fait-il, madame, que vous n’ayez pas averti les autorités de la mort de votre mari ? Pourquoi circulez-vous avec son cadavre ? Comment espériez-vous vous tirer de cette situation ?

— Je vous interdis de me poser toutes ces questions.

— Exact, je suis pas mandaté pour le faire, mais les inspecteurs de la criminelle n’auront sans doute ni ma patience, ni ma bonne volonté.

— Je n’ai pas à discuter avec vous. Je veux un avocat.

— Je vous conseille même d’en prendre plusieurs, ce ne sera pas superflu. Puis-je téléphoner ?

— Non.

— Ne voulez-vous pas comprendre que vous vous faites un tort considérable en agissant de manière aussi saugrenue ? Je ne vous pose pas ces questions à titre personnel mais je représente la justice, la loi, par conséquent, vous devez vous y soumettre et me répondre. Si votre histoire est plausible, aucune raison de vous inquiéter.

Il y eut un très long silence. Martin Lomer, les mains dans les poches, regardait Hildegarde qui semblait avoir perdu tout son sang-froid. Elle ne cessait de l’épier en se mordant les lèvres.

— J’ai de l’argent, commença-t-elle, beaucoup d’argent, beaucoup plus que vous n’en gagnerez jamais dans la police.

— Je vous arrête tout de suite et vous donne un bon conseil. Occupez-vous immédiatement de trouver un bon avocat, avant d’avoir accumulé toutes les gaffes irréparables.

— Quelles gaffes ? De quoi parlez-vous ?

— De la corruption de fonctionnaire, entre autres.

Nerveusement, elle se mit à sangloter, déchirant son mouchoir par petits coups de dent rageurs.

— Puis-je téléphoner ?

— Je suis si fatiguée. Pour la première fois de ma vie, je me trouve aussi lasse. Je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête ; mais les idées ne s’enchaînent plus. Je ne comprends plus. Je ne sais plus rien.

Il la regardait, dubitatif.

— Pas le moment d’être malade, madame Richmond. Les gars de la criminelle ne vont pas vous laisser beaucoup de loisirs. Si vous voulez vraiment vous reposer, dites-leur rapidement toute la vérité, sinon vous n’êtes pas près de dormir dans un lit. Suivez mon conseil, croyez-moi.

— Mais pourquoi me parlez-vous ainsi, je ne suis pas coupable.

— Moi, je veux bien ; mais il faudra le prouver.

— Je ne l’ai pas tué !

— Qui vous parle d’assassinat ?

Elle se précipita sur Karl Richmond, tomba à genoux devant son fauteuil.

— Karl, il faut m’aider. Je ne comprends rien, tout allait si bien. Cet homme doit partir. Dites-lui de s’en aller.

Martin Lomer la prit aux épaules et fermement la fit asseoir.

— Restez tranquille, vous avez eu un sang-froid exceptionnel pour l’amener du bateau ici : tâchez d’en retrouver un peu pour répondre aux questions que l’on va vous poser.

— Ne me quittez pas.

— Il n’y a pas de danger.

Et, en haussant les épaules, il se dirigea vers l’interphone. Il fut branché sur l’extérieur, alors il put demander qu’on lui passe, en priorité, Sterling Kane, inspecteur principal chargé des affaires criminelles de la ville de New York.

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