L'adolescence clémentine ; La suite de l'adolescence clémentine

Clément Marot ; texte établi par Gérard Defaux · Chapitre 14 sur 49

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L'adolescence clémentine ; La suite de l'adolescence clémentine

Chapitre XIV

 

Contre celle qui fut s'Amye

Ung jour rescripviz à m'Amye

Son inconstance seulement,

Mais elle ne fut endormie

A me le rendre chauldement :

Car des l'heure tint parlement,

A je ne sçay quel Papelard,

Et luy a dict tout bellement,

Prenez le, il a mangé le Lard.

Lors six Pendars ne faillent mye

A me surprendre finement,

Et de jour, pour plus d'infamie,

Feirent mon emprisonnement.

Ilz vindrent à mon logement :

Lors se va dire ung gros Paillart,

Par la Morbieu voilà Clement,

Prenez le, il a mangé le Lard.

Or est ma cruelle Ennemye

Vangée bien amerement,

Revange n'en veulx, ne demye :

Mais quand je pense voirement,

Ell'a de l'engin largement

D'inventer la science, et l'art

De crier sur moy haultement,

Prenez le, il a mangé le Lard.

Envoy

Prince qui n'eust dit plainement

La trop grand chaleur, dont elle art,

Jamais n'eust dit aucunement,

Prenez le, il a mangé le Lard.

 

XIV 101 Chant Royal de la Conception nostre dame, que Maistre Guillaume Cretin voulut avoir de l'Autheur : lequel luy envoya avecques ce huictain