L'adolescence clémentine ; La suite de l'adolescence clémentine
Chapitre XIX
A ma Dame Jehanne Gaillarde de Lyon, femme de bon sçavoir D'avoir le pris en science, et doctrine
Bien merita de Pisan la Cristine
Durant ses jours : mais ta Plume dorée
D'elle seroit à present adorée,
S'elle vivoit par volunté divine.
Car tout ainsi que le feu l'Or affine,
Le Temps a faict nostre langue plus fine,
De qui tu as l'eloquence asseurée
D'avoir le pris.
Doncques ma Main rends toy humble, et benigne,
En donnant lieu à la Main feminine :
N'escriptz plus rien en Ryme mesurée,
Fors que tu es une Main bien heurée,
D'avoir touché celle qui est tant digne
D'avoir le pris.
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