L'adolescence clémentine ; La suite de l'adolescence clémentine
Chapitre XLIV
D'ung soy deffiant de sa Dame
Plus qu'en aultre lieu de la ronde,
Mon cueur volle comme l'Aronde
Vers toy, en prieres, et dictz :
Mais si asprement l'escondis,
Que noyer le fais en claire unde.
Dont ne puis croire (ou l'on me tonde)
Que ton cueur à m'aymer se fonde,
Quand tous biens me y sont interdictz,
Plus qu'en aultre lieu.
Car il n'y a Princesse au Monde,
Qui m'aymast d'amour si profonde,
Comme celle que tu me dis,
Qui ne m'ouvrist le Paradis
De jouyssance, où grâce abonde
Plus qu'en aultre lieu.
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