L'adolescence clémentine ; La suite de l'adolescence clémentine
Chapitre XXX
Du Vendredy sainct
Dueil, ou plaisir me fault avoir sans cesse :
Dueil, quand je voy (ce jour plein de rudesse)
Mon Redempteur pour moy en la croix pendre :
Ou tout plaisir, quand pour son sang espendre
Je me voy hors de l'infernale presse.
Je riray donc : non, je prendray tristesse.
Tristesse ? ouy, dis je toute lyesse.
Brief, je ne sçay bonnement lequel prendre
Dueil ou plaisir.
Tous deux sont bons, selon que Dieu nous dresse :
Ainsi la Mort, qui le Saulveur oppresse,
Faict sur nos cueurs Dueil, et Plaisir descendre :
Mais nostre mort, qui en fin nous faict cendre,
Tant seulement l'ung, ou l'autre nous laisse,
Dueil ou Plaisir.
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