Ne Pars Pas Sans Moi

GILLY MACMILLAN · Chapitre 12 sur 86

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Ne Pars Pas Sans Moi

Jim

 

J’étais plutôt content de la manière dont s’était déroulé l’interrogatoire

avec Rachel Jenner, mais j’ai été un peu secoué quand elle a pris ma main,

l’agrippant comme si elle n’allait jamais la lâcher. On évite ce genre de

situation. Quand on travaille sur une affaire, on ne doit certes jamais oublier

que les victimes sont des gens réels, mais aussi qu’il est important de

garder, dans une certaine mesure, ses distances. Si on se laisse happer par

leurs émotions, on ne peut pas faire son travail. Selon moi, l’espace d’une

seconde ou deux, Rachel Jenner avait faussé la donne.

J’ai regardé de près la photo qu’elle m’avait donnée. C’était l’une de ces

photos de classe que tout le monde a, prise devant un fond tacheté de

lumière. Ben avait l’air d’un gentil petit garçon : des yeux bleus, pétillants,

le regard franc. Des traits fins. Il avait des cheveux châtain clair épais ; il

esquissait un sourire en regardant l’appareil photo bien en face. Ben était

incontestablement un enfant attendrissant. Et j’en étais heureux car je savais

que ce serait utile.

J’ai fait passer la photo à toute l’équipe.

— Comment va la mère ? m’a demandé Fraser.

Rachel Jenner était très tendue, ce qui était compréhensible, le regard

furtif, tressaillant au moindre mouvement, parlant vite, elle était intelligente

– de toute évidence –, mais sous le choc.

— Choquée. Et légèrement sur ses gardes.

— Sur ses gardes ?

Fraser m’a regardé par-dessus ses lunettes.

— C’est juste une impression, ai-je dit.

— D’accord. Ça mérite d’y prêter attention. Parlez avec Emma et voyez

ce qu’elle en pense. Je vais aller me présenter rapidement, et nous convoquerons la presse à midi pour filmer un appel à l’aide. Ça vous dirait

de vous entretenir avec le père maintenant ?

J’ai acquiescé d’un signe de tête.

— Allez-y, alors.

 

J’ai croisé Emma dans le couloir. Nous n’avions pas encore eu l’occasion

de nous parler depuis ce matin.

— Un bon interrogatoire, a-t-elle dit.

— Merci.

Nous nous sommes rangés le long du mur pour laisser passer quelqu’un.

La main d’Emma a discrètement frôlé la mienne, en s’y attardant.

— C’est toi qui as suggéré à Fraser de me prendre comme agent de

liaison ? a-t-elle demandé

— C’est possible.

— Merci.

Elle m’a doucement pressé la main puis l’a lâchée et s’est éloignée d’un

pas pour que nous soyons à une distance respectable l’un de l’autre.

— Que penses-tu de la mère ? lui ai-je demandé. J’ai dit à Fraser que j’ai

eu l’impression qu’elle était un peu sur ses gardes.

— Je suis d’accord, mais je crois que c’est normal. Visiblement, c’était

difficile pour elle de parler de sa vie privée, mais je ne pense pas qu’elle

nous ait caché quoi que ce soit.

— Non, je ne crois pas, en effet.

— Elle est effondrée. Et elle se sent coupable parce qu’elle l’a laissé partir

en courant.

— Ce n’est pas un crime.

— Bien sûr que non, mais elle se flagellera toute sa vie à cause de ça,

n’est-ce pas ?

— À moins que nous ne le retrouvions rapidement.

— Même si nous le retrouvons rapidement, je dirais.

— Tu penses qu’elle est coupable d’autre chose ?

Emma a réfléchi un instant puis a secoué la tête.

— Mon instinct me dit que non. Mais je ne pourrais pas le jurer à cent

pour cent.

— Tu dois la surveiller de près. Et faire des rapports détaillés de tout ce

que tu observes, s’il te plaît.

— Bien sûr.

— Il faut que j’y aille. Je vais interroger le père, maintenant.

— Bonne chance.

Elle s’apprêtait à partir.

— Emma !

— Quoi ?

— Tu feras ton maximum, n’est-ce pas ? C’est une grosse affaire. Il faut

que nous soyons tous au taquet.

— Évidemment.

Elle n’a rien montré qui pouvait laisser penser que je l’avais blessée, ce

n’était pas son genre, mais quelque chose dans son expression m’a

immédiatement fait regretter ce que je venais de dire. Elle était d’une très

grande intelligence émotionnelle, parfaite pour ce rôle, et c’était une erreur

de ma part de laisser entendre que je pouvais avoir le moindre doute sur ses

compétences. J’étais trop impliqué psychologiquement pour être mesuré

dans mes propos à son égard ; mais, à cet instant, j’aurais eu envie de me

botter le cul.

— Désolé. Je suis désolé. C’était déplacé. Ce n’est pas ce que je voulais

dire. Je suis juste… c’est une si grosse affaire.

— Ça va. Et je suis à fond, ne t’inquiète pas.

Elle m’a fait un grand sourire, ce qui a réglé le problème, et ses doigts ont

de nouveau frôlé les miens.

— Bonne chance, avec le père, a-t-elle ajouté.

Et je l’ai regardé s’éloigner dans le couloir à vive allure, juste avant que

j’aille retrouver le père de Benedict Finch.

John Finch arpentait la petite salle d’interrogatoire dans laquelle nous

l’avions fait attendre. Il avait le visage émacié, l’air dévasté, sous le choc,

comme la mère, mais on sentait aussi chez lui une autorité naturelle. J’ai

présumé que, dans sa vie de tous les jours, c’était un homme qui avait plus

l’habitude d’être aux commandes que dans le rôle de la victime.

— Inspecteur Clemo, ai-je dit. Je suis vraiment désolé pour Ben.

— John Finch.

Il avait une poignée de main ferme et des doigts osseux.

Le mobilier était composé d’une petite table avec deux chaises de part et

d’autre. L’agent Woodley et moi nous sommes assis d’un côté et Finch de

l’autre.

J’ai procédé de la même manière qu’avec la mère de Ben, en commençant

par le début : date de naissance, enfance et cetera… Les gens ne réalisent

pas que l’une des premières choses à faire est de s’assurer qu’ils sont

vraiment qui ils disent être, et que le crime dont ils sont victimes a

réellement eu lieu. Nous aurions l’air plutôt ridicules si nous menions une

enquête et que les personnes concernées n’existaient pas vraiment et nous

avaient menti depuis le début. Et Dieu sait que la presse et l’opinion

publique n’attendent qu’un faux pas de notre part pour en faire des gorges

chaudes et monter en épingle les conséquences de notre stupidité.

Les réponses de Finch à mes questions étaient laconiques.

— J’ai bien peur qu’il faille s’attarder sur des détails qui peuvent paraître

dénués de pertinence, lui ai-je dit.

Je ressentais le besoin de me justifier et d’essayer de rendre la situation un

peu plus facile pour cet homme qui était si manifestement sensible et qui,

de toute évidence, cherchait à le cacher.

— Comprenez bien qu’il est essentiel pour nous d’avoir une idée non

seulement de qui est Ben, mais aussi de sa famille.

— Je connais l’importance de l’histoire personnelle a-t-il répliqué. Nous

en avons aussi grand besoin, en médecine.

Le passé de John Finch était sans heurts. Il était né en 1976 à

Birmingham, enfant unique. Son père était un gars du coin, médecin

généraliste, et sa mère était violoniste. Ses parents à elle avaient fui Vienne

à l’époque des nazis quand sa mère était enceinte, et ils s’étaient installés à

Birmingham. Finch avait été proche de ses parents tout autant que de ses

grands-parents durant toute son enfance. Il avait été boursier au lycée. Bon

élève, il avait pu entrer à la faculté de médecine de Bristol. Il était arrivé

pour préparer son diplôme vingt ans auparavant, en 1992, et n’était plus

reparti. Il avait fait son chemin et avait bien réussi. La preuve en était son

poste actuel de médecin consultant à l’hôpital pour enfants. Il était devenu

chirurgien chef. Je connaissais suffisamment le milieu médical pour savoir

que, dans cet univers de compétition, ce devait être un poste convoité.

L’assurance de Finch a commencé à vaciller quand j’ai voulu parler plus

en détail de la mère de Ben et de leur divorce.

— Mon mariage a pris fin car Rachel et moi n’étions plus faits l’un pour

l’autre.

Il s’est légèrement raidi et les mots qui s’échappaient de sa bouche

devenue sèche paraissaient poisseux.

— Si j’ai bien compris, Rachel n’a rien vu venir.

— C’est possible.

— Et une tierce personne était en cause ?

— Oui, je me suis remarié.

— Pouvez-vous m’expliquer en quoi Rachel et vous n’étiez plus faits l’un

pour l’autre ?

Une goutte de sueur a perlé sur son front.

— Ces choses-là ne durent pas toujours, inspecteur. Il peut y avoir un tas

de petites raisons qui s’accumulent et finissent par rendre le mariage non

viable.

— Y compris une petite amie plus jeune ?

— S’il vous plaît, ne faites pas de moi un cliché.

Je n’ai pas répondu. J’ai attendu de voir s’il lâcherait plus d’informations.

Étonnamment, c’est souvent le cas. Les gens ont un besoin presque

compulsif de s’expliquer. J’ai prétendu feuilleter mes notes et, juste au

moment où je croyais qu’il ne dirait rien, il s’est mis à parler.

— Mon mariage, d’un point de vue affectif, n’était pas satisfaisant. Nous

ne… (il choisissait ses mots) … nous ne communiquions pas.

— Ça arrive.

— Je me sentais seul.

Il a détourné les yeux mais, quand nos regards se sont de nouveau croisés,

l’émotion s’y lisait, même si elle était difficile à définir. John Finch était,

sans conteste, un homme fier et peu habitué à raconter sa vie.

— Rachel est-elle une bonne mère pour Ben ? ai-je demandé.

Je voulais le surprendre pendant qu’il avait baissé la garde. Il a répondu

tout de suite, sans avoir à réfléchir :

— C’est une très bonne mère. Elle adore Ben.

Je suis revenu à des détails d’ordre pratique. Je lui ai demandé ce que lui

et sa femme avaient fait le dimanche après-midi entre 13 h 00 et 17 h 30. Il

m’a dit qu’ils étaient restés tous les deux à la maison. Il avait travaillé et

elle avait lu avant de préparer le dîner. Il avait reçu un appel de l’agent

Banks à 17 h 30 qui l’informait de la disparition de Ben, et il était aussitôt

parti en voiture jusqu’à la forêt.

— Avez-vous téléphoné ou envoyé des e-mails ?

Il a secoué la tête.

— Je rattrapais du retard de paperasserie.

— J’ai demandé à Mme Jenner si elle était d’accord pour que nous

consultions le journal de ses appels téléphoniques : elle a accepté.

Accepteriez-vous que nous fassions la même chose avec vous ?

— Oui. Tout ce que vous voudrez.

— Une dernière chose.

— Oui ?

— Dans le cadre de votre travail, vous êtes-vous retrouvé dans des

situations où des patients ou leur famille n’étaient pas contents ? Quelqu’un

pourrait-il vous en vouloir ?

Il n’a pas répondu immédiatement. Il a d’abord réfléchi quelques instants.

— Il peut toujours y avoir des issues malheureuses, et certaines familles

ne réagissent pas bien. J’ai été poursuivi en justice une ou deux fois, mais

c’est normal dans mon métier. Les services administratifs de l’hôpital

pourront vous donner les détails.

— Vous ne vous en souvenez pas ?

— Je me souviens du nom des enfants mais pas de ceux des parents.

J’essaie de ne pas trop prendre les choses à cœur. On apprend à ne pas

ressasser ses échecs, inspecteur. La mort d’un enfant est une chose terrible à

supporter, même si vous n’êtes pas entièrement responsable, car vous avez

fait tout ce vous pouviez.

Bien qu’il soit épuisé, il m’a jeté un regard pénétrant, et j’ai cru lire dans

ses mots ce qui ressemblait à un avertissement.

 

Je suis parti tout de suite après dans la forêt. Je voulais aller sur les lieux

de la disparition. J’ai emprunté un véhicule de la brigade. C’était l’occasion

de sortir un peu de la ville et de prendre le temps de réfléchir aux

interrogatoires, de mettre de l’ordre dans mes idées. Mon impression était

que les deux parents étaient des gens réservés, même si John Finch avait

une personnalité plus complexe que celle de Rachel et, à n’en pas douter,

plus fière. Ils étaient intelligents tous les deux, ils s’exprimaient aisément,

le profil type de la petite bourgeoisie. Ce qui ne voulait pas dire qu’ils

étaient blancs comme neige. Il ne fallait pas l’oublier.

En termes médico-légaux, les lieux, dans les bois, étaient un véritable

carnage. Le mauvais temps, combiné aux allées et venues des gens et des véhicules, plus les animaux, avait labouré les chemins et plus

particulièrement l’aire de stationnement. J’ai marché jusqu’à la corde, là où

Ben avait disparu, avait-on présumé ; j’ai regretté de ne pas avoir mis mes

bottes en caoutchouc. L’endroit, détrempé, était entouré d’arbres.

L’atmosphère était sinistre et me donnait la chair de poule, un peu comme

celle de certains contes. D’une certaine manière, ce lieu était plus

dérangeant que certaines des scènes de crime les plus sordides que j’avais

pu voir en ville.

J’ai parlé avec les agents chargés de l’expertise médico-légale. C’étaient

des gars sympathiques, très pessimistes sur leurs chances de trouver quoi

que ce soit d’utile à l’enquête.

— Si vous voulez que je vous dise la vérité, ça s’annonce mal, a fait

remarquer l’un d’entre eux en enjambant la bande jaune vif qui délimitait la

scène : elle pendait mollement en travers du chemin qui menait à la corde.

Il a enlevé l’un de ses gants en caoutchouc pour me serrer la main.

— Les conditions sont épouvantables. Mais s’il y a quelque chose à

trouver, nous le trouverons.

Je lui ai donné ma carte.

— Vous me…

Il m’a interrompu :

— Je vous préviendrai si nous trouvons quelque chose. Bien sûr.

 

L’équipe s’est réunie au complet avec Fraser, à 16 h 00, quand tout le

monde a été de retour à Kenneth Steele House. Nous étions tous rassemblés

autour d’une table, prêts à travailler, tendus, sérieux, en essayant de ne pas

penser au dénouement de l’enquête. La disparition d’un enfant est le genre

d’affaire pour lequel vous faites ce métier. Personne ne veut qu’il arrive du

mal à un enfant. C’est ce qui se lisait sur tous les visages.

— Une toute première chose, a dit Fraser. Nom de code pour cette

affaire : Opération Huckleberry. Nous recherchons deux individus : Ben

Finch, huit ans, et son ravisseur. Ils sont, ou ils ne sont pas, ensemble. Le

ravisseur peut être un membre de la famille, il ou elle peut être une

connaissance comme un parfait étranger. Il ou elle se cache peut-être avec

Ben mais il ou elle peut aussi vivre normalement et aller voir Ben de temps

en temps. Il ou elle peut avoir déjà fait du mal à Ben, ou même l’avoir tué.

Nous devons garder l’esprit ouvert à toute éventualité.

Elle a balayé la pièce du regard. Tout le monde l’écoutait avec attention.

— En termes de compétences, nous sommes au point. J’ai entièrement

confiance en vous : vous représentez l’excellence et je compte sur vous. En

revanche, le temps est contre nous. Ben Finch a disparu depuis déjà vingt-

quatre heures. Il faut, en priorité, confirmer ce que la mère a raconté, et

interroger tous les gens qu’elle dit avoir vus ce jour-là.

Elle s’est tue quelques instants pour être sûre que nous enregistrions bien

toutes les informations.

— Personnellement, j’ai l’intuition que les participants au jeu de rôle

grandeur nature qui étaient dans les bois cet après-midi-là représentent un

intérêt particulier. Je suis presque sûre qu’il y a parmi eux quelques fils à

maman qui manient l’épée le week-end pour compenser le fait de n’être que

des petits cons déprimés et boutonneux qui s’emmerdent toute la semaine.

« Ce qui m’amène à autre chose. Je pense que nous allons avoir besoin de

renfort. Le nombre d’actions à mettre en place que nous avons déjà définies

est décourageant, et il est évident que ça ne va pas aller en s’améliorant. J’ai

demandé des bras supplémentaires et j’ai insisté auprès du commissaire

pour qu’il accepte de nous fournir un psychologue expert judiciaire, au

moins pour les débuts de l’enquête, afin qu’il nous aide à dresser le portrait

psychologique de nos principaux suspects. Il s’appelle Christopher

Fellowes. Il enseigne à l’Université de Cambridge et ne sera donc pas ici

avec nous, sauf si nous avons une bonne raison de le faire venir. Mais il sera

disponible pour nous conseiller à distance.

Je le connaissais. Nous avions travaillé avec lui quand j’étais à la PJ du

Devon et de la Cornouailles. Il était compétent : quand il était sobre.

— Je voulais que la mère et le père passent devant les caméras ce soir,

mais je crois que nous attendrons demain matin. J’ai enregistré un court

appel à témoins pour un flash info télévisé qui devrait suffire pour le

moment. Nous allons le diffuser avec la photo de Ben. J’ai déjà des rapports

préliminaires de la plupart d’entre vous, mais si vous avez des choses à

ajouter, allez-y.

Un des agents a levé la main.

— Nous ne sommes pas à l’école. Vous n’avez pas besoin de lever la

main.

— Désolée. C’est juste que… j’ai peut-être une piste. Nous avons

retrouvé tous les délinquants sexuels de la liste sauf un.

— Lequel ?

— David Callow. Trente et un ans. A fait de la prison pour sévices sexuels

sur ses demi-sœurs, et pour avoir posté les images sur Internet. Son

contrôleur judiciaire est sans nouvelles depuis une quinzaine de jours.

— Faites-en une priorité. Je veux savoir qui est la dernière personne à

l’avoir vu et quand. Interrogez sa famille, ses voisins, ses amis, s’il en a.

Reconstituez son emploi du temps. Autre chose ?

Silence.

— Très bien. Nous avons du pain sur la planche, alors allons-y. Si vous

avez la moindre piste, la moindre question, venez m’en parler. Je veux être

au courant de tout, au fur et à mesure. Sans exception.

 

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POLICE/FLASH D’INFORMATION

 

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22 octobre 2012, 13 h 03

 

LA POLICE DE L’AVON ET DU SOMERSET a lancé UNE ALERTE D’ENLÈVEMENT, pour aider à retrouver Benedict Finch, 8 ans, à Bristol.

 

Un numéro de téléphone spécial est mis à la disposition de toutes les personnes susceptibles d’avoir vu Benedict Finch ou d’avoir des informations sur l’endroit où il se trouve.

Le numéro est 0300 300 3331

Des policiers mobilisés pour cette affaire répondront aux appels et noteront en détail toutes les informations pouvant nous aider dans nos recherches.

 

En lançant une alerte d’enlèvement d’enfant au nom de la police nationale, nous espérons que la population et les médias pourront aider le commissariat central de l’Avon et du Somerset à retrouver Ben Finch sain et sauf.

La police cherche à obtenir des informations précises de toute personne ayant vu Benedict, ou un enfant qui correspond à sa description, dans les dernières vingt-quatre heures.

Benedict est blanc, mince et mesure un peu plus de 1 m 20. Il a les cheveux châtain clair, des yeux bleus et des taches de rousseur sur le nez. Nous n’avons aucune précision sur les vêtements qu’il portait le jour de la disparition.

 

Une photo récente de Benedict a été largement diffusée. Elle est visible sur le site du commissariat central de l’Avon et du Somerset.

 

Il a été vu pour la dernière fois sur l’allée principale de la forêt de Leigh Woods, aux environs de Bristol, à 16 h 30 le dimanche 21 octobre, alors qu’il promenait son chien avec sa mère. Sa mère a déclenché l’alerte à 17 h, après l’avoir cherché dans les bois sans succès.

 

Des agents de police, entraînés pour ce genre de mission, aidés d’une brigade cynophile et accompagnés par la police montée, mènent des recherches intensives dans les bois et dans les environs, assistés par des civils.

 

Benedict est connu pour être intelligent, malin, et il s’exprime facilement. L’anglais est sa première langue. Sa famille l’appelle Ben.

 

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