Secret Crush

Charlie Malone · Chapitre 19 sur 32

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Secret Crush

Chapitre 17

 

Emma

Fini de jouer à la petite fille sage plongée dans ses bouquins à rêver d’amour et de romantisme. Ce soir, je veux succomber à la tentation. Je veux vibrer contre son corps au rythme de la musique. Sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. Me noyer dans ses yeux comme si on était seul au monde.

Mon verre terminé, je m’avance jusqu’à Owen qui semble hésiter quelques secondes avant de répondre à mes attentes, me plaquant contre lui, sa main dans le creux de mes reins. Je retiens ma respiration quelques instants, la chaleur m’envahit instantanément à son contact. On danse ensemble, nos deux corps scellés. Joueuse, je me détache en lui en souriant, puis me déhanche devant ses yeux. Mes mains glissent le long de mon corps accentuant mes mouvements de bassin. Mes cheveux volent légèrement alors que ma tête se balance sur les côtés. Mes bras relevés vers le ciel étoilé, je me laisse porter sensuellement par la mélodie endiablée.

Je ne le quitte pas des yeux. Je veux voir l’effet que je lui procure, et il ne faut pas longtemps pour que je le voie apparaître. Je le sens tendu, sa langue passe sur ses lèvres pour les humidifier comme s’il avait soudainement trop chaud. Amusée, je continue mon manège en fermant les yeux pour mieux apprécier ce moment. Enivrée par la musique, je les rouvre lorsque je sens des mains se poser sur mes hanches derrière moi. À leur contact, je sais immédiatement qu’il ne s’agit pas d’Owen, et je n’ai pas le temps de me retourner pour voir ce qu’il se passe que ce dernier attrape ma main pour me plaquer contre lui. Il n’a visiblement pas apprécié qu’un autre homme pose ses mains sur moi et cette pseudo-jalousie fait monter d’un cran la tension entre nous. Il me serre de nouveau contre lui, comme pour prouver que je lui appartiens, face à cet homme qui s’éloigne sans rien ajouter. C’est une sensation des plus électrisantes que de se sentir protégée de cette façon par celui qui vous procure autant de désir.

Owen rapproche alors son visage du mien, ses lèvres ont juste le temps d’effleurer les miennes que je me retourne pour coller mon dos à son torse. Il est sur le point de céder. J’ondule mon corps contre le sien, ses mains posées sur mes hanches alors que mes fesses se frottent contre lui. Je peux sentir son érection gonfler contre moi ce qui fait pulser mon entrejambe.

Il fait un mouvement brusque pour me retourner et, cette fois, je ne joue plus. L’envie que nous éprouvons l’un pour l’autre est à son maximum et je le désire à un point que je ne pensais pas possible d’atteindre. Nos regards se cherchent, nos visages sont plus sérieux que jamais, nos lèvres se rapprochent puis finissent par se rencontrer. Il fait le premier pas en capturant ma bouche, et je réponds avec passion à son baiser. La notion du temps qui s’écoule devient illusoire, tout comme les personnes autour de nous. Tout disparaît un peu plus à chaque mouvement de ses lèvres contre les miennes. Je me perds totalement dans son baiser à la fois romantique et passionné.

Sa main toujours dans mon dos remonte le long de ma colonne, brûlant chaque parcelle de ma peau au passage, jusqu’à atteindre ma joue. À bout de souffle, on finit par se détacher et se regarder avec envie. Un léger sourire satisfait s’élargit sur son visage.

— Je pensais que tu voulais profiter de ta soirée pour faire la fête et danser… souffle-t-il.

Je lui réponds, la voix pleine de sous-entendus.

— Tu as dû mal comprendre parce que rester ici n’est pas vraiment mon intention…

Il ne lui en faut pas plus pour m’attraper par la main et nous extirper de cette foule pour trouver un endroit plus tranquille. La plage s’étend à perte de vue face à une mer noire, seulement éclairée par la Lune qui se reflète dans l’eau. Quitter cette fête et retrouver un peu de calme me fait du bien. Quelques groupes se sont également éloignés pour se poser sur la plage. On marche un peu pour trouver le meilleur spot et on finit par s’asseoir sur le sable à l’abri des regards. La musique résonne encore, mais beaucoup moins qu’au départ, nous permettant même d’entendre le bruit des vagues.

Assise face à l’océan, Owen s’installe derrière moi ses jambes de part et d’autre de mon corps. Je m’adosse contre son torse et profite de cet instant. Je me rends compte que mes sentiments ne sont pas passagers et que je ne le désire pas seulement sexuellement. J’aime sa présence, j’aime être dans ses bras sans rien attendre forcément en retour.

— Tu penses à quoi ? me demande Owen en me serrant un peu plus tendrement contre lui.

— Je me demande si mon imagination exacerbée par tous les romans que je lis ne me jouerait pas des tours…

J’ai parlé sans vraiment m’en rendre compte en exprimant tout haut ce que mon esprit pense tout bas. Lorsque je m’en aperçois, il est déjà trop tard, heureusement qu’il fait nuit et qu’il ne peut pas me voir rougir de honte !

— Les personnages de romans n’existent pas, malheureusement… et encore moins les hommes fantasmés… dit-il en m’invitant à me retourner pour lui faire face.

Il m’assied à califourchon sur ses jambes, place ses mains sur mes fesses pour me pousser un peu plus contre lui.

— Mais… si ça peut te rassurer, je n’ai pas arrêté de me poser la même question à ton sujet toute la semaine… Tu es un mystère pour moi Emma, et jamais je n’aurais pensé rencontrer une fille dans ton genre, encore moins durant mes vacances… Tu retournes tout sur ton passage et tu occupes mes pensées bien au-delà de ce qui est permis…

Ses mots me rassurent et me confortent dans l’idée que je ne suis pas la seule à voir mes sentiments évoluer dans un sens qui peut faire peur. Je n’ai jamais connu véritablement l’amour et je ne sais même pas vraiment ce que cela signifie. Tout ce que je sais, c’est que le temps nous est compté et que quoi qu’il se passe, ça ne durera qu’un été. Quelques semaines tout au plus avant de retrouver notre réalité à chacun. La sienne sûrement plus intéressante que la mienne.

Ses doigts passent sur ma joue pour replacer une mèche de cheveux derrière mon oreille. Ce geste si simple me rend soudainement nerveuse et surtout avide de plus. Mes lèvres ne résistent pas longtemps à l’appel des siennes. Je me plaque ainsi toujours plus contre lui en faisant onduler mon bassin contre le sien alors que sa main droite remonte le long de ma cuisse, s’aventurant un peu plus sous ma robe remontée. Mon envie de jouer reprend le dessus et je me lève, ce qui le surprend. D’un geste assuré, je retire ma robe pour me retrouver en sous-vêtements face à lui. Je sens ses yeux brûlants se balader sur l’ensemble de mon corps et lorsqu’il revient à moi, le regard déboussolé, je lui souris. Je recule lentement de quelques pas en l’invitant à me suivre.

— T’es quand même pas sérieuse ? me dit-il en se levant à son tour pour me rattraper.

— Personne ne nous regarde et j’ai bien envie d’un petit bain de minuit… Ne me dis pas que ça ne te tente pas ? je continue en faisant descendre la bretelle de mon soutien-gorge le long de mon épaule pour l’amadouer.

J’entends son rire résonner dans la pénombre. Il secoue la tête, l’air de dire que je ne perds rien pour attendre, et retire à son tour son jean et son T-shirt. Je ne lui laisse pas le temps de finir que je cours déjà en direction de la mer. Les températures sont hautes pour la saison et l’eau encore chaude malgré l’heure tardive. À peine ai-je mis un pied dans l’océan qu’il me rejoint et m’attrape par la taille pour m’emporter au loin en nous faisant tomber. D’abord surprise, je pousse un petit cri avant de rire avec lui. Je n’arrive pas à croire que je suis en train de faire ça, de m’amuser de cette façon. Cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. Je me sens légère et vivante. Ça fait un bien fou !

On s’éclabousse, se cherche et joue pendant un moment jusqu’à ce qu’il m’attire une nouvelle fois contre lui. Cette fois, nos rires ont laissé place au désir qui monte d’un cran à chaque nouveau contact. Seuls nos sous-vêtements font rempart entre nous, nous obligeant à garder un minimum de contrôle. Il m’embrasse, et je sens que la tension dans son caleçon grimpe en intensité aussi. Je m’amuse à remonter ma cuisse contre son entrejambe pour l’activer encore plus, ce qui ne tarde pas à se produire.

Son corps se raidit un peu plus, laissant place à des baisers plus fougueux. Ma main glisse le long de son torse pour suivre une ligne droite plongeant dans l’océan. J’atteins son érection que je caresse de l’index, ce qui le fait tressaillir. J’aime ce pouvoir que j’exerce sur lui.

— Emma… pas ici, pas comme ça… tu mérites un peu mieux… souffle-t-il entre deux respirations saccadées.

Je le supplie en l’embrassant de nouveau.

— Alors, emmène-moi, emmène-moi ailleurs.

— T’es sûre de toi ? insiste-t-il alors qu’il est à ma merci.

— Je n’ai jamais été aussi certaine d’une chose que ce soir.

Il me sourit, attrape ma main pour m’aider à rejoindre la plage. Trempés, on ramasse nos affaires comme on peut. J’enfile ma robe qui absorbe rapidement l’eau de mon corps, faisant vriller Owen qui semble apprécier l’effet « T-shirt mouillé » de ma tenue. Il remet difficilement son jean et son T-shirt avant de m’entraîner jusqu’à sa voiture et nous ramener à Waterway. Heureusement que c’est lui qui a gardé les clés et pas un de ses potes…

Une fois garés dans une ruelle, il m’invite à le suivre jusqu’au logement qu’ils louent pour leurs vacances. Je suis surprise de trouver un bel et grand appartement moderne avec vue directe sur la mer.

Il jette les clés sur la table pendant que j’admire le paysage nocturne qui s’offre à moi. Ses mains viennent se placer sur ma taille tandis qu’il pose délicatement un baiser sur ma joue. Il a beau être un mec ultra-sexy avec des envies claires et nettes, il reste à l’écoute et surtout patient, ce que j’apprécie. Cela me conforte encore plus dans l’idée que c’est quelqu’un de bien, si jamais j’en doutais encore jusqu’à maintenant. Sa bouche descend fébrilement dans mon cou que j’incline pour lui laisser le champ libre.

Je dois me retenir de gémir tant c’est bon. Soudainement, je m’inquiète.

— Tes amis ne vont pas revenir ?

— Non et puis si c’est le cas, on sera dans ma chambre, ils ne viendront pas nous déranger…

Sur ces mots, il m’entraîne avec lui dans la salle de bains pour qu’on prenne une douche bien méritée. Il retire son T-shirt sous mon regard lascif puis s’avance vers moi. Ses yeux plongent dans les miens faisant revivre cette même tension que plus tôt dans la soirée. Sa main fait glisser la bretelle droite de ma robe, puis la gauche, sans jamais me lâcher du regard. Je retiens ma respiration alors que ma robe tombe à même le sol. Il prend quelques secondes pour me détailler puis dégrafe mon soutien-gorge.

Je ne flanche pas et garde la tête haute, malgré l’appréhension qui me ronge.

— Tu es magnifique, Emma, dit-il avant de m’embrasser avidement.

Ma peau brûle et les palpitations que produit mon corps à son contact me font perdre pied. Je pensais réussir à garder le contrôle, mais je me sens m’abandonner à lui. Si je ne suis habituellement pas très à l’aise avec mon corps en la présence d’autres personnes, c’est totalement différent avec Owen. C’est même la première fois qu’un homme me voit aussi peu habillée pour ne pas dire complètement nue, et si j’avais imaginé plein de scénarios possibles pour ce moment, j’étais loin du compte. Je ne suis pas stressée, au contraire, il me met à l’aise et je n’ai pas peur de me dévoiler à lui. La douceur de ses gestes, chacun de ses baisers touche bien plus que la surface immaculée de ma peau. Ils s’ancrent plus profondément en moi, jusqu’à toucher mon cœur qui tressaille à leur passage. Ses yeux me détaillent encore une fois avant qu’il ne retire son jean pour nous emmener sous la douche.

L’eau chaude coule le long de nos corps et on ne peut s’empêcher de s’embrasser de nouveau, comme si un aimant agissait entre nous. Ses mains encadrent mon visage alors que je me dresse sur la pointe des pieds pour me rapprocher encore plus de lui. Il attrape ensuite du gel douche qu’il applique dans ses mains avant de prendre l’initiative de l’étaler sur moi, commençant par mon cou d’où ses mains descendent délicatement jusque sur mes côtes pour caresser ma poitrine. Mes tétons durcissent immédiatement à son contact, et je sens mon clitoris pulser. Sentant l’effet qu’il produit sur moi, je me mords la lèvre inférieure pour tenter de contrôler ce désir qui monte de plus en plus fort en moi. Pour détourner mon attention, je fais de même sur son corps, touchant pour la première fois ses abdos dessinés qui feraient rêver n’importe quelle fille. Entreprenante, j’embrasse son cou puis continue le long de sa clavicule pour arriver à son torse. Décidée à lui rendre la pareille, je plonge mon regard dans le sien tout en continuant mon aventure plus bas.

— Emma… grogne-t-il alors qu’il comprend ce que je m’apprête à faire.

Je lui souris malicieusement tout en faisant glisser son caleçon le long de ses cuisses, libérant son membre que je vois pour la première fois et qui n’attend que mes lèvres. Lorsque mes doigts s’enroulent autour de ce dernier, je sens Owen tressaillir et se rattraper à la paroi de la douche. Satisfaite, je dépose quelques baisers le long de sa verge avant d’y enrouler mes lèvres et de commencer des mouvements langoureux. Ses muscles se contractent à chaque va-et-vient et j’aime le sentir en moi de cette façon. Il bascule la tête en arrière alors que l’eau coule toujours le long de son dos. Il soupire de plaisir et plonge ses yeux dans les miens.

Au bout de quelques minutes, il gémit :

— Emma… je… je ne vais pas tenir, dit-il haletant alors que je le lèche, un sourire provocateur sur le visage.

Je n’ai pas l’intention de me dérober. J’ai envie de le faire jouir comme il l’a fait pour moi cet après-midi. Goûter ce que cet homme a à m’offrir et le voir totalement à ma merci l’espace d’un instant.

Agenouillée dans la douche, l’eau coulant sur nos peaux, je continue en gardant mes yeux plantés dans les siens. Je veux le voir se dérober sous moi autant que moi sous ses doigts. Il ne faut d’ailleurs pas longtemps pour que je le sente se crisper de nouveau.

— Emma…

Il me prévient, mais je ne compte pas m’arrêter. La surprise se lit sur son visage lorsqu’il me voit continuer, et, à bout de souffle, il finit par lâcher prise en moi. J’accepte, goûte et savoure cette part de lui alors qu’il reprend ses esprits. Sa respiration se calme, et il me tend la main pour m’aider à me relever. J’arrive à peine à sa hauteur qu’il m’embrasse à pleine bouche, beaucoup plus passionnément et plus ardemment qu’auparavant. Il ne devait pas s’attendre à autant d’audace de ma part, mais comme je l’ai dit, ce soir, je veux être moi-même. Une fille pas forcément parfaite et qui a elle aussi des envies et des désirs.

On finit par couper l’eau, et il m’enroule dans une large serviette en coton mauve. La chaleur et la douceur sont agréables et j’en profite pour admirer un peu plus Owen qui sort à son tour. Il est vraiment beau et surtout très bien foutu. Et même si j’ai totalement conscience que notre temps est compté et qu’il finira par repartir ou même se lasser et aller à la rencontre d’autres filles, en cet instant, il est à moi. Et rien que ça, ça me suffit.

— C’est censé être ton anniversaire… pas le mien, me dit-il en enroulant ses bras autour de moi alors que je profite de la vue depuis le salon.

— Et je ne pouvais pas rêver mieux… dis-je en souriant. Ma journée a été parfaite.

— Et elle est loin d’être terminée… me souffle-t-il dans l’oreille. Je n’ai pas l’intention de te laisser partir aussi facilement…

J’aime entendre ces paroles sortir de sa bouche. Ça peut paraître naïf, mais penser que je lui plais vraiment et que ce qu’il ressent pour moi va au-delà de l’aspect purement sexuel, me réchauffe le cœur. On reste quelques instants, l’un contre l’autre. Plongés dans le noir de la nuit, on se laisse bercer par le rythme de nos respirations.

Je sens ses mains remonter le long de mes cuisses sous la serviette, ce qui me fait frissonner. Je ne m’y attendais pas, mais c’est absolument délicieux. Je me mords la lèvre en pensant à ses doigts en train d’aller et venir en moi, ce qui me rend encore plus vulnérable. Complètement nue sous la serviette, il ne lui serait pas difficile d’atteindre mon entrejambe et de jouer ainsi avec moi.

J’inspire profondément à son contact en me laissant aller contre son torse, ma tête reposant dans le creux de son cou. Je bascule un peu plus lorsqu’il dépose une pluie de baisers le long de ma clavicule, passant parfois même délicatement sa langue par endroits, ce qui provoque des mini-décharges électriques dans tout mon corps. J’atteins quasiment des sommets lorsque son index et son majeur entrent enfin en moi.

Les yeux clos, la respiration irrégulière, je savoure encore une fois le bien qu’il me fait. Sa bouche se loge dans mon cou pour m’embrasser, me titiller le lobe de l’oreille alors que ses doigts continuent de faire des miracles en moi.

Mais j’en veux plus. Je veux le sentir en moi, lui, sans aucune barrière.

— Emma, gémit-il. Je… je te veux tout entière…

À ces mots, je me retourne brusquement pour l’embrasser fougueusement, comme pour répondre à son appel. Il m’attrape le visage entre ses mains pour répondre à mon geste et me soulève par les hanches pour me porter jusqu’à sa chambre où il me dépose sur le lit.

À cet instant, je sais que je ne peux plus faire machine arrière.

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