Secret Crush

Charlie Malone · Chapitre 25 sur 32

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Secret Crush

Chapitre 23

 

Emma

Assis dans le creux de ses jambes, mon dos appuyé contre son torse, je contemple silencieusement l’océan qui s’étend à perte de vue. La Lune nous éclaire suffisamment ce soir pour pouvoir en profiter. Le calme est incroyable, je me sens tellement bien que j’en oublie presque que je devrais être dans mon lit à côté de Zoey, à l’école, et que si on découvre que j’ai découché je ne donne pas cher de ma peau.

Mais, pour le moment, je m’en fiche. Je profite et j’aviserai une fois le problème venu. Suis-je dans le déni ? Totalement. En enroulant ses bras autour de moi, sa tête contre la mienne, Owen finit par me demander :

— À quoi tu penses ?

— À rien de vraiment important…

Il rapproche un peu plus sa tête jusqu’à la poser sur mon épaule.

— Je suis sûr au contraire que ça l’est…

J’inspire profondément, le regard rivé sur l’horizon dont on ne voit pas le bout, avant de soupirer.

— Je… je me demandais simplement ce qui se passerait si je ne rentrais pas… Si j’abandonnais tout, là, maintenant. Que j’arrêtais d’être cette fille, de faire ce que tout le monde attend de moi…

— Pourquoi tu ne le fais pas ? Tu pourrais, si vraiment tu en avais envie…

Je secoue la tête en soupirant. C’est à la fois mignon et surtout complètement naïf de croire que c’est possible. Si mon frère a réussi, c’est simplement parce que j’étais derrière pour assurer la relève. Mais qui le fera si je déserte à mon tour ? Mon père ne me laissera pas faire et m’enfermera à double tour dans ma chambre pour le reste de mes études s’il le faut. En fait, c’est surtout qu’il ne s’en remettrait pas et je ne peux pas lui faire ça. Et puis de toute façon, ce serait pour faire quoi ? Je ne suis pas comme mon frère qui a toujours su qu’il jouerait au basket et intégrerait une grande équipe grâce à son talent. J’ai souvent envié sa détermination à obtenir ce qu’il voulait, contrairement à moi qui n’ai jamais su où j’allais. Petite, j’avais des rêves, mais ils se sont envolés en même temps que mes espoirs de choisir ma propre voie. Depuis, je suis les directives que l’on m’impose sans vraiment savoir ce que je veux réellement.

Je ne réponds pas et me contente de relâcher ma tête en arrière, sur son épaule. Les étoiles parsèment le ciel, me rappelant que cet été m’appartient. Un été pour oublier la réalité d’une année. Et je compte bien en profiter.

Je tourne la tête vers Owen qui me regarde intensément. Mes yeux vont des siens à sa bouche, et je finis par m’asseoir à califourchon sur ses jambes. Ses mains se posent sur mes hanches et me procurent une douce sensation au creux des reins. En retrait de la ville, on entend quand même la musique des restaurants alentour et les jeunes gens rire aux éclats en rejoignant la côte, mais aucun de nous n’y prête attention.

Ses mains descendent sur mes fesses et me rapprochent un peu plus de lui. Je ne le lâche pas des yeux. La tension monte d’un cran, nos respirations accélèrent à mesure que nos entrejambes s’entrechoquent. Soudain, il se redresse pour capturer mes lèvres dans un baiser passionné auquel je réponds avec la même ferveur. Sa main droite remonte sur ma cuisse tandis que la gauche vient se placer sur ma joue.

Alors que ses doigts continuent leur avancée jusqu’à atteindre ma poitrine sous ma robe, je me détache de ses lèvres. J’attrape ma robe pour la retirer par le haut, me dévoilant ainsi en sous-vêtements sous son regard perçant. Je reviens déposer mes lèvres contre les siennes pour un baiser beaucoup plus ardent cette fois-ci. Il répond à mes attentes, ses mains se baladant sur mon corps dénudé et complètement à sa merci, même si dans le cas présent, c’est plutôt moi qui le domine…

Il retire son T-shirt pour me laisser contempler son torse tellement parfait, et sans que je ne m’y attende, il me fait basculer dans l’herbe. Je pousse un petit cri de surprise et ris avec lui alors qu’il s’aventure vers moi pour m’embrasser de nouveau. Il fait descendre sensuellement les bretelles de mon soutien-gorge avant de le dégrafer pour libérer ma petite poitrine, qu’il s’empresse d’attraper dans ses mains immenses pour y déposer mille baisers. Il aspire mon téton durci avant de le mordiller légèrement, ce qui me fait un effet dingue. Je me cambre sans vraiment m’en rendre compte et mon souffle se fait plus rauque. Mon corps réagit immédiatement à chacune de ses caresses, provoquant des frissons et des picotements sur ma peau déjà en feu. Mon clitoris pulse tellement fort que c’en est presque insupportable.

Je veux le sentir en moi, tout de suite.

Visiblement amusé de me voir excitée comme ça, son index vient frotter en douceur ma culotte, ce qui rend le tout encore plus insoutenable, jusqu’à ce qu’il écarte le tissu pour glisser un doigt en moi.

— Owen…

Je gémis alors qu’il fait quelques va-et-vient lents pour faire monter encore plus ma température corporelle, que je pensais déjà à son maximum.

Cette envie de lui qui grandit de plus en plus en moi me rend complément folle. Je me décide à prendre les commandes au risque de jouir avant même de l’avoir senti s’introduire en moi. D’un mouvement inattendu, je retourne la situation à mon avantage en me positionnant sur lui de nouveau, ce qui semble le réjouir. Mes mains viennent déboutonner son short en jean, avant de le faire glisser le long de ses cuisses.

— Tu es bien impatiente… me dit-il, un sourire en coin.

Ça c’est clair. Je ne tiendrai pas longtemps s’il continue à se jouer de moi de cette façon. Mes doigts viennent à leur tour se glisser dans son caleçon pour sentir toute son excitation.

— J’ai comme l’impression que tu l’es pas mal non plus… dis-je en le prenant à pleines mains, ce qui le fait tressauter et grogner.

Fière de moi, je commence des mouvements de bas en haut pour lui montrer tout le pouvoir que je peux moi aussi exercer sur lui. Quelques minutes plus tard, à bout, il m’attrape la main pour me stopper dans ma lancée en serrant sa mâchoire carrée. D’un geste, il sort un préservatif de son portefeuille avant de se positionner au-dessus de moi. Il déroule le plastique le long de son membre en gardant ses yeux rivés sur les miens. Une fois cela fait, il m’embrasse et me pénètre doucement.

Cette sensation est juste exquise. J’ai l’impression d’avoir attendu ce moment toute la journée. Je soupire de plaisir alors qu’il entre entièrement en moi, sentant petit à petit ses mouvements s’accentuer. Je retiens difficilement mes gémissements qu’il fait taire en m’embrassant. Sur le moment, je me fiche que l’on nous surprenne dans cette position. Le plaisir est bien plus important que la gêne. Tout ce qui m’importe, c’est qu’il continue, encore et encore, de m’emporter au septième ciel avec lui.

J’agrippe ses cheveux de ma main droite, tandis que ma gauche griffe son dos alors que je suis sur le point de jouir. Je finis par laisser mon corps succomber en entrouvrant la bouche pour prononcer son prénom.

— Owen…

Il ne lui en faut pas plus pour venir à son tour. Ses muscles se contractent et font ressortir les veines de son cou. Le voir comme ça, c’est tout simplement jouissif.

Son front vient s’appuyer contre le mien quelques instants, le temps de reprendre notre souffle. Il finit par glisser à côté de moi, ses yeux rivés dans les miens sans rien dire. Il n’y a rien à dire de toute façon. Du moins, de mon côté, tout était absolument parfait et bien mieux que ce que l’on peut imaginer. La première fois, hier soir, était déjà sensationnelle, mais aujourd’hui c’était différent, plus intense.

Complètement nus, on prend conscience que nous ne sommes pas dans une chambre mais en pleine nature, alors on se rhabille rapidement avant de venir de nouveau se blottir l’un contre l’autre.

— Je crois que Juliette est en train de tomber amoureuse de Roméo…

Mon cœur s’emballe d’avoir prononcé ces mots à haute voix. Même si c’est la vérité et que c’est réciproque, aucun avenir ne nous attend ensemble, et notre temps imparti sera bientôt terminé…

— Et je crois que Roméo est tombé amoureux de Juliette dès le premier regard…

Je ne sais pas si cette révélation doit me faire plaisir ou me faire mal. Aimer c’est beau, mais comment arriver à ne pas souffrir quand on connaît l’issue ?

Il resserre son étreinte, et je me laisse aller dans ses bras.

— Malheureusement, à l’image de ces deux amants, notre amour est impossible au-delà de ces moments volés… je soupire en cherchant du réconfort dans les étoiles.

Je ne sais pas combien de temps on reste tous les deux silencieusement assis contre ce rocher. Le calme a remplacé la musique et les passants se font très rares. J’aimerais ne jamais repartir, rester dans ses bras toute ma vie.

— Reste avec moi cette nuit, me demande-t-il. Je te raccompagnerai demain à l’aube à ton école.

Je souris, parce que même si je sais que ce n’est pas raisonnable et que c’est prendre un énième risque supplémentaire, je ne peux pas me résoudre à le quitter. Je hoche donc la tête en guise de réponse. On finit par se redresser et prendre la route de Waterway et du Airbnb. J’envoie un message à Zoey pour la prévenir et constate qu’il est déjà plus de 2 heures du matin lorsqu’on arrive chez lui.

— Ah, Owen ! On ne t’attendait plus dis donc ! s’exclame l’un de ses amis alors qu’on rentre dans l’appartement.

Je me cache discrètement derrière lui, pas très à l’aise.

— Et en plus, il n’est pas seul ! renchérit un deuxième.

Je les reconnais bien pour les avoir vus de près ce matin avant l’arrivée surprise de mon père.

— Ouais, d’ailleurs, on va aller se coucher, alors ne faites pas trop de bruit, déclare Owen en me prenant la main pour passer devant eux et rejoindre sa chambre.

Je les salue d’un signe de main qu’ils me rendent avec un large sourire amusé, ce qui me fait rire intérieurement. Ils n’ont pas l’air méchants, ce sont juste des mecs qui sont là pour profiter.

— Excuse-les, ils peuvent se montrer un peu lourds parfois, me dit Owen alors qu’il referme la porte.

— Non, ça ne fait rien. Ils ont l’air sympas.

Je me dirige dans la salle de bains pour prendre une bonne douche après cette journée éprouvante. L’eau chaude glisse sur ma peau comme si c’étaient les doigts de Owen. J’aime ce qu’il provoque en moi, à tous les niveaux. Autant sexuellement qu’intellectuellement.

Une serviette enroulée autour de mon corps, je finis par sortir pour le rejoindre. Il est assis sur son lit à pianoter sur son téléphone. Alors que je fais un pas dans la chambre, il tourne immédiatement le regard vers moi en me souriant. Je lui demande timidement :

— Tu aurais un T-shirt à me prêter ?

Son sourire s’accentue. Il me rejoint, me surplombe de toute sa hauteur et s’exclame :

— C’est dingue comment tu peux être à la fois joueuse et entreprenante, mais aussi timide et craintive.

Je me sens petite face à lui, comme insignifiante. Je suis obligée de relever la tête pour lui faire face. Il attrape un T-shirt dans son sac et me le tend avant de m’embrasser et de se diriger à son tour vers la salle de bains.

Totalement épuisée, je m’écroule sur le lit, ivre de tant d’émotions.

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