Sombres Supplices (French Edition)

Célia Barrachina · Chapitre 3 sur 20

Pages du PDF

Sombres Supplices (French Edition)

Les visites du personnel médical rythmèrent ma…

2

 

 

Les visites du personnel médical rythmèrent ma journée suivante, ainsi que mes siestes intempestives. Elles me permettaient de faire des pauses dans les téléfilms de Noël. C’était comme si absolument toutes les chaînes dont disposait l’hôpital ne diffusaient que cela. La seule autre option, c’était les informations. Entre la peste et le choléra, j’avais choisi les niaiseries de Noël.

Le médecin avait réduit mes dosages d’antidouleurs, et j’avais un peu peur de découvrir la réelle étendue des dégâts que l’accident de voiture m’avait causés. Je bougeais le moins possible pour retarder au maximum l’inévitable. Le kinésithérapeute m’avait montré comment mobiliser tout mon bras, à l’exception de l’épaule, plusieurs fois dans la journée. Je craignais que cela soit trop éprouvant et me limitais donc aux doigts et au poignet lorsque je réalisais mes exercices.

Vers 15 heures, Olivia passa me faire un petit coucou.

— Tu sais que regarder ces trucs-là toute la journée risque de laisser des séquelles irréversibles ?

Un poing sur sa hanche, elle fixait l’écran de télé avec un air de dégoût.

— Tu n’es là que depuis quelques minutes à peine, alors ne te plains pas ! Moi, je dois encore rester là un jour ou deux…

— Ma pauvre !

Elle passa avec moi tout le créneau de visite autorisé, à parler de tout et de rien. À aucun moment le sujet de l’accident ne fut abordé, ni celui de mon travail. Toutefois, à plusieurs reprises, certains mots qu’elle employait me remémoraient la proposition d’Azraël. J’aurais aimé pouvoir en discuter avec elle, lui demander son avis. Mais cela m’était impossible. Je devais conserver le secret. Cela la gardait en sécurité, loin des dangers que pouvaient représenter les vampires.

Elle m’aida à me relever pour aller aux WC avant de partir, et mes côtes me causèrent un mal de chien. La douleur avait fini par se réveiller sur ce mouvement, et elle le faisait savoir. Chaque respiration se transformait en une épreuve plus difficile que la précédente. Si cela continuait à s’aggraver, je me fis la réflexion que je ne tiendrais jamais le coup.

— Je fais un crochet par le bureau des infirmières, leur dire que tu souffres beaucoup trop, me dit-elle alors que je gémissais en m’allongeant à nouveau dans mon lit. J’aurais aimé ne pas te laisser toute seule… J’essaie de passer te voir demain après le boulot. Courage !

Une infirmière aux courts cheveux bruns vint me rendre visite grâce à l’intervention d’Olivia. Elle m’examina en détail, palpant mes côtes. Chacun de ses gestes me faisait geindre.

— On a peut-être baissé un peu trop le dosage. J’ajuste ça tout de suite.

Vers 22 heures, la porte de ma chambre s’ouvrit tout doucement. Le personnel ne s’embêtait pas avec ce genre de délicatesse. Je devinai instantanément que c’était Azraël.

— Comment tu fais pour venir en dehors des heures de visite ? lui demandai-je.

— Je suis plein de ressources, ne t’en fais pas ! Comment tu vas aujourd’hui ?

— Quand ils enlèvent les médicaments, j’ai super mal, alors ils remettent des médicaments différents, si j’ai bien compris. Tu crois que je vais finir complètement droguée ?

— Ne dis pas de bêtises, ils savent ce qu’ils font !

Je haussai l’épaule droite. Il avait probablement raison.

— Tu crois que ça va durer combien de temps ?

— De quoi ?

— Mon état.

— Tu as toujours guéri vite, non ? Donc moins longtemps que pour les autres gens.

— Ce n’est pas une vraie réponse, ça !

J’étais à l’hôpital, blessée, depuis à peine plus de 24 heures, et j’en avais déjà plus que marre. Je détestais être scrutée en permanence par le personnel, ne pas pouvoir aller prendre de douche quand je le souhaitais, ni bouger sans gémir. De colère, je me saisis de la télécommande et coupai le poste. Je ne saurais donc jamais si tous ces petits chiots trouveraient des familles d’accueil avant Noël… C’était terrible !

— Tu sais que ça peut s’arrêter immédiatement, si tu veux ? me proposa Azraël.

— Ne me tente pas !

Il faisait allusion au pouvoir de guérison du sang vampirique. S’il m’en donnait, même un tout petit peu, je me rétablirais beaucoup plus vite.

— Moi, je ne fais que proposer !

Bien qu’il ait levé les deux mains en signe d’innocence, je savais que sa proposition était plus que sérieuse.

— Tu imagines la tête des médecins si demain matin, ils me retrouvent sur pieds, en pleine forme, comme si de rien n’était ?

Je partis dans un éclat de rire incontrôlable. La douleur que cela déclencha frôla la limite du supportable, sans la dépasser grâce aux médicaments. Malgré cela, je n’arrivais pas à me calmer. Je visualisais le personnel de l’hôpital en train de défiler pour étudier celle qui avait réussi à guérir de ses fractures en quelques heures à peine. Je voyais leurs yeux exorbités. J’entendais leurs applaudissements face à un miracle. Je pleurais en réponse au millier d’épines qui se plantaient dans mon thorax à chaque mouvement de mes côtes.

— Tu sais que si je te donne juste quelques gouttes, ça va accélérer ta récupération et réduire ta douleur, et ils te laisseront probablement partir plus vite ?

Quand j’avais questionné le médecin un peu plus tôt, elle m’avait dit ignorer combien de temps ils allaient devoir me garder. Elle avait parlé d’ajuster les dosages d’antidouleurs, et je n’avais pas tout compris. Je savais seulement que cette nuit ne serait pas ma dernière à l’hôpital, mais si la suivante pouvait l’être, cela ne serait pas si mal.

— Tu es sûr que ça passera inaperçu ? demandai-je, curieuse et intéressée.

Azraël haussa les épaules avant de me tendre un mouchoir pour que j’essuie mes larmes.

— Tu crois qu’ils vont penser quoi ? Qu’un vampire t’a donné un peu de son sang à boire pour t’aider à récupérer ?

Cela paraissait effectivement assez improbable, mais je me montrais tout de même un peu frileuse. Je ne voulais pas que cela produise l’effet inverse et qu’ils souhaitent me garder plus longtemps en observation. Je pris un moment pour peser le pour et le contre. Finalement, le choix n’était pas si compliqué quand je mis dans la balance ma difficulté actuelle à respirer sans avoir mal.

— Alors d’accord ! Si la douleur pouvait diminuer assez pour qu’ils m’enlèvent la perfusion, ce serait vraiment chouette…

Azraël sourit et se leva du fauteuil. Il contourna le lit pour atteindre la petite table roulante sur laquelle était posée la carafe. Il remplit un gobelet pendant que son visage se métamorphosait. Malgré la mauvaise lumière de la chambre, je vis ses yeux devenir intégralement noirs, et sa mâchoire s’avancer pour se dilater. Les deux crocs caractéristiques de son espèce pointèrent et il appuya son index contre l’un d’eux avant de le presser au-dessus du verre d’eau.

Il compta ainsi trois gouttes, à haute voix, avant de mettre son doigt dans sa bouche comme s’il s’était coupé avec une feuille de papier. Son visage retrouva doucement son apparence habituelle et il me tendit le gobelet.

— Pourquoi s’embêter avec le verre ?

— C’est pour mieux doser la quantité.

Cette explication me suffit et j’avalai le mélange. Je ne détectai aucun effet immédiat. La dernière fois qu’il avait dû me donner de son sang, je m’étais sentie euphorique, comme quand on a un peu trop bu. Azraël m’avait dit que c’était courant.

— Je ne sens rien, fis-je remarquer.

— C’est normal, à cette dose. Le but est que l’effet soit discret ! Repose-toi, maintenant.

Je me détendis contre les oreillers et sentis le sommeil arriver.

La matinée suivante fut animée. Une infirmière avait constaté une anomalie sur ma perfusion et réalisé que je n’avais pas reçu de médicaments depuis un moment. Je me demandai si Azraël avait manigancé cette supercherie, ou s’il s’agissait d’un pur hasard.

— Je n’ai pas l’impression d’avoir mal, pourtant.

Elle alla chercher un médecin pour décider de la marche à suivre. Je m’attendais à voir le Dr Harper, mais un homme vint à sa place. Il devait avoir une cinquantaine d’années. Ses tempes grisonnantes contrastaient avec ses cheveux noirs et il paraissait amusé.

— Alors comme ça, on vous a enlevé vos médicaments et vous n’avez rien senti ?

— Il faut croire que mon état s’améliore…

— Laissez-moi voir ça.

Il m’examina et palpa mes côtes délicatement. La douleur n’avait pas totalement disparu. Elle se réveillait à chaque pression de ses doigts.

— Vous pouvez vous lever et faire quelques pas ?

Je m’exécutai, prenant appui sur la perche de ma perfusion. J’étais probablement capable de marcher sans elle, mais cela me rassurait. Je revins vers le lit et grimpai péniblement dessus à l’aide de mon seul bras valide.

— On dirait bien qu’on va pouvoir vous donner des cachets et que vous allez sortir bientôt !

— Bientôt comment ?

— Si vous tenez la journée comme ça, pourquoi pas demain ?

Cette phrase me mit tellement en joie que j’eus l’impression que mon cœur tentait de s’enfuir de ma poitrine.

— Demain ? Ça serait…

— Je comprends que cela puisse vous faire peur de vous retrouver seule dans cet état, mais…

— Oh, non ! Je suis ravie de partir ! m’exclamai-je en lui coupant la parole.

— On ne prend pas soin de vous correctement ici ? me demanda le médecin en haussant un sourcil.

— Si je vois encore le moindre film de Noël, je crois que je me jette par la fenêtre !

L’homme sourit et hocha la tête. J’avais l’impression qu’il comprenait ma peine.

— Essayez de tenir encore la journée, s’il vous plaît. Ce genre d’accident ne ferait pas bonne presse à l’hôpital !

Il se moquait ouvertement de moi ! Je lui rendis son sourire et il sortit.

Une infirmière le remplaça pour me retirer la perfusion, insistant sur le fait que je ne devais pas hésiter à appuyer sur le bouton d’appel si la douleur était intenable. Elle me donnerait des cachets supplémentaires.

Comme je n’avais pas envie d’allumer cette maudite télé, j’en profitai pour lui demander où je pouvais trouver mes affaires personnelles. Elles étaient rangées dans le placard mural.

Après quelques instants d’appréhension, je pris mon courage à deux mains et sortis du lit. La perche à perfusion n’était plus là, et j’allais devoir marcher jusqu’à l’armoire sans elle. Le manque d’exercice de ces deux derniers jours me donnait l’impression que mes jambes étaient faibles, mais je réussis à atteindre mon objectif sans m’écrouler. Je me saisis du sachet en plastique et revins m’installer confortablement dans mon lit pour l’ouvrir. J’étais vraiment ravie de ne pas être tombée. Cela aurait été humiliant de devoir appeler des secours, allongée de tout mon long sur le linoléum gris de la chambre.

Mes vêtements avaient été pliés avec soin, mais il n’y avait pas grand-chose d’autre. Mon sauveur n’avait pas pensé à récupérer mon sac à main sur le siège passager. D’ailleurs, maintenant que j’y songeais, je n’avais pas la moindre idée de qui m’avait repêchée. J’aurais aimé savoir qui c’était pour pouvoir le remercier. Après tout, il m’avait sauvé la vie ! Le contenu de mes poches avait été glissé dans une enveloppe. Quelques pièces, et surtout ce que je recherchais : mon téléphone.

Je préférais encore jouer à un jeu idiot plutôt que de subir un énième film niais. J’essayai de l’allumer sans succès. J’espérais que la batterie était tout simplement à plat, mais mon instinct me chuchotait que ce genre d’appareils n’appréciait pas beaucoup l’eau.

Frustrée, je remis le téléphone dans le sac et le lançai au pied du lit. Je savais que je me montrais impatiente, mais je n’aimais pas l’idée de rester un jour de plus ici.

Vers midi, le médecin repassa voir comment j’allais.

— Je vois que ça ne va pas. Qu’est-ce qui vous arrive ?

— Je m’ennuie, marmonnai-je alors qu’il palpait mes côtes.

Il appuya plus fort à un endroit et je gémis en tentant de reculer pour soulager sa pression.

— Ne vous inquiétez pas, demain vous serez chez vous ! Je crois qu’on a des vieux magazines qui traînent en salle de repos…

Il revint une quinzaine de minutes plus tard m’apporter un peu de lecture. Je l’accueillis comme le messie tant cela me fit plaisir.

— Merci beaucoup !

— Je ne pouvais pas laisser une patiente souffrir autant, dit-il en désignant l’écran de télé éteint d’un geste du pouce.

Je pris un moment pour étudier le trésor qu’il m’avait amené. Trois magazines féminins parlaient des meilleures astuces minceur pour être au top en maillot de bain pour l’été, et un vieux numéro du National Geographic promettait de me révéler tous les mystères de l’Égypte antique. Je décidai de feuilleter ce dernier. La plage, ça n’a jamais été mon truc.

Quand Olivia frappa à la porte en fin de journée, je n’avais pas vu l’après-midi passer.

— Comment ça va ?

— Ils m’ont enlevé les médicaments, et je devrais pouvoir sortir demain !

— C’est une super nouvelle ça ! me félicita-t-elle en se laissant tomber dans le fauteuil. Et tu crois que ça va aller toute seule ?

Je savais parfaitement que si je lui demandais un coup de main, elle viendrait habiter chez moi quelque temps pour me faciliter la vie. Toutefois, je comptais sur Azraël pour me redonner du sang et accélérer ma guérison dès que j’aurais mis un orteil dehors. Elle ne pouvait donc pas être mêlée à tout ça.

— Le médecin a dit qu’il était important que je mobilise mon corps le plus possible malgré la douleur… Une immobilisation trop longue serait plutôt mauvaise…

Elle tourna la tête vers moi et je vis un peu de doute dans ses yeux sombres alors que je balbutiais et m’enlisais dans mon histoire. Elle savait que je lui mentais sur les raisons de sa mise à l’écart.

— Je vois… T’as déjà demandé à Jack, c’est ça ?

Jack ? Qu’est-ce qu’il venait faire là-dedans, lui ? Mince ! Je ne l’avais même pas prévenu ! Il était supposé être mon petit-ami, après tout… Enfin, quand je n’étais pas trop débordée. Je devais avouer que j’utilisais régulièrement l’excuse de mon emploi du temps chargé pour annuler nos rendez-vous.

— Je…

— Ne me dis pas que tu ne lui as rien dit, quand même ?

— Je n’ai plus de batterie !

C’était tout ce que j’avais trouvé à rétorquer pour ma défense. Olivia me regarda avec un air de reproche avant de fouiller dans son sac.

— Et voilà ! Je savais bien que j’avais un chargeur là-dedans. Mais tu sais qu’il est possible que ton téléphone soit mort ?

Olivia s’affaira à brancher mon portable pendant que je me demandais ce que j’allais bien pouvoir dire à Jack.

Nous étions sortis ensemble trois ou quatre fois. Je l’avais rencontré sur la scène de crime pendant l’enquête sur la disparition de Benjamin Cruise. Il était inspecteur de police, beau garçon, et très attentionné. Peut-être un peu trop à mon goût…

— Il ne réagit pas… Tu vas devoir t’en acheter un autre ! Par contre, ta puce n’a pas l’air endommagée, donc tu ne devrais pas avoir perdu grand-chose.

— Merci Oli.

— Tu veux que je te prête mon téléphone pour que tu l’appelles ?

— Il est flic. S’il s’inquiète de ma disparition, il sait comment me trouver, je pense.

— Je me trompe, ou tu n’es pas très investie dans cette relation ?

Un sourcil accusateur levé, elle me fixait et attendait visiblement une explication.

— Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?

Je tentai de hausser les épaules, mais n’y parvins qu’à moitié. Mon visage se tordit sous le coup de la douleur.

— Ça va aller ? Tu veux que j’aille chercher quelqu’un ?

Olivia avait bondi vers moi quand j’avais grimacé. Je respirais rapidement par le nez.

— Ça va ! Ça va !

Avant que j’aie fini de parler, elle m’avait prise dans ses bras, sans ménagement. J’eus l’impression que mes côtes essayaient de se planter dans mes poumons.

— J’ai eu si peur, sanglota-t-elle.

— Je vais bien, la rassurai-je. Mais là, tu me fais très mal.

Elle se retira vivement en s’excusant avant d’éclater de rire.

— Je m’inquiète pour toi, et après, je viens te broyer les os ! Je suis désolée !

Je n’eus pas le temps de répondre quoi que ce soit. Le médecin entra dans la pièce.

— Il est l’heure de faire un dernier bilan pour voir si nous pouvons vous laisser retourner à une vie normale !

Je hochai la tête et Olivia me fit promettre de l’appeler une fois rentrée chez moi.

— Ne t’en fais pas !

Le médecin procéda à ses examens, et après avoir jugé que tout était satisfaisant m’apporta les papiers pour ma sortie. Je signai une quantité folle de formulaires et l’infirmière qui passa les récupérer m’expliqua que je ne pourrais quitter l’hôpital qu’à partir de 10 heures.

Il ne me restait donc plus que quelques heures à patienter…

— Est-ce que vous avez des questions ?

Je pris un moment pour réfléchir. D’un point de vue médical, tout était parfaitement clair. Je gardai pour moi mes interrogations concernant mes frais d’hospitalisation. Je me doutais que ce n’était pas avec elle que je devais aborder le sujet. Ce n’était pas son métier, et il était inutile de lui faire perdre du temps. Toutefois, avant qu’elle parte, je souhaitais lui poser une question supplémentaire. J’ignorais si elle pourrait me fournir une réponse, ou même ce que cela changerait, mais je savais que je le regretterais si je ne faisais rien.

— On m’a dit que quelqu’un m’avait sortie de l’eau. Vous croyez que je peux avoir son nom ?

Elle prit un instant pour réfléchir.

— Je peux voir sur votre rapport d’admission si on a cette info. Peut-être que les pompiers sauront, sinon… Je vais voir ce que je peux faire.

— Merci beaucoup.

Après tout, quelqu’un m’avait sauvée, je pourrais peut-être tenter de le retrouver pour le remercier. Mais comment faire ? Des chocolats ou des fleurs me paraissaient ridicules.

Une grosse demi-heure plus tard, l’infirmière repassa dans ma chambre.

— Il est noté sur le rapport des pompiers que cette personne a souhaité rester anonyme. La seule chose qui est précisée, c’est que c’était un homme. C’est tout…

— C’est gentil de vous être renseignée.

La jeune femme hocha la tête avant de disparaître.

Si je le voulais vraiment, je pourrais remonter sa piste et arriver à le retrouver, c’était mon métier, mais il avait souhaité garder l’anonymat. C’était sa décision et je me devais de la respecter. Ce mystère resterait donc irrésolu, et j’essaierai de vivre avec.

Je me rallongeai dans les coussins. Je devais tenter de dormir. La journée qui m’attendait le lendemain risquait d’être mouvementée, et je devais recharger mes batteries pour pouvoir y faire face.

OceanofPDF.com