Briefe an Ludwig Tieck, Erster Band
Kapitel II
Combien je regrette de ne pouvoir savourer, à mon aise, tout se que font et disent tous ces personnages que vous savez nous rendre si intéressants! J’éspère y revenir.
Veuillez agréer l’hommage de ma gratitude et de ma bien vive et sincère admiration.
Votre très humble et
très-dévoué serviteur,
A d . S t . A u b i n.
P. S. C. Quant au projet théâtral...... j’attendrai que vous daigniez me faire connaître s’il y a possibilité de le mettre à exécution, et si je dois me rendre à Dresde pour cela. Je sais qu’ une solution prompte et positive doit être difficile à obtenir dans une affaire de cette importance; cependant ce serait le cas de profiter de la crise dans laquelle je me trouve placé. Si j’avais quelque garantie je romprais mon contrat; je le pourrais peut-être, en ce moment. Le pourrais-je plus tard?.... je vais attendre.
Behren Strasse 57 à Berlin.
II.
B e r l i n, 24. Août 1840.
M o n s i e u r,
Mr. de Villers qui a bien voulu se charger de s’informer auprès de vous, des dispositions premières de Monsieur de Lüttichau, m’écrit, en ce moment, que „le projet obtiendrait l’assentiment de Mr. le Comte, si la base et les conditions en étaient différentes.“
J’écris aujourd’ hui même à Mr. de Lüttichau; et je le prie de me faire connaître bientôt les diverses modifications, et les conditions auxquelles, il lui conviendrait d’avoir à Dresde, un bon théâtre-français.
Je suis si désireux de quitter le triste séjour de Berlin, ainsi que mon gracieux Directeur; que je ferai tous mes efforts pour concilier mon désir à cet égard, avec les charges très-onereuses, mais inexorables, d’une troupe à l’etranger.