Boss hors contrat
Chapitre 11
Eneko
Je suis resté deux heures au bar de l’hôtel à siroter deux whiskys. Deux heures, deux whiskys et deux jeunes femmes… Oui, deux jeunes femmes m’ont abordé, mais je les ai éconduites. Quelques semaines plus tôt, je les aurais ramenées dans ma chambre. Mais là, je n’en avais pas envie. Léonie… Elle me hante et je ne sais pas quoi en penser. C’est bien la première fois que je me comporte de la sorte. Pourtant, elle m’a énervé avec ses questions et ses insinuations. Pourquoi lui avoir offert de la lingerie ? Même moi, je n’ai pas les réponses. J’ai juste pensé lui faire plaisir et par la même occasion en profiter. C’était la première fois que j’offrais un cadeau à une femme, mis à part un resto ou un orgasme. La première fois et la dernière fois ! Je finis cul sec ma boisson ambrée, règle l’addition et retourne au penthouse. Je me déchausse à l’entrée, retire mon tee-shirt que je laisse tomber sur le chemin et fais de même avec mon pantalon. Vêtu de mon seul boxer, j’arrive sur le seuil de ma chambre et mon cœur s’arrête net. Léonie s’est endormie sur le lit et – vision délicieuse – elle porte une parure de lingerie noire que je lui ai offerte.
Bordel de merde !
Mon sexe se réveille instantanément et je sens une petite décharge en plein cœur, mais je la repousse rapidement. Cette femme est tellement exquise, et le pire, c’est qu’elle n’en a pas conscience. Si je pouvais retrouver son connard d’ex qui lui a fait tant de mal et lui administrer une rouste, je le ferais avec beaucoup de plaisir ! Je me mords la lèvre et laisse mon regard vagabonder sur ses courbes délicieuses mises en valeur par le tissu noir. J’éprouve une furieuse envie de me fondre en elle et, en même temps, j’ai des remords de devoir la réveiller pour ça. Léonie remue légèrement dans son sommeil tout en laissant échapper un léger gémissement.
OK ! Elle dormira plus tard !
Je repars en silence dans la cuisine et prépare un plateau. Je le dépose discrètement sur la table de chevet, puis passe mes doigts sur le bras de Léonie. Cette dernière gémit légèrement, papillonne des paupières avant de plonger un regard ensommeillé sur moi. Nous échangeons un tendre sourire et je laisse la pulpe de mes doigts caresser sa joue à la peau douce.
– Je suis désolé.
– Je suis désolée.
Nous nous sommes excusés en même temps et cela ne fait qu’agrandir notre sourire. J’appuie sur le bouton « play » d’une appli de musique que j’ai programmée avant de rentrer dans la chambre. « Set Me on Fire » d’Estelle envahit la pièce. Je me penche vers elle et capture ses lèvres dont je raffole. Je me délecte de son goût unique que j’aime tant, puis m’allonge sur elle afin d’approfondir notre baiser.
– Tu me fais toujours confiance ? demandé-je en murmurant.
– Oui, répond-elle sans aucune hésitation, la voix encore un peu endormie.
J’apprécie à nouveau sa réponse spontanée. J’attrape une cravate et m’avance vers Léonie sous son regard intense. Ses prunelles se chargent de désir et elle vient effleurer sa lèvre inférieure de sa langue. Je bande ses yeux avec le morceau de tissu, puis place un oreiller sous ses fesses. Je prends mon temps et dépose des baisers au creux de son cou, le long de sa gorge, ce qui lui provoque des frissons qui se répercutent dans mon corps. J’aime tellement qu’elle soit si réceptive, alors qu’elle se pensait frigide. Je retire son carcan de dentelle, puis lèche le pourtour de chacun de ses seins avant de prendre entre mes dents tour à tour ses tétons durcis. Léonie gémit, se cambre, fait tressaillir mon sexe en érection. Je hume son parfum de pomme, parcours son grain de peau et explore son corps millimètre par millimètre. Je tends le bras, attrape un glaçon que je place dans ma bouche, le suce, puis le repose. Je repars à l’assaut de ses mamelons et pose le bout de ma langue contre l’un d’eux. Je sens Léonie frémir de tout son corps sous cette caresse froide. Je souris tout contre sa poitrine, puis me redresse afin de m’attaquer au deuxième. Elle s’arc-boute, tremble. Je reprends le glaçon dans ma bouche et cette fois-ci je le garde. Je caresse ses aréoles avec, avant de descendre le long de son buste jusqu’à son pubis. Je tire d’un coup sec sur sa culotte qui se déchire. Elle proteste, mais je la fais taire en déposant la glace sur son clitoris. Le cube fond à vue d’œil tandis que Léonie gémit et frissonne de plaisir. Elle passe ses mains à l’arrière de ma tête, mais je les repousse et l’oblige à les bloquer sous ses fesses. Elle grogne et mord sa lèvre. Et la vision de cette femme à ma merci, se donnant totalement à moi, me fait bander un peu plus encore.
– Eneko… murmure-t-elle, la voix enrouée par le désir.
– Patience, ma belle.
En réponse, elle pousse un grognement impatient qui me fait sourire. Une fois le glaçon liquéfié, je me redresse légèrement et avale de grandes gorgées de thé brûlant. Je retrouve ensuite ma place entre ses cuisses. J’appose ma langue sur l’endroit le plus sensible de son anatomie, elle se cambre avant de pousser un gémissement. Ses jambes se tendent, elle relève les fesses et je la lape sans interruption, puis mes doigts se joignent à la danse et la pénètrent.
– Oh. Mon. Dieu… soupire-t-elle.
Son corps tremble et je sais qu’elle est au bord du précipice. Elle ne tarde d’ailleurs pas à libérer un cri de jouissance qui résonne dans toute la pièce. Je m’allonge contre elle pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits. Je dessine des arabesques sur son ventre jusqu’à ce que ses soubresauts cessent. Je dépose un doux baiser contre son épaule, puis retire la cravate qui lui obstruait jusqu’à présent la vue. Léo cligne plusieurs fois des yeux avant de plonger son regard dans le mien. Ses joues sont rosies, ses lèvres sont rouges de nos baisers. Je plaque ma paume contre sa joue et ne résiste pas encore une fois au goût de ses lèvres.
– Le programme t’a plu ?
– Mmmh… Je ne sais pas trop… dit-elle d’une voix taquine.
– Peste ! ris-je.
Je lui mordille la peau fine au creux de son cou avant de me lever. Je retire mon boxer sous le regard sensuel de Léonie qui n’en loupe pas une miette. J’attrape une capote, mais elle me l’arrache des mains.
– Laisse-moi faire, m’indique-t-elle en se redressant.
Oh, putain !
Elle déchire avec ses dents l’emballage argenté, puis s’agenouille sur le lit, devant moi. Et cette vision est divine ! Léonie n’a clairement pas besoin de moi pour apprendre l’art de la sensualité. Découvrir qu’elle n’est pas frigide semble l’avoir transformée.
Mon sexe fait une embardée juste avant qu’elle ne le saisisse. Elle lui prodigue de légères caresses de haut en bas. Je ferme les yeux afin de me concentrer et de ne pas éjaculer comme un puceau. Je repousse rapidement sa main, car je veux être en elle. Léonie comprend et déroule le latex sur mon sexe bandé à l’extrême. Alors, je me penche sur elle, plante mes dents dans sa lèvre inférieure et tire légèrement dessus, ce qui la fait gémir. De mon corps, je la fais s’allonger, puis me positionne sur elle, avant-bras tendus afin de ne pas lui faire porter tout mon poids. Automatiquement, elle vient m’enserrer la taille de ses jambes et passe une main entre nos corps afin de diriger mon sexe en elle. Je suis surpris par son initiative, mais ça me plaît énormément. Ça prouve qu’elle est totalement en confiance avec moi. Je plonge en elle et la pénètre lentement. Extrêmement lentement. C’est frustrant pour tous les deux. Mon sexe est en feu, mes reins me supplient d’accélérer la cadence.
– Sadique… souffle-t-elle.
Je stoppe un court instant mes mouvements du bassin et ancre mon regard au sien. Quelques mèches de cheveux sont collées sur son front transpirant, ses joues sont rouges et ses iris brillent d’excitation et de plaisir. Elle est tellement belle, putain !
– Eneko… soupire-t-elle.
– Tu veux quoi ?
Je sais très bien qu’elle a besoin de plus. Qu’elle en veut plus, mais j’aime tellement la pousser tout au bord du gouffre… En réponse, elle grogne et colle encore plus son bassin au mien, alors je lui administre un coup de reins puissant. Un seul. J’affiche un air arrogant, par jeu et aussi parce que je veux lui montrer que je mène la danse.
– C’est ça que tu veux ?
Léonie me fusille du regard avant d’avancer son buste vers moi et de mordre dans ma lèvre inférieure.
Tigresse…
J’abats ma bouche contre la sienne, sans pour autant reprendre mes coups de boutoir. Nos dents s’entrechoquent, nos langues se cherchent, se repoussent et se cajolent. Et lorsque Léonie passe ses mains derrière ma nuque et resserre ses parois intimes autour de mon membre, je ne tiens plus et lui donne ce qu’elle veut. Ce que je veux. La frustration mêlée à la passion et à ce feu incandescent nous emmène dans une délicieuse extase. Je cueille sa jouissance sur le bout de mes lèvres et l’étreins fermement. Un profond bien-être s’empare de moi. Je n’ai jamais éprouvé cette plénitude et cette quiétude avant ce soir. Avant elle.
Merde… Elle me fait trop d’effet…
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