Captifs de l’amour: Beauté captive, tome 3

Charmaine Pauls · Chapitre 27 sur 27

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Captifs de l’amour: Beauté captive, tome 3

Extrait de Un prince cruel par Sophie Lark

EXTRAIT DE UN PRINCE CRUEL PAR SOPHIE

 

LARK

 

Il n’a rien d’un prince charmant...

Callum Griffin est l’héritier de la mafia irlandaise. Il est impitoyable, arrogant, et il veut me tuer.

Nous sommes partis du mauvais pied, tous les deux, quand j’ai allumé un (tout petit) feu dans sa maison.

Nos familles estiment qu’un pacte nuptial est le seul moyen d’empêcher une guerre ouverte.

Je crois que je vais devoir l’assassiner dans son sommeil.

Ce serait bien plus facile si Callum n’était pas aussi beau.

Mais je protège mon cœur dans une boîte fermée à double tour. Parce que même si je suis forcée de l’épouser...

Je ne pourrais jamais aimer un prince cruel.

— Pourquoi n’es-tu pas habillée ? demande-t-il avec colère. On est censés partir dans vingt-cinq minutes. Seigneur, tu ne t’es même pas encore coiffée !

— Je ne porterai pas ça, dis-je d’un ton catégorique.

— Si, tu vas la mettre, lance-t-il d’un air renfrogné. Mets-la. Immédiatement.

— Tu l’as volée dans le placard d’Imogen ?

— Non, grogne-t-il. Je l’ai achetée spécifiquement pour toi.

— Bien. Alors, tu peux la rendre.

— Pas avant que tu l’aies portée ce soir.

— Ça n’arrivera pas, insisté-je en secouant la tête.

— Va te laver, aboie-t-il. On va être en retard.

Je marche vers la douche avec lenteur pour l’agacer. Je n’ai pas besoin de plus d’une demi-heure pour me préparer. Je ne suis pas une putain de reine de beauté.

Je suis tentée de rester sous l’eau chaude pour le laisser mijoter. Je ne mettrai pas cette robe ; je peux remettre la jaune que j’avais lors de la fête de fiançailles. Tant pis si Callum fait une syncope.

Lorsque je sors de la cabine, je vois qu’il a ramassé les vêtements que j’ai laissés en un tas froissé sur le sol de la salle de bain. Sympa.

Je m’enroule dans une grande serviette pelucheuse. On peut dire tout ce qu’on veut sur les Griffin, ils ont au moins un goût excellent en matière de linge. Je me rends dans le dressing pour aller m’habiller.

C’est alors que je vois que mon côté a été vidé. Des cintres libres pendouillent dans des angles étranges, certains se balançant encore de l’arrachage sauvage dont ils ont été victimes.

J’ouvre les tiroirs, vides aussi. Il a pris tous mes habits jusqu’au dernier, y compris mes sous-vêtements.

Quand je me tourne, les épaules larges de Callum sont dans l’embrasure de la porte ; il croise les bras sur son torse et un rictus se dessine sur son beau visage.

— C’est la robe ou rien, déclare-t-il.

— Je choisis rien alors, dis-je en lâchant la serviette en un tas à mes pieds et croisant mes propres bras pour l’imiter.

— Comprends bien ceci, dit-il calmement. Tu vas venir à ce dîner ce soir, même si je dois te hisser sur mon épaule et te porter comme le ferait un homme des cavernes. Je le jure devant Dieu, Aida, je te traînerai à poil et te ferai asseoir devant tout le monde. Ne teste pas ma patience.

— Tu serais plus embarrassé que moi.

Je peux sentir malgré tout le rouge me monter aux joues. Les yeux de Callum sont plus sauvages que jamais. Je pense qu’il est sérieux. C’est là le degré de sa détermination à me faire plier.

Les secondes défilent entre nous. Des secondes qui nous mettent de plus en plus en retard pour cette levée de fonds. Malgré tout, Callum ne bouge pas de la porte. Il n’en démordra pas : ce sera cette horrible robe perlée ou rien.

— Très bien ! aboyé-je enfin. Je vais mettre cette stupide robe.

Son rictus me donne envie de retirer immédiatement ce que j’ai dit. Ou de le cogner dans l’œil. Si je dois aller au dîner dans cette robe toute pourrie, il peut bien y aller avec un joli coquard.

Je suis si en colère que j’en tremble presque. J’enfile le vêtement raide et rêche et me tiens droite tandis qu’il ferme le dos. On dirait qu’il noue un corset. Je dois rentrer le ventre, une fois la robe fermée, je ne peux plus le relâcher. Ce qui me fait plus ou moins regretter le pop-corn que j’ai mangé.

— Où as-tu caché mes sous-vêtements ?

Je sens ses doigts s’arrêter en haut de la fermeture.

— Tu n’as pas besoin de sous-vêtements.

Quel connard ! Il prend son pied ! Je le savais !

Bien évidemment, quand je me tourne, il a un regard avide, comme s’il avait envie de m’arracher la robe à nouveau. Il ne le fera pas. Il va savourer et me contempler en train de bouger comme ça toute la nuit.

Je suis si furieuse que je pourrais crier. En particulier quand il brandit les chaussures qu’il espère me faire mettre.

— Et comment je suis censée les enfiler ?! m’exclamé-je. Je ne peux même pas m’asseoir, avec cette putain de camisole !

Callum lève les yeux au ciel.

Il fait alors quelque chose qui me surprend totalement.

Il se met à genoux devant moi, plaçant ma main sur son épaule pour que je garde l’équilibre. Il lève mon pied et le glisse dans le talon aiguille, comme s’il était le prince charmant de Cendrillon. Ses mains sont étonnamment douces alors que ses doigts touchent la voûte de mon pied. Il attache la lanière, puis me fait enfiler la seconde chaussure.

Quand il se relève, nous sommes proches l’un de l’autre, si proches que je dois pencher la tête pour le regarder.

— Voilà, dit-il d’une voix rauque. Je vais envoyer Marta pour t’aider à te préparer.

Marta est une assistante personnelle pour la famille, et il s’avère qu’elle est douée aussi avec les cheveux et le maquillage, donc elle aide fréquemment Riona et Nessa à s’apprêter pour les événements. Imogen s’occupe toute seule de son ravalement, ou elle va dans un institut.

— Comme tu veux.

Callum descend pour chercher Marta, et je commence à boitiller en talons vertigineux jusqu’à la salle de bain.

Je ne sais pas si c’est l’absence de sous-vêtements ou autre chose, mais je peux sentir une humidité inconfortable entre mes jambes. Je suis chaude et palpitante, je ne cesse de penser à ce regard excité sur le visage de Callum. Et la sévérité de son air quand il m’a ordonné d’enfiler la robe.

Qu’est-ce qui cloche chez moi, putain ?

Ça doit être dû au fait que je n’ai pas couché depuis plus d’une semaine. Il est impossible que je sois excitée par ce Callum autoritaire. C’est dingue. Je déteste qu’on me donne des ordres !

— Aida ? appelle une voix derrière moi.

Je pousse un cri et me tourne.

Ce n’est que Marta, brandissant sa trousse à maquillage. Elle doit avoir la trentaine, de grands yeux marron, une frange sombre et une voix douce.

— Callum a dit que vous aviez besoin d’un peu d’aide pour vous préparer ?

— C’est ça. Oui, bredouillé-je.

— Asseyez-vous, demande-t-elle en installant une chaise devant le miroir. On va vous arranger en un rien de temps.

 

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