Friends - tome 1 (French Edition)

Marie-Charlotte François · Chapitre 32 sur 73

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Friends - tome 1 (French Edition)

Chapitre 31

 

En quelques heures, la maison est transformée en véritable boîte de nuit.

En fin d’après-midi, pleins de Barbie ont infesté la maison, armées de déco, de boissons, et de multiples amuse-gueules. On ne reconnaîtrait presque plus la maison. J’ai dû retenir Pauline qui mourait d’envie de mettre la pagaille dans ce tas de poupées aussi actives que des fourmis, et particulièrement d’embêter la reine : Lucie. Je crois qu’elle commence à bien la détester !

Nous avons donc regardé du haut des marches la maison changer d’apparence petit à petit. Une grande sono trône désormais au milieu du salon. Le canapé a été poussé contre le mur pour libérer un grand espace de danse. Une table croule sous les bouteilles d’alcool en tout genre, vodka, Soho et Get. Tout y est !

Nous voilà donc, à 21 heures, en train de choisir nos tenues de « combat » avec Pauline. Je ne sais pas quoi mettre et Pauline, occupée à se raser les jambes, ne semble pas être disposée à m’aider. Super…

Je serre la serviette que j’ai enroulée autour de ma taille pour ne pas qu’elle tombe tandis que je fixe désespérément mon armoire comme si un tenue allait apparaître comme par magie.

De la musique s’échappe déjà d’en bas me rappelant que le temps presse.

Pauline a déjà renversé sa valise en quête de LA robe.

« Dis, tu voudrais pas m’aider? »

Ma meilleure amie relève vivement la tête et hausse un sourcil. Elle se redresse et, les mains sur les hanches, se positionne à mes côtés. Elle balaye vite fait le dressing en examinant les habits et en les palpant pour les juger de ses longues mains.

Elle tire un cintre finalement et sort ma petite robe noire que j’ai portée à la toute première soirée à mon arrivée ici.

« Celle-là elle est bien. »

Impossible. Je secoue la tête :

« Je l’ai déjà mise. »

Elle pousse un soupir et roule des yeux. Ensuite elle replonge ses mains dans les tissus et prend un air concentré. Comme si elle s’attelait à désamorcer une bombe.

Son visage s’éclaire d’un coup, elle m’offre un grand sourire et se détourne de mon armoire.

Attendez, quoi ? Elle est pas censée m’aider ?

J’évite de protester à l’instant où elle se remet à farfouiller dans sa valise en me jetant des coups d’œil.

« Ah ! Voilà ! »

Elle affiche une mine ravie, tandis qu’elle me tend une étoffe.

« Tu vas être magnifique ! »

Je détaille les tissus à bout de bras. Je dois dire que cette robe est particulièrement canon ! Mais elle est sans doute faite pour Pauline, pas pour moi. C’est un modèle très près du corps, et moi qui ai tendance à cacher mes fesses que je trouve trop rebondies… Le tissu est dans les tons nude avec des strass par-ci par-là et le décolleté… Waouh ! Elle fait très robe de soirée entre jeunes, et je suis sûre que les post-bad des réseaux doivent se l’arracher mais ce n’est définitivement pas une robe pour moi…

« Bon tu l’enfiles ou tu campes sur place ? »

Pauline me presse en maintenant d’une main sa serviette.

« Pauline, je ne crois pas que… »

Ma meilleure amie roule des yeux.

« Chérie, tu sais que je t’aime hein mais décoince-toi… On est là ce soir pour faire rager l’autre pimbêche alors réveille le sexy qui sommeille en toi. »

Je souris.

Réveille le sexy qui sommeille en toi…

Pourquoi pas après tout. Ce serait assez satisfaisant de sentir le regard vert de jalousie de Lucie sur moi. Bon après, je ne suis pas une bombe, mais je peux jouer le jeu !

« D’accord. »

Elle hoche la tête avec un pouce levé avant de retourner farfouiller dans sa valise pour chercher sa robe à elle.

Je me retrouve donc en tête à tête avec la fine robe. À nous deux, et je gagnerai cette bataille !

Une jambe après l’autre je commence donc à enfiler la robe en prenant garde de ne pas me rompre le cou en trébuchant dessus ce qui donne lieu à de jolis bonds.

J’entends même Pauline rigoler.

Ensuite, je remonte le tissu sur mon corps. Elle me colle immédiatement comme une deuxième peau. Je me sens presque oppressée. Je passe les bretelles sur mes épaules. Et voilà. Je lisse légèrement la robe sur le devant de mes cuisses. Je suis un peu plus grande que Pauline, aussi cette robe paraît bien courte sur moi. J’ai aussi de plus gros seins qui sont sacrément mis en valeur par le décolleté très prononcé.

Alors là, pour le coup c’est carrément sexy ! Mais qui est cette fille dans ce miroir ?

Je ne me trouve pas spécialement jolie mais je dois dire que cette robe bien que courte me procure un nouveau sentiment, une nouvelle force. Plus de confiance peut-être.

« Putain, mais t’es bonne, meuf ! »

Je me tourne vers Pauline qui a la bouche grande ouverte.

Non mais s’il vous plaît.

« Si j’avais été un mec tu me ferais bander ! »

Elle pouffe et je l’accompagne. Cette fille me régale !

« Je suis jalouse. Elle te va mieux à toi qu’à moi. »

Elle affiche une moue boudeuse tout en croisant les bras. Je lui tire la langue.

« C’est le charisme chérie. »

Je plaisante avec un faux accent anglais très mal imité.

Mais ça la fait rire.

« J’enfile la mienne puis on se maquille et à nous la soirée. »

Je remarque d’ailleurs que le volume de la musique a augmenté et qu’un brouhaha monte.

Pauline enfile une jolie robe rouge en velours un peu taillée comme la mienne et ensuite elle se frotte les mains.

« On va pas toucher à tes cheveux parce que ça fait sexy ce petit côté sauvage, mais je vais te maquiller. »

Je m’installe donc sur mon lit sans rechigner et la laisse faire pendant une dizaine de minutes au moins.

« Tadaaaaa ! »

Elle attrape un petit miroir rond sur mon bureau et me le tend. Je découvre dans mon reflet un léger ombré dans les tons de ma robe surmonté d’un beau trait d’eye-liner.

« Rapide, simple et efficace. T’es une bombe ! »

Je la laisse me complimenter non sans être assez mal à l’aise et je la presse gentiment d’attaquer ses finitions. Elle sculpte de ses mains expertes des boucles à l’aide d’un lisseur – allez comprendre – dans ses longs cheveux blonds. Ensuite, tout comme moi, elle effectue sur ses yeux un léger ombrage avant de surligner sa bouche à l’aide d’un rouge à lèvre M.A.C d’un rouge vif. Elle secoue vite fait ses boucles pour leur donner un effet coiffé décoiffé et elle proclame :

« Que la fête commence ! »

 

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