La libellule
Chapitre 10
10
Nous avons étiré les vacances de Noël jusqu’après la fête des Rois. Pendant qu’Olivier et moi cuisinons des muffins et des biscuits avec Florence et Charlotte en prévision du retour à la routine, je reçois une notification sur mon cellulaire.
— Émilie, où est la poudre à pâte?
Silence. Mon cœur bat à tout rompre.
— Émilie, as-tu vu la poudre à pâte? m’interroge Olivier de nouveau.
— Je… C’est un courriel de la firme responsable de l’évaluation de la satisfaction des étudiants. Je dois regarder les résultats.
— Hein? Oh oui, vas-y.
J’essuie mes mains pleines de farine, j’ouvre nerveusement mon ordinateur et je parcours l’évaluation. Je relève la tête, blanche comme un drap.
— Voyons, Émilie, je croyais que ça s’était bien passé, que les étudiants avaient apprécié la formule de classe inversée! dit Olivier, décontenancé par mon état.
Je déglutis et je murmure:
— Ils ont adoré.
Olivier fronce encore plus les sourcils, perplexe devant le fait que mes paroles et ma réaction soient aussi contradictoires. J’inspire. L’air réintègre mes poumons, ramenant par la même occasion de la couleur sur mes joues et mon sourire.
— Ils ont adoré. Quelques correctifs sont suggérés, mais tout est positif. Mes étudiants ont même obtenu une meilleure moyenne de trois points! C’est énorme! Non seulement j’ai l’autorisation de poursuivre avec cette méthode pédagogique, mais la direction du cégep me demande de donner une conférence aux professeurs qui veulent en apprendre davantage sur cette approche!
Olivier recommence à respirer, lui aussi, et m’enlace joyeusement.
— Bravo, mon amour! Je suis fier de toi.
— J’en reviens pas. Je…
Un bruit sourd nous rappelle assez vite que nous sommes en train de cuisiner avec de jeunes enfants…
— Oh! oh! Charlotte, maman sera pas contente, dit piteusement Florence.
Il y a de la farine partout sur le plancher. Et au lieu de me fâcher, j’éclate de rire.
À mon retour au travail, j’approche déjà la fin du premier trimestre. Je ne pourrai pas cacher ma troisième grossesse très longtemps. La nouvelle de la réussite du projet pilote de la classe inversée a circulé, ce qui amène plusieurs collègues à venir me féliciter. C’est ainsi qu’ils sont nombreux à constater que, soit j’ai trop mangé dans le temps des fêtes, soit je porte la vie en moi pour une nouvelle fois. Pour cette raison, mon retour au travail est plus laborieux que d’habitude. Les nausées sont toujours omniprésentes, malgré la médication. En entrant dans mon bureau, je suis soulagée de déposer mon sac rempli de copies corrigées et de pouvoir retirer enfin mon manteau. Je fouille dans mon sac à la recherche de craquelins qui m’aideront avec les nausées, quand quelqu’un se racle la gorge pour me signifier sa présence. Je me retourne, légèrement ébouriffée. C’est Maxime. Depuis combien temps est-il là? Je vois qu’il retient un sourire.
— Désolé! Je voulais pas te surprendre. J’étais juste passé pour te féliciter. J’ai su pour l’aval de la direction… et pour le bébé.
— Merci, Maxime. Sans toi, j’y serais jamais arrivée.
J’installe distraitement mon matériel, tandis que Maxime fronce les sourcils en se mordant l’intérieur de la joue. Je comprends que la tournure de ma phrase laisse place aux malentendus. Je veux la reformuler autrement, mais je n’en ai pas le temps: Thierry est de la partie.
— Oh! t’as pas perdu de temps, mon Max, félicitations pour le bébé! Émilie, je savais pas que tu étais divorcée.
— Thierry! Je suis toujours avec Olivier et je t’assure qu’il est le père de l’enfant que je porte. Comme tu dois t’en douter, je remerciais Maxime de m’avoir aidée à monter le programme de ma classe inversée.
Déçu, Thierry fait la moue:
— Ah! “ça”! dit-il avec un air quasi dégoûté. Hey! c’était trop cool le cinq à sept pendant le temps des fêtes. Il faut remettre ça. Vous auriez pas vu la belle Josiane, aujourd’hui, par hasard?
J’avais oublié que le party de bureau avait dû être annulé en raison d’une tempête et que quelques collègues avaient décidé d’organiser un cinq à sept entre Noël et le jour de l’An. Je n’y suis pas allée, prétextant un autre party en même temps pour me permettre de me reposer. Ma grossesse me vole toute mon énergie.
Comme Thierry n’a pas trouvé celle qu’il cherche, il repart bredouille. Je prends mon cellulaire pour suggérer à Josiane de se cacher dans les toilettes des femmes si elle souhaite échapper à la visite impromptue de Thierry, mais je sursaute quand je me rends compte que Maxime est toujours dans l’embrasure. Il semble embarrassé.
— Oh! désolée, Maxime! J’avais pas réalisé que tu étais encore là.
— Est-ce que je peux te parler d’un truc délicat? dit-il en jetant des regards nerveux dans le corridor.
Il ne va quand même pas me déclarer sa flamme! J’arrondis ma bedaine pour rappeler à son inconscient que je suis enceinte.
— Certainement, dis-je nerveusement. Assois-toi.
Je ferme la porte et je m’installe derrière mon bureau.
— Émilie, je sais pas comment te le dire. Depuis l’automne passé que je me demande si je dois t’en parler et j’hésite…
Oh non! ce n’est pas vrai… Les battements de mon cœur s’accélèrent. Comment vais-je faire pour le repousser tout en gardant une bonne relation avec le meilleur conseiller pédagogique de l’école? Je n’ai pas du tout envie de gérer ça. Je lui fais signe de poursuivre malgré le goût acide qui remonte une fois de plus dans mon œsophage.
— C’est à propos de Thierry. Je trouve ses commentaires vraiment déplacés envers Josiane, mais j’arrive pas à lui faire comprendre à quel point il est grossier. Au cinq à sept, il la lâchait pas, vu que tu étais pas là. Et tout à coup, j’ai plus revu Josiane de la soirée…
— Je lui ai parlé à quelques reprises pendant les fêtes, mais seulement par texto. Je vais vérifier si elle arrive toujours à remettre Thierry à sa place… Je dois te laisser, j’ai une rencontre avec la direction. Je suis désolée! Merci, Maxime, de m’avoir informée.
— Oh! ça me fait plaisir! Félicitations encore! souffle-t-il en repartant, soulagé de s’être déchargé de son “secret”.
Je texte Josiane en me déplaçant.
Émilie: Tu me dois encore le café de la rentrée de la session
d’automne, alors pense pas t’en tirer cette session-ci. J’entre
en rencontre, mais on se reparle plus tard.
Après une semaine difficile, puisque mes hormones m’empêchent de fonctionner normalement, je suis heureuse de me retrouver en vêtements mous à la maison. Les filles jouent tranquillement dans leur chambre. Dieu merci! Ma patience s’est perdue en chemin pendant la journée, après que j’ai dû gérer un problème de local, retrouver du matériel de laboratoire égaré, régler un bogue informatique sur mon portable qui ne parvenait plus à lancer des impressions et chercher Josiane pour prendre un café que j’ai vomi aussitôt après l’avoir terminé. Je suis plus qu’heureuse de l’harmonie salutaire qui règne dans la maison. Surtout qu’Olivier se rend à la soirée d’inauguration d’un bâtiment conçu par la firme d’architecture où Simon travaille et que je serai donc seule avec les filles.
Pourtant, Olivier et Simon arrivent en même temps à la maison – mon chum a été retardé à la clinique par une urgence. Sa journée semble avoir été similaire à la mienne, à voir les cernes qui se creusent sous ses yeux. Il invite Simon à s’asseoir au salon pendant qu’il prend sa douche. C’est la première fois que je vois Simon depuis l’incident du gobelet de lait. Il frotte ses mains ensemble, laissant transparaître sa nervosité. Je lui fais un sourire qui ne s’avère peut-être pas très encourageant, mais c’est le mieux que me permet mon état de femme enceinte débordante d’hormones. Il s’avance avec précaution. Je l’entends presque déglutir. Son regard se pose sur les couches lavables de nuit de Charlotte que je suis en train de monter. Il s’assoit sur le bout du sofa comme s’il était prêt à repartir en cas d’attaque et se risque au dialogue:
— Hey! Vous êtes aux couches lavables? Notre p’tit boy aussi. C’est vraiment bien, on évite que des milliers de couches jetables se retrouvent dans les sites d’enfouissement.
— Je savais pas que vous les utilisiez aussi pour Ludovic. Bonne affaire, parce que ça prend cinq cents ans pour qu’une couche jetable se décompose!
— C’est l’argument qui m’a convaincu lorsque Noémie m’a vendu l’idée.
— Ah ouin?
— Bon, OK. Ça, pis le fait qu’on allait économiser plusieurs centaines de dollars.
La glace étant brisée entre lui et moi, je me lance afin d’éliminer une fois pour toutes le malaise qui perdure:
— Simon, je veux pas que tu te sentes coupable de ce qui s’est passé avec Flo le jour de l’anniversaire d’Olivier. Elle s’en est parfaitement remise. J’imagine qu’Olivier te l’a dit.
Simon se penche un peu vers l’avant. Je peux sentir son cœur battre la chamade.
— Oui, mais je me sens vraiment mal. J’aurais jamais pensé être à l’origine d’un tel accident. Je m’en veux tellement, bafouille-t-il.
— Arrête de culpabiliser, Simon! C’est évident que j’aurais pas voulu que ça arrive. Mais en même temps, si tu savais le nombre de fois où Florence a failli manger un morceau de fromage râpé oublié sur le comptoir ou prendre une bouchée de la toast qui n’était pas tartinée de son chocolat sans produits laitiers… Tu serais surpris du nombre de produits du commerce qui contiennent du lait! Moi aussi, j’aurais pu me tromper de gobelet dans le feu de l’action.
Simon m’écoute avec intérêt. Il se détend et se cale plus profondément dans le sofa.
— C’est gentil de tenter de me déculpabiliser. Je vous admire, Oli et toi, de faire tout ça pour vos enfants. Je vois les sacrifices que vous faites avec les restos, les vacances, et les complications que ça vous ajoute quand vous vous risquez…
Je n’ose pas lui avouer qu’on ne va plus vraiment au restaurant depuis le choc anaphylactique de Florence. L’angoisse de revivre cela m’empêche de confier la vérification des ingrédients aux serveurs et aux cuisiniers. Vivre avec une allergie au lait, c’est ne pas oublier que ça se trouve dans le beurre, le fromage, certains pains et j’en passe. Le jour où Florence me demandera d’aller au restaurant, je ne vais pas refuser; je vais lui apprendre quelles questions poser au serveur pour diminuer le risque d’une nouvelle anaphylaxie, mais elle est si petite encore! Il n’y a pas de presse. Même si je sens que Simon me comprend, j’ai peur qu’il me trouve trop radicale, alors j’oriente ma réponse autrement.
— Comme on mange cinq fois par jour si on compte les collations, c’est un stress que j’arrive à contenir. Mais quand il y a un party, je perds le contrôle.
— Il y a beaucoup de monde, alors tu peux pas être partout, acquiesce Simon.
— Je vais te faire une comparaison pour tenter d’illustrer ce que je veux dire.
Josiane m’avait trouvée intense quand je lui avais exposé cette analogie, mais je savais qu’avec l’expérience récente de Simon, j’aurais droit à une oreille plus attentive.
— Dans les contextes où je peux pas contrôler ce qui compose les menus, c’est comme si on laissait un revolver chargé d’une seule balle sur la table en interdisant aux enfants d’y toucher: c’est pas parce que ma fille y touche qu’il y aura un drame, mais c’est pas impossible.
Simon reste bouche bée devant le parallèle efficace.
— Mais sais-tu quoi, Simon? Notre entourage comprend mal ce qu’on vit. Les collègues, les amis, c’est pas si grave s’ils saisissent plus ou moins notre réalité. Mais quand c’est à ta propre famille que tu répètes tout ça depuis trois ans… Tu as vu la réaction de la mère d’Olivier quand Flo vomissait? Elle pensait que c’était parce qu’elle avait trop mangé!
— J’avoue, mais c’était peut-être juste une façon très ordinaire de gérer son stress.
— Ouin, tu as probablement raison. Je l’avais jamais vu sous cet angle.
Olivier revient au salon ragaillardi par sa douche, son matériel de photographie en bandoulière et un morceau de pain tartiné d’houmous dans la bouche, prêt à repartir pour la soirée, interrompant ainsi la complicité que nous étions en train de développer.
— Viens, Simon. On va être en retard si ça continue. Je veux pas te faire rater le discours de ton patron.
— Merci, Émilie! Je te remercie vraiment pour ce que tu m’as dit, me lance-t-il en se faisant entraîner vers la sortie par Olivier. Et félicitations pour le nouveau bébé!
Olivier me fait un clin d’œil et il referme la porte de la maison.
Josiane est débordée par les rencontres d’information pour l’insémination de Mélissa, et je n’ai donc pas eu le temps de lui reparler de la semaine. De mon côté, j’ai deux rendez-vous de suivi de grossesse la semaine suivante. On s’éloigne bien malgré nous en raison de nos obligations familiales.
Il y a d’abord la rencontre avec ma sage-femme, Léa. Olivier m’accompagne toujours lors des premiers rendez-vous.
— Bonjour, Olivier! Bonjour, Émilie! Je suis contente de vous revoir!
Léa nous accueille en nous embrassant.
— Bonjour, Léa. C’est aussi un plaisir de te retrouver pour ce dernier bébé! répond chaleureusement Olivier.
Léa fait le tour de nos antécédents médicaux, répond à toutes nos questions, puis la rencontre se termine par la prise de mesures. Je m’allonge sur le lit qui fait office de table d’examen dans la maison de naissance et je soulève mon chandail pour laisser apparaître mon ventre légèrement rebondi par mes douze semaines de grossesse.
— Est-ce que je peux? me demande Léa en frottant ses mains pour les réchauffer avant de palper mon ventre.
Je hoche la tête avec excitation. Toutes ses attentions envers ses patientes sont parmi les choses qui rendent l’expérience avec Léa si magique. Et puis, elle prend toujours le temps de nous écouter et de nous rassurer. C’est aussi simple que cela, mais primordial quand on est en train de créer la vie.
Léa m’annonce que ça sera froid avant de mettre du gel lubrifiant et de déposer la sonde pour écouter les battements du cœur du bébé. Cela prend environ quarante-cinq secondes avant de le trouver pour un trop bref moment, avant que bébé aille nager plus loin dans sa piscine olympique.
— C’est le plus beau son de la terre, dit Olivier avec une pointe d’émotion.
Il arrête l’enregistrement. Nous ferons écouter le son du cœur à Florence et Charlotte à notre retour à la maison.
— Oh oui! c’est toujours un moment merveilleux!
Le prochain rendez-vous m’inquiète. Il s’agit de l’échographie de la clarté nucale. C’est très émouvant de voir son bébé pour la première fois et, pourtant, l’angoisse me traverse le corps. Nous sommes dans le stationnement de l’hôpital quand Olivier sent que je suis anxieuse.
— Qu’est-ce qui va pas, ma belle?
— Depuis qu’ils ont décelé des marqueurs de trisomie lorsque j’étais enceinte de Florence, je suis plus aussi naïve quand je vais à mon échographie. Oli, je veux plus jamais avoir à faire d’amniocentèse.
— Je te comprends, mais on doit faire confiance à la vie. Concentre-toi plutôt sur le fait que la grossesse de Charlotte s’est déroulée parfaitement.
— Hum, hum.
— Mais t’es pas rassurée pour autant, décode Olivier.
— Bof, j’essaie. Et puis, je pense aussi à Antoine et Mylène, qui rêvent juste de vivre ce beau moment. Comment vais-je trouver ce que je peux dire à Antoine quand il va faire l’échographie? T’as qu’à me regarder pour que je tombe enceinte. Je me sens si maladroite que j’ai peur de faire une gaffe qui lui briserait le cœur.
Olivier soulève frénétiquement ses sourcils pour me faire rire, ce qui fonctionne.
— Antoine est très heureux pour nous deux, il fait la part des choses. Mylène m’a dit qu’ils allaient tenter une nouvelle méthode. Ils sont pas désespérés. Ils commencent le processus.
— Tu as raison. Il faut que j’arrête de m’en faire. Allons-y.
Mais sans que je comprenne pourquoi, je n’arrive pas à repousser mon trop-plein d’émotion. Je préfère éviter le regard d’Olivier, mais il n’a pas besoin de voir mon visage: mon silence me trahit. Sous les néons aveuglants du stationnement, il s’arrête et me tire doucement vers lui afin de me regarder dans les yeux.
— Hey! viens ici! dit-il en m’enlaçant. On peut être empathiques à leur cause sans porter le malheur des gens.
— Tu as raison, mais c’est plus fort que moi.
— J’aurais dû t’enregistrer.
— Hein? Pourquoi?
— J’ai eu raison deux fois en moins d’une minute.
Je m’esclaffe.
— Je t’aime! Mais on doit se grouiller si on veut être à l’heure.
— À quoi bon? Tu sais bien qu’il y a toujours du retard.
— Pour combler mon besoin d’être ponctuelle! Imagine s’ils refusaient de nous recevoir! Je survivrais pas de devoir revenir une autre journée. Allez, dépêche.
Dans la salle d’attente, nous patientons en fixant les affiches portant sur différents sujets de la grossesse avant d’être appelés. Antoine nous accueille chaleureusement dans la salle d’échographie. Je m’en faisais pour rien: il est évident que notre ami est heureux pour nous deux. On jase. Il prend les mesures habituelles pour la clarté nucale, il nous montre chaque partie du corps de notre bébé.
— Tout est beau! s’exclame avec joie Antoine au terme de l’examen. C’est un bébé en santé. Et maintenant, c’est le cœur que vous entendez.
L’échographie ne révèle aucune anomalie, et c’est encore une fois un moment de pur émerveillement que de voir cette petite vie bouger autant dans mon ventre sans la sentir encore. J’ai vu mon bébé toucher son cordon ombilical. Je suis soufflée par l’émotion.
Merci la vie!
Avant de quitter la pièce, j’y vais avec une question qui me taraude depuis le début de l’échographie:
— Antoine, penses-tu que Mylène accepterait d’être notre photographe pour notre séance maternité-nouveau-né?
— C’est sûr! Appelle-la, elle va être enchantée.
— Oh! super, merci! Tu me rassures. Avec vos démarches en fertilité, je voulais pas être maladroite.
— T’inquiète, ma Mylène est capable de faire la part des choses. Elle travaille tous les jours avec des femmes enceintes et des bébés. Elle sera vraiment contente d’être votre photographe.
Olivier et moi repartons, le sourire aux lèvres et remplis de bonheur à l’idée de ce petit être que nous accueillerons durant l’été. J’imagine déjà nos deux grandes se chamailler pour savoir à qui le tour de prendre le bébé dans ses bras.
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