La mort de Vivek Oji
IV. Vivek
IV
Vivek
Je ne suis pas ce qu’on croit. Je ne l’ai jamais été. Je n’avais pas la bouche
pour l’exprimer, pour expliquer ce qui n’allait pas, pour changer les choses
que j’aurais dû changer, me semblait-il. Et, jour après jour, j’avais du mal à
vivre en sachant que les autres me voyaient d’une certaine façon, en sachant
qu’ils se trompaient, qu’ils se trompaient lourdement, que le vrai moi était
invisible à leurs yeux. Pour eux, il n’existait même pas.
Alors : si personne ne nous voit, est-ce qu’on est encore là ?
OceanofPDF.com