Le passé
Chapitre XIV
Voyant son mari très calme, Mme de Grandpré se retira chez elle, mais non pour s’y reposer, car elle était dans un état d’inquiétude nerveuse qui lui refusait même la possibilité de rester immobile. L’absence de son fils, inexplicable, inexcusable, devenait en se prolongeant une nouvelle cause d’angoisse.
Elle ne pouvait l’attribuer à quelque folie de jeunesse ; l’attitude irréprochable de Paul à cet égard ne permettait aucune supposition de ce genre. Un service à rendre à un ami, un de ces services qu’on ne peut refuser, affaire d’amour ou d’honneur ?... La vie matinale battait son plein sur les quais et sur la Seine : camions, voitures, omnibus, circulaient en tous sens : les remorqueurs lançaient de temps à autre leur sifflet strident, les mille bruits de la ville et du fleuve s’entrecroisaient dans l’air tiède de juin.
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Mme de Grandpré marchait à pas lents dans sa chambre, s’arrêtant à sa fenêtre chaque fois qu’elle s’en approchait, cherchant des yeux la silhouette de son fils parmi celles qui cheminaient sur le pont du Carrousel. Que n’eût-elle pas donné pour le voir apparaître au milieu des passants ! Son agitation s’augmentait de toutes les émotions de la nuit écoulée, et, à mesure que le soleil montait plus haut dans le ciel doré, elle se sentait plus désespérément inquiète.
Soudain, elle se rappela comment, bien des années auparavant, après que Paul avait tiré sur M. de Tinsay, lorsque par hasard elle n’avait pas pu l’accompagner, elle attendait le retour de son amant, aussi tourmentée, aussi pleine d’angoisses sans nom... La similitude des émotions lui fit jeter un cri d’horreur, involontaire, aussitôt étouffé.
Oui, elle avait attendu son amant comme elle attendait maintenant son fils, parce que le cœur humain ne fait vibrer qu’un petit nombre de cordes sous la multitude de ses passions, et que la peur, la colère, la tendresse, quelles que puissent
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en être les causes, se manifestent par les mêmes cris, les mêmes mouvements, souvent les mêmes paroles.
N’était-ce pas horrible, vraiment, que le souvenir d’angoisses illégitimes vînt la poursuivre au milieu de ses craintes maternelles ? Elle s’arracha violemment à la fenêtre, se jeta dans un fauteuil, tournant le dos à la pendule, ferma les yeux, mit les deux mains sur ses oreilles et cria : Je ne veux pas, je ne veux pas me souvenir !
Elle resta ainsi terrassée pendant un temps qu’elle ne put mesurer. Les bruits lui arrivaient moins distincts, ses idées étaient plus confuses : en cherchant le néant de la pensée, elle était tombée dans une sorte de torpeur qui ressemblait au sommeil.
On frappa à sa porte. Sur-le-champ elle fut debout, prête pour la lutte, car, désormais, toutes les fois qu’on l’appellerait, elle aurait à lutter contre quelque chose, ou contre elle-même.
Marsac était au salon et demandait à être reçu.
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Pensant qu’il venait s’excuser de n’avoir pu venir la veille, elle regarda la pendule, vit qu’il était dix heures seulement, et s’étonna de cette visite matinale. Pourtant, une sorte de pressentiment la poursuivait, mais elle l’écarta résolument. Quel rapport pouvait-il y avoir entre son fils et cette visite de Marsac ? Ils n’étaient pas liés et ne se voyaient que chez elle.
Rapidement, elle fit un peu de toilette et se rendit au salon.
Sur le visage de son ami, elle lut la vérité ; sa pensée alla même au-delà de la réalité.
– Paul est mort ! dit-elle à voix basse en s’arrêtant soudain, sans prendre les mains qu’il lui tendait.
– Non, blessé seulement, répondit-il de même, en la saisissant par les poignets pour la faire asseoir sur le premier siège à portée.
Elle demeura immobile, le regardant avec une intensité effrayante.
– Votre parole d’honneur ? fit-elle avec effort.
– Ma parole d’honneur. Il est blessé, pas très
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grièvement.
– Dites la vérité, il mourra ?
– Non. Les médecins affirment qu’il vivra.
– Où est-il ?
– Chez un ami. On ne peut pas le transporter, aujourd’hui du moins.
Elle fit un mouvement pour se lever ; Marsac l’arrêta.
– Non, restez.
– Je veux le voir, fit-elle d’une voix brisée, comme un enfant qui va pleurer.
– Cela ne se peut pas, répondit doucement le confident de toutes ses peines.
– Mais moi... sa mère ?
Marsac garda le silence. Elle se redressa.
– Il ne veut pas ? dites, c’est cela ?
Il inclina la tête. Elle respira longuement avec effort, puis parut très calme, tout à coup.
– C’est bien, dit-elle. Il ne veut pas. Soit. Il s’est battu ?
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– Oui.
– Pour une femme ?
Il hésita. Après tout, serait-ce très mal, au moyen d’un subterfuge, que de laisser ignorer à la malheureuse ce qui devait la frapper si cruellement ? Mais Mme de Grandpré avait l’esprit trop vif et trop clair pour ne pas comprendre cette hésitation, si brève qu’elle eût pu être. Elle se pencha vers lui, et, tout bas, les yeux dilatés par une horreur sans nom :
– Marsac, dit-elle, c’est pour moi qu’il s’est battu.
– Je vous assure, commença-t-il...
Elle l’interrompit.
– Ne me traitez pas comme une petite fille ; j’ai tout souffert, je puis tout entendre. Il s’est battu pour sa mère... C’est bien... mon brave enfant !
Elle avait les yeux secs, brillants de fièvre.
– Avec qui ? reprit-elle.
– Un certain M. de Villebois. Il le connaissait
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à peine ; je crois qu’ils ne s’étaient vus qu’une fois...
– Quel prétexte ? Un propos ?
– Oui ; un propos ridicule, tenu hier, à la sortie de l’église. Cet homme est un ami, ou un parent, je ne sais lequel, de la famille d’Égrigné.
– Ah ! fit Mme de Grandpré avec un dédain profond, c’est leur cadeau de noces ! Ils ne l’ont pas fait attendre ! Mais Paul, dites-moi, comment va-t-il ? où est sa blessure ?
Quoiqu’il la connût bien, Marsac ne put s’empêcher d’être étonné de son calme : il crut alors pouvoir lui raconter ce qui s’était passé, lui cachant seulement les détails sans intérêt qui étaient de nature à lui causer une peine inutile.
La veille, dès le matin, l’humeur de Paul n’était pas des plus conciliantes, car il n’avait cessé de considérer le mariage de sa sœur comme un coup de tête regrettable ; tout en respectant les convenances, il avait gardé une attitude très froide vis-à-vis de la famille de son futur beau-frère, et n’avait pas cherché à la connaître plus
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particulièrement.
Quel que fût son sentiment, le jeune homme avait, d’ailleurs, montré une tenue tout à fait correcte pendant la cérémonie du mariage. Au moment où les nouveaux époux montaient en voiture, il se trouva retenu à quelques pas de là par la foule, et entendit un propos extrêmement blessant pour sa mère et aussi pour son père. En se retournant soudain, il surprit les derniers mots de la phrase sur les lèvres de M. de Villebois, qu’il reconnut sur-le-champ.
Se dégageant sans affectation, il s’approcha de lui, le prit un peu à l’écart et lui demanda s’il maintenait ses paroles. Villebois était un sot prétentieux et un homme sans bonté de cœur, mais ce n’était pas un lâche. Il refusa de se démentir, « avec une obstination assez difficile à expliquer », ajouta Marsac, et Paul le provoqua.
Tout ceci s’était passé sans attirer l’attention ; les paroles avaient été échangées à voix basse, et Paul, regagnant aussitôt son poste de garçon d’honneur, avait rempli chez ses parents les fonctions de son emploi. Mais après le départ du
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dernier invité, il s’était aussitôt occupé de se procurer des témoins. Dîner avec M. et Mme de Grandpré lui avait paru, en de telles circonstances, absolument impossible, et il s’était fait excuser ; afin d’éviter toute question, tout commentaire, il avait passé la nuit chez un ami, et le duel avait eu lieu au lever du jour, dans la propriété d’un de ses camarades, à Meudon.
Villebois était très dangereusement blessé ; on l’avait même cru mort, mais il paraissait pouvoir en revenir. Paul avait reçu un coup d’épée au côté droit de la poitrine ; le poumon n’était pas perforé ; et, s’il ne survenait aucune complication, son rétablissement ne se ferait pas attendre longtemps.
La baronne avait écouté ce récit sans manifester d’émotion. Quand Marsac eut cessé de parler, elle leva sur lui ses beaux yeux sombres, et il fut ému de tout ce qu’il y put lire.
– Comment se fait-il, dit-elle, que ce soit vous qui m’apportiez ces nouvelles ?
– Paul m’avait fait prévenir hier au soir qu’il comptait sur moi pour remplir cet office auprès
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de son père.
– Et pour moi, il ne vous avait rien dit ? fit la malheureuse mère. Non... ne mentez pas, Marsac ! Rien ? C’est naturel. Toute sa conduite est naturelle... mais elle n’est pas généreuse... Oh ! Dieu !
Ce fut comme un sanglot arraché de ses entrailles, puis elle se tut et réfléchit.
– Que vais-je dire à son père ? fit-elle tout à coup. Cela va le tuer !
– Il est donc sérieusement malade ? demanda Marsac comme réveillé en sursaut. Vos gens m’ont dit que le baron avait été très souffrant cette nuit, mais je croyais à une simple indisposition.
Mme de Grandpré lui raconta l’alarme de la nuit précédente. L’état de son mari rendait la situation beaucoup plus grave ; il ne pouvait pas être question de lui révéler rien de ce qui concernait Paul. Après de longues hésitations, ils convinrent d’une fable assez vraisemblable pour être acceptée du malade, surtout dans l’état de
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fatigue où il était resté. On lui dirait que le jeune homme avait été subitement envoyé par ses chefs en mission de confiance ; deux ou trois jours après, si Paul, comme c’était à craindre, ne pouvait écrire, on raconterait à son père qu’il s’était foulé le poignet ; on inventerait au besoin des lettres écrites sous sa dictée...
– La moindre émotion peut le tuer, pensez-y, dit la baronne en regardant Marsac avec des yeux où le remords commençait à poindre.
– Autrefois, avait-il annoncé quelque tendance à une maladie de ce genre ? demanda-t-il.
– Jamais ! C’était l’homme le plus solide, avec la plus belle constitution... Est-ce vrai, Marsac, que ce sont les chagrins qui donnent les maladies du cœur ? On le dit, mais est-ce bien possible ? Si cela était, alors, moi... et je n’ai rien de pareil.
Elle posa sur son cœur sa main brûlante de fièvre et secoua la tête avec tristesse.
– Cela dépend des tempéraments, répondit évasivement Marsac.
– Parce que, voyez-vous, si c’était le chagrin
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qui a attaqué la santé de M. de Grandpré, j’aurais sur moi une responsabilité terrible... terrible...
– Ne pensez pas à cela, fit Marsac d’un ton persuasif. Vous avez assez de soucis réels sans vous en forger d’imaginaires. Comment empêcherez-vous le baron d’apprendre le duel de Paul ?
– En ne le quittant plus. J’ai compris cette nuit que ma présence ne lui déplaît pas... Il avait l’air content de me voir près de lui.
– Ne vous l’avais-je pas dit ?
– Il s’est passé quelque chose de bien singulier, reprit Mme de Grandpré ; lorsque je l’ai vu sur l’oreiller, presque mort... j’ai été bien aise qu’il m’eût fait revenir ici. Qui m’eût dit que j’éprouverais jamais du contentement à ce sujet ? Je suis rentrée bien à contrecœur et uniquement pour Gilberte... Il se trouve maintenant que ma présence n’a fait aucun bien à ma fille...
– Ne dites pas cela, interrompit Marsac.
– Si, parce que c’est la vérité. Et moi, j’ai perdu le cœur de cette enfant. Il me semblait
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autrefois que si j’apprenais la mort de M. de Grandpré, mon impression serait plutôt celle du soulagement, et maintenant, je crois que je n’aurai pas assez de toutes mes forces pour l’empêcher de s’en aller de ce monde... Il sera bien soigné, je vous assure.
– Et vous, dit le confident, ému par la simplicité de ces paroles, qui va vous soigner ? Vous êtes défaite, et vous ne vous tenez pas debout.
– Moi ? Oh ! j’irai très bien, ne vous inquiétez pas de moi !
– Mais si le baron est assez bien portant pour sortir, vous l’accompagnerez donc partout ?
– Partout, je le surveillerai...
Elle s’arrêta brusquement, et Marsac lut sur son visage la pensée qu’il avait eue lui-même. Elle le surveillerait pour le défendre des émotions, comme elle avait jadis surveillé M. de Tinsay, afin qu’il ne fût pas tué par Paul.
– N’est-ce pas épouvantable, dit-elle à voix basse, qu’il me faille recommencer ma vie dans
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un autre but ? Vous avez compris... je l’ai vu. Ah ! Marsac, le passé se venge !
– N’y songez pas ! fit-il vivement. Vivez au jour le jour, c’est la grande ressource, la ressource dernière de ceux qui ont trop souffert, et qui craignent d’avoir à souffrir encore. Partez sur-le-champ avec M. de Grandpré pour la Vernerie ; là, il courra moins de dangers d’apprendre la vérité, et Paul, rétabli, ira vous y rejoindre...
– Vous avez raison, répondit la baronne. Vous verrez mon fils aujourd’hui ?
– Certainement.
– A-t-il toute sa connaissance ? Est-il en état de vous entendre ?
– Quand je l’ai quitté, oui. Maintenant, je ne sais trop. Il se pourrait que la fièvre vînt, assez forte ; ce serait l’affaire de quelques heures, je pense...
Mme de Grandpré resta silencieuse, les yeux baissés. Elle souffrait intolérablement sous son masque d’impassibilité. Tout à coup, un cri lui
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échappa, et elle se jeta au-devant de Marsac, dont elle prit les mains.
– Marsac, quand il pourra vous comprendre, dites-lui, oui, dites-lui qu’il doit être content s’il a voulu me punir, car il m’a vaincue, humiliée, brisée devant lui. Il faut qu’il me pardonne, dites-le-lui ; c’est impie à un fils de tenir rigueur au sein qui l’a nourri, aux entrailles qui l’ont porté. J’ai mal fait, je le reconnais, j’en demande pardon à Dieu et aux hommes, à lui, Marsac, dites-lui que je lui demande pardon. Mais il faut qu’il m’écoute, qu’il m’exauce. Pensez donc, il aurait pu mourir sans m’avoir pardonné, et alors, moi, que voulez-vous que je devienne ?
Elle s’abattit comme un épi fauché ; il la reçut dans ses bras et la déposa sur un canapé. Elle suffoquait, étouffée par les larmes qui ne pouvaient se faire jour ; Marsac eut grand-peur de la voir mourir là, avant qu’il pût appeler du secours. Il n’osait la quitter pendant qu’elle luttait pour reprendre sa respiration ; enfin des larmes filtrèrent sous ses paupières fermées, et tout son corps fut secoué par les sanglots.
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Il resta agenouillé près d’elle, lui tenant les mains et lui disant : Pleurez.
Elle pleura longtemps, amèrement ; quand la source de ses larmes parut tarie, elle était de temps à autre encore secouée par un long frisson qui ramenait les pleurs. Elle avait refusé tout secours, serrant convulsivement la main du seul ami, témoin de sa défaite. Enfin, elle revint au sentiment de la réalité.
– Personne ne m’a jamais vue ainsi, dit-elle, et Dieu sait combien de nuits j’ai passées de la sorte, depuis vingt ans ! Il faut que je sois de fer, mon ami, pour avoir résisté à de pareilles secousses. Vous répéterez à mon fils ce que je vous ai dit : il doit me pardonner le mal que j’ai fait à son père, car son père m’a pardonné, je le sens. Cette nuit, j’ai vu qu’il m’avait pardonné.
– Il y a longtemps ! murmura Marsac.
– Que mon fils le sache ; qu’il comprenne sa cruauté ; on est cruel quand on est jeune... Oui, on est cruel, je ne le sais que trop.. Je l’ai été, moi... Mais qu’il ne souffre pas ce que j’endure... Dites-lui, pour l’amour de lui-même, qu’il
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s’épargne les supplices que je subis, qu’il vive sans remords... car enfin, si je venais à mourir, moi aussi ? Si je mourais sans qu’il m’eût embrassée ? Ah ! mon malheureux enfant, il me fera souhaiter de vivre, s’il ne veut pas m’entendre !
Ce cri d’angoisse fut le dernier. Mme de Grandpré se leva, s’assura que ses cheveux et son ajustement étaient remis en ordre, et reprit son grand air de dignité. Marsac avait peine à croire que, moins d’une heure auparavant, il l’avait vue écrasée sous le poids de sa douleur.
– Vous m’apporterez de ses nouvelles, dit-elle en le reconduisant jusqu’à la porte du salon. Et s’il consentait à me voir... Vous me connaissez, vous savez que je lui épargnerais toute émotion inutile. À bientôt.
Elle rentra chez elle, fit une toilette complète et reprit son visage de chaque jour.
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