Les dieux du campus Tome 3 - Dante

F.V. Estyer · Chapitre 6 sur 47

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Les dieux du campus Tome 3 - Dante

6 - Blake

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Blake

 

J’aime le sexe. J’ai toujours aimé ça. Et pour être honnête, je n’ai pas l’occasion d’en profiter souvent. Aussi, je ne compte pas rater cette occasion. M’envoyer en l’air avec un type canon, il faudrait être folle pour refuser. Surtout un type canon qui embrasse aussi bien. Alors, j’approfondis notre baiser, glissant mes mains sous son tee-shirt, appréciant ses muscles fermes sous mes doigts. Je fais remonter son vêtement et ne romps notre étreinte que le temps de le passer par-dessus sa tête, dévoilant un torse puissant, une ligne de poils clairs partant entre ses pectoraux pour descendre jusqu’à la couture de son jean.

Tout en caressant ses épaules, ses abdominaux, ses flancs, je glisse de nouveau ma langue entre ses lèvres pour jouer avec la sienne. Il a le goût de curry et de coriandre, mêlé à celui de la bière. Dante enveloppe mes joues de ses grandes mains et m’embrasse furieusement. Je commence à onduler contre lui, me frottant contre son sexe qui gonfle dans son jean.

— Blake… soupire-t-il en passant son pouce sur ma lèvre inférieure lorsque nous nous éloignons pour reprendre notre souffle.

Je mordille la pulpe de son doigt puis recule pour ôter mon débardeur. Ses mains se posent aussitôt sur ma peau nue, et je frissonne. J’ai envie qu’il me touche, j’ai envie de le sentir m’explorer. Et, comme s’il avait deviné mes pensées, c’est ce qu’il fait. Ses caresses se font lentes, ce qui me surprend. J’imaginais qu’il serait plus empressé, plus brutal. Et bizarrement, ce n’est pas pour me déplaire.

Ma bouche fond de nouveau sur la sienne tandis qu’il glisse ses paumes le long de mes bras, de mon dos, dégrafant mon soutien-gorge avec une dextérité sans doute née de l’habitude. Ses mains enveloppent mes seins, puis ses doigts remontent et agrippent mes cheveux pour m’inciter à reculer avant que sa langue ne trace un chemin humide et brûlant sur ma gorge. Je gémis lorsqu’il aspire un de mes tétons entre ses lèvres et titille l’autre de son pouce.

Je commence à me déhancher avec plus d’insistance, excitée par ses caresses, par sa queue érigée qui frotte contre moi par-dessus nos vêtements. Sans cesser sa lente torture sur mes tétons, Dante relâche mes cheveux pour glisser sa main sous mon short, dans ma culotte. Je ne peux retenir le halètement qui s’échappe de ma gorge lorsqu’il effleure mon clitoris, enfonçant légèrement son index en moi.

Je m’affaire sur les boutons de son jean, cherchant le contact de sa peau contre la mienne, voulant le sentir profondément en moi. Il attrape mes bras pour m’inciter à les poser sur ses épaules nues puis saisit mes fesses et se met debout, m’entraînant avec lui. Je pousse un petit rire avant de glisser mes lèvres contre les siennes. Je m’accroche à lui, entoure sa nuque de mes bras, sa taille de mes jambes, avant de l’embrasser avec avidité. Dante soupire contre moi, et j’enfouis mes doigts dans ses cheveux pour le maintenir contre moi. Mon bassin ondule, cherchant toujours cette friction qui semble constamment hors de ma portée.

— Attends, finis-je par souffler.

Il recule pour ancrer son regard au mien. Ses jolis yeux verts sont voilés par le désir.

— On a besoin de capotes, expliqué-je.

Il sourit puis me repose au sol. Mes jambes sont légèrement instables, mais je ne perds pas de temps et l’abandonne pour me précipiter vers ma salle de bains.

Lorsque je reviens, je retrouve Dante en train de caresser sa queue érigée. Je me lèche les lèvres, hypnotisée par le coulissement de son poing sur son membre. Reportant mon regard sur son visage, je découvre son sourire canaille et ses yeux brillants.

— Tu aimes me mater ? demande-t-il.

— Je dois avouer que tu fais ça très bien. Tu as l’air de t’être entraîné toute ta vie.

Il éclate de rire. Un rire franc et un peu rauque, puis libère son membre, avance jusqu’à moi, agrippe mes cheveux et tire ma tête en arrière. Sa bouche percute la mienne avec force. Je fonds sous l’effet de ce baiser, de nos langues qui dansent l’une avec l’autre, de ce crépitement qui semble nous entourer.

De sa main libre, il récupère la capote pour la faire disparaître dans la poche de son jean puis il effleure ma poitrine, mon ventre, mon flanc, avant de retrouver le chemin sous mon sous-vêtement. Cette fois, c’est plus franchement qu’il enfonce ses doigts en moi. Mes muscles se resserrent autour de lui.

— Si humide, souffle-t-il.

En réponse, je saisis sa queue, étale le liquide qui perle de son gland.

— Je peux en dire autant de toi.

Il rit de nouveau puis recule avant de se mettre à genoux devant moi. Sa bouche laisse un sillon sur mon ventre, m’embrassant tandis qu’il descend mon short et ma culotte le long de mes jambes. Il en profite pour planter ses dents dans mes cuisses.

Lorsque sa langue effleure mon clitoris, je gémis et emprisonne ses cheveux entre mes doigts, plaquant son visage contre mon bas-ventre pour l’inciter à poursuivre. Il me lèche, se glisse en moi, m’arrachant des frissons. Je ne vais pas tenir longtemps s’il continue comme ça et je crève d’envie de le sentir en moi. J’ai besoin de cette connexion avec un autre corps, que je n’ai pas ressentie depuis des semaines. Mais vu la façon dont il me torture divinement, je me dis que j’ai bien fait de le choisir lui pour jouir enfin autrement que par moi-même.

— Dante… soufflé-je, glissant ma main sur son visage pour prendre son menton en coupe, l’incitant à lever les yeux vers moi. Baise-moi.

Il sourit. Un sourire espiègle, cette fois. Il dépose un baiser sur mon clitoris avant de se redresser. Il est si grand que je dois lever la tête pour croiser son regard. Mais rapidement, il saisit de nouveau mes fesses pour m’attirer contre son corps et me soulever. C’est agréable d’être tenue comme ça, par la force de ses bras puissants, comme si je ne pesais rien.

Nos bouches glissent l’une contre l’autre tandis qu’il traverse le salon. Au moment où il me plaque contre la baie vitrée et que mon dos nu percute la vitre chauffée par le soleil, un frisson de bien-être parcourt mon échine.

— Tiens-toi bien, m’intime Dante.

Je m’accroche à lui tandis qu’il récupère la capote, déchire l’emballage et la déroule sur son érection. Puis il fait jouer son gland contre mon clitoris gonflé, m’arrachant un gémissement. Je plante mes ongles dans ses épaules et, lorsqu’il s’enfonce en moi d’un coup, je crie et écrase mes lèvres sur les siennes.

Sans cesser de nous embrasser, nous ondulons ensemble, mon bassin venant à la rencontre de chacun de ses va-et-vient, toujours plus vite, toujours plus fort. De la sueur perle sur ma peau, mes doigts glissent sur celle de Dante, qui devient de plus en plus moite. Une main me soutenant encore, l’autre posée sur mon sexe, il me caresse en même temps qu’il me baise.

Tout mon corps s’embrase, un incendie se déverse dans mes veines tandis que nous bougeons dans un rythme implacable.

— Putain, Blake… murmure Dante contre ma bouche avant de laisser sa langue se perdre sur ma mâchoire, sur ma gorge, plantant ses dents dans ma chair.

— T’arrête pas. T’arrête pas, haleté-je entre deux coups de reins.

Il obéit, sortant complètement de moi avant de s’enfoncer d’un coup. Puis il recommence. Encore. Encore. Et encore. Jusqu’à ce que je finisse par fermer les yeux, m’abandonnant aux sensations qu’il me procure, au plaisir qui ne cesse de grimper.

Mes muscles se tendent lorsque l’orgasme menace de m’emporter, et Dante grogne tandis que je serre fort sa queue entre mes cuisses. Ses doigts me caressent plus vite, sachant que je suis sur le point de jouir. Ce qui arrive. Je gémis et rejette la tête en arrière, percutée de plein fouet par une vague dévastatrice.

Après quelques va-et-vient, Dante me rejoint, poussant un râle tandis qu’il éjacule.

Nos souffles sont courts lorsque nos muscles se relâchent. Dante cherche mes lèvres pour les souder aux siennes. Notre baiser se fait plus lent. Il me tient toujours prisonnière entre lui et la baie vitrée tandis qu’il m’embrasse. Tout à coup, je me dis que c’est presque dommage de lui ordonner de partir. Je n’ai permis à aucun des types avec qui j’ai couché de rester. Et bizarrement, pour la première fois, je suis tentée de lui demander de prolonger sa visite. Mais je connais les gars comme Dante, raison pour laquelle je l’ai laissé me rejoindre : comme moi, il ne s’attarde jamais. Et il est hors de question qu’il soit celui qui effectue ce choix. Il vaut mieux prendre les devants, pour ne pas qu’il se fasse de fausses idées, pour ne pas qu’il croie que j’aurais préféré le voir rester.

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