Miroir

Alick · Chapitre 38 sur 39

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Miroir

III - Épilogue :

III

 

 

ÉPILOGUE :

 

LE REFLET DU MIROIR

 

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Commission disciplinaire.

Office Central – Annexe de Paris

 

Le lundi 20 février, soit deux jours après la remise de son compte-rendu d’enquête, Moreau fut convoqué par sa hiérarchie. Le motif était simple. D’une part, il attaquait Vélasquez, futur Directeur de la Crime, et d’autre part, il demandait une faveur afin d’honorer la mémoire d’un officier disparu.

L’une des deux requêtes était de trop…

Cela faisait deux heures et demie qu’il était auditionné par un collégial de trois personnes. Deux Commissaires – un Divisionnaire assisté d’un Principal – et un psychiatre à l’air aussi pompeux que son nom.

Gonzague de Montessieu faisait partie de cette catégorie des gens fiers et sûrs de leurs choix. La quarantaine grisonnante, visage émacié au bronzage entretenu par des séances d’U.V régulières, son regard azur était mis en exergue par des lunettes à monture carrée.

Sa silhouette élancée étant valorisée par des costumes sur mesure, il ne s’autorisait le port du polo que pour les brunchs du vendredi ou ses séances de tennis. Dandy et précieux, son souci de l’apparence virait presque à l’obsession. Né sous une bonne étoile, à l’abri du besoin, il avait mis à profit tous les avantages de sa condition, retirant aujourd’hui le bénéfice de ses efforts entêtés.

Élevé dans la plus stricte éducation catholique, il avait très tôt été attiré par une vague notion de contrôle absolu qu’il appelait le Pouvoir. Celui des prêtres surtout. Obligé de se rendre à confesse une fois par semaine, il s’était un jour surpris à calculer le nombre de secrets en possession de la Sainte Église. 871 fidèles plus les occasionnels, à raison de deux confessions par personne, on obtenait une moyenne de 1 742 aveux hebdomadaires.

Il imaginait le nombre de dépravations, de fautes, de pêchés et de vices ainsi avoués en toute impunité par d’honnêtes et braves gens. Du moins en apparence, car, durant la confession, ils se révélaient faibles, moins braves et surtout moins honnêtes qu’il n’y paraissait.

Alors, qui étaient vraiment toutes ces personnes se livrant à la plus honteuse mascarade de tous les temps ?

Pouvait-on seulement commettre un pêché, le confesser en jurant de ne jamais recommencer et revenir la semaine suivante le confesser à nouveau ? Où était la valeur de la parole donnée ? Où était le châtiment divin ? Existait-il un moyen de sauver définitivement l’Homme de son pêché, ou resterait-il pêcheur à vie ?

Pouvait-on ainsi se moquer de Dieu, l’offenser de nos bravades sans craindre de représailles ? Que faisait-on alors du fardeau de nos fautes ? Si les prêtres ne possédaient pas un tel pouvoir, qui donc le détenait ? Qui était réellement capable de guérir l’Homme ? Et surtout, comment satisfaire sa curiosité grandissante et malsaine pour ces confessions ?

Toutes ces interrogations l’orientèrent naturellement vers la psychiatrie.

Et en effet, il trouva cette voie adaptée à son problème, car s’y trouvaient le pouvoir, les confessions et l’impunité. Aucun compte à rendre, un jugement quasi incontestable, l’éventualité de faire enfermer les plus dangereux, l’opportunité de vivre des expériences par procuration, et la jouissance d’une activité très lucrative en conservant la possibilité de connaître la chair et ses délices.

Et le cerveau… quel instrument, quel objet fascinant !

Oui, vraiment, la psychiatrie moderne avait remplacé la religion sur tous les tableaux. Et il en voulait pour preuve ses nombreux ouvrages qui servaient aujourd’hui de référence aux étudiants. Le dernier, encensé par ses confrères et vivement acclamé par le public, lui assurait encore la perspective de longues et belles années dans la profession.

Mais, las de confessions devenues anodines, routinières, il s’était depuis peu intéressé à un autre genre de public plus intéressant, plus complexe et plus sombre encore.

Il travaillait de concert avec la Police.

Les fonctionnaires de cette administration étaient tout simplement fascinants. Usant du prétexte du conflit permanent, le praticien avait réussi à imposer la présence médicale auprès des policiers. Et sa demande avait fait mouche, car, non seulement on faisait appel à lui pour le suivi du personnel actif, mais aussi pour son recrutement.

Et en cela, c’était une victoire au-delà de toute attente.

Aujourd’hui, requis pour l’affaire Moreau, il s’en réjouissait d'avance, car le cas de cet homme s’annonçait intéressant.

Le Commandant Damien Moreau était né en avril 67. Le 15 ou le 17, il ne savait plus avec exactitude. Enfance normale, scolarité exemplaire, cadet d’une fratrie de quatre garçons, il s’était distingué en droit, ressources humaines et psychologie. Maîtrise pour le premier domaine, licence pour les deux autres, il avait intégré les rangs d’officier de la police avec succès.

Intelligent, sensible et cultivé, il avait consacré une grande partie de sa carrière aux R.G où il avait fait la connaissance du Commissaire Parneuil. Lorsque ce dernier était parti, appelé à prendre la Direction de l’I.G.S, il avait emmené son poulain avec lui.

Son aspect caméléon avait tout de suite séduit.

Il se dégageait de lui une empathie et une naïveté si attendrissante qu’il en paraissait inoffensif. Pourtant, tapie sous la surface, une menace latente reposait, lui conférant un air dangereux. Et son rapport à l’affaire Martin se voulait plein de promesses. Sans doute le dossier de trop avant un pétage de plombs.

Les deux Commissaires étaient assis de part et d’autre du praticien et leurs questions croisées fusaient à un rythme infernal. Seul face à eux, l’éclairage de la pièce les divisait dans un contraste étudié où il se trouvait en pleine lumière tandis que leurs voix surgissaient de l’ombre devant lui.

― Mais résumons-nous. Ainsi donc, Commandant Moreau, au terme de vos investigations, vous nous déclarez, si je me fie au présent rapport, n’avoir décelé aucun comportement violent chez l’officier Martin ; officier pour lequel vous demandez l’effacement des accusations portées ainsi qu’une distinction, dit celui de droite.

― C’est exact.

― De plus, vous, et je vous cite in extenso, « dénoncez l’acharnement des officiers Vélasquez et Maurin à son encontre ».

― C’est ce que j’ai écrit, oui.

― Commandant Moreau, pouvez-vous nous préciser la nature exacte de vos relations avec le Commandant Martin avant sa mort ? demanda le psychiatre.

― Je vous demande pardon ?

― Au vu de vos déclarations, et eu égard à vos précédents rapports de mission, je dirais que vous nous aviez habitués à davantage d’impartialité. Dans cette affaire, vous faites preuve d’un manque de discernement évident ! ajouta celui de gauche.

― Commissaire, je…

― De plus, Commandant, vous nous soumettez les faits sous forme de souhait et non d’une suite logique d’évidences. L’aspect affectif se dégage clairement de votre compte-rendu, ce qui prouve l’existence de sentiments et non de raisonnement, précisa de Montessieu.

Abasourdi, il conserva le silence.

Il songea un instant à fermer les yeux, mais y renonça. En dépit de la lumière forte, de l’épuisement moral et de la pression, il devait tenir. Il connaissait ce genre de méthodes. Fermer les yeux serait perçu comme un signe de capitulation.

Ses cours sur l’évolution de la torture morale durant les interrogatoires lui revenaient par bribes. Ne pas céder. Ne pas craquer sous la pression. Un innocent restait ferme et serein jusqu’à sa rupture, effondrement qui se traduisait par une colère, la rage d’être remis en question pour rien et la fatigue morale de devoir toujours répéter la même chose.

À contrario, un individu coupable niait, fermait les yeux, devenait imprécis dans ses déclarations, se faisait avoir par le système des questions croisées et finissait par fondre en larmes, brisé et vaincu avec la déception d’avoir cédé, de n’avoir pu masquer sa duperie.

Mais il appartenait à la première catégorie. Sa relation avec Axiandre était restée professionnelle. Jamais il n’avait eu ne serait-ce que le début d’une attirance pour elle. Malgré leurs plaisanteries, il n’y avait jamais eu de geste maladroit ou tendancieux.

Il cilla et dit :

― Écoutez, j’ignore depuis combien de temps dure cet entretien, mais je reste définitif sur mes termes. L’officier Martin a honoré ses droits et ses devoirs avec une grande moralité. Elle a certes eu un geste déplacé durant la garde à vue de Robert Chestier, mais ce n’était pas un cas de violences volontaires illégitimes. J’ai pu la seconder durant l’affaire « Alexandre K » et je peux vous garantir son exemplarité.

― Vous parlez sans doute de ses problèmes d’alcoolémie ? demanda celui de gauche.

― Je parle de sa manière de servir, je parle de ses compétences et de son implication dues à l’amour de son métier. Elle a certes connu des difficultés d’ordre personnel, et l’alcool a été une béquille durant ses moments sombres…

― Faites-nous grâce de votre sentimentalisme, Commandant, et répondez à la question ! ordonna celui de droite.

Moreau souffla d’exaspération.

― Nous n’avons eu aucune liaison de nature sexuelle ou amoureuse. Mon rapport insiste sur le harcèlement moral, car il me semble peu judicieux et puéril de la part de ces deux officiers d’enfoncer un collègue au lieu de le soutenir durant l’épreuve.

Profondément offensé par ces allégations, il jugea préférable de ne pas citer sa situation personnelle. Par expérience, il savait parfaitement que les auteurs d’adultère se cachaient derrière leur femme et leurs enfants, prêts à jurer devant Dieu et tous les Saints de la Création de leur grande probité.

― Et… je trouve dommage d’être ainsi mis en accusation.

― Nous ne sommes pas dans un tribunal, Commandant Moreau, et cet entretien est maintenant terminé. Merci pour votre temps et votre patience. Toutefois, comprenez qu’il nous sera impossible de satisfaire vos deux requêtes. Ayant été au cœur de cette investigation, à vous de nous définir la priorité. La mémoire de l’officier mort en service ou la poursuite du futur chef de la section criminelle de Paris, avec toutes les conséquences corollaires à cette décision ?

Enfoirés !

Les sous-entendus étaient clairs. Il était coincé. Piégé par le système. Ne pouvant se résigner à abandonner Axiandre, sa décision était prise, toutefois, un sentiment de frustration le rongeait.

Refusant de laisser transpirer son amertume, il dit d’une voix claire :

― Il me semble important d’honorer la mémoire du Commandant Martin.

― Entendu. Ainsi donc notre conseil se rallie à votre décision, dit celui de gauche.

― La procédure exige un suivi psychologique de dix jours minimum, ajouta de Montessieu. Pour ce faire, je vous attends en début d’après-midi dans mon bureau.

― Veuillez disposer, Commandant.

― À vos ordres, dit-il en se levant.

Il exécuta un salut parfait, et quitta la pièce du pied gauche au terme d’un demi-tour règlementaire en fulminant intérieurement.

***

Tran l’attendait à l’extérieur.

― C’était long ! Ça s’est bien passé ?

Tran Quôc Bao était un ami, mais aussi le délégué syndical du service. D’origine vietnamienne, ce fils d’immigré avait réussi une brillante carrière dans la police et ses conseils étaient aussi précieux que son amitié. Clin d’œil amusant, son prénom, Quôc Bao, signifiait Objet précieux de la Nation et les deux hommes en avaient souvent ri, car, en cas de litige, il valait mieux être de son côté que contre lui.

Cependant, afin de garantir la confidentialité de l’entretien, l’accès en salle lui avait été refusé et il avait patienté presque trois heures à l’extérieur.

― Ces connards me l’ont mis bien profond !

― Raconte, dit-il en levant un sourcil inquiet.

Moreau lui détailla alors l’audition, lui faisant part de la décision forcée suite aux allusions et aux menaces voilées.

― Je ne vais pas en rester là, crois-moi, Quôc !

Tran réfléchit et ajouta :

― Écoute, je sais qu’il est difficile d’être remis en cause quand on a le cul propre, mais ne t’aventures pas là-dedans…

― Quoi ?

― Vélasquez va devenir le numéro deux à la Crime et il a les syndicats majoritaires dans la poche. Cette commission même était constituée d’amis à lui. Ce type a de puissantes relations, ne va pas lui chier dans les bottes.

― Je croyais que nous étions amis ! Tu es de son côté, toi aussi ? Tu penses honnêtement que je vais me laisser faire sans réagir ?

― C’est parce que je suis ton ami que je me permets d’insister. Je n’ai pas envie de te voir muté dans la Creuse pour faire des audits bidon. Pense à Béa et aux filles. Ne leur impose pas ça. Je sais ce que tu ressens, mais pour gagner, il faut savoir perdre parfois.

Moreau étouffa un juron.

Ce n’était pas avec ce genre de dicton qu’il règlerait les choses. Non, une idée germait en lui. Il repensait à son entretien avec Gabrielle Le Grangé. Un peu de sommeil et un soupçon de réflexion devraient la faire grandir. Lui aussi avait des amis et un bon réseau. Mais il pensait à une tout autre manière de faire trembler le système et devait faire profil bas pour le moment.

― Tu as raison, je deviens sentimental avec l’âge. De toute façon, c’était joué d’avance. On va manger ?

― Ouais, mais vite fait, j’ai un métier moi.

Et les deux hommes s’engouffrèrent dans l’Audi A5 de l’Asiatique en souriant.

***

La vidéo s’était achevée sur les investigations menées par Moreau à l’issue de sa convocation et la preuve irréfutable qu’Axiandre et Alexandre K n’étaient qu’une seule et même personne.

Tous les éléments rassemblés en trois mois étaient annexés à la vidéo.

Jérémy et Judith échangèrent un regard livide. Le dossier était brûlant et elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’une lueur s’était allumée en lui. Le souffle court, elle posa sa main sur sa cuisse d’un geste tendre et prit la parole.

— Trop de carrières sont en jeu, à commencer par la tienne ! Que comptes-tu faire ?

Le journaliste se frictionna le visage.

Cette confession venait de bouleverser son univers. Tant de souvenirs avaient refait surface. À commencer par sa liaison avec Axiandre. Il avait ignoré sa détresse silencieuse, ce lourd passé qu’elle avait tenté d’oublier dans ses bras, cette chance de rédemption qu’il avait simplement remisé aux encombrants par caprice.

Comment aurait-il pu deviner le corollaire d’une telle rupture ? Mais il était trop tard pour les regrets. Désormais détenteur de la vérité, il devait la faire éclater.

Oui, mais comment ?

Encore sous le choc, il avait du mal à croire à cette histoire de personnalités multiples. Pour lui, cette notion n’avait toujours été qu’un fantasme de thérapeutes exaltés, une déviance inventée et poétisée par de nombreux films ainsi que les…

— Tu as raison, tel quel, ce sujet est une bombe à retardement.

Il regarda le désordre ambiant, souffla exagérément afin d’évacuer un vertige et l’idée s’imposa à lui dans une étincelle.

— Je ne vois qu’une solution.

— Laquelle ?

C’était la seule option.

Il promena son regard une dernière fois sur les étagères de sa bibliothèque, s’attarda sur les volumineuses reliures en cuir et soupira. L’idée germait déjà en lui, pleine des promesses de reconnaissance, de gloire et de richesses qui en découleraient.

Avec ça il sortirait de l’ombre. Son nom serait enfin reconnu et il frémissait d’avance à l’idée de son entrée dans le beau monde.

— On ne dit rien à Wascator. Je garde cette histoire pour moi, je change quelques noms, les dates et j’en fais un roman…

 

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Copie du rapport de mission du Commandant Moreau.

Fait à Paris, le vendredi 17 février 2006.

 

Monsieur le Procureur,

 

J’ai l’honneur de vous rendre compte des résultats de l’enquête judiciaire diligentée conformément à vos instructions et relative à l’affaire Chestier.

Cette enquête était menée dans le but de faire la lumière sur le comportement du Commandant Martin, notamment au sujet de dérives éventuelles dénoncées par ses pairs dans les actes de garde à vue du mis en cause, dérives dénoncées comme la conséquence de ses problèmes d’alcoolisme, semble-t-il.

À cette fin, j’ai obtenu des éléments en infiltrant son unité.

Ainsi, au cours de l’enquête en question, d’une durée de quatorze mois, j’ai pu constater à la lumière des éléments recueillis par l’avocat de la défense, sur les lieux de l’interrogatoire, qu’il fallait profondément infléchir la position prise à l’encontre de ce fonctionnaire.

J’ai pu établir que le Commandant Martin a collaboré d’une manière efficace à l’arrestation du mis en cause, et au cours de cette opération, je vous le rappelle, le Capitaine Jorioz a trouvé la mort dans des conditions tragiques.

Par ailleurs, en interrogeant le mis en cause, sur ses motivations, les réponses de ce dernier ont eu l’incidence que vous avez pu remarquer.

Il est à noter dans cette affaire, la complicité des deux officiers, Martin et Jorioz.

Il apparaît ainsi que la provocation manifestée par le mis en cause n’a pas été supportable pour le Commandant Martin et plus précisément à l’adresse de l’officier disparu.

Aveuglée par cette provocation le Commandant Martin, a commis une erreur de jugement, selon toute vraisemblance.

Ayant pu évoquer à cet officier les obligations contenues dans notre code de déontologie, mon interrogatoire, voilé, a pu mettre en évidence les raisons de son bouleversement.

Au terme de cette investigation, j’ai pu être amené à la conclusion qu’il n’y avait jamais eu de violences illégitimes, à fortiori gratuites, puisque le comportement dénoncé s’est en fait limité à une réaction coercitive certes brutale, mais répondant à un acte de provocation particulièrement offensant.

Par la suite, l’ayant secondé dans l’affaire « Alexandre K », j’ai pu, discrètement, me rendre compte réellement de ses méthodes de travail. Aussi, étant certes animé d’un caractère affirmé, cet officier n’est toutefois pas l’officier brutal selon ce que l’on vous a rapporté.

Pour infléchir le jugement préalable qui vous a été rendu à son propos, je tiens aussi à apporter une rectification sur la manière de servir de ce fonctionnaire qui a toujours fait preuve d’une maîtrise de soi, malgré les circonstances difficiles évoquées supra et quotidiennes dans son unité.

À l’inverse, je dénonce l’acharnement des officiers Vélasquez et Maurin à son encontre. En effet, ce harcèlement ayant pour origine un contentieux futile et personnel, et en rapport avec l’affaire « Vélasquez » de juin 2001, a eu pour effet progressif de plonger le Commandant Martin dans l’alcoolisme, d’autant plus que cette dernière était déjà atteinte à titre personnel par la disparition de son partenaire, disparition pour laquelle elle a ressenti une profonde culpabilité.

Malgré ces écueils, et soutenue par sa hiérarchie, le Commandant a su faire aboutir jusqu’à son terme l’affaire « Alexandre K », à l’issue de laquelle elle fut assassinée par le sieur Robert Chestier.

Pour toutes ces raisons, et aussi dans le but d’honorer sa mémoire, je souhaiterais que les éléments à charge évoqués antérieurement soient définitivement écartés de son dossier administratif et qu’en plus, elle bénéficie à titre posthume d’une distinction récompensant ses états de service.

Le Commandant Damien Moreau.

 

Fin.

 

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REMERCIEMENTS

 

J’adresse ici une pensée à celles et ceux qui ont contribué à l’écriture de ce roman. Merci donc à Gwennaël Ancèle, Éva Weigel pour ses traductions, Gabrielle Rigaud, Sylvia Macaire et Érika Quimbert sans laquelle Lili n’existerait pas.

Une pensée toute particulière pour maître Valéry M. (que je salue « cordiachaleureusement » et qui se reconnaîtra) pour son aide juridique. Un grand MERCI au Commandant Alain Vasquez de la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres de Paris pour ses nombreuses corrections et la préciosité de ses notes. Merci au Commandant Fonctionnel Binet (C.S.P 94) pour ses anecdotes, ses synthèses et son rapport. Je remercie également Monsieur Stéphane Bourgoin pour sa gentillesse, sa disponibilité et son accord pour les nombreuses références issues de son travail de profiler citées dans ce roman.

Merci également à mon éditrice, Astrid Lafleur, qui a eu foi en ce projet et l’a concrétisé.

En conclusion, j’ai gardé une petite place pour toi………………………………………… qui vient d’achever la lecture de ce roman qui, j’espère, t’aura plu.

Et à bientôt pour un nouveau rendez-vous littéraire.

Amicalement,

Alick.

 

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