Mystères à Lacetown Tome 2 - Des suspects à la pelle
Chapitre 16
— Oh.
Michael releva la tête, ses mains se figèrent et il cligna des yeux alors que toutes ses pensées semblèrent s’envoler d’un coup. Impossible de former d’autres sons que celui qu’il venait de dire, alors il répéta :
— Oh.
— Ouais, « oh ».
Michael ne s’était vraiment pas attendu à ça, mais c’était bien moins pire que ce qu’il s’était imaginé.
— Eh bien, je peux me libérer n’importe quel jour…
— Non, il faut que je le fasse tout seul.
— Oh, lança Michael alors que son esprit s’embrouillait à nouveau.
Jazz lui offrit un sourire fatigué.
— Tu dis beaucoup ça.
— Oh ?
Jazz soupira et retira ses pieds, mais la déception de Michael ne dura qu’un moment, parce que Jazz posa son café et s’installa à califourchon sur ses genoux. Avec un petit sourire, il posa ses mains sur ses épaules et les massa.
— La matinée a été longue et éprouvante émotionnellement pour nous deux.
Michael réussit à émettre un petit rire sans humour, savourant la façon simple et familière dont ils se touchaient.
— Un peu, oui. C’est vrai.
— Est-ce que tu comprends ? demanda Jazz, les yeux inquisiteurs et les sourcils froncés.
— Quelle partie ?
Michael posa les mains sur les hanches de Jazz, serrant doucement.
— Le fait que tu veuilles voir Russell, ou que tu ne veux pas que je vienne ?
Il ne put empêcher sa voix de trembler quand il prononça la dernière partie et il s’en voulut de sa faiblesse et de ses insécurités.
Jazz posa une paume sur sa joue.
— Les deux, mon cœur.
Même s’ils étaient proches, son regard se balada dans la pièce plutôt que de se poser sur le visage de son petit ami.
— Un peu ?
— Ça ressemblait plus à une question qu’à une réponse, déclara Jazz. Laisse-moi t’expliquer un peu mieux.
Les lèvres pincées, Jazz étudia le visage de Michael, comme pour trouver quoi dire. Ce dernier regarda le bout de sa langue glisser sur sa lèvre. Il se pencha pour lui donner un tendre baiser qui sentait le café et envoya une vague de chaleur, de sécurité et d’amour dans ses veines.
— C’était agréable, ça. C’était pour quoi ? demanda Jazz.
— Je n’ai pas pu m’en empêcher, admit Michael en rougissant.
— Mon croque-mort romantique, soupira Jazz, en rapprochant ses hanches. J’ai vraiment de la chance, hein ?
— Tu étais en train de dire que tu allais t’expliquer, lui rappela Michael, son cœur battant plus fort à cause de la proximité de Jazz et de leur conversation.
Pourquoi il ne veut pas que j’aille avec lui ?
— Si tu arrêtais de me distraire avec ton romantisme et ton corps canon, je pourrais peut-être arriver à réfléchir.
Jazz se détourna ostensiblement de Michael et leva une main pour ne plus le voir, tout en remuant des hanches.
— Je ne peux plus te regarder jusqu’à ce que j’aie repris mes esprits.
Quelques secondes plus tard, Jazz pivota à nouveau pour lui faire face avec un autre sourire fatigué. Il pressa son front contre celui de Michael et ce dernier dut loucher pour continuer à l’observer.
— OK, j’ai retrouvé mes esprits.
Il se recula, son poids à la fois inconfortable et bienvenu, calé sur les cuisses de Michael.
— Il faut que j’aille voir Russell parce que cet enfoiré est toujours dans ma tête. On était tous les deux, et on parlait du fait qu’il pouvait nous envoyer des menaces de mort depuis la prison et… eh bien, il faut que je lui parle face à face et que je voie de mes yeux s’il est responsable de quoi que ce soit. Et j’ai besoin de clore ce chapitre de ma vie.
Le cœur de Michael accéléra de plus belle.
— Oh ?
Jazz lui adressa un petit sourire.
— Et voilà, tu recommences. Mais, oui. Je veux consacrer toute mon énergie à envisager l’avenir. Et nous. Il faut que je sorte Russell de ma tête pour de bon. Tu comprends ?
— Oui, lui assura Michael. Envisager l’avenir… c’est ce que je veux aussi.
Conscient que ce n’était pas le moment pour une déclaration, mais désirant quand même le lui faire comprendre par ses gestes, Michael l’embrassa fort.
Jazz enroula ses bras autour de son cou et ils se serrèrent l’un contre l’autre, mélangeant leurs souffles et se délectant de leur connexion.
Tandis que Michael inhalait l’odeur sucrée et boisée de Jazz, son esprit se calma. Il l’aimait. Ce n’était pas une surprise, pas vraiment. Ils se connaissaient depuis moins de deux mois, mais il savait qu’il l’aimait. Ça faisait un petit moment, maintenant. Il ne lui avait pas encore avoué à haute voix, ni même à lui-même ou à M. Cornichon.
Étant donné que Jazz démêlait toujours ses sentiments confus pour Russell, Michael ne devrait pas s’attendre à ce qu’il retombe amoureux si tôt.
Pourtant ce qu’il avait dit à propos de l’avenir lui donnait de l’espoir. Il avait dit que Michael représentait tout ce qu’il voulait. Qu’il était ce qu’il avait de mieux dans sa vie ces derniers temps.
Peut-être que le fait de rendre visite à Russell l’aiderait à laisser la pire partie de sa vie derrière lui pour qu’ils puissent avancer.
Michael remua et attira Jazz plus près de lui, en espérant lui transmettre son amour et son soutien. Son corps s’éveilla à cause de leur proximité. Quand Jazz arqua son corps contre lui, Michael constata qu’il en était de même pour lui.
Jazz se recula.
— Tu veux qu’on se change les idées ?
Au même instant, Michael lança :
— Chambre ?
Ils s’esclaffèrent tous les deux.
Jazz descendit de ses genoux et lui tendit la main, pour le remettre debout.
Souriant, et le cœur tambourinant d’un désir insatiable pour Jazz, il le suivit dans sa chambre.
Là où la chambre de Michael n’était qu’ordre et précision, lignes claires, teintes blanche et grise et bois sombre, celle de Jazz était aussi colorée et complexe que son occupant. À l’est, de grandes fenêtres avec des rideaux blancs faisaient face au parking, tandis que des vêtements jonchaient un fauteuil lavande sous les vitres opposées, qui offraient une vue splendide sur le lac. Une antique coiffeuse peinte en blanc vieilli avec un minuscule tabouret recouvert d’un tissu à pois noirs et blancs se dressait à côté du siège, avec tous les produits pour cheveux de Jazz alignés parfaitement dessus. Jazz avait réussi à faire rentrer un matelas king size dans la petite pièce, face à la porte, attirant toute l’attention quand on entrait, avec deux grandes toiles représentant des paysages colorés en guise de tête de lit. Le lit démesuré était défait et accueillant.
Michael le contourna et posa ses lunettes sur une table d’appoint, puis ils s’embrassèrent.
Son cœur souffrait à l’idée de tout ce que Jazz avait enduré, de la façon dont Russell l’avait blessé, jusqu’à ce jour affreux. Il voulait, non, il avait besoin de faire en sorte que Jazz se sente aimé et choyé. Apprécié. Brûlant de désir pour Jazz, mais voulant avant tout s’assurer qu’il obtiendrait ce qu’il voulait, Michael chuchota :
— Qu’est-ce que tu aimerais ?
— N’importe, souffla Jazz, en caressant le torse de Michael. Tout.
La confiance qui brillait dans ses yeux débarrassa Michael de tous ses doutes. Jazz lui avait assuré qu’il avait aimé la fessée. Mince, il avait même dit qu’il devrait y aller plus fort la prochaine fois ! Une vague de confiance en lui le parcourut.
— Tout, hein ?
Jazz lui répondit avec un sourire paresseux quand Michael tendit la main vers le bouton de son pantalon.
— Est-ce que tu vas me déshabiller ? murmura Jazz.
— Oui, et je vais faire tout ce qu’il faut pour te faire oublier ce qui ne va pas en ce moment.
Il effleura le visage de Jazz.
— Je préfère me concentrer sur ce qu’il y a de bon dans ma vie… en tout cas pour l’instant, répondit ce dernier.
Michael hocha la tête et baissa le pantalon de Jazz, un frisson d’anticipation se répandant dans tout son corps quand il découvrit qu’une fois encore, son petit ami ne portait pas de sous-vêtement. Il agrippa son début d’érection, les yeux rivés sur Jazz.
Pendant qu’il le caressait lentement, il mémorisa son visage : chaque grimace, chaque mordillement de lèvre, et le petit soupir qu’il poussa quand Michael fit en sorte qu’il soit complètement dur. Quand une petite perle de liquide se répandit dans sa paume, il le relâcha.
Jazz laissa échapper un souffle, et Michael savait que ce n’était pas de la déception. Jazz comprenait que Michael ne voulait que son plaisir. Toujours.
Il l’aida à lui retirer son T-shirt. Une fois nu devant lui, Michael repoussa les couvertures.
— Là, déclara Michael d’une voix rauque de désir alors que son sexe poussait contre son jean.
Il ignora ses propres désirs avec délectation, parce qu’il voulait faire passer Jazz avant tout.
— Allonge-toi et laisse-moi m’occuper de toi.
Avec un sourire paresseux, Jazz obéit sans protester. Ses cheveux se répandirent sur les draps au motif de fleurs pastel comme des rayons de soleil dans un champ de fleurs sauvages.
Michael rampa sur le lit et comme si Jazz pouvait lire ses pensées, il écarta les jambes pour lui faire de la place. Michael reprit son massage en commençant par les mollets, remontant sur les cuisses poilues, ses yeux passant du sexe dur de Jazz à la lueur de plaisir dans le regard de son petit ami.
Quand il atteignit la peau douce à l’intérieur de sa cuisse, Jazz se mit à gigoter et à donner des coups de bassin.
— Putain, tu sais que c’est mon point le plus sensible, hoqueta Jazz avant de lâcher un rire essoufflé.
— Évidemment, affirma Michael, un peu surpris par son ton arrogant.
Il pencha la tête et déposa un baiser sur la chair tendre, d’abord d’un côté, puis de l’autre.
Jazz gémissait à présent, et Michael prit pitié en avalant son sexe jusqu’à la garde d’un seul mouvement fluide. Sous lui, Jazz convulsa et laissa échapper un cri. Michael se mit à le sucer avec vigueur et se servit de la paume de ses mains pour faire pression sur ses hanches afin de l’empêcher de bouger. Il s’agissait de lui faire comprendre sans le moindre doute qui était aux commandes.
Jazz succomba bien volontiers à l’autorité de Michael ; il se détendit, sachant que ce dernier satisferait ses moindres désirs.
Michael n’avait jamais ressenti un tel désir de prendre soin d’une autre personne. Jazz était tout pour lui. Michael voulait qu’il sache qu’il serait toujours là pour lui. Il mit tout son amour et sa dévotion dans cette fellation, et se perdit dans la chaleur du sexe de Jazz ; la courbe du gland, le goût salé de son liquide préséminal, et la caresse de ses poils pubiens sur son menton. Il se fichait même de la gêne dans sa gorge tandis qu’il l’accueillait encore plus profondément.
Seul le bonheur de Jazz comptait.
— Putain, Michael ! s’écria Jazz. S’il te plaît…
Il agrippa les épaules de Michael et tira sur son polo.
Ce dernier se releva jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le bout de son sexe entre ses lèvres. Il le dévisagea.
La peau de Jazz était rougie, son front et ses cheveux humides de sueur, ses yeux révulsés. Il tira à nouveau sur le T-shirt de Michael.
— S’il te plaît, maintenant… J’ai besoin de te sucer aussi, supplia-t-il. Je veux sentir ton goût… tellement envie de toi…
Toujours aussi désireux de donner à Jazz tout ce qu’il voulait, Michael se mit à genoux et changea maladroitement de position pendant que Jazz se battait avec sa ceinture. À eux deux, ils réussirent à baisser le pantalon et le boxer de Michael sous ses fesses.
Jazz se saisit de son érection.
Avec un petit rire devant l’empressement de son petit ami, Michael le repoussa contre les oreillers.
— Laisse-moi m’installer d’abord.
Une fois allongés côte à côte, le visage de chacun au niveau de l’entrejambe de l’autre, ils s’activèrent à l’unisson. Jazz poussa un long grognement bas, la vibration se répercutant de façon incroyable dans tout le corps de Michael. Être toujours habillé alors que Jazz était complètement nu et se tortillait contre lui était une sensation délicieuse. Ce dernier enfonça ses doigts dans les fesses de Michael, l’attirant plus près pour le prendre tout au fond de sa gorge, avec un talent et une ferveur dignes de figurer dans le Guinness des Records, dans la rubrique « Meilleure fellation ».
Savourant la technique experte de Jazz, il se reconcentra sur le membre palpitant de ce dernier. Puis Jazz le surprit en lui crochetant la tête avec sa cuisse, et en pivotant pour se retrouver au-dessus de lui. Il commença alors à s’enfoncer de lui-même dans la gorge de Michael, avec une passion presque frénétique.
Maintenant c’était le tour de Jazz de prendre le contrôle, et Michael resta allongé pendant que sa bouche était prise d’assaut et son sexe pompé avec enthousiasme.
La promesse de Jazz de réaliser tous les fantasmes de Michael flotta dans son esprit, alors que Jazz prenait violemment possession de sa bouche tout en donnant à Michael exactement ce dont il avait besoin.
Ni l’un ni l’autre ne dura longtemps dans ces conditions, et à la seconde où Michael sentit Jazz convulser contre lui et plonger son sexe encore plus loin, il succomba avec lui, se perdant dans les sensations d’un orgasme qui le secoua jusqu’aux tréfonds de son âme.
Hébété, Michael se racla la gorge et toussa un peu quand Jazz se retira.
— Ça va, mon cœur ? demanda Jazz.
Ses genoux craquèrent quand il se releva pour le regarder.
Son sexe ramolli et mouillé reposant sur son jean, exposé et repu, Michael resta allongé sur le dos.
— Parfait, parvint-il à dire.
Sa gorge était un peu à vif, mais il se réjouissait à l’idée de sentir la présence de Jazz pendant quelque temps.
Ce dernier changea de position et se laissa tomber à côté de Michael, serré contre lui. Ils tournèrent la tête et se dévisagèrent au même moment, s’esclaffant doucement tous les deux.
— C’était torride, souffla Michael.
— C’est toujours comme ça, avec toi, répliqua Jazz en se rapprochant encore plus, jusqu’à ce que leurs têtes ne soient qu’à quelques centimètres l’une de l’autre.
Michael s’inquiétait pour beaucoup de choses, mais ça ? Ces moments qu’ils passaient tous les deux ensemble ? Au moins, il n’avait pas besoin de s’en faire pour ça. Jazz venait de lui en donner la preuve, en calmant son stress, et en prenant ce dont il avait besoin. Et Michael avait été plus que partant pour le lui donner.
Encore une fois, Michael se réjouissait qu’ils s’entendent aussi bien.
Le stress de ces derniers jours n’aurait pas dû affecter la confiance qu’il avait dans sa relation avec Jazz. Ils avaient déjà surmonté un meurtre ; ils y arriveraient cette fois aussi.
Michael sursauta quand son portable vibra dans sa poche.
— Désolé, je vais juste regarder qui c’est.
Il découvrit plusieurs messages non lus : deux de Kitty, un de Trevino, et quelques-uns de Musgrave. Il poussa un soupir.
— Plein de monde me cherche.
— Et c’est moi qui t’ai trouvé.
Jazz lui offrit un sourire et se pencha pour l’embrasser rapidement.
— Va faire ton boulot, Superman.
Michael ne bougea pas du lit et continua à dévisager Jazz.
— Est-ce que ça ira ?
— Bien sûr. Je vais faire une bonne sieste et me pomponner un peu maintenant que j’ai un jour de congé surprise.
— J’aurais bien aimé le passer avec toi, soupira Michael, le cœur serré à l’idée de rater toutes ces heures avec son coiffeur sexy. J’aurais adoré passer la journée à te faire l’amour et à oublier tout le reste.
— Ça a l’air merveilleux, mais pour être honnête, je ne crois pas que je serais de très bonne compagnie. Si je sors de chez moi, je vais sûrement aller aider Misty à préparer sa fête de demain. Elle est plutôt secouée.
— Quand est-ce que tu as prévu d’aller rendre visite à Russell ?
— Oh, pas avant lundi, au moins. Je ne me sens vraiment pas d’y aller aujourd’hui, et il n’y a pas de visite le dimanche.
Donc il a déjà vérifié les horaires de visite de la prison. Ça fait combien de temps qu’il a prévu ça ? Depuis les appels dont il ne m’a pas parlé ?
Michael repoussa ses pensées négatives – tout va bien entre nous – et se leva. Jazz avait besoin de faire ça pour pouvoir aller de l’avant avec Michael. Ce dernier le soutiendrait quoi qu’il arrive.
— OK, je t’envoie un message tout à l’heure pour m’assurer que tout va bien. On peut peut-être se retrouver plus tard ?
— Ouais, peut-être, répondit Jazz en se levant à son tour. Je te tiens au courant. Mais ne le prends pas personnellement si je préfère rester tout seul ce soir, OK ?
Michael essaya d’afficher un air nonchalant, même s’il commença à angoisser à nouveau.
— Oh, je sais. Pas de problème.
Jazz lui serra le bras.
— Mon cœur, je le pense vraiment. J’ai beaucoup de choses à penser, mais ça n’a rien à voir avec toi et moi. C’est juste toutes ces conneries de mon passé, d’accord ?
— D’accord.
— Tu me promets d’arrêter de t’inquiéter pour nous ?
— Je te le promets, lui assura-t-il avec un sourire.
Je promets d’essayer, en tout cas.
— Bien.
Jazz avait l’air satisfait et détendu, pour l’instant.
— Par contre, je passerai vers cinq heures pour coiffer ces dames.
Michael hésita.
— Tu es sûr que tu veux t’en occuper ? Ezra ou moi, on peut…
— Hors de question que ton bizarro-stagiaire envoie ces pauvres femmes pour jouer au bingo dans le ciel avec une vilaine coiffure. Je serai là. Ça me fera du bien d’être occupé.
Jazz se pencha pour lui donner un baiser, puis le poussa vers la porte.
— Allez, file et sois incroyable, comme d’habitude.
Michael rougit en sortant de l’appartement. Il resta quelques secondes devant la porte, la main sur la poignée, comme pour rester en contact avec Jazz un peu plus longtemps. Son téléphone vibra à nouveau, et il poussa un soupir. Fini de lambiner. Il se hâta de descendre les escaliers et de sortir sous le soleil écrasant.
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