Un royaume en otage (French Edition)

Jennifer Bonillo · Chapitre 18 sur 25

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Un royaume en otage (French Edition)

Chapitre XVI

 

UN PASSÉ

RETROUVÉ

 

tables avec du gibier et des fruits qu’elle n ’ avait jamais vus. Il lui mit la Le soir venu, Morrigan entra dans la salle réservée au banquet, accompagnée d ’ Asa. Il y avait plusieurs petites tables pour accueillir tous les invités. De la nourriture était étalée sur les main dans le dos. Dean était déjà là avec une femme du village. « Il en a finalement trouvé une. Cela ne m’étonne pas, il est très sexy. » Elle fut heureuse que personne ne pût lire ses pensées. Ce qui la préoccupait le plus, c’était que Dean finisse la soirée avec sa partenaire. Elle ne comptait pas honorer le rituel et elle avait besoin de lui pour y échapper. Elle avait voulu être gentille avec Asa et n ’ avait rien voulu faire de mal. Dean l ’ avait probablement perçu comme un coup de couteau dans le dos. Asa avait bien précisé que c’était pour le banquet, mais il n ’ avait dû retenir que la partie où elle avait dit oui. Asa s ’ aperçut qu’elle regardait dans la direction de Dean.

« On pourrait se rapprocher de ton ami si tu te sens plus à l ’ aise.

— Vraiment ? Ce n ’ est pas obligatoire, tu sais. »

Si, ça l’était. Elle devait lui faire passer le message avant que les choses dégénèrent. Elle se maudit intérieurement de son sens de la politesse.

« Bien sûr que si. Sa partenaire est une très bonne amie. Je vais te présenter. »

Asa posa une main dans le dos de Morrigan pour l ’ accompagner jusqu’à leur table. Il semblait bien s ’ amuser.

« Bonjour, Aya. On dirait que tu es bien accompagné ce soir. »

La jeune femme ne rougit pas du tout, mais gloussa à cette remarque. Dean tourna la tête dans la direction de Morrigan et semblait attendre une réaction, mais elle n ’ en fit rien.

« Je te présente Morrigan. Tu l ’ as vue, mais vous n ’ avez pas été officiellement présentées. Ça vous dérange si l ’ on s ’ assoit avec vous ?

— Enchantée, Morrigan. Non, vous pouvez venir. »

Un petit sourire de mépris s ’ afficha sur le visage de Dean pendant quelques secondes. Juste assez pour que Morrigan le remarque, ce qui n ’ avait pas l ’ air d’être le cas de leurs partenaires.

« Enchantée, Aya. »

Morrigan ne savait pas comment allait se passer la soirée et espérait qu’elle n ’ allait pas dégénérer. « Putain, c ’ est moi qui ai commencé. Mais je n ’ ai jamais voulu finir la soirée avec Asa. Il croit probablement que je l ’ ai trahi. »

Pendant qu’Asa était pris dans une conversation folle avec Aya, elle remarqua que Dean la regardait encore avec ce même regard. Elle s ’ avança vers lui et l’emmena à l’écart discrètement.

« À quoi joues-tu ?

— Ma partenaire m ’ a lâché. Je me suis dit qu’Aya serait bien meilleure pour faire le rituel. Au moins, je finirai bien la soirée.

— Il m ’ a juste proposé de dîner sans rien attendre de plus. Je me suis dit que me mêler à d’autres personnes ferait bonne impression auprès du chef, voilà tout.

— Tu mens. »

Touché. Mais elle ne pouvait pas lui dire qu’elle l ’ avait fait pour éviter une dispute avec lui devant tout le village. Même si, au fond d ’ elle, elle trouvait que c’était une bonne chose de faire bonne impression.

« J ’ avais juste prévu de passer le dîner avec lui. Rien de plus. »

Elle jeta un regard à Asa et Aya, qui ne semblaient même pas se soucier de leur présence. Les deux tourtereaux semblaient amoureux, la chose les frappa. Eux non plus n ’ avaient jamais eu l ’ intention de rester avec eux pour le rituel. Cette mascarade servait seulement d ’ excuse pour les rendre jaloux. Elle en aurait mis sa main à couper. Même s ’ ils ne les écoutaient pas, ils devaient continuer de parler discrètement.

« Ils n ’ ont jamais souhaité rester avec nous, regarde. Ils sont amoureux et ça se voit. Au final, on passe la soirée ensemble. »

Dean regarda aussi leurs deux partenaires. Il parvint à la même conclusion que Morrigan. Malgré le fait qu’elle avait souhaité s’éloigner de lui, le destin en avait visiblement voulu autrement et avait fini par les forcer à être tous les deux. Mais la fête touchait à sa fin. Le chef du village annonça la fin du repas. D ’ après la tradition, ceux qui avaient déjà trouvé un partenaire n’étaient pas obligés de danser.

Asa, qui se rappela tout à coup la présence de Morrigan, alla la rejoindre, tandis que Dean s’éclipsa vers Aya.

« Écoute, je pense que je vais terminer la soirée avec Aya. Je t ’ ai invitée pour la rendre jalouse, je dois te l ’ avouer.

— J ’ avais deviné. »

Morrigan sourit. Au fond d ’ elle, elle le trouvait honnête de lui avouer ça directement. Elle n ’ en aurait pas fait autant. Ce qui était sûr, c’est qu’elle n ’ avait jamais eu envie de rester avec lui. Elle acquiesça et le remercia de l ’ avoir invitée. Asa prit Aya par la main et ils quittèrent la soirée. Dean le regardait maintenant et la rejoignit.

« Tu t ’ es aussi fait larguer ? »

Il souriait maintenant. C’était incroyable comme il pouvait passer du chaud au froid en quelques minutes. Les autres étaient allés danser, ça leur laissait quelques instants sans avoir besoin d’être discrets. Mais elle décida de lui rendre son sourire ; après tout, cette situation était pour le moins grotesque. Il n ’ avait pas à se comporter de cette façon ; il se sentait trahi et elle comprenait.

« On dirait bien.

— Tu n ’ as pas l ’ air déçue.

— Non. Je te l ’ ai dit, je n ’ avais pas prévu de rester avec lui. Je te propose qu’on finisse la soirée et qu’on s’éclipse, comme c’était programmé.

— Suis-moi, donne-moi la main et fais comme si tu étais amoureuse. »

Elle lui tendit la main et ils se levèrent de table. De là, ils sortirent main dans la main. Elle se colla à lui pour signifier qu’elle allait passer la soirée avec lui comme une femme amoureuse l ’ aurait fait. Elle s’étonna que ça ne soit pas aussi difficile que ça ; après tout, Dean était attirant et puis il s ’ agissait de la fête de l ’ amour.

 

Ils arrivèrent dans la chambre. C’était intimiste et minimaliste. Après tout, cette chambre n ’ avait qu’une seule fonction… Ils avaient tout de même pris soin d’ajouter quelques éléments de décoration en l ’ honneur des dieux. L ’ espace n’était pas très grand et les possibilités étaient donc limitées. Ils s ’ assirent sur le lit et se regardèrent, gênés. Il était peut-être temps d ’ en savoir un peu plus l ’ un sur l ’ autre. C’est Dean qui engagea la conversation :

« Je vais profiter de cette soirée avec toi pour te parler un peu plus de la résistance. Ça n ’ a pas vraiment bien commencé entre nous, j ’ ai mal fait les choses, mais peut-être que le fait de te parler un peu plus de nous sera bénéfique. »

Elle n ’ avait pas pensé à lui poser plus de questions. Elle ne savait même pas si elle l ’ aurait cru au début, cela devait en être la raison principale. Maintenant qu’il lui paraissait un peu moins dangereux qu’au début, peut-être que le temps d ’ en apprendre davantage était venu. Elle connaissait la prophétie, mais elle ne savait pas vraiment ce que cela signifiait.

« Pourquoi avez-vous besoin de moi ?

— On a besoin de toi pour arrêter le contrôle sur les populations. Briser la pierre.

— J ’ ai lu à propos de la pierre, mais le livre ne disait pas grand-chose sur ça, à part qu’elle contrôlait les populations et le système de caste.

— On n ’ en sait pas plus. On ne l ’ a jamais vue, mais, récemment, on a obtenu une information qui nous indiquerait où chercher. On ne sait même pas de quoi elle est faite ni pourquoi seule l’élue peut la briser. On a juste cette prophétie. On m ’ a d ’ ailleurs dit que tu étais douée pour en faire.

— Et donc, vous n ’ avez rien trouvé de mieux que de commencer votre relation avec l’élue en la kidnappant.

— On avait prévu de tout t’expliquer au QG, mais on ne voulait pas que tu connaisses notre position tant que tu n ’ aurais pas consenti à nous aider.

— Qu’est-ce qui fait que je suis spéciale ?

— Tu es la reine des sept royaumes.

— Comment ?

— Tes parents étaient le roi et la reine déchus. Ils sont malheureusement morts, mais toi, on t’a cachée à la vue de tous ; alors tu as été épargnée par tout ça. »

Ce n’est pas tous les jours qu’on apprenait qu’on était une princesse dont le royaume lui avait été retiré. Elle déglutit… Un statut impliquait forcément des responsabilités. Pour le moment, ça ne voulait rien dire pour elle. Toute sa vie avait été simple et dénuée d’artifices, c’était difficile de se rendre compte de tout ce que ça signifiait et de savoir si elle devait s’en réjouir ou non. Alors, elle arbora son masque habituel pour accueillir cette nouvelle, ce qui surprit Dean. Elle ne devait pas montrer que ces révélations l’affectaient, car mettre des mots sur ce qu’elle ressentait la ferait basculer dans la panique.

« Qu’est-ce que je devrais savoir d ’ autre ?

— Tu es fiancée depuis ta naissance par un contrat de sang. Cela a pour but de te donner plus de pouvoir.

— Hors de question de me marier à un homme que je ne connais pas.

— Il a été choisi par tes parents et ils ont signé le contrat avec ton sang et celui du prince. Tu ne peux pas y déroger. C ’ est surtout pour vous y contraindre, lui et toi. Si vous refusez, vous mourrez. Pratique, n ’ est-ce pas ? »

C’était dérangeant qu’un homme, qu’elle ne connaissait pas, en sache davantage qu’elle sur sa propre vie. Le fait qu’il lui apprenne qu’elle devait se marier à un parfait inconnu lui en disait long sur leur sens du devoir, mais l ’ obliger à faire quelque chose, dès sa naissance, sans lui laisser le choix, c’était un peu trop. Elle en venait presque à regretter ses parents adoptifs. Au moins, ils ne lui avaient jamais rien imposé. Ils n ’ avaient même jamais assisté aux moments importants de sa vie. Puis il y avait ce fameux contrat de sang. Si elle refusait, elle mourrait. À l’époque, elle n’avait pas été en âge de consentir, ce qui ne les avait pas dérangés. Ils s ’ imaginaient peut-être qu’en grandissant, son sens du devoir serait exemplaire. Dean reprit la parole.

« Vous êtes censés arriver purs devant l ’ autel, tous les deux, selon les anciennes traditions.

— Pure ? Tu veux dire vierge ?

— Oui, c ’ est ça, mais personne ne vous en tiendra rigueur dans votre cas. Même si, d ’ après nos renseignements, tu as souvent été seule… J ’ imagine que tu es toujours pure.

— C ’ est un peu trop tard pour moi. L ’ histoire de la pureté.

— Quoi ? »

Il avait l ’ air vraiment surpris et mécontent à la fois. Ce n’était pas l’information en elle-même qui le dérangeait. Mais le fait que son équipe avait pu louper quelque chose signifiait qu’il y avait des failles dans leur système et ça lui faisait peur. Morrigan jubilait en voyant son trouble, car pour une fois qu’elle l’informait de quelque chose qu’il ne savait pas, les rôles étaient inversés. Il pesta contre son équipe.

« Je vais devoir revoir la formation de mes équipes, des informations plus importantes ont pu être oubliées.

— Bon, tu vas me dire qui est mon prétendant ?

— Le prince des enfers lui-même. Tes parents lui ont promis ta main et lui, il devait te protéger. »

Ceci expliquait cela. Ce contrat lui permettait d’être protégée jusqu’à ce qu’elle sache. Elle les avait peut-être trop vite jugés, ils avaient pensé à sa protection et seulement à ça. Le prince des enfers, ce nom faisait un peu peur. Au vu de ce que lui disait Dean, ses parents avaient fait probablement ce choix car il ne leur en restait pas d ’ autres.

« Qu’est-ce que tu peux me dire sur le prince des enfers ? Ce nom me fait froid dans le dos.

— Tout ce qu’on sait, c ’ est qu’il est le fils de Lucifer lui-même qui est, avec l’élue, l’une des créatures les plus puissantes. Il dirige toutes les créatures magiques et les ombres. On dit que les ombres ont leur propre volonté. »

Tout ce qu’elle avait pensé au sujet de ses parents il y a quelques instants venait de partir en fumée. Ses parents étaient fous. Elle n ’ allait quand même pas épouser le fils de Lucifer, elle avait d ’ abord pensé que c’était un surnom, mais il venait de l’informer que ce n’était pas le cas.

« Pourquoi diable j’épouserais un homme comme lui ?

— Tu n ’ as pas le choix et lui non plus.

— Je ne vais sûrement pas épouser un homme que je ne connais pas.

— On ne te demande pas ton avis, qui plus est dans le cas d’un contrat de sang. Écoute, je ne vais pas me battre avec toi. Je t’emmènerai de force pour éviter que tu te fasses tuer, s’il le faut.

— J’aimerais bien te voir essayer. »

Dean leva un sourcil. Il voyait dans cette remarque un défi et comptait bien lui faire savoir qu’il était prêt à le relever. Morrigan était fatiguée et n’avait pas envie de se battre contre lui. C’était avec son futur époux qu’elle allait devoir se battre, un parfait inconnu qui lui semblait dangereux.

 

Morrigan avait la tête en vrac. Elle avait appris qu’elle était une princesse et qu’elle était fiancée au fils de Lucifer. Ce nom lui faisait assez peur, elle imaginait mal le prince des enfers être doux et gentil. Pourtant, il lui avait bien fait comprendre qu’ils n ’ avaient pas le choix à cause d ’ un contrat signé avec son propre sang alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Elle comprenait que ses parents avaient tout fait pour la protéger du mieux qu’ils le pouvaient. Malgré tout, elle ne se souvenait pas avoir vu l ’ ombre d ’ une protection tout droit venue de l ’ enfer, venir lui parler ou lui assurer une sécurité permanente. Mais Dean lui avait dit que le prince manipulait les ombres, c’était probablement comme ça qu’il pouvait l ’ aider si quelque chose se passait. Elle n ’ aurait donc pas le loisir de tomber amoureuse ou encore de choisir son prétendant, il lui faudrait avoir un mariage arrangé avec un homme qu’elle ne connaissait pas.

À son réveil, elle fut étonnée de constater que le lit était vide, du moins Dean ne s ’ y trouvait pas. Il avait dû se lever aux premiers rayons de soleil, car la lumière traversait toute la pièce et ils devaient partir tôt ce matin, c ’ est comme ça que les habitants d ’ ici fonctionnaient. Elle ne le savait pas avant aujourd’hui car, quand elle descendit, tout le monde était déjà levé en train de s ’ activer dans le village. C’était impressionnant, et elle se trouva tout à coup un peu paresseuse par rapport au reste des habitants. Elle partit à la recherche de Dean et constata qu’il était en pleine discussion avec Amath, le chef du village. Elle s ’ approcha. Il parlait de les conduire tout droit jusqu’au portail, pour les ramener dans leur monde. Dean fit signe à Morrigan de les rejoindre.

Ils partirent un quart d ’ heure plus tard avec le dirigeant, qui n ’ avait pas jugé bon d ’ emmener quelques guerriers. Ils avaient su respecter les coutumes locales et, pour ça, le chef les considérait comme des membres de son peuple. Cela faisait à peine quinze minutes qu’ils marchaient et le portail se tenait devant eux ; il se trouvait donc à proximité d’eux depuis leur arrivée, ce qui ne manqua pas de déconcerter Morrigan.

« Depuis tout ce temps, nous étions à côté du portail. Pourquoi ne pas nous l ’ avoir dit ?

— Mais alors, auriez-vous participé à la fête ? Je ne pense pas. »

Morrigan acquiesça de la tête. Elle voyait où le chef voulait en venir. Ils seraient tous deux partis aussitôt en quête du portail. Dean remercia Amath.

« Merci de nous avoir accueillis.

— Tout le plaisir est pour moi. »

Ils remercièrent le chef. Morrigan n ’ oublierait jamais cette soirée où elle avait découvert une autre façon de vivre et de voir la vie dans un petit village perdu au milieu de la forêt. Elle qui aimait beaucoup l ’ histoire des civilisations et qui avait voulu vivre de nouvelles choses, elle était ravie. Dean passé, Morrigan se tourna vers Amath et lui sourit avant de se retourner vers le portail et de le franchir à son tour.

Elle fut happée par le vide et se retrouva avec Dean, dans la ruelle même où ils se trouvaient lors de la tentative de kidnapping. C’était étonnant. Aussi Morrigan se tourna-t-elle vers Dean.

« Comment est-ce possible ?

— Pendant que tu t ’ amusais à draguer, moi, j ’ ai posé quelques questions. Tu aurais pu le savoir.

— Je ne draguais pas, j’étais polie. C ’ est tout. »

Dean n’avait pas digéré le fait qu’elle ait accepté la proposition d’un des hommes du village. Elle espérait qu’il allait passer outre. Aussi, elle se répétait que c’était uniquement pour éviter de se quereller, même si elle devait avouer que ce qu’il pensait d’elle la touchait plus qu’elle ne voulait le montrer. Cependant, elle décida de ne rien laisser paraître pour le moment, elle n ’ avait aucun compte à lui rendre. Morrigan était une femme libre et, quand bien même elle serait mariée à ce prince des enfers, elle n ’ allait sûrement pas le laisser disposer d ’ elle comme il l ’ entendait. Elle voulait en savoir plus sur la question.

« Peut-être que tu peux m’éclairer un peu plus ?

— C ’ est déjà arrivé que des inconnus se perdent dans ce monde. Ce fut notamment le cas d’une sorcière exploratrice. Elle a passé plusieurs années à essayer d ’ ouvrir un portail pour rentrer chez elle. Apparemment, la magie est moins forte là-bas. Tu as pu ouvrir un portail, parce qu’il y en avait déjà un. Pourquoi il n ’ a pas donné sur celui du village, alors qu’il nous a ramenés pile-poil où nous étions ? Je n ’ en ai aucune idée. Nous avons très peu d ’ informations sur le sujet. Maintenant, suis-moi. »

Il pointa du doigt la direction à prendre.

« Où est-ce que tu m ’ emmènes ?

— Chez moi ! Je vais faire venir quelques personnes de la résistance.

— Qui te dit que je désire en faire partie ?

— Je suis beaucoup plus puissant que j ’ ai bien voulu te le montrer. Tu viens ou je t’y oblige ? »

Elle ne comptait pas se laisser faire, mais elle était encore plus curieuse. La curiosité est un vilain défaut, disait-on. Mais dans ce cas, elle souhaitait savoir où ça allait la mener. Cela risquait d’être intéressant.

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