Un royaume en otage (French Edition)

Jennifer Bonillo · Chapitre 20 sur 25

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Un royaume en otage (French Edition)

Chapitre XVIII

 

LE PRINCE

DES ENFERS

 

était sûre qu’il y en avait eu un nombre important. Heureusement, elle avait, Morrigan se réveilla avec une affreuse migraine. Elle se rappela les coupes de champagne qu’elle avait vidées la veille. Le nombre exact, elle n ’ aurait su le dire, mais elle dans sa chambre, des potions qu’elle avait fabriquées grâce aux livres sur les remèdes. Morrigan avait une certaine appréhension à ouvrir les yeux et à se lever. Quand elle se décida enfin à regarder autour d’elle, elle ne reconnut pas les environs. Elle n’était pas au château, Zohra n’était pas dans la chambre et elle était nue sous la couverture. Un gémissement retentit à droite du lit. Elle voyait difficilement, car elle peinait à ouvrir les yeux à cause de la lumière et son mal de crâne grandissant. Avec un effort considérable, elle alla voir qui se trouvait sous la couverture à côté d ’ elle. Elle souleva délicatement les bords et ses mains rencontrèrent un corps dur…

« Dean ? »

L ’ intéressé se réveilla lentement et se retourna vers elle. Il semblait éprouver les mêmes difficultés que Morrigan et sentait l ’ alcool à plein nez. Il émergea difficilement et regarda Morrigan, l ’ air ébahi.

« Qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ?

— J ’ allais te poser la même question ! »

Elle se rappela qu’ils étaient dévêtus. Quand elle vit Dean se redresser à côté d ’ elle, torse nu, elle en fut gênée. Il était encore plus agréable à regarder quand il était nu, mais elle se souciait plutôt de sa propre nudité. Elle resserra la couverture autour de sa poitrine. Ce qu’ils avaient fait était évident, mais rien n’était sûr sous l ’ effet de l ’ alcool. Dean semblait se souvenir de quelque chose :

« La seule chose qui me revienne en mémoire, c’est que tu as débarqué dans la salle où on parlait politique avec Alice, et tu l ’ as foutue dehors. Zohra a essayé de te retenir, mais je lui ai dit que je m ’ occupais de toi et elle est repartie avec Émeraude. Tu as commencé à m ’ expliquer à quel point j’étais pathétique. J ’ ai cru comprendre qu’un verre ou deux serait d ’ une grande aide. Et nous voilà, ici. »

Elle avait donc mis dehors la femme qui avait collé Dean toute la soirée. La boisson lui avait probablement donné des ailes. Elle était assez contente d ’ elle, mais Alice ne lui avait rien fait. Ce qui la chagrinait, en revanche, c ’ est qu’elle venait tout juste de retrouver Émeraude et qu’elle la perdait de nouveau. Elle ne pouvait pas l’éloigner de cette forêt. Les familiers aidaient les apprentis en formation puis repartaient vivre dans leur milieu. On ne domestiquait pas un animal sauvage. Elle enverrait un message à Zohra pour être sûre qu’Émeraude allait bien.

Elle passa tout à coup du chagrin à la honte en repensant à la soirée. Elle ne savait pas ce qu’elle avait dit à Dean sous l ’ effet de l ’ alcool et préférait ne pas savoir.

« C’était plus qu’un ou deux verres apparemment. Est-ce qu’on a… ?

— Tout ce que je peux te dire, c ’ est que je suis aussi nu que toi en dessous.

— Écoute… Rien de tout ça ne s ’ est passé. On ne s ’ est pas vus de la soirée. Et si quelqu’un pose une question ou soupçonne quelque chose, on croira qu’il s’agissait d’Alice, vu comment elle était scotchée à toi. Et puis, ne me dis pas que vous n ’ avez jamais eu ce genre de relation, ça s ’ est vu au premier regard.

— Vu la façon dont tu t’es comportée, tout le monde a dû en parler, et puis elle n’était pas « collée » à moi. C ’ est fini entre elle et moi depuis longtemps.

— Merci, mais elle semble persuadée que je vais la remplacer. Avant d ’ aller dans la pièce, elle m ’ a fait un clin d’œil plein de sous-entendus.

— Oh ! C’est tout à fait elle. Elle est assez jalouse. Je ne sais pas ce qui a pu la mettre sur cette piste. Mais a priori, vu comment tu m ’ as sauté dessus, elle devait avoir raison.

— Que je t ’ ai quoi ? »

Tout comme elle, il ne se souvenait plus de la soirée ; aussi, ses remarques n’étaient pas pertinentes, son comportement l’agaçait.

« D’une, je te rappelle qu’il faut être deux pour coucher ensemble. De deux, ça n ’ a pas dû me marquer, car je ne m ’ en souviens plus.

— Mais moi non plus, je ne m ’ en souviens plus. Et je te rappelle que si tu n ’ avais pas débarqué dans cette pièce, peut-être qu’on n ’ aurait pas continué à boire au point de ne plus se souvenir de notre soirée. »

Ce n’était pas ce qu’il venait de dire qui la tracassait. À vrai dire, elle n ’ avait presque pas écouté la dernière phrase. Elle venait subitement de se souvenir de quelque chose. Il lui avait appris qu’elle était fiancée il y a peu. Elle ne le connaissait pas et ne lui devait rien, mais maintenant qu’elle était au courant, elle se sentait un peu fautive vis-à-vis de son futur mari, malgré le fait que lui non plus ne la connaissait pas vraiment. Dean avait remarqué son air coupable et décida de le lui demander :

« Pourquoi cet air coupable ? Quelqu’un à qui tu as juré fidélité, et maintenant tu regrettes ? Zohra ?

— Zohra n ’ est pas…

— Ah oui ? Vous ne devez pas être si proches ! »

C’était comme si elle venait de se prendre une gifle en pleine face. Zohra avait bien tenté de lui expliquer que les sirènes étaient uniquement des femmes, mais elle n ’ avait pas vraiment relevé cette précision. Elle se sentait bête de ne pas avoir compris. Cependant, c’était assez intime comme information et elle estimait que si elle avait eu envie de préciser, c’était à elle de le faire et qu’elle la soutiendrait. Ce n’était pas comme si ça allait changer quelque chose. Son orientation ne la définissait pas et sa personnalité était tout ce qui comptait.

« Ça ne te regarde pas. Mais non, ce n’était pas Zohra à qui je pensais. Ça ne me gênait pas jusqu’à présent, mais maintenant que tu m ’ as dit que j’étais fiancée, j ’ ai l ’ impression de le tromper.

— C ’ est juste pour ça ? »

Il riait. Cette situation devait être cocasse : se soucier d ’ un homme qu’elle ne connaissait pas, qu’elle n ’ avait jamais vu et qui était le fils des enfers ! Pourtant, elle n ’ avait pas envie de prendre cela à la légère. Dean arrêta de rire quand il vit la tête que faisait Morrigan.

« Écoute, il ne te connaît pas et tu ne le connais pas. Tu ne lui dois rien.

— Facile à dire. Ce n ’ est pas toi qui vas épouser le prince des enfers.

— Ah oui. J ’ avais oublié ce détail… Mais il n ’ est pas si terrible que ça. Je te promets. Il est même gentil, un peu sombre, mais charmant. Il n ’ a clairement pas choisi non plus d’être avec toi ; donc, pourquoi se soucierait-il de ce qui s ’ est passé hier soir ? »

Morrigan acquiesça. Il avait raison, mais elle devait se méfier du fils de Lucifer. Son père n’était pas le roi des enfers sans raison. Il fallait qu’elle parte d ’ ici, cette situation n’était pas confortable. Elle ne voulait pas être vue nue dans la chambre à côté d ’ un homme.

« Retourne-toi, je vais m’habiller.

— Je pense qu’on a passé ce cap hier. »

Elle lui jeta un regard noir. Morrigan ne voulait pas qu’on lui rappelle ce qui s’était passé la veille. Elle ramassa ses affaires à côté du lit et se vêtit. Elle jeta quelques coups d’œil derrière elle, mais il semblait respecter sa volonté. Il regardait même ses messages sur la tablette holographique.

« Écoute. Tu peux te rhabiller, mais tu ne peux pas partir.

— Et pourquoi pas ?

— Ils ont envoyé des chasseurs à travers les royaumes pour te récupérer. Ils vont te traquer jusqu’à ce qu’il te trouve.

— Comment tu le sais ?

— Ils ont interrogé, ce matin, un des espions d ’ Historia.

— Mon futur mari n ’ est-il pas censé assurer ma protection ? Ce n ’ est pas pour ça que j ’ ai signé avec mon sang ?

— C ’ est ce qu’il fait, non ? D ’ ailleurs, sa demeure est l ’ endroit où tu seras le plus en sécurité. Personne n ’ osera y entrer sans y être invité.

— Où est-il ?

— Ici. »

Elle était confuse… Il venait de lui avouer qu’il était son fiancé. Comme il ne l’avait pas dit directement, elle en douta quelques instants avant d’en avoir confirmation par son regard qui affirmait clairement ce qu’il n’avait fait que suggérer. Elle était indignée, lui savait, et elle non. Depuis qu’elle avait quitté Historia, elle s’était rendu compte qu’elle en savait moins que tout le monde sur son propre compte. Ou peut-être que son mari était caché ici tout ce temps, ce dont elle doutait.

« Ça fait de toi… ?

— Le prince des enfers ? Oui, c ’ est moi !

— Tu m ’ as menti tout ce temps ? Tu comptais me le dire un jour ou tu voulais t’amuser avec moi un peu plus longtemps ?

— Théoriquement, je ne t ’ ai pas menti. »

Elle était encore plus furieuse. Il jouait sur les mots et il le savait. Il aurait pu lui dire dès le départ, mais il ne l ’ avait pas fait. Elle tenta de garder un minimum de dignité et lui répondit d ’ une voix sèche :

« Je ne sais même pas pourquoi tu ne me l ’ as pas dit avant.

— Oh oui ! Il suffisait d ’ un : « Bonjour, on ne se connaît pas, mais on est fiancés ! » Y a mieux comme accroche !

— Tu aurais pu essayer ! Tu me l’as caché, j’avais le droit de savoir. »

Il avait raison, elle ne l’aurait pas cru. Mais ce qui l’agaçait, c’est qu’il n’avait même pas essayé et avait préféré qu’elle reste dans l’ignorance. Au moins, maintenant, elle n’avait plus à craindre de ne pas savoir qui était son fiancé, et cela expliquait le comportement de Dean quand il était dans l’autre monde. Elle ne pouvait dire si elle avait des sentiments pour lui, mais au moins elle ne le détestait pas tout à fait.

Il savait qu’elle était en colère. Il retira les couvertures pour se lever, sans aucune gêne. Il était complètement nu et cela ne semblait pas l’incommoder le moins du monde. Elle baissa les yeux sans s ’ en rendre compte pour l ’ admirer dans son ensemble. Elle fit dériver son regard vers son bas-ventre avant de se ressaisir et de cacher son visage avec ses mains. Il s’en était aperçu et souriait.

« J ’ espère que tu apprécies ce que tu vois, parce qu’on va devoir se marier.

— Quoi ? Aussi vite ?

— Tu ne comprends pas. Le contrat stipule que je devais te l’annoncer au moment opportun. Tu le sais maintenant, on va devoir se marier.

— Non ! Je ne suis pas prête à ça.

— Écoute, tu as quelques jours pour t ’ y faire et moi aussi. Je te rappelle que je n ’ ai jamais voulu ça. Mon père voudrait que le mariage soit fait pour continuer à t’accorder sa protection. Tu ne veux pas te mettre à dos Lucifer, crois-moi. De plus, dois-je te rappeler que, si tu refuses, tu mourras et moi aussi ? C ’ est le but d ’ un contrat de sang. »

Morrigan le regarda droit dans les yeux. Il avait de la peine. La situation ne devait pas l ’ arranger non plus. Elle sentait qu’il ne maîtrisait pas la situation et que ce n’était pas quelque chose qu’il souhaitait, en tout cas, pas de cette manière. Et puis, elle ne désirait pas mourir maintenant. Pour essayer de la rassurer, il ajouta quelque chose à son intention :

« Tu n ’ es contrainte à rien après le mariage. On doit juste sceller notre union et tu n ’ auras aucune obligation envers moi par la suite.

— Très bien. Est-ce que je peux au moins prendre des nouvelles de mes amies ? »

 

Ces derniers temps, le général avait réglé les problèmes d’État et tourmenté les parents Duana tous les jours. Il allait toujours un peu plus loin dans la torture. Mais aujourd’hui était le dernier jour. Il commençait à s ’ ennuyer fermement de cette situation. Ce n’était plus aussi drôle qu’avant. À présent, tout devait être grandiose pour la scène finale. Il voulait voir l ’ horreur dans leurs yeux avant de leur ôter la vie. Un sorcier véreux spécialisé dans les soins les avait rafistolés la veille, mais ça, c’était fini. Ils n ’ auraient plus ce traitement. Tandis que ses victimes s’agitaient, il réfléchissait à ce qu’il pourrait bien leur faire. Il avait l ’ impression d ’ avoir essayé tous les outils ici présents pour des choses inimaginables. Il leur avait arraché des parties du corps, les avait soumis à des supplices longs et douloureux qui avaient été inventés avant la guerre. Bien sûr, il arrêtait la torture avant que ça ne les tue complètement, mais il allait assez loin pour que ce soit jouissif et que ses invités soient au bord de la mort. Il devait innover constamment pour que l ’ horreur perdure, sans possibilité de repos.

Puis lui vint une idée. Il frappa à la porte où attendait le garde. Celui-ci ouvrit puis passa la tête doucement avant de demander d ’ une voix assurée :

« Comment puis-je vous aider, Monsieur ? »

Ce qu’il allait leur demander allait lui assurer la fidélité de certains de ses hommes. Tous n ’ accepteront pas, mais il était assez sûr de lui quand il affirmait que certains soldats faisaient partie de la pire espèce de l’humanité. Ils venaient renforcer ses rangs pour abuser de leur pouvoir, il laissait faire en fermant les yeux et eux le suivaient sans poser de questions. C’était un contrat tacite, mais qui était toujours respecté.

« Tu vas faire passer le message dans les rangs. Aujourd’hui, je leur offre deux personnes. Je désire que chacun d ’ eux puisse les violer à leur convenance. Ils ont une heure pour venir ici et faire la queue. Je n’aurai qu’une demande. J’observerai tout le long et je souhaite que chacun leur fasse une lacération et que le dernier leur plante un couteau dans le cœur au moment où il finit à l ’ intérieur. Je veux qu’il y ait le plus d ’ hommes possible qui viennent. Préviens uniquement les personnes qui ont ce penchant, je n ’ aimerais pas que ça s’ébruite. »

Le garde eut un sourire sadique. Il allait enfin pouvoir agir dans cette torture quotidienne à laquelle nul ne pouvait assister. Le Général en était sûr et l ’ avait choisi spécialement pour ça. Il avait senti sa déviance et son goût pour la violence.

« Oui, Monsieur. Ce sera fait, Monsieur.

— Que le spectacle commence. »

« Nous allons partir aux enfers.

— Quand ? »

Lui annoncer ça de but en blanc était assez difficile à digérer. Les enfers lui faisaient peur, mais peut-être qu’elle stressait sans aucune raison. Dean était tout à fait normal par rapport à ce qu’elle avait pensé, ou peut-être était-ce une exception. Quoi qu’il en soit, elle n ’ allait pas tarder à le découvrir.

« On part demain. Tu vas devoir suivre un entraînement. Tu continueras d ’ assister à tes cours via un hologramme. Le directeur de ton académie est d ’ accord. Tes affaires sont dans la penderie. On te montrera ta chambre.

— Comment as-tu réussi à le persuader ?

— Je n ’ en ai pas eu besoin, cet homme sait beaucoup de choses. Il fait partie des directeurs les plus réputés. Il me connaît. Madame Mirma m ’ a aussi impressionné. C ’ est une femme intelligente et qui a du caractère.

— Tu la connais ?

— Oui, mais pas en tant que prince des enfers. J ’ y suis allé en qualité de commandant d ’ Historia. Elle t ’ a protégée depuis le début sans jamais fléchir. J ’ espérais qu’elle m ’ en dirait plus. Je voulais savoir où tu étais. Finalement, je n’en ai pas eu besoin.

— Tu l ’ as…

— Non, je ne l ’ ai pas tuée. Je ne lui ai rien dit, car on soupçonne quelqu’un, dans son entourage, de jouer double jeu. Je ne pouvais pas prendre le risque de dire des choses compromettantes. Prépare-toi, je vais commencer à t’entraîner avant d ’ aller aux enfers. On se rejoint dans une demi-heure dans la salle d’entraînement, j ’ ai quelque chose à faire. Elle se trouve dans l ’ aile principale, troisième porte à droite. »

Zohra était dans le bureau du directeur Faustus, qui était accompagné de Madame Mirma, ce qui était étrange, car un responsable doit toujours être présent dans son académie en cas de problème. C’est donc que l ’ information devait être importante. Leurs regards inquiets en disaient long, cependant, sur l ’ objet de cet entretien ; ils ne parlaient pas et la regardaient avec attention. Madame Mirma regarda l ’ heure sur la pendule. Zohra connaissait bien ses habitudes, elle l ’ avait observée, ils attendaient quelqu’un. Dean sortit d ’ une porte cachée derrière une bibliothèque. Qu’est-ce qu’il faisait ici ? C’était étrange que même le chef de la résistance se pointe dans le bureau du directeur de l ’ académie. Ce dernier prit la parole.

« Bienvenue, Dean.

— Merci ! Vous m ’ avez demandé de venir, je suis là. Je n ’ ai pas beaucoup de temps. Si on pouvait faire vite. »

Ils lui avaient demandé de venir, car tout cela concernait Morrigan. Le mage prit la parole pour expliquer la raison de cette entrevue :

« Nous avons quelque chose à vous annoncer. Dean, tu es là en ta qualité de protecteur, et Zohra en ta qualité d ’ intermédiaire avec les responsables des académies et amie de Morrigan. Nous venons d ’ apprendre une terrible nouvelle… »

Madame Mirma chancela à ces dernières paroles. Il était clair maintenant que la nouvelle n ’ allait plaire à personne et qu’elle promettait d’être horrible.

« Les parents de Morrigan ont été capturés, nous ne savons pas s ’ ils sont toujours en vie ou non, mais au vu des penchants sadiques du Général, rien ne m’étonnerait. Les informations sont difficiles à obtenir depuis qu’ils ont mis au point leur nouvelle politique. Ils ont bloqué les communications. Ces informations ne sont déjà pas récentes. »

Dean opina du chef. Il comprenait la situation, et le fait que sa promise en soit informée n’était pas une bonne idée. Il allait réfléchir à la façon de le lui annoncer, mais pas maintenant et pas comme ça.

« Je vous remercie pour ce renseignement. Je dois y retourner. Tenez-moi au courant si vous avez des nouvelles de ses parents. »

Zohra les remercia de même et tout le monde se sépara. Elle voulait retourner dans sa chambre et en informer Émeraude. Elle regarda ses messages et vit qu’elle avait justement un message de Morrigan. Elle l ’ ouvrit.

« Quoi ?! »

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