Une Microhistoire D’athènes
Principes D’édition des Inscriptions
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 40 parties.
ƕƠuƹƭƯƲƵ ƑƩƯƫƶƣƳƳƲƸ
ƓƸƳƩƷƥƭǁư.
L. 7 : la haste horizontale du tau n’est plus visible ; elle était peinte selon Oikonomos ; l. 8 : pour la troisième lettre, le graveur avait d’abord gravé un chi, qu’il a corrigé en sigma.
Euègoros fils de Philoinos de Paiania. Isthmonikè fille de Lysis d’Aixônè. Satyra fille d’Aischrôn de Koilè, femme de Sèlôn. Dèmophilè fille d’Amphikèdès d’Aphidna. Pamphilos fils de Mélèsippos de Xypétè.
Il me semble distinguer quatre mains :
– main 1 (l. 1-3) : lettres grandes et fines ;
– main 2 (l. 4-6) : lettres plus petites et moins fines. Ces lignes sont séparées des précédentes par un
grand vacat ;
– main 3 (l. 7-10) : lettres plus fines ;
– main 4 (l. 11-14) : lettres beaucoup plus petites.
Oikonomos pense qu’à partir de la ligne 7, ce monument a été utilisé par une autre famille, dont les noms sont inscrits en lettres plus petites, différence de grandeur qui s’expliquerait par un manque de place. Les personnages à partir de Satyra ne semblent en effet pas avoir de lien de parenté avec le couple Euègoros-Isthmonikè. Oikonomos cite le parallèle de Koroibos de Mélitè, où un caveau a aussi changé de possesseur 36. Trouvée en 1912 par Oikonomos lors de fouilles au Céramique dirigées par la Société archéologique d’Athènes sous la direction de Brückner. La stèle se trouve dans la partie nord du Dipylon, encastrée en seconde utilisation dans le pilier central de la porte du Dipylon, à une époque de pillage du cimetière voisin selon Oikonomos, qui renvoie au démantèlement du mur du péribole de Dionysios de Kollytos. La stèle d’Isthmonikè, et d’autres stèles du ive s. ont été réutilisées dans la transformation de la porte du Dipylon, qui a eu lieu peut-être à la fin de l’époque hellénistique ou à l’époque romaine selon Oikonomos.
36. A. Brückner, Der Friedhof am Eridanos (1909), p. 25.105.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 397
Isthmonikè a été reconnue par tous les éditeurs comme la fille du célèbre Lysis (II) d’Aixônè, voir la section qui lui est consacrée dans le chapitre 4.
La gravure a commencé au milieu du ive s. et s’est poursuivie jusque vers 320.
HGL 17 - Stèle de la famille de Kallippos fils de Philôn
Stèle de marbre blanc. 1,2 × 0,6 × 0,185.
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1853, p. 928 no 1541 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. no 1360) ; S. A.KOUMANOUDIS, AEE 2 138 ; U. Koehler, IG II 1766 (> copie Ross ) (J. Kirchner, IG II 5433 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 141 no 29 ; Hildebrandt 2006, nos 378-9). Commentaire : Salta 1991, p. 138.
Reproductions : fac-similé Pittakis ; fac-similé Ross chez Koehler.
ƏƠƯƯƭƳƳƲƵ
ƚƣƯƼưƲƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
ƕƴƿƱƩưƲƵ
5 ƏƥƯƯƣƳƳƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
ƚƣƯƼư
ƏƥƯƯƣƳƳƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
10 [ƚƭƯ]ƿƶƷƴƥƷƲƵ
[ƚƣƯ]ƼưƲƵ
[ƆȞƱƼưƩǀƵ].
Rest. Koehler.
L. 4 : ƕƴ[˒Ʒ]ƲƵ Pittakis et Koumanoudis ; l. 5 : [Ə]ƥƯ[ƯƣƳƳ]ƲƸ Pittakis et Koumanoudis ; l. 8 : ƏƥƯ[ƯƣƳƳƲƸ] Pittakis et Koumanoudis ; l. 9 : ƆȞƱƼ[ưƩǀƵ] Pittakis ; ƆȞƱƼư[ƩǀƵ] Koumanoudis ; l. 10 : . . ƶƷƴƥƷƲƵ Pittakis ; [Ɨǁ] ƶƷƴƥƷƲƵ Koumanoudis ; l. 11-12 : rest. Koumanoudis, qui écrit [ƚƣƯ]Ƽư[ƲƵ] ; [ƆȞƱ]Ƽư[ƩǀƵ] Pittakis.
Kallippos fils de Philôn d’Aixônè. Proxénos fils de Kallippos d’Aixônè. Philôn fils de Kallippos d’Aixônè. Philostratos fils de Philôn d’Aixônè.
Pittakis dit avoir trouvé la pierre le 27 juin 1850 dans la partie nord-est d’Athènes, mais ce doit être inexact, car tous les monuments funéraires de la famille (HGL 6, 14, 18), sauf un (GL 15), ont été trouvés au Pirée. D’ailleurs, Koumanoudis la signale au Pirée, dans la partie ouest du port, « près du poste de garde » (je traduis). La pierre est aujourd’hui perdue.
ive s. (Kirchner) ; plutôt après le milieu du ive s., d’après le rendu de la fausse diphtongue Ɣƙ (en tout cas à partir de la l. 4).
*HGL 18 - Stèle d’Aristagora et d’Hèdulinè, femme et fille de Philôn
MP 1367.
Stèle en marbre gris-bleu, brisée dans sa partie inférieure. Elle est couronnée d’un fronton arrondi, qui comportait jadis une palmette peinte d’après Conze. Des traces d’une représentation peinte ont été observées sur le fût sous l’inscription par Postolakkas en 1878 (cité par Conze) : la scène représentait une dexiôsis entre Aristagora, assise à droite, et Hèdulinè. Il n’en reste aucune trace aujourd’hui ; déjà la peinture avait disparu du temps de Conze. Cependant, Posamentir émet des doutes sur l’existence de cette scène, car malgré toutes les techniques modernes dont il dispose, il ne distingue aucune peinture sur la stèle.
398 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
0,55 × 0,30-0,31 × 0,050-0,055. Hauteur des lettres : 0,015 (omicron : 0,013).
Éditions : U. KOEHLER, IG II 1753 ; A. CONZE, Att. Grabreliefs, no 153 ; J. Kirchner, IG II2 5408 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 134 no 7 ; C. W. Clairmont, CAT 1.117). Commentaire : R. Posamentir, Bemalte attische Grabstelen klassischer Zeit (2006), no 131. Reproductions : fac-similé Koehler ; Conze (dessin) ; Posamentir, nos 131.1 (photo) et 131.2 (dessin de Conze).
[Ǻ]ƴƭƶƷƥƧƿƴƥ.
[ ȗƨ]ƸƯƣưƫ ƚƣƯƼưƲ[Ƶ]
[ Ɔ]ȞƱƼươƼ[Ƶ].
L. 2 et 3 : [ȗ]ƨƸƯƣưƫ et [Ɔ]ȞƱƼươƼƵ Kirchner ; deux éclats à droite et à gauche, récents sans doute, ont fait sauter quelques lettres. Koehler distinguait encore la haste oblique droite du delta d’Hèdulinè, mais ne voyait déjà que l’angle inférieur du sigma de la ligne 3.
Aristagora. Hèdulinè fille de Philôn d’Aixônè.
Il n’y a aucune information dans le registre du Musée du Pirée sur la date et le lieu de la découverte de la pierre. Koehler et Conze l’ont examinée au Pirée, dans le jardin de Mélétopoulos 37. Il est probable qu’elle provienne du Pirée, et ait fait partie du même péribole que HGL 6, 14 et 17. Seconde moitié du ive s.
HGL 19 - Stèle de Nausikratès fils de Nausicharès
Stèle assez grande selon Müller.
Éditions : Ch. VIDUA, Inscriptiones antiquae (1826), tab. 50.3 (A. Boeckh, CIG I 572 b ; S. A. Koumanoudis, AEE 2 142 ; U. Koehler, IG II 1770) ; J. Kirchner, IG II 5440 (> copies de Pittakis et de Müller) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 145 no 37). Reproductions : fac-similé Vidua chez Boeckh ; fac-similés Pittakis et Müller dans les archives de l’Académie de Berlin.
ƒƥƸƶƭƮƴƠƷƫƵ
ƒƥƸƶƭƺƠƴƲƸƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Nausikratès fils de Nausicharès d’Aixônè.
Trouvée au xixe s. à Athènes. Elle se trouvait à Athènes dans la maison de Gropius à l’époque de Boeckh. Elle a été perdue assez rapidement, car Koumanoudis ignore où elle se trouve. Elle se dressait peut-être au Céramique, car le lécythe funéraire d’un membre de la famille de Nausikratès en provient (HGL 15). ive s. (Kirchner) ; plutôt après le milieu du ive s., d’après le rendu de la fausse diphtongue Ɣƙ.
*HGL 20 - Stèle de Léontoménès fils d’Épigénès
ME 9062 (frag. A) + 9178 (frag. B).
Partie supérieure d’une stèle en marbre blanc, composée de deux fragments jointifs. Elle est ornée d’une moulure au sommet, abîmée à gauche, et se terminait par un couronnement, qui a été brisé (peut-être un anthémion, voir HGL 21). Immédiatement sous la moulure figure l’inscription. Sous l’inscription, on voit
37. Ce jardin se trouvait au Pirée, entre les rues Artémisiou, Salaminos, Dervenakiôn et Palamèdiou.
A. N. Mélétopoulos y avait rassemblé une importante collection d’antiquités, provenant pour la plupart de sa
ville natale. Il a donné ensuite la majeure partie de sa collection au Musée du Pirée, au Musée épigraphique et
au Musée national. Voir Th. A. Arvanitopoulou, Polemon 3 (1947-8), p. 17-18 ; O. Vizyinou, ƆƴƺƩƣƲư ƷƼư
uưƫuƩƣƼư ƷƼư ƆƬƫưǁư Ʈƥƭ ƷƫƵ ƆƷƷƭƮƢƵ 4 (2007), p. 297.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 399
un segment d’une rosette à gauche. La partie arrière est non travaillée et porte une large encoche, signe d’un remploi. 0,205 × 0,369 (fût) × 0,05. Hauteur des lettres : 0,020-0,022 (le omicron et le oméga sont plus petits).
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE Prosthèkai, no 26 (paru en 1993) (frag. A-B) ; U. KOEHLER, IG II 1768 (frag. A) ; J. Kirchner, IG II2 5436 (> estampage) (frag. A) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 142 no 33). Reproduction : fac-similé Koehler.
ƐƩƲưƷƲuơưƫƵ
ȈƳƭƧњŞưƲƸƵ
ƆȞƱƼưƩ[ǀƵ].
ƐƩƲưƷƲuơưƫƵ ȈƳƭ..ơưƲƸ ƆȞƱƼưƩǀƵ Koumanoudis ; ƐƩƲưƷ - - ȈƳƭƧѳ[ưƲƸƵ] ƆȞƱƼ[ưƩǀƵ] Koehler ; ƐƩƿưƷ [ƭƲƵ] Kirchner.
Léontoménès fils d’Épigénès d’Aixônè.
Depuis Kirchner, on restituait l’onoma Léontios, sur le modèle de notre décret 3, l. 5-6, où figure Léontios fils de Diôn, chorège en 317/6. Mais la pierre avait été vue intacte par Koumanoudis et, dans ses Prosthèkai, ouvrage paru en 1993 seulement, il avait lu clairement Léontoménès. Entretemps, la pierre a été brisée en deux morceaux, enregistrés séparément au Musée épigraphique. Les deux fragments sont aujourd’hui recollés. Les auteurs du LGPN prennent en compte la lecture Léontoménès, mais Traill dans PAA se montre encore hésitant, car il propose deux entrées. Sur l’origine de cet onoma, voir annexe IV, s.v. La stèle a été trouvée au Pirée d’après Koumanoudis, qui ajoute qu’elle a été achetée auprès de Laphazani. Elle a été ensuite transférée au Musée national, où Koehler a pu l’examiner. Elle se trouve actuellement au Musée épigraphique.
Milieu du ive s. selon Kirchner, mais la seconde moitié du ive s. me paraît préférable d’après la paléographie (épaississements à l’extrémité de certaines lettres, haste centrale horizontale du epsilon très courte, omicron et oméga plus petits, hastes obliques du upsilon courbes). C’est sans doute par inadvertance que J. S. Traill (PAA 391515) date la stèle du début du ive s.
*HGL 21 - Stèle de Mégaklès fils de Théophanès
MP 1513.
Stèle en marbre gris-bleu avec fleuron, brisée en bas. Elle est d’excellente facture. Le fleuron se compose de deux grandes palmettes émergeant d’un lit d’acanthe. De chaque côté de ce dernier se trouvent deux rosettes. Tout au sommet, entre les deux palmettes, est sculptée encore une rosette. Le fleuron repose sur une moulure, et immédiatement en dessous a été gravée l’inscription. Sous l’inscription, on voit deux rosettes en relief. L’arrière est dégrossi au pic. 0,97 × 0,395-0,410 (fût) × 0,11. Hauteur des lettres : 0,020.
Éditions : A. CONZE, Att. Grabreliefs, no 2 1570 ; J. Kirchner, IG II 5437 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 142 no 34) ; HILDEBRANDT 2006, no 52. Commentaire : Möbius 1929, 42.89 ( anthémion). Reproductions : Conze, III Taf. 330 ; Giannopoulou-Konsolaki, p. 143 fig. 99.
ƑƩƧƥƮƯʨƵ
ƍƩƲƹƠưƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
L. 2 : [ƍ]ƩƲƹƠưƲƸ Conze. Un éclat a abîmé les deux premières lettres des deux premières lignes, mais elles sont tout de même lisibles.
Mégaklès fils de Théophanès d’Aixônè.
Trouvée au Pirée, à Pigada (sud-ouest du port de Zéa).
Seconde moitié du ive s.
400 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
HGL 22 - Stèle de la fille d’Anticharès d’Aixônè
Musée Vorres à Paiania ?
Fronton d’une stèle en marbre blanc, brisé à gauche. Il faisait partie d’une stèle funéraire à relief selon Kyparissis. 0,23 × 0,75 × 0,58. Hauteur des lettres : 0,023. L’architrave portant l’inscription mesure 0,44 m de longueur.
Éditions : N. KYPARISSIS, AD 1926 (1929), p. 77 ; J. Kirchner, IG II2 5407 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 134 no 6) ; W. PEEK, Attische Grabschriften, I (1954), p. 7-8 no 9 (+ estampage) ; C. W. Clairmont, CAT suppl. PE 3 (> Kyparissis et Kirchner).
[. .ca 3-4. .] ǺưƷƭƺƠƴƲƸƵ
[ƆȞƱ]ƼươƼƵ ƬƸƧƠƷƫƴ,
[- - -]ЌƲƸƵ ǺưƥƹƯƸƶƷƣƲƸ ƧƸưƢ.
D’après Peek.
L. 2 : rest. Kirchner ; [ƏƎƏƙƒ]ƒƊƝƗ Kyparissis (car le dème de Kikynna pourrait se trouver près de Paiania), suivi par Clairmont ; 2 l. 3 : [ ƕƩƭƶƭƮƯ ] ơƲƸƵ Peek, d’après IG II 5654 et 5655 (ƇƿƫƬƲƵ ƕƩƭƶƭƮƯơƲƸƵ ǺưƥƹƯǀƶƷƭƲƵ). Il précise que le epsilon dont il distingue encore la haste horizontale supérieure tombe juste en dessous de la première moitié du premier oméga du démotique, auquel cas sa restitution semble trop longue ; ƚƙƒ[ƌ] err. Kyparissis.
… fille d’Anticharès d’Aixônè, femme de …ès d’Anaphlystos.
Trouvé près de Paiania, à Karéla. Kyparissis le signale dans la collection archéologique du village de Liopési, abritée dans la cour de l’école primaire selon la volonté du maire de la commune. Kyparissis précise que la collection contient les trouvailles faites à Liopési et dans les environs, dont celles issues des fouilles de A. D. Kéramopoullos à Karéla. Notre fragment provient sans doute de ces fouilles. Kirchner le signale toujours à cet endroit. Aujourd’hui, les antiquités de la région se trouvent au Musée Vorres à Paiania ; la pierre s’y trouve peut-être, mais Clairmont conjecture qu’elle a pu être transférée au Musée de Brauron. Une femme d’Aixônè (son nom ne s’est pas conservé) a épousé un homme d’Anaphlystos, et le couple a vécu dans le dème de Paiania. Il est possible que l’un ou l’autre y résidât déjà. Sur les couples mixtes, voir supra, p. 347-348.
Seconde moitié du ive s. (Kirchner).
HGL 23 - Stèle de Timoklès fils de Lysias
Éditions : K. S. PITTAKIS, L’ancienne Athènes (1835), p. 318; A. R. RANGABÉ, Ant. Hell. no 1355 ; S. A. Koumanoudis, AEE 145 et 519 (> Pittakis et Rangabé) ; U. Koehler, IG II 1772 (> Pittakis et Rangabé) (J. Kirchner, 2 o IG II 5446 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146 n 43). Reproductions : fac-similés Pittakis et Rangabé chez Koehler.
ƘƭuƲƮƯʨƵ
ƐƸƶƣƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
- - - - - - -
L. 4 : ƆȞƱƼươƼƵ Pittakis, . . . ƆȞƱƼưƩǀƵ Rangabé. Pittakis indique encore une cinquième ligne par une série de points, donc illisible.
Timoklès fils de Lysias d’Aixônè…
Stèle trouvée vers les Propylées de l’Acropole d’Athènes par Pittakis au début du xixe s. La pierre était perdue déjà à l’époque de Koumanoudis, qui ignore son lieu de conservation.
Pittakis considère que l’inscription figurait sur une base de statue. Il dit en effet : « Fragment d’un piédestal qui probablement supportait la statue de Timoclès ». Mais Rangabé parle bien d’une stèle funéraire, et d’après
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 401
Kirchner, cette stèle ne fait qu’un avec celle publiée par Pittakis dans AEph 1854, p. 1130 no 2171 ([Ƙƭ] uƲƮƯ[ʨƵ] [ ƐƸ]ƶƣƲƸ ƊȺƼ[ưƸuƩǀƵ]) ; Koumanoudis déjà, qui analyse cette dernière inscription sous le no 519, se demande si elle est à différencier de la nôtre. Sous le no 2171, Pittakis dit qu’il s’agit d’un fragment d’une stèle funéraire en marbre de l’Hymette qu’il a repérée sur l’Acropole le 25 août 1834, « au sud du Parthénon ». Aucune date n’est avancée par les éditeurs. Je propose, à titre d’hypothèse, la seconde moitié du ive s. d’après la forme du support et le rendu de la fausse diphtongue Ɣƙ. Les auteurs du LGPN indiquent « époque hellénistique ? », peut-être parce qu’ils pensent qu’il s’agit d’une colonnette funéraire d’après la disposition du nom.
*HGL 24 - Stèle de Sôkleidès
MP 4541.
Stèle de marbre blanc à fronton ornée d’une représentation en relief d’une loutrophore dans un creux rectangulaire. 1,43 × 0,44-0,50 × 0,115-0,125. Hauteur des lettres : 0,022. Un ruban est suspendu entre les anses du vase. L’inscription figure sur la partie supérieure de la stèle, sous le fronton.
Édition : GIANNOPOULOU-KONSOLAKI 1990, p. 131 no 30 (SEG XL 214) (SEMA no 51). Reproduction : Giannopoulou-Konsolaki, p. 130 fig. 94.
ƗƼƮƯƩƣƨƫƵ
ƛƥƭƴƩƹƠưƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
Sôkleidès fils de Chairéphanès d’Aixônè.
Selon Giannopoulou-Konsolaki, le mort était peut-être célibataire car sa stèle porte la représentation d’une loutrophore, mais cela n’est pas un critère absolument fiable, voir le commentaire à HGL 7. La stèle a été trouvée en 1980 à l’angle des rues Solônos et Papagou à Anô Voula. Elle a été donnée par N. Pandazi au Service archéologique grec. Giannopoulou-Konsolaki la classe parmi les monuments funéraires venant de Glyphada, mais le lieu de trouvaille se situe clairement sur le territoire d’Halai Aixônidès 38. D’après la forme des lettres (épaississements aux extrémités des lettres, alpha à barre droite, haste horizontale centrale du epsilon très courte, omicron un peu plus petit, hastes du sigma très peu écartées et parfois courbes, oméga fermé) et le rendu de la fausse diphtongue Ɣƙ, je propose de la dater de la seconde moitié du ive s.
*HGL 25 - Stèle de Théokléia (?) fille d’Euthykratès d’Aixônè
MP 1596.
Partie supérieure gauche d’une stèle à fronton en marbre blanc. Le fût est orné d’une représentation en relief dans un creux rectangulaire, avec une parastade sculptée à gauche. Les côtés ont été travaillés au grain d’orge. L’arrière est dégrossi au pic. 0,62 × 0,22 × 0,06. Hauteur des lettres : 0,008 (0,006 lettres rondes). Le couronnement se compose d’une moulure et d’un fronton arrondi entouré de deux acrotères. Sur l’acrotère qui reste, celui de gauche, on voit la moitié d’une palmette sculptée en relief qui pousse d’une vrille surgissant de l’ornement du centre. Au sommet de la vrille, sous l’angle qui sépare l’acrotère gauche du centre, il y a une petite fleur campanulée. Sous le couronnement se trouve une rosette, l’inscription et le relief. Du relief, il reste la partie supérieure d’une femme debout 39, qui appuie sa tête sur sa main droite en signe d’affliction. Clairmont (1970) pense qu’elle est une parente de la défunte, laquelle était peut-être représentée assise sur la droite. Il relève en outre que le couronnement de la stèle est de bien meilleure qualité que le relief et l’inscription, et en déduit que ces deux éléments ont été ajoutés par après sur une stèle déjà sculptée par quelqu’un d’autre ; cette hypothèse n’est pas reprise dans CAT.
Éditions : K. KOUROUNIOTIS, AEph 1913, p. 204-205 no 7 ; W. PEEK, « Attische Epigramme », Mnemosyne 4 (1936-1937), p. 2 n. 1 (id., GVI 340 et ZPE 31 [1978], p. 272 [SEG XXVIII 243] ; Clairmont 1970, no 43
38. Pace Marchiandi 2011, p. 416.
39. Tous les commentateurs (sauf Clairmont) disent qu’elle est assise, mais elle est debout en réalité : ce qu’ils
prennent pour le dossier d’une chaise est un pan du manteau de la femme.
402 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
[avec le compte rendu de G. Daux, BCH 96 (1972), p. 546-548] et CAT 2.384 a ; P. A. Hansen, CEG 540) ; J. Kirchner, IG II2 5424 (> Peek + estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 139 no 21) ; SCHOLL 1996, p. 303 no 303.
Traduction : Clairmont (1970) (en anglais).
Commentaires : G. Pfohl, Untersuchungen über die attischen Grabinschriften (1953), p. 25-27 (sôphrosynè) ; Vedder 1985, p. 181 n. 208 b.
Reproductions : Kourouniotis, p. 205 fig. 16 ; fac-similé Peek ; Clairmont (1970), pl. 22.43 ; Daux, p. 547 fig. 7 a-b ; Clairmont, CAT Plate Volume, 2.384 a.
ƊȺƬƸƮƴƠƷ(Ʋ)ƸƵ (Ƭ)ƸƧƠƷƫƴ ƆȞƱƼư[ơƼƵ ȂưƬƠƨƩ ƮƩʶƷƥƭ]
ƳƯƩʶƶƷƲư Ȇƺ(Ʋ)Ƹƶƥ uơƴ(Ʋ)Ƶ (ƍ)Ʃ[ƿƮƯƩƭƥ ? ƶƼƹƴƲƶǀưƫƵ ?].
Rest. Peek. Les lettres thêta et omicron étaient presque toutes peintes et non gravées. L. 1 : ƆȞƱƼươ[ƼƵ] Kourouniotis ; l. 2 : du nom de la défunte on ne voit qu’un epsilon entouré de deux espaces réservés pour des lettres rondes (non gravées) ; (ƍ)Ʃ[ƿƮƯƩƭƥ] ou (ƍ)Ʃ[ƲƮƴƣƷƥ] Peek ; Hansen propose comme autre possibilité (ƍ)Ʃƿ[ƮƯƩƭ’ DzƴƩƷʨƵ ̦̦ - -]. Clairmont (1970) préfère ne pas restituer le nom de la défunte dans sa transcription, mais propose à la note 135 ƍƩƿ[ƹ ̦̦], proposition non reprise dans CAT.
D’Euthykratès d’Aixônè, la fille [repose ici], Théo[kléia] (?), douée d’une très grande [modestie ?].
Trouvée au Pirée.
L’épigramme est un distique élégiaque. Peek a sans doute raison de restituer la sôphrosynè comme qualité, car c’est l’une des vertus les plus mises en avant dans les épitaphes attiques, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes 40. Eschine l’inclut parmi les qualités requises pour être un bon démocrate, au sens de modération (3, 170). H. North, dans sa monographie sur le terme, dit, en parlant de la littérature, qu’il s’applique à tous les membres de la société dont on exige l’obéissance, comme les jeunes gens et les femmes. Dans les inscriptions honorifiques, on la trouve souvent pour les éphèbes et leurs supérieurs, et elle est généralement combinée avec l’arétè, très rarement avec la piété 41. Pour le nom de la défunte, voir annexe IV, s.v. « ƍƩƿ[ƮƯƩƭƥ ?] ». Fin du ive er s. (Kourouniotis) ; milieu du iv e s. (Peek, Kirchner, Clairmont) ; 1 quart du ive s. ? (Vedder, Scholl). Une date dans la seconde moitié du ive s. me paraît mieux convenir à la paléographie (absence d’ornements, lettres rondes plus petites, haste horizontale centrale du epsilon parfois plus courte, hastes obliques du kappa courtes, nu parfois équilibré, xi à haste verticale centrale, sigma encore assez ouvert et aux hastes obliques parfois courbes, oméga ouvert) et au rendu de la fausse diphtongue Ɣƙ.
*HGL 26 - Stèle de Philinos, Nausias et Phyllis (?)
Jérusalem, musée d’Israël no 80.50.61.
Stèle à fronton en forme de naïskos en marbre blanc, avec une représentation en relief. 0,81 × 0,50. Hauteur des lettres : 0,008-0,01 (0,004 omicron).
Dans le fronton, une sirène en deuil est sculptée de face, en bas-relief. Le panneau principal est encadré de piliers ; on y voit un groupe familial sculpté, allant du bas-relief au haut-relief. À gauche, une femme assise vue de profil (Phyllis ?), serre la main d’un homme barbu debout à droite (peut-être Philinos), vêtu d’un himation. Ce dernier déborde en grande partie sur le pilier de droite. Derrière la femme assise, une jeune servante est sculptée en bas-relief ; cette figure déborde presque entièrement sur le pilier de gauche. Elle est vue de face ; elle repose son menton sur sa main droite en signe de deuil (Herrmann et Vermeule y voyaient un homme barbu). Entre la femme assise et l’homme debout, se trouve un homme barbu vêtu d’un himation (peut-être
40. E.g. CEG 58 (fin du vie s. Pour un métèque, honoré aussi pour son arétè), CEG 34 (vers 530. Pour un citoyen,
qualifié aussi d’agathos), CEG 41 (vers 530-520. Pour un citoyen, honoré aussi pour son arétè). Une formule
proche se trouve dans CEG 704 : ƗƼƹƴƲƶǀưƫƵ ƳƯƩʶƶƷƲư uƩƷơƺƼư uơƴƲƵ ȂưƬƠƨƩ ƮƩʶƷƥƭ […] (Cos, ive s. ?, pour un
petit garçon). La formule ƳƯƩʶƶƷƲư ȆƺƩƭư uơƴƲƵ + une qualité au génitif est un topos des épigrammes funéraires
attiques, que l’on retrouve par exemple dans CEG 493 (premier quart du ive s.), 620 (ive s.) ; voir Tsagalis
2008, p. 137-142.
41. Voir supra, p. 334 n. 30. Voir aussi Whitehead 1993, p. 70-72 ; Veligianni-Terzi 1997, p. 221, p. 223, p. 295.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 403
Nausias) ; il est montré de face, en bas-relief. L’angle droit du couronnement et les visages de toutes les figures (surtout de la femme assise) sont abîmés. Sur l’architrave a été gravée une inscription aux lettres irrégulières. Herrmann et Vermeule supposent que les visages et l’inscription ont été retravaillés dans l’Antiquité, mais je n’ai pas cette impression.
Éditions : A. HERRMANN, C. C. VERMEULE, dans The Ernest Brummer Collection, Ancient Art, II, Auction Catalogue October 16-19 1979 (1979), p. 202-203 no 613 ; C. W. Clairmont, CAT 4.417 (> photo) ; D. M. LEWIS dans J. S. Traill, PAA 436072 ; SEMA no 54 (> Herrmann et Vermeule + Lewis). Commentaires : Vedder 1985, p. 251 F 61 ; K. Clinton, AEph 1988 (1991), p. 25 (prosopographie). Reproductions : Herrmann et Vermeule, no 613 p. 202 (la droite et la gauche sont inversées sur la photo) ; Clairmont, CAT Plate Volume, 4.417 ; M. Dayagi-Mendels, S. Rozenberg (éds), Chronicles of the Land. Archaeology in The Israel Museum Jerusalem (2010), p. 260 fig. 11.
ƚƭƯʶưƲƵ ƊȺƮƯƩƣƨƲƸ ƆȞƱƼưƩǀƵ : ƒƥƸƶƣƥƵ ƚƭƯƣưƲƸ ƆȞƱƼưƩǀƵ.
ƚ[ƸƯƯ]ƣƵ (?) ƊȺƮƯơƭƲƸƵ ƆȞƱƼươƼƵ.
L. 2 : rest. LGPN, s.v. ; ƚ - - - - - Ƶ Herrmann et Vermeule ; ƚ[ƭƯƯ]ƣƵ (?) (SEMA). Ce dernier nom n’est attesté qu’au masculin dans l’épigraphie attique, et une seule fois (SEG XXI 885, iiie s.). ƚ[. . .] ƊȺƮƯƩƣ<ƨ>ƲƸƵ CAT, mais il n’y a pas de raison de corriger le lapicide ici 42 ; ƚ . . . ƭƵ ƊȺƮƯƩƣƲƸƵ Lewis.
Philinos fils d’Eukléidès d’Aixônè. Nausias fils de Philinos d’Aixônè. Phyllis (?) fille d’Euklès d’Aixônè.
Le monument commémore un père (Philinos) et son fils (Nausias), ainsi que Phyllis (?), peut-être l’épouse de Philinos.
Provenance inconnue, mais vu l’usage du démotique, la stèle a été trouvée sur le sol athénien. En 1926, elle entre dans la collection Brummer à New York. L’objet a été vendu aux enchères à Zürich le 19 octobre 1979 ; son prix était estimé entre 24 000 et 30 000 $. La stèle a ensuite été donnée par Ella Brummer (Durham, Caroline du Nord) aux Amis américains du musée d’Israël à la mémoire de son époux Ernest Brummer. Seconde moitié du ive s.
HGL 27 - Stèle de Dèmostratè et Lysippè
Leyde, Musée des Antiquités, 1859 : KAG.
Stèle en marbre blanc à fronton, ornée d’une représentation en relief contenue dans un rectangle creux. 0,68 × 0,38-0,42 × 0,07. Hauteur des lettres : 0,008-0,010. La scène figurée est représentée en bas-relief. Les bordures latérales du relief sont rendues de manière architectonique, sous la forme de colonnes à chapiteaux. Les figures sont sculptées de manière peu soigneuse. Le bord du fronton supérieur droit est abîmé et l’acrotère droit est manquant.
Le relief représente une scène de dexiôsis. À gauche, une femme est assise sur un klismos (Dèmostratè) ; elle est vêtue d’un chiton et d’un himation ; sa main gauche repose dans les plis de son manteau sur son giron ; ses pieds sont sur un repose-pied. Elle serre la main droite d’une femme debout sur la droite (Lysippè), qui porte un double chiton et un himation. L’épitaphe est inscrite en dessus du relief. Le nom de Lysippè a été inscrit par une autre main car les lettres sont plus profondes et plus grossières, comme l’avait déjà remarqué Janssen ; il a probablement été ajouté, après son décès, sur la stèle de sa mère 43. Par manque de place, le lapicide a gravé le patronyme au-dessus et à droite du nom de Lysippè.
Éditions : D. J. VAN LENNEP, « Commentatio ad marmor litteratum Atticum recens effossum », Commentationes Latinae Tertiae Classis Instituti Regii Belgici 2 (1820), p. 205 (A. Boeckh, CIG I 567 ; S. A. Koumanoudis, AEE 127 ; U. Koehler, IG II 1757 ; A. Conze, Att. Grabreliefs, no 123) ; L. J. F. JANSSEN, Algemeene Konsten Letterbode (1859), n o 2 43 ( id ., AA 1859, p. 123 n os 130-131) ; J. Kirchner, IG II 5416 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 118 no 5) ; PLEKET 1958, appendice IV p. 95 no 72 ; Fr. L. BASTET, Beeld en Reliëf (1979), p. 26 no 10 (n.v.) ; Fr. L. BASTET, H. BRUNSTING, Corpus signorum classicorum (1982), I, p. 64 no 128 ; SCHOLL 1996, p. 337 no 428 ; C. W. Clairmont, CAT 2.376 d (> Kirchner et Pleket).
42. Voir Threatte 1996, p. 205.
43. Les ajouts sur les stèles sont souvent moins soigneux, car le lapicide ne peut pas frapper aussi fort sur une stèle
déjà debout, sinon cela la briserait.
404 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Commentaires : Beschi 1975 ; Bastet 1987, p. 79.
Reproductions : fac-similé van Lennep, repris par Boeckh ; Conze, I Taf. 42 (dessin) ; Pleket, pl. XVI no 72 ; Beschi, tav. 129 ; Bastet (1979), p. 26 no 10 ; Bastet, Brunsting, II, pl. 36 ; Bastet (1987), pl. XXVIII no 384 ; Scholl, Taf. 18 no 2 ; Clairmont, CAT Plate Volume, 2.376 d.
Col. I ƉƫuƲƶƷƴƠƷƫ ƛƲƴƲƮƯơƲƸƵ
ƆȞƱƼươƼƵ ƧƸưƢ.
Col. II ƛƲƴƲƮƯơƲƸƵ
ƐƸƶƣƳƳƫ.
Dèmostratè femme de Choroklès d’Aixônè. Lysippè fille de Choroklès.
D’après Boeckh, qui reproduit les informations de van Lennep, la stèle a été trouvée en 1819 « in via sacra Athenis Eleusinem ducente » et a été envoyée aux Pays-Bas par Coertsen, capitaine de la frégate Le Lynx Belge. Les éditeurs postérieurs, jusqu’à Pleket, reproduisent cette information sur le lieu de trouvaille ; Conze ajoute que la stèle a été trouvée par Rottiers « bei Athen » en 1819. C’est donc à tort que Pleket, suivi par les chercheurs postérieurs, dit que le lieu d’origine de la stèle est Aixônè, dans la zone de Voula précise Beschi car c’est là qu’il place la fouille de Rottiers (voir supra, p. 38 et p. 45-46). Ce n’est pas parce que les défuntes sont Aixonéennes que la stèle provient de ce dème : la plupart des stèles d’Aixonéens de mon corpus ont été trouvées en dehors du territoire du dème.
La stèle faisait partie de la collection Rottiers vendue au gouvernement hollandais (voir GL 22 et supra, p. 46) ; elle a été acquise par le Musée des Antiquités en décembre 1859 d’après Pleket, qui a pu consulter le registre du musée, mais la stèle n’est pas allée directement à Leyde : Koumanoudis, en 1871, la signale à Amsterdam, dans la collection de l’académie des Sciences ; Koehler en 1888 également ; Conze, en 1893, la signale à Leyde, mais précise qu’auparavant elle était à l’Académie des Sciences à Amsterdam. C’est donc entre 1888 et 1893 qu’elle a été transférée d’Amsterdam à Leyde.
Boeckh, qui se fonde sur le fac-similé de van Lennep, se trompe dans la lecture et pense que la stèle commémore Dèmostratè fille de Choroklès et l’épouse de son père, Lysippè. Or, la disposition des deux épitaphes montre que Dèmostratè est l’épouse de Choroklès et que Lysippè est sa fille, comme l’avait déjà vu Koehler. 340-330 (Scholl). Les éditeurs précédents ont eu tendance à dater la stèle bien trop haut, comme le souligne Clairmont : avant le milieu du ive s. (Kirchner), fin du ve s. (Pleket), vers 400 (Bastet).
*HGL 28 - Stèle de Diodôros fils de Diôn
ME 9060.
Petite stèle en marbre gris-bleu avec fleuron, brisée en bas. 0,40 (0,135 fût seul) × 0,370-0,377 × 0,07. Hauteur des lettres : 0,015 (0,013 lettres rondes). Le fleuron se compose d’un lit d’acanthe, duquel jaillissent deux palmettes. À la place de la volute est insérée à chaque fois une rosette. La partie arrière est non travaillée. L’inscription est gravée tout en haut du fût.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE Prosthekai no 24 (paru en 1993) ; U. KOEHLER, IG II 1758 ; A. CONZE, Att. Grabreliefs, no 1640 ; J. Kirchner IG II2 5418 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 136-137 no 15) ; HILDEBRANDT 2006, no 33.
Commentaire : Möbius 1929, 43.89.
Reproduction : Conze, III Taf. 349.
ƉƭƿƨƼƴƲƵ : Ɖ<ƣ>ƼưƲƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
L. 1 : un espace a été réservé pour le iota du patronyme mais la lettre n’a jamais été gravée. Elle a peut-être finalement été peinte.
Diodôros fils de Diôn d’Aixônè.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 405
Trouvée à Athènes sur l’avenue Kiphisias, au nord-ouest de l’ancien palais royal, dans les fondations de la maison de Papoudov. Elle a été entreposée un moment dans cette maison, puis elle a été transférée au musée du Varvakéion, où Koumanoudis l’a vue, puis au Musée national, où Koehler et Conze ont pu l’examiner. Vers 340-317.
*HGL 29 - Stèle d’Euktèmonidès fils de Télésandros
ME 9061.
Fragment d’une stèle à fronton en marbre gris-bleu. 0,36 × 0,36 (0,32 fût seul) × 0,083. Hauteur des lettres : 0,014 (0,011 lettres rondes). Le fût est abîmé en haut à droite par un éclat et est brisé en bas et à gauche. Du fronton, brisé à gauche, il reste le sommet et l’acrotère droit. L’arrière est non travaillé. On remarque la volonté du graveur de donner aux lignes une longueur égale, en espaçant les lettres en fonction de la place disponible.
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1856, p. 1427 no 2894 ; S. A. KOUMANOUDIS, AEE 130 ; U. KOEHLER, IG 2 o II 1760 ; J. Kirchner, IG II 5425 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 139 n 22). Reproductions : fac-similé Pittakis (inscription seule) ; fac-similé Koehler.
[ƊȺ]ƮƷƫuƲưƣƨƫƵ
[ƘƩƯ]ƩƶƠưƨƴƲƸ
[ƆȞƱ]ƼưƩǀƵ.
L. 2 : <ƘƩ>ƯƩƶƠưƨƴƲƸ Koumanoudis. Koehler distinguait seulement l’angle sommital du lambda. La pierre a dû subir quelque dommage entre l’époque de Pittakis et celle de Koumanoudis, car le premier, à la différence du second, n’indique aucune lacune.
Euktèmonidès fils de Télésandros d’Aixônè.
Pittakis dit l’avoir trouvée à la même place que son no 2893, donc « en 1837, à côté de la rue des Trépieds, au nord-ouest du monument de Lysicrate » (je traduis). Elle a été entreposée un temps à la stoa d’Hadrien sur l’Agora romaine (elle s’y trouvait à l’époque de Koumanoudis).
Kirchner situe la stèle au milieu du ive s., mais il faut abaisser cette date aux alentours de 320 si, comme je le crois, on accepte d’identifier Euktèmonidès avec celui qui figure dans 2 IG II 2329, l. 15, inscription récemment redatée par Papazarkadas vers 330-320 (voir annexe IV, s.v.). La paléographie convient d’ailleurs mieux à une date dans le dernier quart du ive s. (haste horizontale centrale du epsilon plus courte, sigma aux branches horizontales, hastes obliques du upsilon courbes, oméga en arche de pont avec petits traits ornementaux aux extrémités).
HGL 30 - Colonnette de Dionysios fils d’Agathoklès
Colonnette en marbre gris-bleu.
Édition : 2 U. K OEHLER , IG II 1759 (J. Kirchner, IG II 5419 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 137 no 16).
Reproduction : fac-similé Koehler.
ƉƭƲưǀƶƭƲƵ
ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
Dionysios fils d’Agathoklès d’Aixônè.
Trouvée au Pirée. Koehler l’a copiée dans le jardin de Mélétopoulos 44. Elle est aujourd’hui perdue. ive s. ? (Kirchner) ; au plus tôt à la fin du ive s. vu la forme du support.
44. Voir supra, n. 37.
406 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
*HGL 31 - Colonnette de Mélitta, femme de Théophanès
ME 11635.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,61 ; diamètre : 0,19. Hauteur des lettres : 0,016.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 141 ; U. KOEHLER, IG II 1769 ; J. Kirchner, IG II2 5438 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 142 et p. 145 no 35). Reproductions : fac-similé Koehler (inscription seule) ; Giannopoulou-Konsolaki, p. 144 fig. 100.
ƑơƯƭƷƷƥ
ƍƩƲƹƠưƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ.
L. 3 : dans son fac-similé, Koehler ne reproduit pas la haste horizontale centrale du epsilon.
Mélitta femme de Théophanès d’Aixônè.
Trouvée au xixe s. à Athènes, au sud de la place Omonia, dans la maison de Saroglou. Elle a été transférée dans la cour du Musée national, où Koumanoudis a pu la voir. Elle se trouve actuellement au Musée épigraphique, dans la cour intérieure au premier étage.
Extrême fin du ive s.
HGL 32 - Colonnette de Nikès fils de Philikos
MP 1964 45.
Colonnette en marbre gris-bleu, brisée en bas. Hauteur : 0,32 ; diamètre : 0,22. Hauteur des lettres : 0,018. Édition : J. Kirchner, 2 o IG II 5441 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 145 n 38).
ƒƭƮʨƵ
ƚƭƯƭƮƲ˅
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Nikès (= Nikéas) fils de Philikos d’Aixônè.
Le lieu de trouvaille est inconnu, et ne figure pas dans le catalogue du musée, mais peut-être la colonnette vient-elle des environs du Pirée vu l’endroit où elle est entreposée.
ƒƭƮʨƵ, noté comme un hapax dans le LGPN, est la forme contractée de ƒƭƮơƥƵ, procédé fréquent dans l’onomastique des cités ioniennes 46.
Extrême fin du ive s. (Kirchner).
*HGL 33 - Colonnette de Philokratéia, fille d’Agathoklès
Céramique, Co 497.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : env. 0,5 ; diamètre : 0,25. Hauteur des lettres : 0,019.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 148 ;U. K 2 OEHLER , IG II 1773 (J. Kirchner, IG II 5447 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146 no 44).
Reproduction : fac-similé Koehler.
45. La colonnette était introuvable lors de mon passage ; comme elle est exposée à l’extérieur, le numéro d’inventaire
a peut-être été effacé.
46. Voir O. Masson, Onomastica Graeca Selecta, I (1990), p. 94-95. Je remercie D. Knoepfler d’avoir attiré mon
attention sur ce phénomène.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 407
ƚƭƯƲƮƴƠƷƩƭƥ
ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ.
Philokratéia fille d’Agathoklès d’Aixônè.
Trouvée en 1870 au Céramique à l’église d’Aghia Triada 47. La date proposée par Kirchner, iiie-iie s., paraît trop tardive ; une date fin ive-début iiie s. semble mieux correspondre à la forme des lettres (pas d’apices, lettres rondes plus petites, alpha à barre droite, haste horizontale centrale du epsilon un peu plus courte, thêta avec un point à l’intérieur, kappa aux hastes courtes, sigma légèrement écarté, xi sans haste verticale centrale, oméga légèrement fermé).
HGL 34 - Colonnette de Kléô fille de Kléôn
Céramique, Co 306 48.
Colonnette en marbre gris-bleu brisée dans sa partie inférieure. Hauteur : 0,44. Hauteur des lettres : 0,018.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 139 ; U. KOEHLER, IG II 1767 ; A. BRÜCKNER, Der Friedhof am Eridanos (1909), p. 103 no f (p. 102-104 pour le commentaire sur le monument dont elle faisait partie) ; J. Kirchner, IG 2 o II 5434 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 141-142 n 30). Reproduction : fac-similé Koehler.
ƏƯ[Ʃɢ]
ƏƯơƼư{Ʃ}ƲƵ
ƆȞƱƼươƼƵ,
ƚƥưƲƮ̻Ư̼ơƲƸƵ
5 ƐƩƸƮƲưƲơƼƵ
ƧƸưƢ .
L. 1 : rest. Koehler (Brückner n’en tient pas compte) ; l. 2 : corr. Koumanoudis ; l. 4 : ƚƆƒƔƏƊƔƙƗ lap., corr. Koehler.
Kléô fille de Kléôn d’Aixônè, femme de Phanoklès de Leukonoion.
Trouvée au Céramique, en 1870 49. Brückner la mentionne en 1909, parmi les monuments qui faisaient partie du péribole funéraire XVII, construit au ive s., et qui se trouve au nord de la route principale, au pied de la petite colline sur laquelle se dresse l’église d’Aghia Triada. C’est le péribole de la famille de Phanoklès de Leukonoion, qui comprenait aussi les monuments funéraires suivants :
– une trapeza d’Hipparétè fille d’Alkibiadès de Skambônidai, où ont été ajoutés les noms de Kritoléa fille
de Phanoklès de Kèttos et de Phanoklès fils d’Andromachos de Leukonoion ;
– un pilier de Phanoklès fils d’Andromachos de Leukonoion ;
– une colonnette de X fils d’Aristiôn de Leukonoion ;
– une colonnette d’Aristiôn fils de Phanoklès de Leukonoion ;
– une colonnette d’Alkibiadès fils de Phanoklès de Leukonoion.
47. La découverte a été annoncée dans l’Ephimèris tôn philomathôn du 19 août 1870. 48. La colonnette était introuvable lors de mon passage ; comme elle est exposée à l’extérieur, le numéro d’inventaire
a peut-être été effacé.
49. La découverte est mentionnée par Koumanoudis dans le Palingenesia du 19 juin 1870, par Rousopoulos dans
l’Ephimèris tôn philomathôn 1870, no 2132 et par Curtius dans AZ 29 (1872), p. 25.
408 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Brückner récapitule les liens de parenté dans ce péribole 50 : Hipparétè est la fille d’Alcibiade le Jeune, né vers 417, et la petite-fille du célèbre Alcibiade. Phanoklès l’a épousée en premier mariage, et ils ont eu au moins un fils, appelé Alkibiadès. Un autre de ses fils est Aristiôn, duquel lui est né un petit-fils, X. En second mariage, il a peut-être épousé notre Kléô, ou alors celle-ci était mariée avec X (lequel aurait donc porté le nom de son grand-père). D’après la date de la colonnette estimée par Kirchner, la première hypothèse paraît plus probable.
iiie s. (Kirchner).
HGL 35 - Colonnette d’Archédèmos fils de Dèmosthénès
Rhamnonte, no 394.
Six fragments d’une colonnette en marbre local, recollés. Hauteur : 0,68 ; diamètre : 0,17. Hauteur des lettres : 0,012.
Édition : V. Chr. PÉTRAKOS, AEph 1979 (1981), p. 5 (SEG XXX 193 ; id., IRham. 252).
ǺƴƺơƨƫŞμŞ[ƲƵ]
ƉƫuƲƶƬơưƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Archédèmos fils de Dèmosthénès d’Aixônè.
Trouvés à Rhamnonte. Cinq fragments ont été trouvés devant le péribole de Diophantidès et un devant le péribole de Ménestidès.
iiie s. (Pétrakos).
HGL 36 - Colonnette de Philista
Agora romaine no 705 51.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,28 ; diamètre : 0,145. Hauteur des lettres : env. 0,023.
Éditions : G. Daux, BCH 79 (1955), p. 220 c (> copie anonyme) ; S. N. KOUMANOUDIS, AD 25 1970 (1971) A, p. 69-70 no 1 (il la considère comme inédite, car il ne mentionne pas Daux) (SEG XXXVI 277) (Osborne M. J. 1988, p. 10 no 8 ; SEMA no 55).
ƚƭƯƣƶƷƥ
Ǻ{ƭ}ƬƫưƲƨǁƴƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ .
L. 1 : ƚƭƯɜƵ err. copiste anonyme chez Daux ; l. 2 : corr. Papadopoulou in SEMA, en renvoyant, sur l’écriture par mégarde de la diphtongue ƥƭ à la place de ƥ avant une consonne, à Threatte 1980, p. 268. La faute est peut-être due à une confusion avec la diphtongue ƥƭ de la ligne suivante ; l. 3 : [ƆȞ]ƱƼươƼƵ copiste anonyme chez Daux.
Philista fille d’Athènodôros d’Aixônè.
Trouvée à Athènes sur l’Agora romaine en 1954, lors du creusement du revêtement de la rue Pélopidas. Elle provient probablement de l’un des cimetières athéniens.
iiie s. (Koumanoudis).
50. 2 Pour le stemma de la famille, voir J. Kirchner dans IG II 6746 et Humphreys 1980, p. 121 tabl. 4. 51. La colonnette était introuvable lors de mon passage.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 409
*HGL 37 - Colonnette de Philoxénos fils de Zènôn
Céramique, Co 299.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : env. 0,70 ; diamètre : 0,32. Hauteur des lettres : 0,026.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE Prosthèkai no 27 (paru en 1993) ; W. Dittenberger, IG III 1534 (> copie Lolling 2 o ) (J. Kirchner, IG II 5449 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146-147 n 45). Reproduction : fac-similé Lolling chez Dittenberger.
ƚƭƯƿƱƩưƲƵ
ƋƢưƼưƲƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
Philoxénos fils de Zènôn d’Aixônè.
Trouvée au Céramique, au sud de la citerne de l’église d’Aghia Triada.
Époque impériale (Kirchner), mais il a probablement été trompé par le fac-similé de Lolling, qui rendait le oméga de la l. 3 (et pas celui de la l. 2) à la manière du ier s. apr. J.-C. (oméga en forme de double volute, au-dessus d’une haste horizontale séparée en deux parties). Je la daterais plutôt du iiie s. : traits rectilignes aux extrémités de quelques lettres, alpha à barre courbe semble-t-il, zêta en forme de I, haste horizontale du êta en contact avec les hastes verticales, xi sans haste verticale centrale.
HGL 38 - Colonnette de Chairippè fille de Xénokratès
Édition : Fr. Lenormant, « Inscriptionum Graecarum ineditarum centuria secunda et tertia », RhM 21 (1866), p. 385 no 203 (> notes Fauvel) (S. A. Koumanoudis, AEE 150 ; U. Koehler, IG II 1775 ; J. Kirchner, IG 2 o II 5451 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 147 n 47). Reproduction : fac-similé Fauvel, repris par Lenormant.
ƛƥƭƴƣƳƳƫ
ƓƩưƲƮƴƠƷƲƸƵ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ,
5 ƑƩƭ̻Ʊ̼ƼưƣƨƲƸ
ƗƹƫƷƷƣƲƸ
ƧƸưƢ .
ƛƆƎƖƎƕƕƌ ƍƙƈƆƘƎƖ ƑƒƌƑƆƈƔƖƆƗ ƉƊƒƔƏƖƆƘƔƙƗ ƆƎƓƝƒƊƝƗ ƈƙƒƌ ƑƊƎƋƝƒƎƉƔƙƗ ƊƚƎƘƘƎƔƙ Fauvel 52.
L. 5 : corr. Koehler.
Chairippè fille de Xénokratès d’Aixônè, femme de Méixônidès de Sphettos.
Trouvée au xixe s. à Athènes, elle n’est connue que par une copie de Fauvel. Elle a disparu rapidement, car Koumanoudis ne sait pas où elle se trouve.
Époque hellénistique, peut-être iiie s., si Fauvel a bien recopié un zêta en forme de I à la ligne 5.
52. o BnF, Estampes et photographies, Gb 15 b pet. fol., f. 193, n 399. Fauvel, dans sa copie, a visiblement changé
l’ordre des mots pour les faire coïncider avec la syntaxe française. Le iota de ƬƸƧƠƷƫƴ est une erreur due à la
prononciation de cette lettre en grec moderne. Le nom Mnèmagoras, non attesté en Attique, n’a pas été repris par
les éditeurs postérieurs. Peut-être y a-t-il eu confusion avec Mnèsagora fille de Chairippos, qui figure sur une stèle
funéraire du ive s. (IG II2 5272). Les copies d’inscriptions de Fauvel étaient très médiocres, voir supra, p. 40 n. 69.
410 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
*HGL 39 - Colonnette d’Hèrakleia femme de Dionysios d’Aixônè
ME 13050.
Colonnette de marbre blanc. Hauteur : 0,369 ; diamètre : 0,19. Hauteur des lettres : 0,015-0,016. Éditions : J. Kirchner, IG II2 5910 a (> copie Stamires) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 148-149 no 50) ; W. PEEK, MDAI(A) 67 (1942), p. 94 no 159.
ȗƴƠƮƯƩƭƥ
ȗŞƴƥƮƯƩƣƨƲƸ
ƇƲƸƷƠƨƲƸ
ƬƸƧƠƷƫƴ ,
5 ƉƭƲưƸƶƣƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ.
Hèrakleia fille d’Hèrakleidès de Boutadai, femme de Dionysios d’Aixônè.
Trouvée à Athènes, au croisement des rues Diligianni et Elefsiniôn, juste au sud de la gare de Larissa (d’après le registre du musée).
iie-ier s. (Kirchner), vers 200 (Peek). Cette dernière date me semble préférable (petits traits rectilignes aux extrémités des lettres ; alpha à barre droite ; bêta sans prolongation des hastes en haut et en bas ; êta à haste horizontale en contact avec les hastes verticales ; oméga fermé aux hastes obliques parfois légèrement dirigées vers le haut).
Une femme originaire du dème de Boutadai, près d’Athènes, a épousé un Aixonéen. Le couple vivait en ville (sur les couples mixtes, voir supra, p. 347-348).
*HGL 40 - Colonnette d’Antigona femme de Sophoklès
ME 11630.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 1,60 ; diamètre : 0,245. Hauteur des lettres : 0,025 (0,020 lettres rondes).
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE Prosthekai no 2 22 (paru en 1993) ; J. K IRCHNER , IG II 5406 (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 133 no 5).
ǺưƷƭƧƿưƥ
ƗƲƹƲƮƯơƲƸƵ
Ɔ<Ȟ>Ʊ<Ƽ>ươƼ<Ƶ>
ƧƸưƢ.
L. 1 : ƐưƷƭƧƿưƐ Koumanoudis ; l. 3 : ƆƓƒƊƝƊ lap., corr. Koumanoudis.
Antigona femme de Sophoklès d’Aixônè.
Trouvée à l’est d’Athènes (maison Limniou) selon Koumanoudis. La pierre se trouvait au Musée national à son époque.
iie s.
HGL 41 - Colonnette de Dèmètrios fils de Dionysios
Colonnette en marbre gris-bleu.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE Prosthekai, no 23 (paru en 1993) ; U. Koehler, IG II 1756 (> copie Lolling 2 o ) (J. Kirchner, IG II 5415 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 136 n 14).
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 411
Reproduction : fac-similé Lolling reproduit chez Koehler.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ
ƉƭƲưƸƶƣƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
Dèmètrios fils de Dionysios d’Aixônè.
Trouvée au Céramique, à l’église d’Aghia Triada. Elle se trouvait devant le phylakéion du cimetière à l’époque de Koumanoudis. Elle est aujourd’hui perdue.
iie s. (Kirchner).
*HGL 42 - Colonnette d’Hilaron fille de Diphilos
MP 1316.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,26 ; diamètre : 0,26. Hauteur des lettres : 0,020.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 135 ; I. DRAGATSIS, ƕƥƴưƥƶƶƿƵ 7 (1883), p. 382 ; U. Koehler, IG II 1762 (> Koumanoudis et Dragatsis) ; J. Kirchner, 2 IG II 5429 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 140 no 26).
Reproduction : fac-similé Dragatsis, reproduit chez Koehler.
ȫƯƥƴƲư
ƉƭƹƣƯƲƸ
[Ɔ]ȞƱƼươƼƵ
ƬƸЊƠƷƫƴ,
5 -]Ɣ[. Ʋ]М
[-ca 3
[- ca 5-]ơƼ[Ƶ]
[ƧƸưƢ].
L. 2 : ƉƙƚƎƐƔƙ err. Dragatsis ; l. 4 : [ƍ]ƙ[ƈ]ƆƘƌƖ Dragatsis ; l. 5 : [. . .]Ʋ . [Ʋ]М Koumanoudis ; . . . . .Ɣ. . . . Dragatsis ; - - - Ʋ [. Ʋ]ƲƸ Kirchner ; l. 6-7 : manquent chez Dragatsis. Pour la l. 6, plusieurs démotiques sont possibles, e.g. ƆȞƱƼươƼƵ, ƕƩƭƴƥƭơƼƵ ; l. 7 : rest. Koumanoudis.
Hilaron fille de Diphilos d’Aixônè, [femme] de ...os de …
Trouvée au Pirée lors du nettoyage du port selon Dragatsis. Koumanoudis dit qu’elle est conservée à l’École grecque au Pirée. La pierre a été transférée ensuite au Musée du Pirée, où elle se trouvait déjà à l’époque de Dragatsis. Koehler dit ne pas avoir pu aller la voir.
Sur l’étymologie du nom Hilaron, voir annexe IV, s.v. iie s.
HGL 43 - Colonnette de Bacchis
Céramique, no E 1/7 ; inédite.
Transcription d’après J. S. Traill, PAA 260785 et 261210.
ƇƠƮƺƭƵ
ƇƥƮƺƣƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ,
412 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
5 ƗƷƴƲuƦƸƯƣƼưƲƵ
ƚƭ{ƭ}ƯƥƣƨƲƸ
ƧƸưƢ.
Bacchis fille de Bacchios d’Aixônè, femme de Strombyliôn de Philaidai.
Trouvée au Céramique.
Aucune date n’est donnée par Traill. Strombyliôn est un nom extrêment rare dans l’onomastique athénienne (deux occurrences dans le LGPN), ce qui m’incite à l’identifier avec Strombyliôn père de Mélétôn (LGPN no 2 ; PAA 842450, où cette identification est aussi envisagée), lequel est vainqueur de plusieurs épreuves des Thèséia de 161/0, dans la catégorie des enfants (IG II2 956 I, l. 79 et II, l. 45 et 54) ; il est dit membre de la tribu Aigéis, or le dème de Philaidai en faisait partie. La colonnette de Bacchis pourrait donc être datée du iie s.
*HGL 44 - Colonnette de la fille d’un Aixonéen
Agora I 4111.
Fragment d’une colonnette en marbre gris-bleu, brisée sur tous ses côtés. Hauteur : 0,22 ; largeur : 0,22 ; épaisseur : 0,08. Hauteur des lettres : env. 0,033.
Édition : B. D. MERITT, Hesperia 23 (1954), p. 261 no 58 (SEG XIV 148) (D. W. Bradeen, Agora XVII 50 ; SEMA no 44).
Reproduction : Meritt, pl. 55 no 58.
[- - - - - - -]
Ɖƫu [- - - -]
ƆȞƱ[ƼươƼƵ]
ƬƸƧ[ƠƷƫƴ],
5 [- -]
ƑƩư ca 4
[- - - - - - - -]
[ ƧƸưƢ].
Rest. Meritt.
L. 2 : Ɖƫu[ƫƷƴƣƲƸ] Meritt, mais il y a bien d’autres possibilités.
… fille de Dèm… d’Aix[ônè], [femme de] Mén…
Trouvé sur l’Agora le 1er mai 1936 dans une couche romaine tardive perturbée (section T), à côté du Gymnase (M 14).
iie s. apr. J.-C. d’après Meritt, mais l’inscription me semble plutôt dater du iie s. (absence de lettres cursives, pas de prolongation des hastes, nombreux apices en forme de coin, alpha à barre brisée, haste horizotale du êta en contact avec les hastes verticales).
*HGL 45 - Colonnette d’Euboulos
Agora I 4693.
Fragment d’une colonnette en marbre gris-bleu. Une partie du sommet et de l’anneau est préservée ; la colonnette est brisée partout ailleurs. Hauteur : 0,258 ; diamètre : 0,195. Hauteur des lettres : 0,025. La surface est très abîmée, les lettres sont difficiles à lire.
Édition : D. W. BRADEEN, Agora XVII 51 (SEMA no 46). Reproduction : Bradeen, pl. 6.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 413
ƊьƦ[Ʋ]ƸƯƲƵ
Ɗ [ȺƦƲƸ]ƯƣƨƲ[Ƹ]
[ƆȞƱ]ƼưƩǀ[Ƶ].
Rest. Bradeen, d’après la prosopographie aixonéenne. Les restitutions sont plausibles vu les espacements entre les lettres.
L. 3 : [ƏƲƯ]ƼưƩǀ[Ƶ] ? LGPN, s.v. « ƊȾƦƲƸƯƲƵ » no 22, mais les démotiques de Colone et de Kolônai sont généralement ȂƮ ƏƲƯƼưƲ˅ et ƏƲƯƼưʨƬƩư.
Euboulos fils d’E[ubou]lidès d’[Aix]ônè.
Trouvé le 10 avril 1937 à Athènes, dans des ruines d’époque plus tardive, dans la partie sud-est de l’Agora, à l’est du mur romain tardif (post-hérulien) (U 21-22).
iie-ier s. (Bradeen), plus probablement le iie s. (voir annexe IV, s.v.).
HGL 46 - Colonnette d’Asklèpias femme d’Ératôn d’Aixônè
Colonnette en marbre gris-bleu.
Édition : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 1667 (U. Koehler, IG II 2894 ; J. Kirchner, IG II2 8527 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 150 no 55).
ǺƶƮƯƫƳƭɖƵ
ƍƩƲƨǁƴƲƸ
ȖƯƩʶƥ,
ȈƴƠƷƼưƲƵ
5 ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
Asklèpias fille de Théodôros d’Élis, femme d’Ératôn d’Aixônè.
Trouvée au xixe s. à Athènes sur la rue Likavittou 14 (maison I. Pervanoglou). Elle s’y trouvait toujours à l’époque de Koumanoudis. Elle a été perdue peu après, car Koehler recourt à l’édition de Koumanoudis. Après la fin du ive s. selon Kirchner, mais comme il ne dispose d’aucune reproduction du texte, il doit s’agir d’un terminus post quem, en raison de la forme du support. Comme il s’agit d’un mariage entre un Athénien et une étrangère, je ne daterais pas la colonnette avant le iie s. (sur les mariages mixtes, voir supra, p. 351). Les auteurs du LGPN proposent plus largement l’époque hellénistique ; Osborne M. J., Byrne 1996, no 1638 le iiie s., mais je ne sais sur quels critères.
HGL 47 - Colonnette d’Hélikô, femme d’Athènodôros d’Aixônè
Colonnette en marbre gris-bleu.
Éditions : A. MOUSTOXYDIS, ƌ ƆƭƧƭưƥƣƥ 1831, p. 189 no 11 (n.v.) (M. Fränkel, « Epigraphisches aus Mustoxydis, ƌ ƆƭƧƭưƥƣƥ », MDAI[A] 23 [1898], p. 159 53) ; K. S. PITTAKIS, AEph 1853, p. 1002 no 1794 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. no 1543 ; E. Preuner, MDAI[A] 49 [1924], p. 106) ; S. A. KOUMANOUDIS, AEE 785 ; U. Koehler, IG II 2300 (> copie Velsen) (J. Kirchner, IG II2 6728 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 149-150 no 2 53) ; Kl. Hallof, IG IV 2, 1111 (> Koumanoudis et Koehler). Reproductions : fac-similé Pittakis ; fac-similé Velsen chez Koehler.
ȉƯƭƮɢ
ƍƩƲƧơưƲƸ
53. Fränkel n’avait pas eu accès à l’article de Moustoxydis pour son ouvrage Epigraphisches aus Aegina (1897).
414 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ƐƩƸƮƲưƲơƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ ,
5 ǺƬƫưƲƨǁƴƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ.
L. 1 : ƊƐƐƎƏƝƒ err. Pittakis ; l. 2 : ƍƊƔƈƊƒƔƙƗ err. Pittakis.
Hélikô fille de Théogénès de Leukonoion, femme d’Athènodôros d’Aixônè.
Trouvée le 29 décembre 1830 à Salamine, puis transférée à Égine dans le premier musée archéologique de Grèce (Moustoxydis donne le numéro d’inventaire I n. 9). C’est là que Velsen a copié l’inscription en 1855 pour Koehler. Elle a été perdue ensuite. Fränkel la cherche déjà en vain en 1896 ; il remarque que beaucoup de pierres ont été égarées durant leur transport du Musée d’Égine à Athènes, ou sont restées bloquées au Pirée et ont été dites par erreur provenir de là.
Début du ier s. (Kirchner), ier s. (Hallof ).
*HGL 48 - Colonnette d’Euèméris d’Ainos, fille de Dèmètrios
ME 11939.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,85 ; diamètre : 0,29. Hauteur des lettres 0,028.
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1842, p. 567 no 971 et AEph 1853, p. 934 no 1572 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. no 1352) ; S. A. KOUMANOUDIS, AEE 1418 ; W. Dittenberger, IG III 2140 (> copie Velsen) ; J. Kirchner, IG II2 5423 (> estampage) (W. Peek, MDAI[A] 67 [1942], p. 172 no 362 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 138-139 no 20).
Reproduction : fac-similé Pittakis.
ƊȺƫuƩƴɜƵ
ƉƫuƫƷƴƣƲƸ
ƆȞưƣƥ,
ƕƴƼƷơƲƸ
5 ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
Giannopoulou-Konsolaki place par inadvertance ƧƸưƢ à la cinquième ligne, à côté du démotique.
Euèméris d’Ainos, fille de Dèmètrios, femme de Prôtéas d’Aixônè.
Trouvée en 1843 dans le jardin royal, « non loin du Lycée » (Pittakis). Elle s’y trouvait encore à l’époque de Koumanoudis et de Dittenberger.
Pittakis pensait avoir affaire à l’épitaphe de deux défuntes, Euèméris et sa fille Ainia. ƆȞưƣƥ est en réalité l’ethnique de la cité grecque d’Ainos en Thrace, au nominatif féminin. Sur les mariages mixtes, voir supra, p. 351. ier s.
HGL 49 - Colonnette de Thalia fille de Kallistratos
BM, marbres Elgin no 149.
Colonnette de marbre blanc. Hauteur : 0,59 ; diamètre : 0,025. Hauteur des lettres : 0,017.
Éditions : Fr. OSANN, Syll. (1834), p. 98 no 24 (A. Boeckh, CIG 570 ; S. A. Koumanoudis, AEE 132) ; E. L. HICKS, Ancient Greek Inscriptions of the British Museum, I (1874), no 76 (U. Koehler, IG II 1761) ; J. Kirchner, 2 o IG II 5427 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 140 n 24).
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 415
Reproduction : fac-similé Hicks.
ƍƥƯƣƥ
ƏƥƯƯƭƶƷƴƠƷƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƬƸƧƠƷƫƴ.
L. 2 : ƏƆƐƆƎƗƘƖƆƘƔƙ Osann ; ƏƆƐƐƎƗƘƖƆƘƔƙ Hicks ; l. 3-4 : Koumanoudis écrit ƆȞƱƼươƼƵ ƬƸƧƠƷƫƴ sur la même ligne.
Thalia fille de Kallistratos d’Aixônè.
Provenance inconnue.
ier s. (Kirchner).
HGL 50 - Colonnette d’Ithakè
Céramique, I 464 = Co 348 54.
Colonnette en marbre.
Éditions : U. KNIGGE, « Kerameikos. Tätigkeitsbericht 1973/74 », AA 90 (1975), p. 461 ; Osborne M. J. 1988, p. 9 no 7 (> Knigge, avec une correction) (SEMA no 49).
ȦƬƠƮƫ
ƇƥƮƺƣƲƸ
ƆȞ<Ʊ>ƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
L. 3 : ƆƎƋƝƒƊƝƗ lap., corr. Osborne.
Ithakè femme de Bacchios d’Aixônè.
Trouvée à Athènes au Céramique, sur la rive nord de l’Éridanos. Elle était tête-bêche, réutilisée comme marqueur funéraire à côté d’un petit muret.
Milieu du ier s. (Osborne).
HGL 51 - Stèle de Rhodôn fils d’Aristôn
Vérone, Musée lapidaire, no 53.
Stèle en marbre blanc composée de quatre fragments recollés. Elle est ornée d’un relief représentant un jeune cavalier, au-dessus duquel est gravée l’inscription. La surface est passablement corrodée. 0,53 × 0,41 × 0,05. Hauteur des lettres : 0,02-0,025 (lettres rondes un peu plus petites).
Le cavalier est tourné vers la droite. Il est vêtu d’un chiton court et d’une chlamyde. Sa main droite repose sur la crinière du cheval ; sa main gauche tient les rênes. Ce relief renvoie à la vigueur et à la noblesse du défunt selon Ritti.