Une Microhistoire D’athènes

D. Ackermann · Chapitre 2 sur 2 · partie 35/40

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Une Microhistoire D’athènes

Principes D’édition des Inscriptions

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 40 parties.

La maison la mieux conservée mesure 14 × 13 m. Son entrée est signalée du côté ouest par un seuil de pierre. Sur les côtés ouest, nord et sud, il y a des couloirs avec des ouvertures sur les pièces principales, qui étaient au centre. Dans un angle de l’une de ces pièces (angle sud-est de l’espace E), on a trouvé une couche de pierres, de 0,70 × 0,85 m, sur laquelle il y a des traces de feu et de charbons ; il y avait sans doute un foyer à cet endroit. Sur le côté nord-nord-ouest de l’espace ƈ (peut-être une pièce auxiliaire), se trouve un banc de pierre contre un mur. La seconde maison est à l’ouest de la première. Son entrée est signalée sur le côté est par un seuil de pierre. Elle est en moins bon état de conservation que la première, mais il est possible que son agencement intérieur ait été semblable. Dans les deux maisons, des sols de dalles de pierre côtoient des sols simplement recouverts de terre battue.

 

A8 - 14 Rue Thémistokléous et Phivis, O.T. 288 : lors d’une fouille en 1980 sur la rue Thémistokléous, près de l’intersection avec la rue Phivis, on a trouvé une partie d’une maison du ive s.-début de l’époque

 

11. I. Tsiriôti, AD 37 1982 (1989) Chron. B1, p. 52-53 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 38 et fig. 15. 12. Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 38 mentionne encore les fragments de la stèle d’un jeune athlète (anc.

MP 3742, actuellement à Olympie au musée des Jeux Olympiques), dont l’inscription est illisible car trop

abîmée (ibid., p. 128-129 no 27 et fig. 93 ; CAT 2.362 ; Steinhauer 2001, p. 330 fig. 439) et un fragment

d’une petite stèle avec une représentation incomplète de dexiôsis (MP 3727) (ibid., p. 129-130 no 28). 13. A. G. Liangkouras, AD 29 1973-4 (1979) Chron. B1, p. 55 et fig. 16 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990,

p. 32 et fig. 8-9.

14. M. Petritaki, AD 35 1980 (1988) Chron. B1, p. 67 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 35 et fig. 10-12 ;

Kaza-Papageorgiou 2016, p. 167-171 et fig. 280-284.

478 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ

 

hellénistique. La façade de la maison donne sur une route antique (F 5), qui longeait le côté sud de la maison. Deux pièces se trouvaient au bord de la route et une troisième était plus au nord. Les autres pièces se trouvaient sûrement dans la continuité au nord et en bas sur la rue Thémistokléous. Parmi les pièces bordant la route, celle qui est le plus à l’ouest (C) mesure 3 × 2 m (dimensions conservées) ; elle avait à l’origine une porte donnant sur la route, comme l’indique le seuil de pierre de 0,92 m de long, mais elle a été condamnée ultérieurement. La pièce d’à côté (A) mesure 4,9 × 3,6 m, elle est dallée et a livré des fragments de vases à usage domestique. Dans la pièce plus au nord (B), qui mesure 3,5 × 3 m (dimensions conservées), le sol est de terre et de galets bruts. Au fond de la pièce B, près du mur T4, on a trouvé deux petites dalles appartenant au revêtement du mur et quelques objets, parmi lesquels un couteau en fer, des poids de tisserand, une attache en plomb et une masse en plomb. Dans le mur extérieur sud de la maison a été intégrée une borne de pierre avec une inscription visible de la route, qui nous apprend que la maison était hypothéquée, probablement en garantie d’un emprunt fait par le propriétaire (12). Au sud de la route antique, on a trouvé deux murs (T 5 et T 7), adjacents à T 1, mais leur fonction n’est pas claire. Le petit espace entre eux ainsi que l’espace autour étaient recouverts de pierrailles. En 2005, la fouille a continué sur le terrain voisin ; dans l’angle sud-ouest de ce dernier, on a dégagé la suite de ces vestiges d’habitation 15. Les murs sont faits de pierres brutes ; ils sont larges de 0,35 à 0,50 m et leur hauteur conservée est de 0,30 à 0,85 m. À l’intérieur des espaces, on a dégagé des couches de sol, faites de terre ou de chaux concassée mêlée d’éclats de pierre. Le substrat des sols est fait de terre et de cailloux. On a trouvé aussi des vestiges d’un sol en dalles de pierre. L’espace carré ƈ, de 2,25 m de côté (dimensions intérieures), est divisé en deux parties ; il pourrait s’agir d’un sanctuaire domestique selon les archéologues. Il communique avec un vestibule par un accès de 0,80 m de large. 4 m à l’est de l’espace ƈ, on a trouvé une série de huit grandes pierres, qui, avec le rocher naturel taillé verticalement, forment un espace de 2,80 × 1 m ; il semble avoir servi de dépotoir pour les ustensiles en terre cuite de la maison. Au sud-ouest et à une petite distance de l’espace ƈ, a été découvert le couvercle monolithique d’un puits, en position secondaire. Au centre et à l’est du terrain, le rocher naturel a subi divers aménagements, tels que des sillons, fosses et un puits creusé profondément, qui semblent faire partie d’un vaste système de captage des eaux, et qui servait peut-être dans le cadre d’activités artisanales domestiques.

La céramique, très abondante, consiste en de la vaisselle domestique ; elle date principalement du ve s. et, dans une moindre mesure, du ive s.

Une partie des vestiges est visible in situ.

 

A9 - 16 Rue Aiginis, O.T. 300 : à environ 30 m à l’est de la place Pyrrhou, sur la rue Aiginis, on a trouvé en 1980 les vestiges d’une maison d’époque hellénistique, qui a subi de multiples transformations. L’ensemble des vestiges fouillés se trouvait sur le côté nord du terrain, qui donne sur la rue Aiginis, mais la structure se poursuit clairement sur la route actuelle et sur la propriété limitrophe à droite. Dans la partie sud du terrain, il n’y a aucune trace d’antiquités, sauf à une distance de 11 m de la maison antique, où on a exhumé une partie d’un mur isolé, lequel s’arrête à l’intérieur des limites du terrain sans aucune continuité ni lien. En 1990, on a fouillé la suite sur le terrain contigu à l’est, rue Aiginis 20 : on a trouvé encore deux espaces rectangulaires limitrophes appartenant au même ensemble (voir ci-dessous).

La très mauvaise conservation des murs, l’absence de sols, sauf en quelques rares endroits, ainsi que les multiples réfections qui ont touché le cœur de la maison, rendant l’interprétation des vestiges difficile. La partie identifiée avec la cour n’a livré aucun matériel et n’est constituée que par le rocher naturel. Les murs de la maison ne sont conservés qu’au niveau des fondations ; ils sont construits en pierres brutes, sans trace de travail ; seul le mur 1, dont l’extrémité nord est composée de pierres taillées, est construit de manière soignée. En quelques endroits, le rocher a été creusé et les fondations des murs y ont été insérées et ajustées. Il n’y avait pas de seuils, mais on distingue des ouvertures aménagées dans certains murs. Il n’y a aucune trace de torchis. Les fragments de tuiles sont rares.

Les chambres occupaient le côté sud de la cour, dont l’entrée était semble-t-il à l’est, donnant sur une route antique via un couloir. Une des pièces (B) était une cuisine ou un lieu de stockage, car il y avait des fragments de vases à usage domestique à l’intérieur. La céramique trouvée sur le site date généralement de l’époque hellénistique et comprend une batterie de cuisine ainsi que des ruches, ce qui indique que les habitants pratiquaient l’apiculture. De rares tessons romains et d’encore plus rares tessons d’époque classique ont été

 

15. K. Kaza-Papageorgiou, AD 60 2005 (2013) Chron. B1, p. 248-249 et fig. 81-83. 16. M. Petritaki, AD 35 1980 (1988) Chron. B1, p. 70-71 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 36 et fig. 14 ;

A. Tsaravopoulos, AD 45 1990 (1995), p. 75.

INVENTAIRE DES STRUCTURES ARCHÉOLOGIQUES DE GLYPHADA 479

 

trouvés dans les ruines des murs, mais à cause de la minceur du remblai, on ne peut les considérer comme des éléments datants selon M. Petritaki.

En 1994, sur le même terrain, on a repéré sur la surface rocheuse des sillons taillés qui aboutissent à un puits 17. Le diamètre de l’ouverture est de 1,05 m. Sa paroi comporte des marches, que l’on empruntait pour descendre dans le fond du puits afin de le nettoyer. Dans la mince couche de terre qui couvrait le rocher naturel dans la partie sud du terrain, on a trouvé des fragments de tuiles et quelques tessons de l’époque classique tardive. Sur le terrain fouillé en 1990, on a dégagé deux pièces supplémentaires de la maison. Le plus grand espace a des dimensions intérieures de 5,85 × 5,30 m, tandis que l’autre, au sud-ouest, mesure 7,50 × 3,50 m. D’après la céramique, cette partie de la maison date aussi de l’époque hellénistique, et durant cette période il y a eu au moins une transformation du bâtiment.

 

A10 - 18 Rue Phivis-Place des Nymphes, O.T. 58 : une partie d’une maison d’époque classique a été fouillée en 1982, sur le côté est de la place des Nymphes. L’agencement des pièces n’est pas net ; on distingue seulement le contour d’un bâtiment rectangulaire, avec l’entrée à l’ouest et un espace longitudinal sur le côté est. Au sud et à l’est de ce bâtiment se trouvent de vagues vestiges d’autres murs.

En tout, des segments de 7 murs ont été dégagés. Ils se trouvaient en surface, c’est pourquoi ils sont très abîmés. Le mur 7, le mieux construit de tous, est conservé sur une longueur de 7,75 m. À peu près en son milieu, il est interrompu par une ouverture de 2,20 × 0,50 m. Il a deux parements et est construit en pierres travaillées de taille moyenne, tandis que les autres murs sont construits en petites pierres légèrement travaillées, sauf le mur 6 qui est construit avec des grandes pierres non travaillées. La technique de construction des murs et les tessons trouvés en faible quantité indiquent l’époque classique.

 

A11 - Le grand complexe byzantin d’Anô Glyphada (rues Venezouelas, Gounari, Valaôritou et Prophitou Ilia, O.T. 384) 19 : cet ensemble important, déjà bien visible sur les Karten von Attika de E. Curtius et J. A. Kaupert à la fin du xixe s. (fig. 9), a été fouillé une première fois en 1982, lors d’une fouille d’urgence rue Prophitou Ilia. Cette première fouille avait permis de dégager une partie de cet ensemble de forme presque carrée, de 52 m de côté environ : dans la partie est se trouvaient deux pièces oblongues contiguës, de 12 × 3 m, sans mobilier. Une autre pièce, carrée (5 × 5 m), se trouvait dans la partie ouest. Il apparaissait donc qu’une série de pièces, les unes à côté des autres, entouraient un espace orthogonal au centre, de 43 m de côté ; les pièces sont de diverses longueurs, mais leur largeur est presque constamment de 3 m. À l’intérieur de l’espace central, on distinguait aussi des fragments de murs, probablement d’époque classique ; on a trouvé par ailleurs nombre de tessons classiques, qui témoignent d’une utilisation antérieure de l’espace. Les murs du complexe byzantin sont construits en pierres brutes de taille moyenne, et en blocs plus grands d’époque classique réutilisés. On a pensé d’abord avoir trouvé l’agora du dème, mais la poursuite de la fouille a montré qu’il s’agissait d’un immense bâtiment d’époque méso-byzantine. Comme le remarque E. Giannopoulou-Konsolaki, il aurait été étonnant de trouver l’agora du dème à cet endroit, excentré par rapport aux points névralgiques du dème ; elle émet l’hypothèse d’un monastère, avec une église au centre, des cellules monastiques sur trois côtés, des dépôts, des cuisines, etc., mais la reprise de la fouille quelques années plus tard a infirmé cette hypothèse : il s’agirait plutôt d’une grande résidence, appartenant à un personnage très important, peut-être un souverain local 20. Cette fouille plus récente a permis de dégager, sur le côté nord du complexe, un espace longitudinal (33 × 14 m), qui faisait peut-être office de cour extérieure selon les archéologues ; il était pourvu d’une petite entrée au nord. L’entrée dans la cour intérieure se faisait par une porte de 2,7 m de large, ouvrant sur un couloir qui traversait l’aile nord du complexe sur une longueur de 4 m. Dans la cour intérieure, flanquant l’aile ouest, à 15 m de l’angle sud-ouest du complexe, on a trouvé les fondations d’une tour rectangulaire (2 × 2,5 m). Flanquant l’aile est, à l’extérieur, a été dégagé un espace oblong (13 × 2,5 m), à l’intérieur duquel se trouvaient cinq fosses semi-circulaires creusées dans le rocher naturel, dont on ignore la fonction. On ignore aussi l’époque à laquelle a été construit le bâtiment rectangulaire (10,5 × 7,7 m) qui traverse l’aile sud de manière oblique. La fouille du complexe n’a hélas pas pu être achevée, et les vestiges ne sont plus visibles aujourd’hui (ils ont été enterrés lors de la construction de bâtiments modernes, qui a été autorisée dans cette zone à partir de 2002).

 

17. K. Kaza-Papageorgiou, AD 49 1994 (1999) Chron. B1, p. 83. 18. I. Tsiriôti, AD 37 1982 (1989) Chron. B1, p. 53 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 36 et fig. 13. 19. I. Tsiriôti, AD 37 1982 (1989) Chron. B1, p. 54 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 29-30. 20. Kaza-Papageorgiou 2009, p. 445-448 ; repris dans ead., AD 56-59 2001-2004 (2010) Chron. B1, p. 471-

473 et fig. 35-36 ; ead. 2016, p. 46 fig. 77.

480 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ

 

A12 - Rues 21 M. Alexandrou-Patriarchou Grigoriou, O.T. 481 : en 1987, on a exhumé un segment d’une maison et d’un péribole romains. Du péribole, on a le mur est (mur 1), long de 5,90 m, et le mur nord (mur 2), long de 3,10 m. Ces murs sont construits en grandes pierres, qui en certains endroits sont complétées de pierres plus petites. De la maison, est conservé en bon état l’espace limité par les murs est (mur 4), sud (6), ouest (5) et nord (7), mais il semble qu’il existait d’autres espaces à l’ouest, qui ont été détruits. Les murs de la maison sont construits en pierres non travaillées de taille moyenne, ils sont épais de 0,70 m et reposent directement sur le rocher naturel. Les couches archéologiques sur toute la surface de la maison ont été perturbées par les travaux agricoles. On a trouvé beaucoup de tuiles et de tessons d’époque romaine.

 

? A13 - Rue Aghiou Nikolaou 108 22 , O.T. 289 : dans une fouille de 1990, on a trouvé deux murs parallèles orientés est-ouest et un autre mur très mal conservé, transversal par rapport aux deux premiers. Ils forment deux pièces, d’une largeur de 3,80 m chacune. Il s’agissait peut-être d’une maison. D’après la céramique, le bâtiment date du milieu du ive s. au début du iiie s.

 

A14 - Établissement néolithique sur le cap Exonis : D. Theocharis avait remarqué autrefois des vestiges d’un établissement néolithique sur la presqu’île, dans sa partie centrale la plus élevée, au sommet de la colline d’Astéria 23. Cet établissement n’a pas été fouillé et n’est plus visible aujourd’hui.

 

A15 - Rues Aghiou Nikolaou et Iras, O.T. 289 24 : à proximité de la route principale Athènes-Sounion (F 10) et à côté d’une briqueterie (C 5), au sud-ouest, on a trouvé quelques pièces, datées par la céramique et les monnaies de la seconde moitié du ive s. Elles servaient peut-être au logement des ouvriers de l’atelier selon les archéologues. Une petite pièce abritait un sanctuaire domestique. Une partie des vestiges est visible in situ.

 

A16 - Rue Pandôras 31, O.T. 298 25 : à l’ouest du mur sud de la route F 12, on a trouvé des segments de trois murs, qui appartenaient à une maison antique détruite. Les tessons trouvés lors de la fouille du terrain indiquent le ive s. Sur le même terrain se trouvait un péribole funéraire (B 18).

 

A17 - Rues Ermou 39 et Pandôras 35, O.T. 296 26 : lors de la destruction d’une maison moderne, on a trouvé dans la partie nord du terrain un segment de route (F 14), de maigres vestiges d’une maison et un puits, ainsi que quelques éléments provenant d’une tombe (B 21). À 1,20 m au sud de la route a été trouvé un puits de forme rectangulaire (dimensions intérieures : 1,30 × 0,80 m). La partie supérieure du puits, y compris le bord, est constituée de dalles de pierre de différentes tailles ; le reste est taillé dans le rocher naturel.

À l’est du puits ont été trouvés des vestiges d’une maison, mal conservés en raison des constructions modernes sur le terrain : un segment de mur (longueur 2,15 m, largeur 0,50 m) à 3,50 m au sud de la route, pourvu d’un seuil de pierre (0,90 × 0,30 m) ; un autre segment de mur à 1,60 m au sud de la route (longueur 2,10 m, largeur 0,60 m). Au contact avec la face nord de ce dernier mur et au-dessous du niveau de la route a été dégagée une couche de sol, avec beaucoup de tessons. La maison a été occupée principalement au ive s.

 

A18 - Rues Artémidos et Phivis 27 : au nord de l’église moderne d’Aghios Nikolaos, sur la rue Artémidos, on a trouvé plusieurs murs appartenant à une maison classique. Un mur se trouve au nord de la zone fouillée ; il est orienté nord-est/sud-ouest et est construit de pierres brutes. Sa partie est (longueur 9,30 m) est construite de manière soignée, tandis que le reste du mur (longueur 7,30 m) semble être un ajout construit à la va-vite. Un deuxième mur, long de 1,10 m et orienté nord-ouest/sud-est, s’appuie sur la face nord du premier mur. Ces deux murs entourent deux espaces, qui continuent au nord sous la rue Artémidos. Les deux murs sont fondés sur le rocher naturel aplani ; ils sont conservés respectivement sur une hauteur de 0,70 et 0,85 m. Par endroits, sur leur face intérieure, on observe des traces d’enduit. Dans l’angle de la maison, se trouve un banc de pierre.

 

21. K. Kaza-Papageorgiou, AD 42 1987 (1992) Chron. B1, p. 72 ; D’Aco 2013, p. 462 no 10. 22. A. Tsaravopoulos, AD 45 1990 (1995) Chron. B1, p. 75. 23. Ainsi que le rappelle I. Andreou, AD 46 1991 (1996) Chron. B1, p. 60. 24. K. Kaza-Papageorgiou, AD 55 2000 (2009) Chron. B1, p. 107-110 ; ead. 2009, p. 444-445 ; ead. 2016,

p. 181.

25. K. Kaza-Papageorgiou, AD 56-59 2001-2004 (2010) Chron. B1, p. 470-471 et fig. 33. 26. K. Kaza-Papageorgiou, AD 60 2005 (2013) Chron. B1, p. 247 et fig. 80 (puits). 27. K. Kaza-Papageorgiou, AD 61 2006 (2014) Chron. B1, p. 214 et fig. 31-32.

INVENTAIRE DES STRUCTURES ARCHÉOLOGIQUES DE GLYPHADA 481

 

Dans la partie ouest de la zone fouillée, on a dégagé trois autres murs plus anciens. Dans la partie est de la zone fouillée, on a trouvé l’assise de fondation d’un mur solide (longueur 3,50 m), formée de pierres brutes ; elle est orientée nord-sud et elle entourait probablement le bâtiment depuis l’est. À partir de ce mur commence une canalisation collectant les eaux de pluie.

La céramique trouvée lors de la fouille date de la fin du ve-ive s. En 2008, une fouille voisine à l’est, rue Artémidos 35-37 28, a révélé des éléments architecturaux d’époque classique qui appartenaient probablement au même ensemble. Il s’agit de segments de deux murs perpen-diculaires (1,55 × 0,45 × 0,30 m et 3,05 × 0,45 × 0,30 m), définissant un espace qui a été dégagé sur une surface de 3 × 2,60 m. Les murs sont formés de plaques de pierre semi-travaillées placées de chant, avec des petites pierres brutes dans les interstices, et de la boue comme liant.

Ces vestiges appartenaient peut-être à la même maison que A 19.

 

A19 - Rue Artémidos 37-39 29 : partie d’une maison d’époque classique. On a trouvé un seuil de pierre soigné (1,65 × 0,45 m), bordé de deux parastades ; la surface du seuil comportait des mortaises qui servaient à fixer la porte, laquelle menait à une pièce dont on a trouvé le mur est (longueur 1,55, largeur 0,45, hauteur conservée 0,34 m). Le mur est construit avec des pierres semi-travaillées, de taille petite à moyenne, avec de la boue comme liant. Cette pièce a pour dimensions intérieures 2,30 × 2,70 m. Elle est pourvue d’un sol soigné, fait de petites pierres rondes. À l’extrémité sud de son mur est se trouve une ouverture (1 m), pourvue d’un seuil (0,85 × 0,50 m) ; elle mène à une autre pièce à l’est.

Ces vestiges appartenaient peut-être à la même maison que A 18.

 

A20 - Rue Phivis 36 30 : au sud de l’église moderne d’Aghios Nikolaos ont été dégagés deux segments de murs perpendiculaires d’époque classique, entourant une pièce. Leurs dimensions respectives sont de 1,60 × 0,40 × 0,27 m et 0,60 × 0,45 × 0,34 m. Le premier mur est composé de plaques de pierre placées de chant, le second de pierres brutes de taille petite à moyenne, avec de la boue comme liant.

En 2009, on a fouillé la suite de la maison 31. On a dégagé trois murs, dont seules les fondations sont préservées. Ils sont fondés sur le rocher naturel. Ils sont composés de pierres brutes ou semi-travaillées, de taille moyenne à grande. De la boue a été utilisée comme liant. Dans la partie sud du mur ouest (T1, 10 × 0,60-0,70 m), orienté nord-sud, se trouvait une entrée (1,20 m), encadrée de deux parastades. Le mur est (T2, 3,60 × 0,60 m) est presque parallèle à T1. Le mur nord (T3) est perpendiculaire à T1 ; il a été fouillé sur une longueur de 2,50 m. À l’est et à l’ouest de T1, au sud de l’entrée, se trouvaient deux puits, de 1,10 et 1 m de diamètre. Le deuxième puits a été fouillé sur une profondeur de 5 m ; il contenait des marches, pour y descendre et le nettoyer plus facilement. Au nord du deuxième puits et à l’est du premier se trouvait une estrade de pierre de 1,15 × 1,15 m, liée à l’utilisation des puits. On a trouvé dans la fouille une grande quantité de céramique, surtout de la céramique domestique d’époque classique, mais aussi des poids de tisserand, des lampes à huile, etc.

Ces éléments architecturaux doivent probablement être reliés aux murs semblables trouvés en 2006 au nord de l’église moderne d’Aghios Nikolaos (A 18 ; voir aussi A 19). D’après V. Antonopoulou, on doit se trouver dans le centre du dème d’Aixônè, à l’époque classique du moins (voir cependant supra, p. 68-71, sur la notion de « centre » du dème).

 

A21 - Rue Phivis 42 32 : partie d’une maison d’époque classique. On a mis au jour un segment de mur, construit de manière soignée avec des blocs de pierre rectangulaires et de la boue comme liant. Au sud, on a trouvé un mur perpendiculaire, composé de pierres de taille moyenne grossièrement travaillées, avec de la boue comme liant. À l’est de ce dernier, on a dégagé un seuil de pierre (0,65 × 0,35 m), dont la surface portait des mortaises servant à la fixation d’une porte ; on n’a trouvé qu’une parastade. On a ramassé des tessons d’époque classique en assez grande quantité.

 

28. V. Antonopoulou, AD 63 2008 (2014) Chron. B1, p. 196-197 et fig. 57. 29. Ibid., p. 196 et fig. 56.

30. Ibid., p. 197 et fig. 58.

31. V. Antonopoulou, AD 64 2009 (2014) Chron. B1, p. 232-233 et fig. 23-24. 32. V. Antonopoulou, AD 63 2008 (2014) Chron. B1, p. 197.

482 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ

 

A22 - Rue Aiginis 19 (place Pyrrhou) 33 : on a mis au jour un segment d’un mur orienté nord-sud (4,40 × 0,60 × 0,57 m), composé de pierres brutes de diverses tailles, avec de la boue comme liant. Il est fondé sur le rocher naturel. Sur sa face ouest sont accolés perpendiculairement deux petits murs presque parallèles. On a trouvé une grande quantité de tessons de céramique domestique, un outil en pierre et un poids de tisserand.

 

B. LES TOMBES

 

B1 -La nécropole d’Haliki : cette très importante nécropole se trouve à cheval sur les communes de Glyphada et de Voula. Repérée dès 1880, fouillée pour la première fois en 1919, son exploration a continué en 1927, dans les années 1950 et, plus récemment, sur la commune de Voula, rues Prigkipos Petrou et Athanasiou Diakou (O.T. 1) et rue Kapodistriou 3 34.

La nécropole a été utilisée essentiellement à l’époque mycénienne. On a trouvé 67 tombes au total : une tombe à fosse HA (2800-2000), beaucoup de tombes mycéniennes allant du HR II B au HR III C1 (1470-1140), et quelques tombes géométriques. Il n’y a pas d’offrandes précieuses, seulement des vases et statuettes en terre cuite, des fusaïoles en stéatite, un collier avec des perles en pâte de verre, une intaille en pâte de verre avec un décor gravé, un couteau en cuivre, etc. Devant l’une des tombes à chambre mycénienne, on a trouvé des traces de feu et des morceaux d’une pyxide du viiie s., peut-être un exemple de vénération temporaire auprès d’une tombe perçue comme très ancienne.

 

B2 - 35 Tumulus près d’Aghios Nikolaos de Pirnari : fouillé par A. D. Kéramopoullos en 1919. Il contenait des tombes probablement du ive s., construites avec de grandes dalles de marbre et de tuf. Hélas, elles avaient déjà été violées par des trafiquants d’antiquités. On n’a trouvé que des petits fragments d’inscriptions et de sculptures, restés inédits.

 

B3 - 36 Tumulus à 500 m environ au sud-ouest d’Aghios Nikolaos de Pirnari : A. D. Kéramopoullos a fouillé en 1919 ce tumulus et y a trouvé un « bâtiment circulaire » déjà visité antérieurement par des trafiquants d’antiquités. Les cloisons à l’intérieur forment deux renfoncements. Le mur supérieur a une hauteur maximale de 0,5 m et mesure 5,45 m de diamètre. Le second mur, d’une hauteur maximale de 0,78 m, forme un renfoncement large de 0,47 m. Le troisième mur, d’une hauteur de 0,93 m, forme un renfoncement large de 0,58 m. Les cloisons du dernier mur et le sol sont enduits de chaux. À l’intérieur, le remblai est composé d’argile rouge fine et contient des fragments de sculptures et de vases en marbre, ce qui fait dire à E. Giannopoulou-Konsolaki que la première utilisation du moins était funéraire ; A. D. Kéramopoullos pensait à un four à chaux, mais sa fouille était incomplète (il n’avait pas découvert la face extérieure du bâtiment). P. Thémélis est tenté d’identifier ce « bâtiment circulaire » avec le monument funéraire des rues Phivis-Zamanou exhumé sous sa direction en 1969 (B 5) 37, car la distance de 500 m au sud-ouest d’Aghios Nikolaos de Pirnari correspond à peu près. Les deux structures me semblent trop dissemblables pour pouvoir être rapprochées.

 

B4 - 38 Tombes fouillées par N. Kyparissis en 1927 : on n’a aucune information car cette fouille n’a jamais été publiée. On sait seulement qu’il a fouillé dans la nécropole d’Haliki, et qu’il a trouvé aussi des tombes classiques dans la zone de la basilique paléochrétienne près du cap Exonis.

 

33. Ibid., p. 198 et fig. 60.

34. I. Andreou, AD 44 1989 (1995) Chron. B1, p. 69-71 ; Mersch 1996, p. 130 ; Privitera 2013, p. 114-118 ;

G. Kouragios, dans Dogka-Toli, Oikonomou 2013, I, p. 67. Sur les fouilles plus anciennes, voir supra,

p. 53-54 et p. 57-58. La nécropole a fait l’objet d’une thèse de doctorat inédite : N. Polichronakou-

Sgouritsa, ƘƲ ƳƴƲƽƶƷƲƴƭƮƲ ưƩƮƴƲƷƥƹƩƣƲ ƆƯƸƮƢƵ ƇƲǀƯƥƵ (1988) (n.v.). 35. Kéramopoullos 1919 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 69-70. 36. Kéramopoullos 1919 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 70. 37. AD 25 1970 (1972) Chron. B1, p. 123-126. 38. Orlandos 1930 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 70.

INVENTAIRE DES STRUCTURES ARCHÉOLOGIQUES DE GLYPHADA 483

 

B5 - Rues Phivis et Zamanou, O.T. 292 et 242 39 : monument funéraire d’époque classique, fouillé en deux fois (en 1969 et 1973). Il se trouve juste en face de l’église moderne d’Aghios Nikolaos, en direction du sud. Le monument est encore visible dans le jardin de l’immeuble qui se dresse maintenant à cet endroit. Avant la fouille, un grand nombre de blocs volumineux en tuf était visible en surface ; ils formaient une construction rectangulaire imprécise. Une première fouille, sur un petit espace, a eu lieu en 1969. Elle a révélé que le bâtiment était fondé sur le rocher naturel, à une profondeur d’environ 1,20 m. Les cavités naturelles de la roche étaient remplies d’une couche de petites pierres brutes, pour créer un niveau horizontal. L’euthyntèria du bâtiment a la forme d’un carré d’environ 6,7 × 6,9 m. Sur celle-ci se fonde une construction presque carrée, de 5,4 × 5,3 m environ, conservée jusqu’à la hauteur de deux assises, construite en blocs de tuf, chacun de 1,10-1,50 m de longueur et 0,47-0,60 m de largeur. Sur la surface supérieure des blocs de tuf se trouvent des traces d’une autre assise, peut-être en blocs de marbre ; ce devait être la première assise visible du bâtiment. Au centre du monument avaient été enlevés antérieurement certains blocs, probablement par des trafiquants d’antiquités, lesquels ont aussi ouvert deux fosses au centre du monument jusqu’au rocher naturel. Comme l’a reconnu déjà P. Thémélis, la construction semble constituer la base d’un grand naïskos, orné de figures en bas-relief ou même de statues en ronde-bosse, d’à peu près la taille réelle.

Autour du monument a été mis au jour un péribole circulaire, conservé principalement dans sa partie ouest, d’un rayon d’environ 13 m et d’une corde conservée de 23,60 m. Il est constitué d’une rangée de blocs de tuf volumineux, sans euthyntèria. La construction négligée du péribole (certains blocs sont des remplois, absence d’euthyntèria, trous irréguliers aux jointures) montre qu’il s’agit probablement d’un ajout postérieur. Le monument funéraire ne se trouve pas exactement au centre du péribole, il est décalé vers le nord-ouest. Dans l’enceinte se trouvait un sarcophage avec couvercle à fronton. Pour la pose du sarcophage, le rocher naturel a été creusé en forme de parallélogramme. Au sud du sarcophage se trouvait une tombe à incinération de forme ovale, d’environ 0,16 m d’épaisseur et d’un diamètre maximal de 1,30 m. On a trouvé plusieurs tessons brûlés, qui datent de la seconde moitié du ve s. En dehors de la ligne de construction du terrain se trouvait, à une profondeur d’environ 0,35 m, une couche de tuf, d’une épaisseur d’environ 0,05 m, qui provient probablement du travail des blocs pour le péribole.

On a trouvé très peu de matériel, en raison du pillage déjà commis. Un tout petit nombre de tessons à vernis noir ramassés à côté de l’euthyntèria indique l’époque classique, probablement le ive s. On a trouvé la partie inférieure d’un alabastre en pierre, à côté du péribole. Dans l’enceinte, outre le naïskos supposé, se trouvaient certainement d’autres éléments funéraires (stèles, vases en marbre, lions, etc.), enlevés par les trafiquants d’antiquités.

Dans la partie nord du terrain, il y avait en surface un colossal tambour de colonne dorique (diamètre 1,3 m) en poros enduit d’un crépi blanc. Il n’est pas in situ, mais vu sa taille il ne peut provenir de très loin. Il pourrait peut-être s’agir du tambour pris en photo par W. Wrede en 1942 (fig. 11). À côté du tambour, on a trouvé à faible profondeur (0,40 m) des traces de calcaire, couche qui constituait sans doute le revêtement d’une ancienne chaussée (F 1).

Selon P. Thémélis, dont l’opinion est reprise par E. Giannopoulou-Konsolaki, on est près des fouilles de L.-Fr.-S. Fauvel (plus précisément de G. Chr. Gropius), sinon à l’endroit exact : le tambour de colonne provient peut-être des vestiges de temple observés par E. Dodwell dans la région d’Aghios Nikolaos, et les lions et la statue de femme que le voyageur décrit pourraient provenir du naïskos 40 ; la stèle d’Archestratè (GL 22), exhumée par Gropius, pourrait être celle qui se dressait sur ce monument. Ces rapprochements restent évidemment du domaine de l’hypothèse, et on pourrait très bien penser que ces trouvailles anciennes proviennent d’un autre monument funéraire de cette zone, par exemple 41 B 6. En 1973, la fouille a continué sur le terrain voisin à l’ouest (O.T. 242) et a permis de dégager la suite du péribole. Il forme pratiquement un arc à l’ouest, alors que du côté est il se poursuit par deux murs presque rectilignes. Les blocs ont une hauteur d’environ 0,70 m, une longueur d’environ 1,30 m et une largeur

 

39. P. Thémélis, AD 25 1970 (1972) Chron. B1, p. 123-126 et fig. 2-3 et 90 a ; A. G. Liangkouras, AD 29

1973-4 (1979) Chron. B1, p. 55-58 et fig. 59 a-b ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 73-76 et fig. 72 ;

Mersch 1996, p. 130.

40. Voir supra, p. 34-35. Thémélis annonce une étude où il inventorierait et identifierait, dans la mesure du

possible, les sculptures funéraires les plus importantes qui ont été mises au jour depuis les premières « fouilles »

dans la région d’Aghios Nikolaos de Pirnari, parce qu’il croit que certaines d’entre elles sont en rapport

immédiat avec ce monument funéraire. Cette étude n’est jamais parue.

41. Marchiandi 2011, p. 417 Aix. 10 pense que la stèle d’Archestratè appartient à un autre péribole encore, avec

HGL 27, mais j’ai montré que cette dernière stèle ne provient pas d’Aixônè (voir le commentaire ad loc.).

484 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ

 

d’environ 0,40 m ; ils sont donc à peu près de mêmes dimensions que les blocs trouvés dans le terrain voisin en 1969. L’intérieur du péribole, qui était fondé en partie sur le rocher, était rempli de remblai, formé de terre rouge et de pierres. Les tessons qu’on a trouvés datent de l’époque géométrique au début du ive s., mais la plupart datent du ve s.

R. S. J. Garland inclut ce monument dans sa liste des périboles funéraires attiques, mais avec réserve : dans cette zone du dème, il pourrait s’agir aussi d’un sanctuaire selon lui. J. Breder se montre lui aussi sceptique : l’architecture du monument (qu’il date de la seconde moitié du ve s.) ne permet pas de l’interpréter comme un péribole funéraire, et il semble avoir été établi plus tard, par-dessus un cimetière classique. Les données des fouilles parlent cependant en faveur d’un monument funéraire, d’ailleurs J. Bergemann et D. Marchiandi n’ont aucune hésitation à ce sujet 42.

 

B6 - 43 Rues Aghiou Nikolaou et Sophokléous : lors du creusement d’une fosse pour la construction d’un réseau d’approvisionnement en eau en 1971, on a trouvé à l’intersection des rues Aghiou Nikolaou et Sophokléous une importante enceinte funéraire rectangulaire (14,5 × 6,5 m). Elle est construite en grands blocs de tuf, dont les deux premières assises sont conservées. La façade est dirigée vers l’ouest ; les blocs de tuf qui la composent sont travaillés de manière plus soignée. À l’intérieur de l’enceinte, au milieu par rapport à la façade, se trouve une construction carrée en blocs de tuf, qui appartient à la base d’un podium. Près de l’angle sud-ouest de la base, un bloc porte une entaille rectangulaire destinée à accueillir une stèle funéraire. Il y a des traces visibles de tombes aussi sur le terrain voisin au nord ; la zone funéraire continue sans doute dans cette direction.

Dans l’enceinte, on a trouvé 7 sarcophages, une tombe en fosse et 6 tombes à incinération ; une septième (Z) se trouve à l’extérieur de l’enceinte, près de l’angle nord-est de celle-ci. Les tombes à incinération sƲnt plus anciennes que l’enceinte, parce que trois d’entre elles s’étendent sous les fondations de l’enceinte, et une autre (ƈ) a été à moitié détruite par le creusement de la tombe en fosse. Les tombes ayant été pillées par le passé, elles ne contenaient pas de trouvailles importantes. Dans les tombes à incinération, on n’a recueilli que des charbons, des restes d’os brûlés et très peu de tessons. Dans la tombe en fosse, on n’a trouvé que le squelette du défunt. Mais dans la terre provenant du creusement effectué pour le réseau d’approvisionnement en eau, on a trouvé une pyxide à figures rouges avec une scène de gynécée, qui provient probablement d’une tombe inviolée détruite par la pelle mécanique. Hors de l’enceinte, près de son côté est, on a trouvé beaucoup de tessons, un miroir en cuivre et une fibule en cuivre ; il semble qu’ils ont été jetés là avec le remblai lors du creusement des fosses pour placer les sarcophages qui ont détruit les tombes plus anciennes, car ces objets ont été trouvés sous une couche de cailloux de 0,20-0,30 m d’épaisseur.

Au sud de l’enceinte se trouvent des vestiges de la route Athènes-Sounion (F 2). Les publications ne donnent aucune date pour ces structures, mais d’après la description des vestiges, ils doivent dater de l’époque classique.

 

B7 - 44 Rues Valaoritou et Anthéôn (région de Karvelas, Anô Glyphada) : 4 tombes hellénistiques et romaines ont été trouvées en 1971. Elles faisaient partie d’une nécropole de la basse époque hellénistique-époque romaine. Dans la même zone a été trouvée la colonnette GL 24, non mentionnée dans le rapport paru dans l’AD.

Trois tombes étaient parallélépipédiques, la quatrième avait un toit en tuiles. Cette dernière était sans offrandes, elle ne contenait que le squelette. L’une des trois tombes parallélépipédiques avait été violée, les deux autres ne comportaient que quatre vases au total. Les trouvailles les plus importantes sont deux stèles funéraires classiques (voir supra, p. 73), mais elles ont été déplacées par la pelle mécanique, leur emplacement d’origine est donc inconnu ; elles servaient probablement de dalles de couverture de l’une ou l’autre des tombes postérieures. Ces stèles proviennent probablement d’un monument funéraire bordant la route Athènes-Sounion, car on est à proximité de son tracé.

 

42. Garland 1982, p. 171 S 1 ; Bergemann 1997, p. 205 S1 ; Marchiandi 2011, p. 414-415 Aix. 4 ; Breder 2013,

p. 251 S1.

43. A. G. Liangkouras, AD 27 1972 (1976) Chron. B1, p. 159-160, fig. 6-7 et pl. 109 a-b ; Garland

1982, p. 171 S 2 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 76-79 et fig. 73 ; Bergemann 1997, p. 205 S2 ;

Marchiandi 2011, p. 412-414 Aix. 3 ; Breder 2013, p. 216 S2.

44. A. G. Liangkouras, AD 27 1972 (1976) Chron. B1, p. 160-162 et fig. 110-111 ; Giannopoulou-

Konsolaki 1990, p. 80 no 8 et fig. 74 ; Marchiandi 2011, p. 411 Aix. 1 (?) (péribole d’époque classique

supposé).

INVENTAIRE DES STRUCTURES ARCHÉOLOGIQUES DE GLYPHADA 485

 

B8 - 45 Rue Iras 43 : tombe parallélépipédique trouvée en 1972, lors d’une fouille non publiée. Elle n’a livré aucun matériel car elle avait été violée.

 

B9 - 46 Av. A. Métaxa-rue Phivis, O.T. 46 : sur le terrain à l’angle au nord du complexe sportif de Glyphada, on a fouillé en 1979 une nécropole d’époque classique, utilisée aussi de manière restreinte à l’époque romaine, jusqu’au iiie-ive s. apr. J.-C. d’après la céramique et les trouvailles monétaires. Dans la partie nord de la nécropole, on a trouvé une enceinte funéraire du ve s. en forme de pi, dont le mur de façade est tourné vers le nord 47. Il reste les deux assises inférieures de la fondation, construites en blocs de tuf sur les côtés nord et est et en blocs de marbre sur le côté ouest. À l’intérieur, environ au milieu du mur de façade et à l’angle nord-est de celui-ci, se trouvent les vestiges de deux socles rectangulaires construits en blocs de tuf, qui supportaient des monuments funéraires ; on a en effet découvert, devant le péribole et à l’intérieur de celui-ci, des fragments de sculptures. Au ve s., la partie est du mur de péribole a été prolongée par un mur en blocs de pierre bruts. Les tombes dans l’enceinte datent du début du ve au début du ive s. À l’époque romaine, l’enceinte a été remblayée, mais l’espace à l’intérieur et à l’extérieur a été à nouveau utilisé comme cimetière. Il y avait 74 tombes au total dans la nécropole : 11 parallélépipédiques en ciste, 3 avec un toit en tuiles, 3 sarcophages, 3 larnakes en terre cuite, 5 tombes en fosse, 5 enchytrismes, 40 tombes à incinération. Les tombes romaines sont toutes construites en mortier à chaux. Un petit nombre date de la fin du vie s. (voir aussi B 11), la plupart du premier quart du ve s. et de 450-420 ; une dizaine remonte à l’époque romaine. Les offrandes consistaient en vases divers (des lécythes à vernis noir, des lécythes à fond blanc, des lécythes à figures noires, un lécythe à figures rouges, un lécythe aryballisque, des pyxides, des kotyles, des skyphoi, des amphorisques, des alabastres, des assiettes, etc.), quelques statuettes en terre cuite (sangliers, colombes, chien, petite poupée assise, statuette avec une expression comique, quelques figures féminines, etc.), des miroirs en cuivre, des strigiles en cuivre ou en fer 48.

La nécropole se prolonge vers le sud, et certainement aussi en bas de la rue Phivis. Dans la zone nord de la nécropole, devant le mur de l’enceinte funéraire, passe une route antique (F 3). Dans le remblai en divers endroits de la nécropole et dans la zone entre celle-ci et la route antique, on a trouvé des fragments de vases en marbre et des éléments architectoniques. Dans la partie sud de la nécropole, on a trouvé en outre un fragment de la main d’une statuette de marbre. Dans le remblai de la nécropole, on a trouvé aussi une monnaie de bronze frappée entre 383 et 392 apr. J.-C., un coin abîmé et une monnaie de l’empereur Probus, dont la frappe date de 279 apr. J.-C.

À cette même nécropole doit appartenir une tombe en fosse trouvée en 1984 sur le même terrain, à la rue Kiprou 80 49. Elle avait été pillée dans l’Antiquité déjà. Les rares tessons trouvés datent de l’époque classique et romaine.

En 2008 a été exhumée une autre tombe, rue Phivis 11-13 50. Elle est pourvue d’un toit en tuiles et mesure 1,60 × 0,65 m. À l’intérieur, on a trouvé un squelette de 1,25 m de long et une oenochoè à vernis noir. À l’est de la tombe, on a dégagé un mur orienté nord-sud (0,70 × 0,55 × 0,15 m).

 

? B10 - Rue Vas. Konstantinou 51 51 : lors du creusement d’une fosse par le ƉƊƌ, a été trouvée la façade de ce qui semble être une enceinte funéraire, mais il n’a pas été possible de la fouiller entièrement. Dans le fossé en bordure de la route, on a trouvé le mur 1, orienté nord-sud, conservé sur une longueur de 8,60 m. Il était passablement détruit, il n’a pas été possible de déterminer son épaisseur. Près de son extrémité nord il y avait une sorte de socle de 1,90 × 0,65 m, construit tout comme le mur en petites pierres légèrement travaillées et avec de la boue en guise de liant. À l’extrémité nord du mur, était placé perpendiculairement le

 

45. Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 80.

46. Coll., AD 34 1979 (1987) Chron. B1, p. 72-76 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 70-73 et fig. 53-72 ;

Mersch 1996, p. 126-130.

47. Marchiandi 2011, p. 415 Aix. 5 ; Breder 2013, p. 217 S3. 48. Pour le détail du contenu de chacune des tombes, voir le rapport qui figure dans l’AD. 49. K. Kaza-Papageorgiou, AD 39 1984 (1989) Chron. B1, p. 33. 50. V. Antonopoulou, AD 63 2008 (2014) Chron. B1, p. 199 et fig. 63. 51. I. Tsiriôti, AD 36 1981 (1988) Chron. B1, p. 47-48 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 80 no 10. Tsiriôti

ne parle pas de la destination de la structure, on la trouve chez Giannopoulou-Konsolaki. Marchiandi 2011

l’intègre dans son inventaire (p. 415-416 Aix. 6), mais Breder 2013, p. 251 S4 estime que l’identification

comme péribole funéraire n’est pas assurée.

486 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ

 

mur 2, orienté est-ouest, dégagé sur une longueur de 2,10 m, mais il continue vers l’est. Son épaisseur est de 0,55 m et il a la même structure que le mur 1. Dans le remblai, il y avait des tuiles. Dans le même fossé et à une distance d’environ 24 m à l’est du mur 1, on a trouvé le mur 3, dégagé sur une longueur de 0,70 m, orienté est-ouest, mais il continue dans les deux sens. Il a une largeur d’environ 0,60 m, et a la même structure que les autres murs.

 

B11 - 52 Av. A. Métaxa 32 A, O.T. 38 : on a fouillé une tombe en fosse et deux tombes à incinération. Dans la tombe en fosse, on a trouvé deux lécythes du vie s. Les tombes à incinération sont probablement contemporaines d’après les archéologues.

Ces tombes d’époque archaïque sont sans doute à mettre en lien avec les quelques tombes à incinération de la fin du vie s. repérées dans la nécropole B 9.

 

B12 - 53 Rues Thémistokléous et Aiginis (place Pyrrhou) : on a trouvé en 1987 une route (F 8) et deux tombes dans la partie nord du terrain. À l’est du mur de soutènement de la route, à une distance de 0,75 m, on a trouvé une tombe en ciste, avec des dalles sur les côtés et pour la couverture. Dimensions extérieures conservées : 1,40 × 0,60 × 0,55 m. À l’intérieur, on a trouvé un squelette en position allongée, accompagné d’un petit kyathos et d’une oenochoè d’époque romaine. À 1,15 m au nord de cette tombe, on a fouillé une tombe en fosse (dimensions extérieures : 2,73 × 1,10 × 0,60 m ; dimensions intérieures : 1,60 × 0,50 × 0,41 m). Pour sa construction, qui n’est pas très soignée, ont été utilisées des pierres de différentes tailles et une couche de chaux. À l’intérieur, il n’y avait que deux ou trois os ; elle a dû être pillée à une époque antérieure.

 

B13 - 54 Rues Kiprou et Iras : au centre de ce terrain, on a trouvé une tombe creusée dans le rocher naturel, pourvue de dalles sur ses longs côtés. Elle était recouverte de trois dalles semblables (dimensions extérieures : 2,50 × 1,20 m ; dimensions intérieures : 2,30 × 0,75 m ; hauteur des côtés : 0,60-0,72 m). À l’intérieur, on a trouvé des traces du squelette, qui était accompagné de 7 vases géométriques (deux oenochoai trilobées, quatre skyphoi, un canthare). Le sol de la tombe est constitué par le rocher naturel. En divers endroits du terrain, les archéologues ont trouvé des fosses rectangulaires, creusées dans le rocher naturel sur une profondeur de 0,40 m, et une tranchée plate oblongue profonde de 0,15 m et longue de 9,60 m. Les publications ne donnent pas d’interprétation pour ces fosses. Peut-être s’agit-il des empreintes laissées par l’extraction de la pierre pour obtenir des blocs architecturaux ou des dalles pour les cistes.

 

B14 - Rue Sémélis 55 : à l’ouest du carrefour avec la rue Laodikis a été trouvée une partie d’une nécropole archaïque et classique lors de l’installation d’une conduite de gaz. On a fouillé sur une surface de 50 × 3 m, mais la nécropole semble continuer vers le nord, jusqu’au niveau de la rue Sémélis 5-7 en tout cas, et vers le sud jusqu’à l’école primaire. On a trouvé deux tombes en ciste, trois bûchers funéraires, un larnax en terre cuite avec couvercle en pierre, une tombe en fosse, trois enchytrismes et un bûcher à offrandes. Parmi les trouvailles figurent des lécythes et une plaquette d’héliaste au nom de Nautélès d’Aixônè (voir annexe IV, s.v.). La nécropole a été occupée entre le vie et le ive s. En 1984, lors d’un contrôle superficiel de la zone, avaient été repérés les vestiges d’un monument funéraire dans la rue Sémélis 56. Il doit appartenir à cette nécropole. Il est construit en grands blocs de tuf rectangulaires. Seule une partie de deux murs a été conservée, respectivement de 3,55 et de 3 m de longueur. Les blocs de tuf étaient placés en deux assises superposées, d’une hauteur de 1 m. À ce monument pourrait appartenir un lécythe en marbre d’époque classique trouvé à proximité vingt ou trente ans auparavant, et qui avait alors été placé devant la maison de la rue Sémélis 27 (GL 4). La fouille de la nécropole a repris rue Sémélis en hiver 2015.

 

52. I. Tsiriôti, AD 37 1982 (1989) Chron. B1, p. 52-53 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 70 no 4 et

fig. 52 ; Mersch 1996, p. 125.

53. K. Kaza-Papageorgiou, AD 42 1987 (1992) Chron. B1, p. 72-73. 54. Ibid., p. 72 ; Mersch 1996, p. 125.

55. K. Kaza-Papageorgiou, AD 55 2000 (2009) Chron. B1, p. 112 et fig. 27 (plaquette d’héliaste) ; ead. 2016,

p. 176-177.

56. K. Kaza-Papageorgiou, AD 39 1984 (1989) Chron. B1, p. 33-34.

INVENTAIRE DES STRUCTURES ARCHÉOLOGIQUES DE GLYPHADA 487

 

B15 - Rues Thémistokléous 3 et Thémistokléous-Artémidos : nécropole archaïque et classique. Lors d’une fouille en 2001 a été trouvé rue Thémistokléous 3 (O.T. 241) un péribole funéraire en pi d’époque classique, encore visible in situ 57. Il est constitué de blocs de pierre rectangulaires ; il est conservé au niveau de la fondation seulement sur une assise, laquelle se fonde sur une euthyntèria taillée dans le rocher naturel. La façade, effondrée à l’est, se compose de six blocs, sur une longueur de 8,08 m. Pour la construction des murs latéraux du pi (les murs nord et sud, longs respectivement de 8,4 et 7,4 m), ont été utilisés des blocs de pierre, et dans leurs angles, des pierres brutes de dimensions diverses.

Au centre de la face intérieure du mur de façade se trouvait une base (1,4 × 1,3 m, hauteur 1,25 m). Au contact de la face sud de cette base a été construit un banc (1,25 × 0,85 m, hauteur 0,40 m). Sur cette base et sur le mur de façade du péribole devaient se dresser les sculptures du monument, dont on a trouvé beaucoup d’éléments, effondrés devant eux, parmi lesquels des fragments de lécythes en marbre, une statue de lion en marbre avec une tête de veau entre ses pattes (MP 8127), la stèle d’Arésias (GL 20, 2e moitié du ive s.), deux lécythes en marbre avec décor floral sculpté sur l’épaule (MP 9183-9184), un fragment d’une stèle à anthémion (MP 8860 Ƨ).

À l’intérieur du péribole, dans la partie nord, on a trouvé trois tombes parallélépipédiques, qui avaient été pillées ; elles sont contemporaines du péribole comme le révèle le rare matériel qui a été trouvé à l’intérieur. Dans la partie sud, un espace semi-circulaire a été creusé (4,7 × 3,8 m), sur une profondeur de 1,40 m. Y menait une rampe (2,5 × 0,9 m), qui part de l’angle sud-ouest du péribole. Cet espace est délimité à l’ouest par un mur de construction soignée. On a trouvé à cet endroit des dizaines de vases, entiers ou brisés (lécythes et vaisselle de cuisine) ; ils servaient dans le cadre du rituel funéraire. Ils datent du ve-ive s., ce qui signifie que l’espace circulaire a été aménagé antérieurement au péribole, et qu’il est à mettre en rapport avec les tombes trouvées à l’ouest du mur qui le limitait à l’ouest : ont été trouvées six tombes (incinérations et inhumations), dont trois sont limitées par des murs ; le matériel des tombes indique la 1re e moitié du v s. À l’extrémité nord-ouest du terrain ont été découvertes dix tombes pillées. Elles sont creusées dans le rocher naturel jusqu’à la moitié et maçonnées pour le reste. On a trouvé aussi deux paires de sarcophages en terre cuite. Les tombes sont délimitées deux par deux par des petits périboles quadrangulaires en pierres brutes. À l’intérieur des tombes, il y a des traces de feu et des restes de bûchers funéraires. Les tombes semblent continuer vers l’ouest, en dehors du terrain, sur la rue Thémistokléous.

Plus au sud, au croisement des rues Thémistokléous et Artémidos, ont été fouillées en 2007 17 tombes (8 enchytrismes, 6 tombes à incinération, 3 tombes en fosse), creusées dans le rocher naturel 58. Elles datent de la 2e er e moitié du vi au 1 quart du ve s. Elles contenaient toutes du matériel, surtout des lécythes à figures noires, mais aussi d’autres types de vases à vernis noir (pyxides, skyphoi, etc.). Parmi les trouvailles figure une très belle amphore à figures noires représentant un cavalier, œuvre du peintre Lydos (vers 540) ; elle a été utilisée pour l’un des enchytrismes. On a trouvé des ossements dans toutes les tombes, sauf dans deux tombes en fosse. Dans celles à incinération, on a trouvé quelques éléments d’ornementation en bronze mal conservés, et des noyaux d’olives provenant du bois d’olivier utilisé comme combustible. Au sud-est du terrain, on a repéré des entailles artificielles de différentes formes dans le rocher naturel, qui sont peut-être à mettre en lien avec une activité agricole ou artisanale postérieure à la nécropole.

 

B16 - Tombes des IVe-VIe 59 s. apr. J.-C. sur la plage d’Astéria : sur la plage principale d’Astéria, 42 tombes des ive-vie s. apr. J.-C. ont été trouvées. Elles ont cassé par endroits le péribole helladique (C 6). Il y avait 30 tombes à toit en tuiles, 4 tombes construites en tuiles, 4 tombes en fosse, 2 tombes en ciste, 2 enchytrismes. Le matériel consiste en de la céramique, quelques vases en verre, quelques monnaies de bronze, quelques fibules en bronze. Ce cimetière est probablement à mettre en lien avec la basilique paléochrétienne toute proche.

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