Une Microhistoire D’athènes
Principes D’édition des Inscriptions
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 40 parties.
Texte 3.1 : Platon, Lachès 197 c (trad. A. Croiset, éd. CUF) (ive s.) Dans un dialogue sur la notion de courage entre deux célèbres stratèges de la guerre du Péloponnèse, Nicias et Lachès, ce dernier, originaire d’Aixônè, répond ainsi à une pique de son interlocuteur :
ƔȺƨɘư Ȃƴ˒ ƳƴɞƵ Ʒƥ˅Ʒƥ , ȆƺƼư ƩȞƳƩʶư, ȣưƥ uƢ uƩ ƹʩƵɇƵ DzƯƫƬ˒Ƶ ƆȞƱƼươƥ ƩȤưƥƭ.
Je ne veux pas te répondre, quoique j’aie beaucoup à dire, car tu m’objecterais peut-être que je suis par trop de mon dème d’Aixônè.
Texte 3.2 : Scholie ad loc. (éd. G. C. Greene)
ƆȞƱƼươƥ ž ̻Dz̼ưƷɜƷƲ˅Ȼ̻ƳƩƴƢ̼ƹ̻ƥưƲư̼ƲȟƧɖƴȂƱƲ̻ưƩʶƵ̼ƩȞ̻ƵȻƳƩƴƫƹƥưƣƥưȂƶƮǁ̼ƳƷƲư̻ƷƲ̼ȆƶƷƭ̻ƨɘ̼ DzƳˣƩȺƬƩƣ̻ƥƵƆȞƱƼưƩǀƵ̼ƔȿƷƼƨɘDz̻Ƴɞ̼ƨƢu̻ƲƸ̼Ʒ̻ƭưɞƵ̼ȂƯơƧƲưƷ̻Ʋ̼ǺƬƢ̻ư̼ʦƶ̻ƣ̼ƷƭưƩƵ …
Aixonéen : mis pour « orgueilleux », car les Aixonéens étaient raillés pour leur orgueil. Au nominatif, c’est Aixôneus. Ainsi, d’un dème étaient dits à Athènes ceux…
Texte 4 : Strabon, IX 1, 21 (C 398) (trad. R. Baladié, éd. CUF) (fin du ier s.)
ƑƩƷɖ ƨɘ Ʒɞư ƕƩƭƴƥƭʙ ƚƥƯƫƴƩʶƵ ƨʨuƲƵ Ȃư Ʒʩ ȂƹƩƱʨƵ ƳƥƴƥƯƣʗž ƩȤƬˣ ǻƯƭuƲǀƶƭƲƭ ƆȞƱƼưƩʶƵ ǻƯƥƭƩʶƵ Ʋȟ ƆȞƱƼưƭƮƲƣ ǺưƥƧƸƴƠƶƭƲƭž ƩȤƷƥ ƍƲƴƥƭƩʶƵ ƐƥuƳƷƴƩʶƵ ƆȞƧƭƯƭƩʶƵ, ǺưƥƹƯǀƶƷƭƲƭ, ǺƷƫưƩʶƵž ƲɁƷƲƭ uɘư Ʋȟ uơƺƴƭ ƷʨƵ ǶƮƴƥƵ ƷƲ˅ ƗƲƸưƣƲƸ. ƑƩƷƥƱɠ ƨɘ Ʒ˒ư ƯƩƺƬơưƷƼư ƨƢuƼư uƥƮƴɖ ǶƮƴƥ, ƳƴǁƷƫ <ȂƶƷɜ>ư uƩƷɖ ƷƲɠƵ ƆȞƱƼươƥƵ, ƋƼƶƷƢƴž ƩȤƷ’ǶƯƯƫ uƩƷɖ ƍƲƴ<ƥƭ>ơƥƵ, ǺƶƷƸƳƠƯƥƭƥ,
LES TESTIMONIA ANTIQUES SUR AIXÔNÈ 435
ɍư ƷʨƵ uɘư ƳƴƿƮƩƭƷƥƭ ưʨƶƲƵ ƚƠƦƴƥ, ƷʨƵ ƨ’ȈƯƥƭƲ˅ƶƶƥž Ʈƥɜ ƮƥƷɖ ƷƲɠƵ ƆȞƱƼươƥƵ ƨ’ȂƶƷɜư ɂƨƴƲ˅ƶƶƥ.
Après le Pirée vient à la suite, sur le bord de la mer, le dème des Phalériens, puis celui des Halimousiens, des Aixonéens, des Halaiens d’Aixônè, des Anagyrasiens, puis des Thoraiens, des Lamptréens, des Aigiliens, des Anaphlystiens, des Aténéens ; ceux-ci vont jusqu’au cap Sounion. Entre les dèmes ci-dessus il y a un cap proéminent, le premier après les Aixonéens, le cap Zôster ; le second après les Thoraiens, Astypalaia. Au large du premier se trouve l’île de Phabra, et du second Éléoussa. À la hauteur des Aixonéens se trouve Hydroussa.
Texte 5 : Pollux, VI 63 (éd. E. Bethe) (iie s. apr. J.-C.) Parmi les denrées qui jouissaient d’une bonne réputation chez les Anciens, il cite les rougets aixonéens, ƷƴƣƧƯƥƭ ƆȞƱƼưƭƮƥƣ .
Texte 6 : Harpocration, s.v. « ƆȞƱƼưʨƶƭư » (éd. J. J. Keaney) (iie s. apr. J.-C.)
ȦƶƥʶƲƵ Ȃư Ʒ˓ ƕƴɞƵ ƑơƨƲưƷƥ ƳƩƴɜ ƺƼƴƣƲƸ [= frag. 99 Sauppe]. ƆȞƱƼưʨƵ ƨʨuƲƵ ƹƸƯʨƵ ƷʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ. ȂƮƼuːƨƲ˅ưƷƲ ƨɘ ɇƵ ƦƯƠƶƹƫuƲƭ, Dzƹ’ ƲɁ Ʈƥɜ Ʒɞ ƮƥƮ˒Ƶ ƯơƧƩƭư ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ ȆƯƩƧƲưž ƑơưƥưƨƴƲƵ Ȃư Əƥưƫƹƿƴː [frag. 200 Kassel-Austin, voir texte 10.3]. ƕƯƠƷƼư ƨ’Ȃư Ʒ˓ ƕƩƴɜ DzưƨƴƩƣƥƵ [197 C] ƹƫƶƣư : « ƲȺƨɘư Ȃƴ˒ ƳƴɞƵ Ʒƥ˅Ʒ’ ȆƺƼư ƩȞƳƩʶư, uƢ uƩ ƩȢƳʦƵ ƆȞƱƼươƥ ƩȤưƥƭ ».
Isée dans le Contre Medôn au sujet d’un terrain. Aixônè est un dème de la tribu Cécropis. (Les Aixonéens) étaient raillés dans la comédie comme médisants, de là on appelait le fait de dire du mal aixôneuesthai. Ménandre dans la Canéphore. Platon dans le Sur le courage a dit : [voir texte 3.1].
Texte 7 : Timée le Sophiste, Lexique platonicien s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (éd. M. Bonelli) (iiie s. apr. J.-C. ?) Sous cette entrée, Timée le Sophiste commente un passage du Lachès de Platon (texte 3.1) :
ǺƳɞ ƨƢuƲƸ ƷƭưɞƵ ȏ ƮƥƷƫƧƲƴƣƥ ƷƲ˅ ƆȞƱƼươƼƵ, ɇƵ DzƳɞ ǺƦƨƢƴƼư DzƦƨƫƴƣƷƫƵ, ɇƵ ȂƳɜ ƦƯƥƶƹƫuƣʗ ƨɘ ƨƭƥƦơƦƯƫƷƥƭ.
D’un dème l’appellation d’Aixonéen, comme d’Abdère Abdéritain ; quand l’on était accusé de calomnie.
Texte 8.1 : Hésychius, s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (éd. K. Latte) (vie s. apr. J.-C.)
ƏƥƮƫƧƲƴƩʶư.
Dire du mal.
Texte 8.2 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƣƨƥ ƷƴƣƧƯƫư »
ƉƲƮƲ˅ƶƭ ƮƠƯƯƭƶƷƥƭ ƩȤưƥƭ ƥȟ ƆȞƱƼưƭƮƥɜ ƷƴƣƧƯƥƭ .
Les rougets aixonéens semblent être les meilleurs.
Texte 9 : Étienne de Byzance, Ethnikôn s.v. « ƆȞƱǁưƩƭƥ » (éd. M. Billerbeck) (vie s. apr. J.-C.) 3
ƕƿƯƭƵ ƑƥƧưƫƶƣƥƵ. Ƙɞ ȂƬưƭƮɞư ƆȞƱƼưƩǀƵ. ȌƶƷƭ Ʈƥɜ ƆȞƱƼưɚ ƨʨuƲƵ ƷʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ ƹƸƯʨƵ, ȮƱƸƷƿưƼƵ , ɇƵ ƩȢƬƭƶƷƥƭ [ȂƳɜ] ƳƲƯƯ˒ư Ʒ˒ư ƨƢuƼư. Əƥɜ ȯ ƨƫuƿƷƫƵ ƆȞƱƼưƩǀƵ, Ʒɞ ƬƫƯƸƮɞư ƆȞƱƼưƣƵ, ɇƵ ǺƬuƲưƣƵ. Əƥɜ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ Ʒɞ ƮƥƮƫƧƲƴƩʶưž ƦƯƠƶƹƫuƲƭ Ƨɖƴ Ʈƥɜ ƶƸƮƲƹƠưƷƥƭ ƮƼuːƨƲ˅ưƷƥƭ. Ƙɖ ƷƲƳƭƮƠ , ȂƮ ƷƿƳƲƸ ƆȞƱƼưʨƬƩư, ƩȞƵ ƷƿƳƲư ƆȞƱƼưƠƨƩ Ʈƥɜ ƆȞƱǁưƥƪƩ, Ʈƥɜ Ȃư ƷƿƳːƆȞƱƼưʨƶƭ.
3. Sur les sources d’Étienne de Byzance sur les dèmes attiques, voir Fraser 2009, p. 305-309.
436 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Cité de Magnésie [région de la Thessalie]. L’ethnique est Aixôneus. Et Aixônè est un dème de la tribu Cécropis, oxyton, comme c’est la coutume pour beaucoup de dèmes. Le démotique est Aixôneus, au féminin Aixônis, comme Athmonis. Et aixôneuesthai signifie « dire du mal » : en effet, (les Aixonéens) sont raillés dans la comédie comme médisants et délateurs. Les topiques sont : quand on vient de l’endroit Aixônèthen, quand on va vers l’endroit Aixônadé et Aixônazé, et quand on est dans l’endroit Aixônèsi.
Texte 10.1 : Photius, Patriarchae Lexicon s.v. « ƆȞƱƼưƣƨƥ ƷƴƣƧƯƫư » (ƥ 606) (éd. Chr. Théodoridis) (ixe s.)
Ƙɚư DzƴƣƶƷƫư ƹƥƧƩʶưž ƮƠƯƯƭƶƷƥƭ Ƨɖƴ ƥȟ ƆȞƱƼưƭƮƥƣ.
Le meilleur à manger. En effet, les (rougets) aixonéens sont les meilleurs.
Texte 10.2 : id., s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (ƥ 607)
ȈƳɜ Ʒ˒ư ƮƥƮƲǀƴƧƼư ƷƠƷƷƩƷƥƭ · DzƳɞ ƨƢuƲƸ ƆȞƱƼươƼư.
S’applique aux gens malfaisants. Vient du dème des Aixonéens 4.
Texte 10.3 : id., s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (ƥ 608)
ǺƳɞ ƨƢuƲƸ ƷƭưɞƵ ȏ ƮƥƷƫƧƲƴƣƥ ƷƲ˅ ƆȞƱƼươƼƵ, ɇƵ DzƳɞ ǺƦƨƢƴƼư ȯ ǺƦƨƫƴƣƷƫƵ. ɏƵ ȂƳɜ ƦƯƥƶƹƫuƣʗ ƨɘ ƨƭƥƦơƦƯƫƷƥƭ [= texte 7]. ƚƫƶɜ Ƨɖƴ ȯ ƮƼuƭƮƿƵ [= Ménandre frag. 200 Kassel-Austin, voir texte 6]ž « Ƨƴƥ˅Ƶ ƷƭƵ ƮƥƮƲƯƿƧƲƵ ȂƮ ƨƸƲʶư ƆȞƱƼươƲƭư ».
D’un dème l’appellation d’Aixonéen, comme d’Abdère l’Abdéritain. Quand l’on était accusé de calomnie. En effet, le comique [= Ménandre] a dit : « une vieille femme médisante fille de deux Aixonéens ».
Texte 10.4 : id., s.v. « ƆȞƱƼưʨƶƭư » (ƥ 609)
ƆȞƱƼưƩʶƵ ƨʨuƿƵ ȂƶƷƭ ƹƸƯʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ · ȂƮƼuːƨƲ˅ưƷƲ ƨɘ ɇƵ ƦƯƠƶƹƫuƲƭ, Dzƹ’ ƲɁ Ʈƥɜ Ʒɞ ƮƥƮ˒Ƶ ƯơƧƩƶƬƥƭ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ ȆƯƩƧƲư.
Le dème d’Aixônè est de la tribu Cécropis. (Les Aixonéens) étaient raillés dans la comédie comme médisants, de là on appelait le fait de dire du mal aixôneuesthai.
Texte 11.1 : Souda, s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (Ɨ 239) (éd. A. Adler) (xe s.)
Ƙɞ ƮƥƷƫƧƲƴƩʶư ƦƯƥƶƹƫuƲ˅ưƷƥ. ƑƩƷʨƮƷƥƭ ƨɘ DzƳɞ ƷƲ˅ ƨƢuƲƸ Ʒ˒ư ƆȞƱƼươƼưž ƦƯƠƶƹƫuƲƭ Ƨɖƴ ƮƼuːƨƲ˅ưƷƥƭ.
Faire des accusations diffamatoires. Tiré du dème des Aixonéens. En effet, ils sont raillés dans la comédie comme médisants.
Texte 11.2 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƩǀƵ » (Ɖ 240)
ȵ ƦƯƠƶƹƫuƲƵ . ƗƫuƥƣưƩƭ ƨɘ Ʈƥɜ Ʒɞư ƷɖƵ ƥȤƧƥƵ ɆưƲǀuƩưƲư.
Le médisant. Signifie aussi celui qui achète des chèvres 5.
4. Photius, s.v. « ȸƱƲƵ ƗƹƢƷƷƭƲư » (ȢƶƼƵ Ƕư Ʋȟ ƗƹƢƷƷƭƲƭ ȮƱƩʶƵ, ɇƵ Ʋȟ ǺƺƥƴưƩʶƵ ƮƥƮƲƯƿƧƲƭ) confond visiblement
avec Aixônè quand il qualifie les Acharniens de ƮƥƮƲƯƿƧƲƭ (voir aussi textes 10.3 et 10.4). 5. C’est une fausse étymologie, tirée de ƥȢƱ, la chèvre, et ɆưƩʶƶƬƥƭ, acheter.
LES TESTIMONIA ANTIQUES SUR AIXÔNÈ 437
Texte 11.3 : id., s.v. « ƥȞƱƼưƩƣƥ » (Ɖ 241)
ȗ ƦƯƥƶƹƫuƣƥ.
La calomnie.
Texte 11.4 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƫƣƵ » (Ɖ 242, = Harpocration, texte 6) 6
ƉʨuƿƵ ȂƶƷƭ ƹƸƯʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ· ȂƮƼuːƨƲ˅ưƷƲ ƨɘ ɇƵ ƦƯƠƶƹƫuƲƭ· Dzƹ’ ƲɁ Ʈƥɜ Ʒɞ ƮƥƮ˒Ƶ ƯơƧƩƶƬƥƭ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ ȆƯƩƧƲư.
C’est un dème de la tribu Cécropis. (Les Aixonéens) étaient raillés dans la comédie comme médisants. De là on appelait le fait de dire du mal aixôneuesthai.
Texte 11.5 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƣƨƥ ƷƴƣƧƯƫư » (Ɖ 243, = Proverbia) (= texte 14.3)
ƉƲƮƲ˅ƶƭư ƥɁƷƥƭ ƮƠƯƯƭƶƷƥƭ ƩȤưƥƭ Ʈƥɜ Ʒ˒ư ǶƯƯƼư ƨƭƥƹơƴƩƭư ƷƥǀƷʦ.
Ceux-ci semblent être les meilleurs et se démarquer des autres en cela.
Texte 12.1 : Lexica Segueriana, s.v. « ƆȞƱƼưʩƶƭư » (éd. I. Bekker, Anecdota Graeca I [1814]) (= texte 11.4) (xie s.)
ƆȞƱƼưƫƅƵ ƨʨuƿƵ ȂƶƷƭ ƹƸƯʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ. ȈƮƼuːƨƲ˅ưƷƲ ƨɘ ɇƵ ƦƯƠƶƹƫuƲƭ, Dzƹ’ƲɁ Ʈƥɜ Ʒɞ ƮƥƮ˒Ƶ ƯơƧƩƶƬƥƭ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ ȆƯƩƧƲư.
Le dème d’Aixônèis est de la tribu Cécropis. (Les Aixonéens) étaient raillés dans la comédie comme médisants, de là on appelait le fait de dire du mal aixôneuesthai.
Texte 12.2 : id., s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (= texte 10.3)
ǺƳɞ ƨƢuƲƸ ƷƭưɞƵ ȏ ƮƥƷƫƧƲƴƣƥ ƷƲ˅ ƆȞƱƼươƼƵ, ɇƵ DzƳɞ ǺƦƨƢƴƼư ȯ ǺƦƨƫƴƣƷƫƵ. ɏƵ ȂƳɜ ƦƯƥƶƹƫuƣƥ ƨɘ ƨƭƥƦơƦƯƫƷƥƭ. ƇƯƠƶƹƫuƲƭ Ƨɖƴ Ʋȟ ƆȞƱƼưƩʶƵ ƮƥƷƫƧƲƴƲ˅ưƷƥƭ. ƚƫƶɜ Ƨɖƴ ȯ ƮƼuƭƮƿƵž Ƨƴƥ˅Ƶ ƷƭƵ ƮƥƮƲƯƿƧƲƵ, ȂƮ ƨƸƲʶư ƆȞƱƼươƲƭư.
D’un dème l’appellation d’Aixonéen, comme d’Abdère l’Abdéritain. Et quand l’on était accusé de calomnie. Car les Aixonéens sont accusés d’être médisants. En effet, le comique [Ménandre] a dit : « une vieille femme médisante fille de deux Aixonéens ».
Texte 13 : Etymologicon Magnum, s.v. « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ » (36.57) (éd. Th. Gaisford) (vers 1100)
Ƙɞ 7 ƮƥƷƫƧƲƴƩʶư. ƇƯƠƶƹƫuƲƭ Ƨɖƴ Ʋȟ ƆȞƱƼưƩʶƵ. ƉʨuƲƵ ƨɘ Ʋȟ ƆȞƱƼưƩʶƵ ƷʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ ȂƶƷɜ ƹƸƯʨƵ. Əƥɜ ƆȞƱƼưƩƣƥ ƳƿƯƭƵ.
Accuser. En effet, les Aixonéens (sont) médisants. Le dème des Aixonéens est de la tribu Cécropis. Et la cité est Aixônéia.
Texte 14.1 : Ps.-Zonaras, Lexicon s.v. « ƥȞƱƼưƩƣƥ » (éd. I. A. H. Tittmann) (xiie s.)
ȗ ƦƯƥƶƹƫuƣƥ . Əƥɜ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ Ʒɞ ƮƥƷƫƧƲƴƩʶư, ƦƯƥƶƹƫuƲ˅ưƷƲƵ. ƑƩƷʨƮƷƥƭ ƨɘ DzƳɞ Ʒ˒ư ƆȞƱƼươƼưž ƦƯƠƶƹƫuƲƭ Ƨɖƴ ƮƼuːƨƲ˅ưƷƥƭ ƩȤưƥƭ Ʋȟ ƆȞƱƼưƩʶƵ.
6. Le nom du dème est déformé. Peut-être que la Souda voulait parler du locatif ƆȞƱƼưʨƶƭư, comme sa source
Harpocration, ou qu’elle a confondu avec le nom des démotes (ƆȞƱƼưƩʶƵ). 7. Erreur pour ƮƥƮƫƧƲƴƩʶư, semble-t-il issue de la lecture de la Souda, qui définit le verbe comme le fait d’accuser
(ƮƥƷƫƧƲƴƩʶư) en proférant des calomnies (texte 11.1).
438 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
La calomnie. Et aixôneuesthai (signifie) faire des accusations diffamatoires. Tiré des Aixonéens. En effet, les Aixonéens sont raillés dans la comédie comme médisants.
Texte 14.2 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƫƅƵ »
ƉʨuƲƵ , ƹƸƯʨƵ ƏƩƮƴƲƳƣƨƲƵ.
Dème de la tribu Cécropis.
Texte 14.3 : id., s.v. « ƆȞƱƼưƣƨƥ ƷƴƣƧƯƫư » (= texte 11.5).
Texte 15 : Eustathe, Commentarii ad Homeri Iliadem pertinentes 741.24 (Il. IX 129-130) (éd. M. van der Valk) (xiie s.). Eustathe serait ici tributaire de Suétone, Des termes injurieux 255-256 (éd. J. Taillardat), où on ne lit plus que : « ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ Ʒɞ ƮƥƮƲƯƲƧƩʶư ».
ȈƮ ƨƢuƼư ƨɘ ƦƯƥƶƹƫuƣƥ Ʒɞ ƥȞƱƼưƩǀƩƶƬƥƭ, ȒƧƲƸư ƮƥƮƲƯƲƧƩʶư. ƆȞƱƼưƩʶƵ Ƨɖƴ ƨƫuƿƷƥƭ ǺƷƷƭƮƲɜ ƶƮƼƳƷƿuƩưƲƭ ɇƵ ƮƥƮƲƯƿƧƲƭ , ƮƥƬɖ Ʈƥɜ Ʋȟ ƗƹƢƷƷƭƲƭ ȂƳɜ DzƧƴƭƿƷƫƷƭ.
Des dèmes la calomnie (est dite) aixôneuesthai, c’est-à-dire « dire du mal ». Car les Aixonéens, démotes attiques, sont moqués comme médisants, comme les Sphettiens sont (accusés) de sauvagerie.
ANNEXE IV
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS
Une prosopographie des démotes a déjà été établie par E. Giannopoulou-Konsolaki, qui comprend 313 entrées 1. Il valait cependant la peine de recommencer l’exercice, car, depuis la publication de cet ouvrage, des dizaines d’Aixonéens supplémentaires sont apparus dans les sources épigraphiques. De plus, il a fallu préciser, amender et corriger parfois la liste de l’archéologue grecque. J’ai inclus dans cette prosopographie les époux et épouses des Aixonéens qui ne sont pas originaires du dème.
Pour établir cette prosopographie, j’ai consulté le volume II du LGPN (1994), avec les addenda mis en ligne
par S. G. Byrne 2, les 21 volumes du PAA de J. S. Traill (1994-2012), et dépouillé le SEG et le Bull. ép. pour les années 1994-2016. J’ai utilisé en outre les monographies sur la prosopographie et l’onomastique consacrées à une catégorie sociale ou à une période en particulier, ainsi que les anciens recueils prosopographiques 3.
Les anthroponymes figurent tels qu’ils sont apparus dans les inscriptions.
ǻƦƴƸƯƯƣƵ ƑƭƮƣƼưƲƵ ƏƫƹƭƶƭơƼƵ (LGPN 1 ; PAA 101405) : prêtresse de Déméter et Coré (SEG LVI 235,
2e 2 e moitié du ii s. ; IG II 3477, peu après 138/7 [pour la date, voir Tracy 1990, p. 179-180. On a faussement déduit de cette inscription qu’elle était prêtresse d’Athéna, voir Clinton 2005-2008, II, p. 17 2 s.v. 4]) et épouse de Kichèsias IV. Sa colonnette funéraire se trouvait à Athènes ( IG II 6398, après 138/7). Voir le commentaire sur la famille Léôn-Kichèsias supra, chap. 4.
ǺƧƥƬƲƮƯʨƵ (LGPN 33 ; PAA 103560) : père de Dionysios.
ǺƧƥƬƲƮƯʨƵ (LGPN 34 ; PAA 103565) : père de Philokratéia.
1. Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 161-179. Dans la Prosopographia Attica de J. Kirchner figurent 223
Aixonéens, mais l’auteur s’est arrêté à l’époque augustéenne.
2. www.lgpn.ox.ac.uk/online/downloads/index.html (le site a été alimenté jusqu’en avril 2009). On y trouve aussi
un index inverse, des compléments bibliographiques et des statistiques. Les dernières mises à jour (décembre
2016) sont à consulter désormais sur le site de S. G. Byrne, Athenian Onomasticon (www.seangb.org), que je
n’ai pas eu le temps d’exploiter.
3. Bechtel 1902 ; J. Kirchner, Prosopographia Attica (1901-1903), avec un supplément de J. Sundwall paru en
1910 ; Davies 1971 (l’auteur prépare une seconde édition, qui descendra jusqu’en 229) ; G. M. Woloch, Roman
Citizenship and the Athenian Elite. Two Prosopographical Catalogues (1973) ; Follet 1976 ; Ch. Fragiadakis,
Die attischen Sklavennamen von der Spätarchaischen Epoche bis in die römische Kaiserzeit: eine historische und
soziologische Untersuchung (1988) ; Develin 1989 ; Osborne M. J., Byrne 1996 ; Byrne 2003 ; Perrin-
Saminadayar 2007 ; Schmalz 2009. L’Attische Genealogie de J. Töpffer (1889) ne concerne que les génè.
440 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ǺƧƥƬƲƮƯʨƵ I (PA 54 + Sundwall ; LGPN 36 ; PAA 103550) : père d’Agathoklès II.
ǺƧƥƬƲƮƯʨƵ II ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ I (PA 46 + Sundwall ; LGPN 35 ; PAA 103555) : archonte éponyme (IG II2 1011,
l. 2 et 31 ; 2 IG II 2984, l. 1 ; FD III [2] 5, l. 3-4, 15, l. 1 [rest.], 25, l. 1, 28, l. 1 ; ID 2067, l. 6, 2234, l. 4 ; Fl. Josèphe, Antiq. Juives XIV 150) et archithéore des pythaïstes en 106/5 (IG II2 1941, l. 14 ; FD III [2] 4, l. 5 [+ BCH 99 (1975), p. 196-197, l. 1, 3, 18], 9 I, l. 6, 14, l. 2). Selon Traill, il s’agit peut-être du même que PAA 103180, qui apparaît dans un décret de Delphes de la fin du iie s. (FD III [2] 248, l. 5 : [- - -] ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ ǺƬƫưƥ|[ƣƲƸ - - -]).
ǺƧƥƬƲƮƯʨƵ (LGPN add. 3a ; PAA 103570) : époux de Lysicha.
ǺƧƥƬƿƶƷƴƥƷƲƵ ƉƫuƫƷƴƣƲƸ (LGPN 1 ; PAA 104790) : père de Ma d’après sa stèle funéraire trouvée au
Céramique, qu’il partage avec elle ( e er HGL 63 , 2 moitié du i s. apr. J.-C.).
ǻƧưƿƬƩƲƵ (PA 149 ; LGPN 12 ; PAA 107000) : membre de la commission chargée de la vente des oliviers dans
un bail d’Aixônè (7, l. 47, 345/4).
ǿƧưƲƵ I (LGPN 1 ; PAA 107185) : père de Stéphèphoros I.
ǿƧưƲƵ II ƗƷƩƹƫƹƿƴƲƸ I (LGPN 2 ; PAA 107190) : bouleute en 182/3 avec ses frères Stéphèphoros II et
Onèsimos (Agora XV 387, l. 38 + SEG XXVIII 189).
ǺƬƫưƲƧơưƫƵ (LGPN 4 ; PAA 110815) : père d’Athènodôros I.
Ǻ{ƭ}ƬƫưƿƨƼƴƲƵ (LGPN 32 ; PAA 111470) : père de Philista.
ǺƬƫưƿƨƼƴƲƵ I ǺƬƫưЖƧơưƲƸ (LGPN 34 et 35 ; PAA 111445 et 111450) : en 99/8, alors qu’il était héraut du
conseil de l’Aréopage, il a donné 100 dr. (chiffre restitué) pour financer la Pythaïde de Delphes (SEG XXXII 218 II, l. 181 [= S. V. Tracy, 2 IG II 2336: Contributors of First Fruits for the Pythaïs (1982)]). Kirchner, 2 IG II 2336 II, l. 177 avait restitué ǺƬƫưƲ[ƨǁƴƲƸ] pour le patronyme.
Il est le père d’Athènodôros II, et peut-être d’Athènophanès selon Kirchner. Traill envisage cette possibilité mais
fait tout de même deux entrées séparées, tout comme les auteurs du LGPN. J’accepte cette identification, vu la fréquence de l’élément Athèno- dans les noms de cette famille, et le fait qu’Athènophanès soit éphèbe : à cette date, cela indique qu’il appartient à l’une des grandes familles athéniennes.
ǺƬƫưƿƨƼƴƲƵ II (PA 266 ; LGPN 33 et 36 ; PAA 111455, 111460, 111465 ; Cargill 1995, p. 261 no 35) : fils
d’Athènodôros I, et époux d’Hélikô fille de Théogénès de Leukonoion d’après la colonnette funéraire de cette dernière, trouvée à Salamine (HGL 47). Hélikô appartient à l’une des plus illustres familles athéniennes du moment, voir Perrin-Saminadayar 2007, E-970 et stemma de la famille p. 430. Thesmothète en 88/7 (IG II2 1714, l. 9). Frère du suivant.
ǺƬƫưƲƹƠưƫƵ Ǻ[Ƭƫ]ưƲƨǁƴƲƸ I (PA 286 ; LGPN 2 ; PAA 112075 ; Perrin-Saminadayar 2007, E-99) : éphèbe
en 119/8 (IG II2 1008 III, l. 105 + SEG XXI 477 ; Perrin-Saminadayar 2007, T 28) et frère du précédent.
ƆȞƶƺƣưƫƵ (PA 342 ; LGPN 29 ; PAA 114910) : père d’Aischytès.
ƆȢƶƺƴƼư (PA 401 ; LGPN 13 ; PAA 115670) : père de Théodotos. Kirchner et les auteurs du LGPN en font
le fils du Théodotos qui a été épimélète des chantiers navals en 367/6, mais voir les réserves émises infra, s.v.
ƆȢƶƺƴƼư (PA 402 ; LGPN 14 ; PAA 115675) : honoré avec deux autres citoyens comme constructeur des
sanctuaires, dans un décret des Athéniens de Salamine ( 2 IG II 1228 I, l. 19 et II, l. 22-25, 116/5).
ƆȞƶƺǀƷƫƵ ƆȞƶƺƣưƲ (PA 455 ; LGPN 1 ; PAA 116280) : sa stèle funéraire a été trouvée au Pirée (HGL 9, peu
avant le milieu du ive s.). Il est enterré avec sa femme, Philtè fille de Philônidès du Pirée.
[Ǻ]ƯơƱƥưƨƴƲƵ ǺƴƭƶƷƲƧơưƲƸ (PA 501 ; LGPN 75 ; PAA 118635 ; Perrin-Saminadayar 2007, E-114) : éphèbe
en 119/8 (IG II2 1008 III, l. 93 + SEG XXI 477 ; Perrin-Saminadayar 2007, T 28).
[ 2 ǺƯơ ] ƱƥưƨƴƲƵ ƊȺƷƸƺƣƨƲƸ ( LGPN 76 ; PAA 118640) : membre du génos des Amynandrides ( IG II 2338 a II,
l. 62, 27/6-18/7). Perrin-Saminadayar 2007, E-114 en fait un descendant du précédent, ce qui me paraît imprudent.
ǺƯƩƱƭƠƨƫƵ Ǝ : père du suivant.
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS 441
ǺƯƩƱƭƠƨƫƵ ƎƎ ǺƯƩƱƭƠƨƲƸƵ Ǝ : figure dans une liste de liturges qui ont financé un grand nombre de fêtes
civiques en 143/2 (M. B. Walbank, ZPE 193 [2015], p. 125-127 l. 62). C’est un nom rare en Attique (5 occurrences dans le LGPN).
ǺƯƩƱƭƮƯʨƵ ƗƥƷǀƴƲ (PA 536 et 537 ; LGPN 3 ; PAA 120300) : sa stèle funéraire a été trouvée au sud d’Athènes,
à Aghios Dimitrios (peut-être dème d’Alopékè) ( re e HGL 2 , 1 moitié du iv s.). Il la partage avec son père Satyros.
ǺƯƮƭuƠƺƫ ƏƥƯƯƭuƠƺƲƸ ǺưƥƧƸƴƥƶƣƲƸ (PA 609 ; APF no 609 ; LGPN 1 ; PAA 121825) : elle figure en dernière
position sur la stèle funéraire de la famille de Philôn I (HGL 6, pas avant le milieu du ive s.). Son lien avec cette célèbre famille aixonéenne n’est pas aisé à établir : s’agit-il de la belle-fille de Philôn I ? De sa belle-sœur ? D’une seconde épouse ?
ǺuƩƭưƣƥƵ ƚƩƣŞƨƼưƲƵ (LGPN 17 ; PAA 123192 ; Cargill 1995, p. 264 no 65) : hiéromnémon du Cabirion
de Lemnos vers le milieu du ive s. (E. Culasso Gastaldi, « Riconsiderando i decreti del Kabirion di Lemnos: alcune questioni cronologiche (Accame 1 e 2) », Historikà 1/1 [2011], p. 235 l. 9-10).
[Ǻ]u[ǀ]ưŞЈ[ưƨ]ƴƲƵ ƍƲƸБƯơƲƸƵ (LGPN 2 ; PAA 124532 ; Cargill 1995, p. 265 no 74) : hiéromnémon du
Cabirion de Lemnos vers le milieu du ive s. (E. Culasso Gastaldi, « Riconsiderando i decreti del Kabirion di Lemnos : alcune questioni cronologiche (Accame 1 e 2) », Historikà 1/1 [2011], p. 235 l. 8-9).
ǺuƹƣƶƷƴƥƷƲƵ (LGPN add. 1a ; PAA 126153 add.) : bouleute à Samos vers 352-347 (IG XII 6, 1, 262, l. 246 ;
voir Chr. Habicht, MDAI[A] 110 [1995], p. 286-303 pour la prosopographie). Traill suppose qu’il est l’oncle du suivant.
ǺuƹƣƶƷƴƥƷƲƵ ƚƭƯƫuƲưƣƨƲƸ (PA 789 ; LGPN 1 ; PAA 126155) : éphèbe en 334/3 (Reinmuth no 2 II, l. 16
[voir GHI 89]). Traill suppose qu’il est le neveu du précédent.
Ǻưƥ<ƣƷ>ƭƲƵ (LGPN 3 ; PAA 126600) : son nom figure sur un lécythe funéraire de la première moitié du ive s.,
trouvé à Glyphada (GL 6). Il est représenté en soldat d’âge mûr. Son onoma figure seul, ce qui rend son statut incertain. Sur le lécythe figurent encore deux personnages nommés Hippyllos. Vu la grande rareté de l’onoma Anaitios, on a voulu le rapprocher du soldat de la tribu Cécropis figurant sur une liste de morts au combat datant de 423 (IG I3 1184, l. 17), voir Salta 1991, p. 41-42.
ǾưƨƴƼư I (LGPN 4 ; PAA 129245) : père d’Andrôn II.
[Ǿư]ƨƴƼư II ǾưƨƴƼưƲƵ I (PA 919 ; LGPN 5 ; PAA 129250 ; Perrin-Saminadayar 2007, E-141) : éphèbe en
119/8 ( 2 IG II 1008 III, l. 90 + SEG XXI 477 ; Perrin-Saminadayar 2007, T 28).
ǺưƬƣƥƵ (PA 954 ; LGPN 1 ; PAA 130105) : locataire d’un domaine du dème (7, l. 42, 345/4).
ǺưƷƭƧƿưƥ (LGPN 2 ; PAA 132245) : femme de l’Aixonéen Sophoklès d’après sa colonnette funéraire trouvée
à l’est d’Athènes (HGL 40, iie s.).
ǺưƷƣ[Ƨ]Ʋư[ƲƵ . . .]ƣƨƲƸ (LGPN 11 ; PAA 132400) : bouleute entre 157 et 160 apr. J.-C. (IG II2 1790 II, l. 17 =
Agora XV 427, l. 20, voir SEG XXVIII 169, l. 27 [Traill]).
ǺưƷƭƮƯʨƵ 3 ȈƱƫƮơƶƷƲƸ ( LGPN 14 ; PAA 133320) : épistate des proèdres en 245/4 ( IG II 1017, l. 6 et 1018,
l. 6).
ǺưƷƭƮƴƠƷƫƵ 2 ƊȺƮƷ [- - -] ( PA 1080 + 5790 ; LGPN 10 ; PAA 133605) : héliaste vers 370-362 ( IG II 1864 =
Kroll 1972, no 72, plaquette d’héliaste trouvée dans une tombe au Pirée). Sur l’identification avec l’Aixonéen [. . .]ƭƮƴƠƷƫƵ, voir infra, s.v.
ǺưƷƣuƥƺƲƵ (PA 1119 ; LGPN 31 ; PAA 134220) : père de [ƗƷƴ ?]ƠƷƼư.
ǺưƷƣuƥƺƲƵ (LGPN 32 ; PAA 134225) : époux de Stratonikè fille de Mètrodôros de Smyrne.
ǺưƷƭƺƠƴƫƵ (LGPN 10 ; PAA 138755) : père d’une femme dont le nom ne s’est pas conservé, qui a épousé
un certain (…)ès d’Anaphlystos, d’après sa stèle funéraire trouvée près de Paiania (HGL 22, seconde moitié du ive s.).
ǺưƷƣƺƥƴГƲƵ ƒƥǀƶƼưƲƵ (PA 1317 et 1318 ; Whitehead 1986, p. 417 no 71 ; LGPN 2 ; PAA 138890 et
138895) : un des quatre hiéropes du sanctuaire d’Hébé honorés dans le numéro 16, l. 8-9 (320/19) et frère de l’archonte de la fête Kallisthénès honoré dans le même décret. Son père est sans doute le
442 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Nausôn du bail d’Aixônè 7 (345/4). Sur l’identification incertaine avec ǺưƷƭО[ƥ- - -], père de l’un des syndikoi honorés dans le numéro 1, voir infra, s.v.
[ǺƳƲƯ]ВƿƨƼƴ[ƲƵ Əƥ]ƯƯƭƠƨ[ƲƸ] (LGPN add. 3a ; PAA 142430 add.) : l’un des personnages honorés dans le
décret 17, l. 4-5 (vers 330-320) pour avoir participé à l’organisation d’une fête du dème.
ǺƳƲƯƯƿƨƼƴƲƵ (PA 1403 ; LGPN 72 ; PAA 142435) : père de Dèmonikos.
ǺƳƲƯƯƲƹƠ[ưƫ]Ƶ (PA 1466 ; LGPN 18 ; PAA 144110) : père d’Apollônios.
ǺƳƲƯƯǁưƭƲƵ 2 ǺƳƲƯƯƲƹƠ [ ưƲ ] Ƹ ( PA 1518 ; LGPN 112 ; PAA 147400) : éphèbe en 39/8 ( IG II 1043 II, l. 102).
ǺƴƩƶƣƥƵ I : père d’Arésias II.
ǺƴƩƶƣƥƵ II ǺƴƩƶƣƲƸ I : sa stèle funéraire a été trouvée à Glyphada (GL 20, seconde moitié du ive s.), associée
à un péribole richement décoré (B 15).
[Ǻ]ƴƭƶƷƥƧƿƴƥ (PA 1624 ; LGPN 2 ; PAA 163140) : figure sur une stèle funéraire trouvée probablement au
Pirée (HGL 18, seconde moitié du ive s.). Elle est accompagnée de sa fille Hèdulinè, fille de Philôn (I ou II ?).
[Ǻ]ƴƭƶƷƩƣƨƫƵ (PA 1693 ; LGPN 31 ; PAA 165165) : père de Mélanthios.
ǺƴƭƶƷƿƦƲƸƯƲƵ (LGPN 16 ; PAA 167623) : père de Bacchios.
Ǻƴƭƶ[ ƷƲƧ]ơư[ƫƵ] ƒƥƸƷơƯ[Ʋ]Ƶ (PA 1787 ; LGPN 8 ; PAA 168380) : dédicant à Athéna sur l’Acropole (IG
II 2 e 4322, l. 1-3, avant le milieu du iv s.). Perrin-Saminadayar 2007, E-114 en fait un ancêtre de l’éphèbe Alexandros fils d’Aristogénès, ce qui me paraît imprudent.
ǺƴƭƶƷƲƧơưƫƵ (PA 1786 ; LGPN 9 ; PAA 168375) : père d’Alexandros.
[Ǻƴƭ]ƶƷƿƨƫuƲƵ (PA 1806 ; LGPN 29 ; PAA 168840) : père d’un homme dont le nom ne s’est pas conservé,
lequel est membre des Asklépiastes à Athènes vers 215 ( 2 IG II 2353, l. 8 + Tracy 1990, p. 49).
ǺƴƭƶƷƿƮƯƩƭƥ (ǺƴƭƶƷƿƮƯƫƥ) ɄƯƯƲƸ (LGPN 5 ; PAA 169657) : son nom figure sur une stèle funéraire, de
provenance inconnue (HGL 56, ier s. apr. J.-C.). Elle appartient peut-être à la même famille que Hyllos I, II, III, voir infra, s.v.
ǺƴƭƶƷƲƮƯƩƣƨƫƵ (PA 1856 [ǺƴƭƶƷƲƮƯʨƵ] ; LGPN 2 ; PAA 169780 ; Cargill 1995, p. 275 no 178) : bouleute à
Imbros en 352/1 et dédicant aux Douze Dieux (IG XII 8, 63 b, l. 8 ; dans BCH 18 [1894], p. 506 no 1 II, l. 8, le nom avait été faussement transcrit ƆƖƎƗƘƔƏƐƌƗ).
ǺƴƭƶƷƲƮƯʨƵ <Ə>ƥƯƯƭƹ˒ưƷƲƵ (PA 1857 ; Whitehead 1986, p. 417-418 no 72 ; LGPN 24 ; PAA 170130) : un
des hiéropes du sanctuaire d’Hébé honorés dans le numéro 16, l. 10-11 (320/19). Selon Kirchner, suivi par Whitehead, son père Kalliphôn et son oncle Aristoklès (en fait Aristokléidès) ont été couronnés par les clérouques athéniens d’Imbros en 352/1. Le lien entre ces personnages paraît ténu vu la correction apportée à la lecture du nom Aristoklès dans l’inscription d’Imbros (voir l’entrée précédente).
ǺƴƭƶƷƿƮƯƫƷƲƵ (ǺƴƩƭƶƷƿƮƯƫƷƲƵ) ƚƭƯƲƶƷƴƠƷƲƸ (LGPN 1 ; PAA 160870) : sa colonnette funéraire a été trouvée
« sur l’avenue menant à Acharnes » (HGL 72, basse époque hellénistique ou époque romaine). Ce nom est un hapax en Attique.
ǺƴƭƶƷƲƮƴƠƷƫƵ ǺƴƭƶƷƲƹƠưƲƸƵ (PA 1909 ; Whitehead 1986, p. 418 no 73 ; LGPN 28 ; PAA 171095) : l’un
des personnages honorés par les Aixonéens dans le numéro 5, l. 6 (340/39) et proposant du décret du dème honorant Démétrios de Phalère (6, l. 2, vers 316/5).
[Ǻƴ]ƭƶƷƲƮƴƠƷƫƵ (LGPN add. 1a ; PAA 170945) : sa stèle funéraire a été trouvée à Glyphada (GL 21, seconde
moitié du ive s.). E. Giannopoulou-Konsolaki croit lire deux lettres du patronyme sur la pierre et restitue [ǺƴƭƶƷƲƹ]Ơư[ƲƸƵ] ; elle l’identifie donc avec le précédent, ce en quoi je ne la suis pas (voir le commentaire à GL 21). Sans patronyme ni démotique, le statut de ce personnage est incertain.
ǺƴƭƶƷƲƮƴƠƷƫƵ (LGPN 29 ; PAA 171090) : bouleute vers 180-160 (Agora XV 209 I, l. 10).
ǺƴƭƶƷƲuơưƫƵ I (LGPN 20 ; PAA 173185) : père d’Aristoménès II.
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS 443
ǺƴƭƶƷƲuơưƫƵ II ǺƴƭƶƷƲuơưƲƸƵ I (LGPN 21 ; PAA 173190) : sa colonnette funéraire a été trouvée à Athènes
(HGL 70, époque hellénistique ou époque romaine). Il est peut-être à identifier avec Aristoménès 2 ; il doit en tout cas faire partie de la même famille.
ǺƴƭƶƷƲuơưƫƵ 1 (LGPN add. 1a ; PAA 173195) : père d’Aristoménès 2.
ǺƴƭƶƷƲuơưƫƵ 3 2 ǺƴƭƶƷƲuơưƲƸƵ 1 ( LGPN add. 2a ; PAA 173200) : épistate des proèdres en 175/4 ( IG II 1313,
l. 83). Il est peut-être à identifier avec Aristoménès II ; il doit en tout cas faire partie de la même famille.
ǺƴƭƶƷƲƹƠưƫƵ (PA 2085 ; LGPN 11 ; PAA 175533) : père d’Aristokratès.
ǺƴƣƶƷƼư (LGPN 47 ; PAA 200775) : père de Rhodôn.
ǺƴƣƶƷƼư (LGPN 48 ; PAA 200770) : époux de Klèrô de Carystos.
ǺƴƷƩ[uƣƨ]ƼƴƲƵ (PA 2264 ; LGPN 12 ; PAA 205550) : père de Mikkos.
[Ǻ]ƴƺơƦƭƲƵ (PA 2305 a ; LGPN 4 ; PAA 208515) : figure dans une liste de membres de la tribu Cécropis (Agora
XV 16, l. 12 = 2 e IG II 2375, avant le milieu du iv s.). Il s’agit peut-être d’une liste de clérouques selon Humphreys 2010, p. 76.
ǺƴƺơƨƫŞu [ŞƲƵ] ƉƫuƲƶƬơưƲƸ (LGPN 12 ; PAA 209002) : sa colonnette funéraire a été trouvée à Rhamnonte
(HGL 35, iiie s.).
ǺƴƺƩƶƷƴƠƷƫ ǺƯơƱƲƸ ƗƲƸưƭơƼƵ (PA 2393 ; LGPN 25 ; PAA 210965) : sa stèle funéraire a été trouvée à
Glyphada (GL 22, troisième quart du ive s.). Elle a probablement épousé un Aixonéen. Le monument funéraire de sa famille et notamment de son père Alexos fils de Stratoklès a été trouvé à l’endroit du dème de Xypétè ( 2 IG II 7414, peu avant 317/6).
Ǻ [ƴ]ƺƣƳƳƫ I [Ə]ƲƸƹƥƧƿƴƲƸ (LGPN 15 ; PAA 214130) : épouse de l’Aixonéen Kléogénès et mère d’Archippè
II. Voir la section consacrée à Archippè supra, chap. 4.
[ Ǻ]ƴƺƣƳƳƫ II Ə[ƯƩƲ]ƧơưƲƸ[Ƶ] (LGPN 14 ; PAA 214125) : une statue réalisée par Praxitèle lui a été dédiée par
sa mère Archippè I à Athènes. Voir la section consacrée à Archippè supra, chap. 4.
ǺƶƮƯƠƳƼư (LGPN 4 ; PAA 216920) : père de Markos Aurèlios Eutychos.
ǺƶƮƯƫƳƭɖƵ ƍƩƲƨǁƴƲƸ ȖƯƩʶƥ (Osborne M. J., Byrne 1996, no 1638 ; S. B. Zoumbaki, Prosopographie
der Eleer [2005], no 137 ; PAA 221130) : originaire d’Élis, elle a épousé l’Aixonéen Ératôn d’après sa colonnette funéraire, trouvée à Athènes (HGL 46, à partir du iie s. ?).
ǺƶƮƯƫƳƭƿƨƼƴƲƵ (LGPN 11 ; PAA 221855) : père d’Eutychidès.
ǺƷƥƴƦƣƼư ƘƸưưƣƲƸ (LGPN 2 ; PAA 224225) : lochagos et éphèbe de seconde année en 332/1 dans une liste
d’éphèbes sur une base dédicatoire trouvée à Éleusis (IÉleusis 86).
ƆȺƷơƥƵ I (PA 2698 ; LGPN 1 ; PAA 238320) : père et respectivement grand-père des locataires du bail d’Aixônè
(7), Autoklès et Autéas II. Traill envisage la possibilité qu’il soit le même que le suivant, ce qui ferait d’Autéas II le père d’Autoklès, mais cela me semble improbable, cf. le commentaire au numéro 7.
ƆȺƷơƥƵ II ƆȺƷƲƮƯơƲƸƵ (PA 2699 ; Whitehead 1986, p. 418 no 74 ; LGPN 2 ; PAA 238325) : locataire avec
son père de la Phelléïs dans un bail d’Aixônè (7, l. 2 et 33 ; 345/4), et l’un des chorèges honorés dans le numéro 4, l. 2-3 (340/39). Whitehead voit un membre probable de cette famille dans le personnage suivant, mais Autoklès est un nom trop courant à Athènes pour pouvoir l’affirmer (45 occurrences dans le LGPN).
ƆȺƷƲƮƯʨƵ 2 ƘƭuơƲƸ ( PA 2722 ; LGPN 15 ; PAA 239040) : trésorier d’Athéna en 350/49 ( IG II 1436, l. 2).
ƆȺƷƲƮƯʨƵ ƆȺƷơƲƸ I (PA 2721 ; LGPN 16 ; PAA 239025 et 239030) : locataire avec son fils Autéas II de la
Phelléïs dans un bail d’Aixônè (7, l. 2 et 33 ; 345/4). Traill fait deux entrées séparées, l’une pour le locataire du bail, l’autre pour le père d’Autéas II, ce dernier étant selon lui le père du premier ; cela me semble improbable, voir le commentaire au numéro 7.
ǺƹƴƲƨƣƶƭ[ƲƵ] (ǺƹƴƲƨƩƣƶƭ[ƲƵ]) (LGPN 61 ; PAA 245870) : bouleute entre 157 et 160 apr. J.-C. (Agora XV
427, l. 19 + SEG XXVIII 169, l. 26 [Traill]).
ǺƹƴƲƨƣƶƭƲƵ I (LGPN 62 ; PAA 249030) : père d’Aphrodisios II.
444 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ǺƹƴƲƨƣƶƭƲƵ II ǺƹƴƲƨƭƶƣƲƸ I (LGPN 63 ; PAA 249035) : bouleute au début du iiie s. apr. J.-C. (Agora XV
457 II, l. 15).
ƇƠƮƺƭƲƵ (LGPN add. 2a ; PAA 260785) : père de Bacchis.
ƇƠƮƺƭƲƵ (LGPN 21 ; PAA 260790) : époux d’Ithakè. Papadopoulou (SEMA no 49) l’identifie avec le précédent,
mais Bacchios est un nom relativement courant en Attique (67 occurrences dans le LGPN), et les dates des colonnettes de Bacchis (iie s. ?) et d’Ithakè (milieu du ier s.) ne semblent pas concorder.
ƇƠƮƺƭƲƵ (ƇƠƺƭƲƵ) ǺƴƭƶƷƲƦƲǀƯƲƸ (LGPN 22 ; PAA 260792) : sa stèle funéraire a été trouvée au Pirée (HGL
65 , fin ier-début iie s. apr. J.-C.). Bacchios est mort adolescent et appartenait sans doute à l’aristocratie d’après l’iconographie de sa stèle funéraire (voir le commentaire à HGL 65).
ƇƠƮƺƭƵ (LGPN add. 1a ; PAA 261210) : fille de Bacchios d’Aixônè et épouse de Strombyliôn de Philaidai
d’après sa colonnette funéraire, trouvée au Céramique (HGL 43, iie s. ?).
ƇƠƮƺƲƵ (ƇƠƺƺƲƵ) ƏƥƴƳƲƨǁƴƲƸ ƆȞƧƭƯƭƩǀƵ (LGPN 1 ; PAA 264335) : époux d’Eirènè. Il figure avec elle sur une
colonnette funéraire trouvée près de Paiania (HGL 62, fin du ier s. apr. J.-C.).
ƈƯƥƸƮƣƨƫƵ I (LGPN 1 ; PAA 275710) : père de Sôsippos, et grand-père du suivant.
ƈƯƥƸƮƣƨƫƵ II ƗƼƶƣƳƳƲƸ (PA 2973 ; Whitehead 1986, p. 418 no 80 ; LGPN 2 ; PAA 275715) : proposant des
décrets des Aixonéens contemporains 4, l. 2 et 5, l. 2-3 (340/39). Plusieurs commentateurs pensent qu’il est le frère de Smikythos, cavalier vers 320 à Salamine, mais ce rapprochement n’est pas assuré (voir infra, s.v. « ƗǁƶƭƳƳ[Ʋ]Ƶ ƈƯƥƸƮƣƨ[Ʋ]МI » et supra, p. 135-136).
ƈƯƥ˅ƮƲƵ 2 ƊȺƿƨƲƸ ( LGPN 22 ; PAA 276235) : éphèbe entre 162/3 et 169/70 ( IG II 2099, l. 19 ; Follet 1976,
p. 378 no 4 A, l. 34). La lecture du démotique abrégé faite par Follet me semble assurée : ƆŞȞŞЕ(ƼưƩǀƵ).
ƈƯƥǀƮƼư I (PA 3020 ; LGPN 13 ; PAA 276960) : père de Kallikratès et grand-père du suivant.
ƈƯƥǀƮŞƼư II ƏƥƯƯƭƮƴƠƷƲƸƵ (PA 3021 ; Whitehead 1986, p. 418 no 81 ; LGPN 14 ; PAA 276955) : l’un des
chorèges honorés par les Aixonéens dans le numéro 3, l. 6-7 (317/6). Petit-fils du précédent.
ƉƩƭưƲƮƴƠƷƫƵ I (APF no 3183 bis ; LGPN 9 ; PAA 302475) : père de Déinokratès II.
ƉƩƭưƲƮƴƠƷƫƵ II ƉƩƭưƲƮƴƠƷƲƸƵ I (PA 3183 ; APF no 3183 ; LGPN 8 et 10 ; PAA 302465 et 302480) : sa stèle
funéraire a été trouvée dans la plaine thriasienne, à Chasiôtika Kalivia (HGL 12, milieu du ive s. Kirchner a cru qu’il s’agissait de deux inscriptions différentes, c’est pourquoi les auteurs du LGPN ainsi que Traill ont fait une entrée séparée pour chacune). Traill envisage de l’identifier avec Déinokratès père de Kallias, mais on ne peut dire si les deux familles étaient liées car l’onoma Déinokratès n’est pas rare (17 occurrences dans le LGPN). Kirchner et Davies pensent qu’il est apparenté à la famille de Lysis II, par la branche du prêtre des Héraclides Kallias, mais rien ne permet de rapprocher ce dernier de la famille de Lysis II, voir supra, p. 163 et p. 322 ; de plus, il n’est pas possible d’établir un lien assuré entre la famille de Déinokratès II et le prêtre des Héraclides Kallias.
ƉƩƭưƲƮƴƠƷƫƵ ƏƥƯƯƭƠƨƲƸƵ (PA 3184 ; APF no 3184 ; LGPN 11 ; PAA 302485) : son lécythe funéraire a été
trouvé « sur la route menant d’Athènes à Acharnes » (HGL 13, milieu du ive s.). Traill envisage de l’identifier avec le suivant. Kirchner renvoie à Kallias fils de Kalliadès, probablement son frère selon lui, mais cela n’est pas certain, voir infra, s.v.
ƉƩŞƭŞưƲƮƴƠƷƫƵ (LGPN 12 ; PAA 302470) : père de Kallias, lequel est éphèbe de seconde année en 332/1. Traill
envisage de l’identifier avec Déinokratès II (voir mes réserves supra, s.v.) ou avec le précédent. Cette dernière hypothèse est possible, vu le patronyme (Kalliadès).
ƉƩ[ ƭưƿ]ƶƷƴ<ƥ>ƷƲƵ (LGPN add. 1a ; PAA 302618 add.) : bouleute à Samos vers 352-347 (IG XII 6, 1, 262,
l. 245 ; voir Chr. Habicht, MDAI[A] 110 [1995], p. 286-303 pour la prosopographie).
Ɖƫuƥƭươ[Ʒƫ] ƊȺƳƿƯƭ[ƨƲƵ] (LGPN 3 ; PAA 306120) : épouse d’un démote de Phègaia d’après sa stèle funéraire,
trouvée à Glyphada (GL 2, ive s.).
ƉƫuơƥƵ (LGPN 17 ; PAA 306730) : père de Dèmostratos. Il est possible qu’il soit à identifier avec le suivant.
ƉƫuơƥƵ (PA 3314 ; LGPN 18 ; PAA 306725) : père de Dèmokléidès. Il est possible qu’il soit à identifier avec
le précédent.
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS 445
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ (PA 3370 ; LGPN 145 ; PAA 310048 ; Cargill 1995, p. 292 no 315) : symproèdre dans un décret
des clérouques de Samos en 346/5 (IG XII 6, 1, 261, l. 62).
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ ƊȺБВњЖМƵ` (LGPN 146 ; PAA 310050) : éphèbe de seconde année en 332/1 d’après une base
dédicatoire trouvée à Éleusis (IÉleusis 86, l. 29). Selon Clinton 2005-2008, II, p. 99, un parent pourrait être le Dèmètrios précédent ; il ajoute que si le patronyme est lu correctement, un autre parent pourrait être Euklès fils d’Eukléidès, éphèbe en 334/3, ou encore Euklès père de Phyllis (?), laquelle apparaît sur une stèle funéraire de la seconde moitié du ive s. Mais Dèmètrios et Euklès sont des noms bien trop fréquents pour pouvoir établir de tels liens.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ ƉƭƲưƸƶƣƲƸ (PA 3372 ; LGPN 147 ; PAA 310060) : sa colonnette funéraire a été trouvée au
Céramique (HGL 41, iie s.).
[Ɖƫu]ƢƷƴƭƲƵ (LGPN 148 ; PAA 310055) : il a donné 20 dr. dans le cadre d’une épidosis pour la construction
d’un nouveau théâtre au Pirée (celui à l’ouest de Zéa), vers 148 ( 2 IG II 2334 I, l. 16). Traill envisage la possibilité qu’il s’agisse du même que le précédent, mais c’est un nom si fréquent qu’on ne saurait l’affirmer. Il juge son identification avec le père de Léontios possible, mais je préfère attribuer cette paternité au suivant, car il est actif à Délos tout comme Léontios, et ce rapprochement fait moins violence à la chronologie. Il me paraît plus probable qu’il soit le grand-père de Léontios et le père du suivant, ainsi que le supposent les auteurs du LGPN.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ ƉƫuƫƷƴƣƲƸ (PA 3371 et 3372 ; LGPN 150 ; PAA 310062 et 310070) : prêtre de la déesse Rome,
il a contribué pour 100 dr. au financement de la Pythaïde de Delphes en 101/0 (SEG XXXII 218, l. 128 [Tracy]). Gymnasiarque à Délos vers 100 (ID 1929, l. 5-6. J. Verdejo Manchado, B. Antela-Bernárdez, « Medeios at the Gymnasium », ZPE 186 [2013], p. 134-140, proposent la date de 97/6). Il est probablement le père de Léontios, lequel figure parmi les pompostoloi (meneurs de procession) pour la fête de Zeus Polieus et d’Athéna Polias à Délos au début du ier s.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ (LGPN 149 ; PAA 310065) : père de Kèphisodôros, lequel est stratège à Imbros aux alentours
de 100. Traill tente de l’identifier avec presque tous les Dèmètrios d’Aixônè, et même avec certains Dèmètrios dont on ignore le démotique. Ces tentatives sont vaines pour un nom aussi courant. Perrin-Saminadayar 2007, E-616 l’identifie avec l’Athénien Dèmètrios fils de Kèphisodôros (LGPN 599), délégué des épopoioi à Delphes en 128/7 (FD III [2] 50, l. 5 et 10) ; les auteurs du LGPN envisagent cette identification, avec une marque de doute. Les deux noms sont en effet très répandus dans l’onomastique athénienne.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ (LGPN 151 ; PAA 310075) : époux d’Épitychia.
ƉƫuƢƷƴƭƲƵ (LGPN 152 ; PAA 310043) : père d’Agathostratos.
ƉƫuƲƮƯƩƣƨƫƵ ƉƫuơƲƸ (PA 3479 ; LGPN 9 ; PAA 315385) : éphèbe en 334/3 (Reinmuth no 2 II, l. 17 [voir
GHI 89]). Il est possible que son frère soit Dèmostratos.
ƉƫuƲƮƴƠƷƫƵ (PA 3519 ; APF no 3519 ; LGPN 24 ; PAA 316590 et 316595) : fils de Lysis I et père du célèbre
Lysis II (voir la section sur ce dernier dans le chap. 4). Traill envisage l’identification entre le Dèmokratès de la loutrophore de Lysis et le Dèmokratès père de Lysis dans le dialogue de Platon, mais il garde deux entrées séparées ; le doute n’est pourtant pas permis.
ƉƫuƲƮƴƠƷƫƵ ƊȺНƭƯƢƷƲƸ (PA 3518 ; APF no 3518 et p. 360 ; Whitehead 1986, p. 418 no 77 ; LGPN 25 ; PAA
316585) : l’un des chorèges honorés par les Aixonéens dans le décret 2, l. 4-5 (326/5). Il est attesté dans une liste de citoyens classés par tribus et par dèmes, de la seconde moitié du ive 2 s. ( IG II 1927, l. 52-53. Sur la nature de cette liste, voir supra, p. 104 n. 34). Davies le lie à la famille de Lysis II, mais ce nom est trop courant pour pouvoir l’affirmer. On l’a reconnu pendant longtemps sur une tablette de défixion (E. Ziebarth, « Neue Verfluchungstafeln aus Attika », SBBerlin 33 [1934], p. 1023 no 1 A, l. 5, vers 325 : ƉƫuƲƮƴƠ[Ʒƫư] ƆȞ<Ʊ>), mais D. R. Jordan corrige la lecture en ƆȢƼưƥ ƏƸƨƥƬƫư(ƥƭơƥ) (per litt. dans PAA [316580] et 116423 add.).
ƉƫuƿưƭƮƲƵ ǺƳƲƯƯƲƨǁƴƲƸ (PA 3561 ; LGPN 4 ; PAA 317630 ; Perrin-Saminadayar 2007, E-323) : éphèbe
et dédicant à Hermès en 127/6 (IG II2 2982, l. 3).
ƉƫuƲƶƬơưƫƵ (PA 3583 ; LGPN 13 ; PAA 318415) : démarque en 345/4 (7, l. 21-22).
ƉƫuƲƶƬơưƫƵ (LGPN 14 ; PAA 318417) : père d’Archédèmos.
446 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ƉƫuƲƶƷƴƠƷƫ (PA 3601 ; LGPN 4 ; PAA 319045) : femme de l’Aixonéen Choroklès. On a trouvé sa stèle
funéraire sur la Voie Sacrée (HGL 27, 340-330), stèle sur laquelle figure aussi sa fille Lysippè.
ƉƫuƿƶƷƴƥƷƲƵ ƉƫuơƲƸ (LGPN 19 ; PAA 319380) : sa stèle funéraire a été trouvée à Glyphada (GL 12, milieu
du ive s.). Kirchner, dans son édition de cette inscription dans les IG, voit dans Dèmokléidès fils de Dèméas son frère. Dèméas est un anthroponyme courant, mais la présence de l’élément Dèm- dans ces trois noms est un bon argument en faveur de la proposition de Kirchner.
ƉƭƿƨƼƴƲƵ Ɖ<ƣ>ƼưƲƵ (PA 3932 ; LGPN 44 ; PAA 330275) : sa stèle funéraire a été trouvée à Athènes (HGL 28,
vers 340-317). Selon la plupart des commentateurs, il est le frère de Léontios, chorège honoré dans le décret 3 (317/6), mais voir les réserves émises infra, s.v. « Ɖ<ƣ>Ƽư ».
ƉƭƲƮƯʨƵ ƗƢƯƼưƲƵ (PA 3999 b ; LGPN 212 + add. ; PAA 332750) : sa stèle funéraire a été trouvée à Glyphada
(GL 1, ive s.). Le démotique n’est pas indiqué, son statut est donc incertain.
ƉƭƲưǀƶƭƲƵ ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ (PA 4141 ; LGPN 192 ; PAA 342580) : sa colonnette funéraire a été trouvée au Pirée
(HGL 30, fin du ive s. au plus tôt). Kirchner pense qu’il est de la même famille qu’Agathoklès II, mais l’écart temporel me semble trop important et le nom Agathoklès trop fréquent pour l’affirmer (183 occurrences dans le LGPN). Giannopoulou-Konsolaki suit Kirchner, et ajoute dans sa famille Philokratéia (voir infra, s.v.), rapprochement que je n’adopte pas, toujours en raison de la fréquence de l’onoma Agathoklès.
ƉƭƲưǀƶƭƲƵ (PA 4140 ; LGPN 195 ; PAA 342560) : père de Dèmètrios d’après la colonnette funéraire de ce
dernier, datant du iie s., trouvée au Céramique. Traill envisage la possibilité qu’il soit le même que le suivant, mais Dionysios figure parmi les noms les plus fréquents de l’onomastique grecque, les tentatives de rapprochement sont donc délicates.
ƉƭƲưǀƶƭƲƵ (LGPN 193 ; PAA 342570) : époux d’Hèrakleia fille d’Hèrakleidès de Boutadai.
[ƉƭƲư]ƸƶƿƨƼƴƲƵ [ƊȞ]ƴƫưƥƣƲƸ (LGPN 55 ; PAA 361620) : sa colonnette funéraire a été trouvée à Athènes
(HGL 57, ier s. apr. J.-C.). Le démotique est en partie restitué : [ƆȞƱ]ƼưƩǀƵ.
ƉƭƿƹƥưƷƲƵ ƍƴƥƶƸuƢƨƲƸƵ I ƗƹƢƷƷƭƲƵ (PA 4438 = 4439 ; LGPN 54 ; PAA 367640) : époux de la fille de
Mélanôpos II. Voir la section sur Lachès I dans le chap. 4.
ƉƭƹƣƯƫ ƘƭuƲƮƯƩƣƨƲƸ ƊȺƼưƸuơƼƵ (PA 4457 ; LGPN 2 ; PAA 368370) : épouse de l’Aixonéen Nausicharès,
avec lequel elle partage un lécythe funéraire, trouvé au Dipylon ( e e HGL 15 , 3 quart du iv s.). Elle est probablement la mère du suivant.
ƉƣƹƭƯƲƵ ƒЈМƶƭƺƠƴƲƸ [Ƶ] (PA 4467 et 4468 ; LGPN 33 ; PAA 369000) : éphèbe de seconde année en 332/1
d’après une base dédicatoire trouvée à Éleusis (IÉleusis 86, l. 31). Selon les auteurs du LGPN et Clinton, il serait le fils de Nausicharès et de Diphilè, et il aurait été ainsi nommé d’après le nom de sa mère, ce qui est probable. En revanche, il n’est pas à identifier avec le stratège de Samos en 326/5 (voir infra, s.v. « [- - - Ʋ]Ƶ »).
Selon Clinton, son frère aîné pourrait être Nausikratès, mais on pourrait aussi y voir son grand-père (voir infra, s.v.). Toujours selon Clinton, Hilaron fille de Diphilos serait une de ses descendantes, mais voir les réserves émises s.v.
D’après Develin 1989, p. 407, Diphilos se serait exprimé en 324/3, avec d’autres, dans un débat à l’Assemblée portant sur l’accord des honneurs divins à Alexandre et Démosthène aurait proposé un décret en son honneur la même année (Dinarque, 1, 43 et frag. 41 [éd. CUF]). Mais Diphilos étant un nom répandu en Attique (99 occurrences dans le LGPN), et en l’absence de patronyme et de démotique, il est difficile d’établir ces rapprochements.
ƉƣƹƭƯƲƵ (PA 4474 ; LGPN 35 ; PAA 368990) : père d’Hilaron.
Ɖ<ƣ>Ƽư (PA 4499 ; LGPN 30 ; PAA 370090) : père de Diodôros, dont la stèle funéraire a été trouvée à Athènes.
Il est peut-être à identifier avec le suivant ainsi que le suggèrent généralement les commentateurs, mais cet onoma est trop courant en Attique pour l’affirmer (108 occurrences dans le LGPN).
ƉƣƼư (LGPN 31 ; PAA 370095) : père du chorège Léontios.
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS 447
ƉƼƴƿƬƩƲƵ (PA 4601 ; LGPN 38 ; Whitehead 1986, p. 408 no 4 ; PAA 377640) : démarque en 326/5 (2, l. 15-
16 et 20). Selon tous ces auteurs, il est certainement à identifier avec le ƉƼƴ[- du numéro 8, l. 4, mais voir mon commentaire sur la date de cette inscription.
[ ƊȞ]ƴƫưƥʶƲƵ (LGPN 16 ; PAA 381705) : père de Dionysodôros.
ƊȞƴƢưƫ ƗƼƷƣuƲƸ (LGPN 11 ; PAA 382095) : épouse de Bacchos d’Aigilia, dont elle partage la colonnette
funéraire, trouvée à Kantza à l’est de Paiania (HGL 62, fin du ier s. apr. J.-C.).
ȌŞƮН[ƥ]Д[Ʒ]ƲƵ (LGPN 6 ; PAA 384800) : épiléktos en 318/7 (SEG XXXVI 155 I, l. 27 + Agora XVI 105).
ȉƯƭƮɢ ƍƩƲƧơưƲƸ ƐƩƸƮƲưƲơƼƵ (PA 4663 ; LGPN 2 ; PAA 386415 ; Cargill 1995, p. 302-303 no 418 4) : elle
a épousé l’Aixonéen Athènodôros (II) d’après sa colonnette funéraire, trouvée à Salamine (HGL 47, ier s.). Selon Giannopoulou-Konsolaki, la même Hélikô se retrouve dans IG XII 5, 1085 (Carthaia de Kéos, iie s.) : « Hélikô fille de Théogénès, femme de Dexiklès, (a offert un sacrifice) à Asklépios pour son fils Théogénès » ; cela impliquerait qu’Hélikô ait eu un premier mari du nom de Dexiklès, et ait vécu à Carthaia, puis à Salamine avec son second mari Athènodôros. Traill envisage aussi cette possibilité. Cela n’est pas impossible, mais aucun ethnique ne figure sur l’inscription de Carthaia, ce qui rend problématique son attribution à une femme athénienne. Il est vrai cependant qu’Hélikô est un nom très rare en Attique, autant qu’à Kéos (2 occurrences à chaque fois dans le LGPN). Pour l’arbre généalogique de la famille, voir PA 8021.
Clinton et Traill sont tentés d’identifier les deux Hélikô athéniennes (l’autre Hélikô apparaît dans une dédicace d’Éleusis à Déméter et Coré, où elle est honorée par son oncle Mikiôn, peut-être en tant qu’« initiée au foyer » [IÉleusis 252, iie-ier s.]).
ȈƱƫƮƩƶƷƣƨƫƵ (I ?) ƕƴƼƷƣƼưƲƵ (PA 4715 ; LGPN 4 ; PAA 388130) : figure sur une stèle funéraire des environs
de 360, de provenance inconnue (HGL 10). Il la partage avec Phanostratè, qui pourrait être sa fille ou son épouse.
[ 2 ȈƱ ] ƫƮƩƶƷƣƨƫƵ (II ?) ( PA 4714 ; LGPN 5 ; PAA 388125) : diaitète en 325/4 ( IG II 1926 IV, l. 114). Il était
donc âgé de 59 ans à cette date. Il est peut-être le fils du précédent selon Kirchner, mais c’est un nom qui n’est pas rare en Attique (21 occurrences dans le LGPN). Il n’est en tout cas pas à identifier avec le précédent, pace Clairmont, qui abaisse la date de HGL 10 vers 320 (voir le commentaire ad loc.).
[ 2 ȈƱ ] ƢƮƩƶƷƲƵ ( PA 4728 ; LGPN 9 ; PAA 388335) : épistate du Brauronion de l’Acropole en 351/0 ( IG II
1524 II, l. 70, après 335/4). Le démotique est restitué en partie : ƆȞ[ƱƼư]Ʃ(ǀƵ). L. Palaiokrassa-Kopitsa l’identifie avec l’Exèkestos qui figure comme dédicant en compagnie de sa femme Kleinô sur une base de naïskos érigé pour leur fille Hagnodôra et dédié à l’Artémis de Mounychie (SEG LXI 350, milieu du ive s.). Ce rapprochement est séduisant, car une ƏƯƩƭưɢ ȈƱƫƮəƶƷƲƸ apparaît à la même époque comme dédicante dans les inventaires du sanctuaire d’Artémis à Brauron ( 2 IG II 1514, l. 70, 1516, l. 43-44, 1518, l. 88 [rest.]), or il s’agit d’un nom rare (5 occurrences dans le LGPN).
ȈƱƢƮƩƶƷƲƵ (LGPN 10 ; PAA 388330) : père d’Antiklès.
ȈƳƭƧњŞưƫƵ (PA 4789 ; LGPN 27 ; PAA 391515) : père de Léontoménès. Selon Traill, il pourrait être un ancêtre
du magistrat monétaire Épigénès (M. Thompson, The New Style Silver Coinage of Athens [1961], p. 563.1 ; Chr. Habicht, Chiron 21 [1991], p. 5 pour la date, 126/5). Il va de soi que ce nom est trop fréquent pour établir un tel rapprochement (104 occurrences dans le LGPN).
ȈƳƭƮƯʨƵ (PA 4846 ; LGPN 16 ; PAA 393195) : père de Prôtéas.
ȈƳƭƮƴƠƷƫƵ ƊȺƮƴƠƷƲƸƵ (PA 4877 ; LGPN 33 ; PAA 393730) : éphèbe en 334/3 (Reinmuth no 2 II, l. 19
[voir GHI 89]).
ȈƳƭƷƸƺƣƥ ƏƲʶưƷƲƸ (LGPN 1 ; PAA 398965) : femme de l’Aixonéen Dèmètrios d’après sa colonnette funéraire
trouvée à Athènes (HGL 53, ier s. apr. J.-C.). Ce nom est un hapax dans l’onomastique athénienne. Le nom du père indique une accointance avec le monde romain ; il a peut-être été l’esclave régisseur de M. Licinius Crassus Frugi au ier s. apr. J.-C. (voir le commentaire à HGL 53).
4. Cargill l’inclut dans sa prosopographie car il pense que les lettres décrites dans les IG pourraient dater du ive s.,
ce qui est impossible, d’autant plus qu’il accepte les liens prosopographiques avec son père et son premier
époux, liens qui sont tirés de documents du iie-ier s.
448 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ȈƴƠƷƼư (PA 5040 ; LGPN 9 ; PAA 400550) : époux d’Asklèpias fille de Théodôros d’Élis, d’après la colonnette
funéraire de cette dernière (HGL 46). Comme il n’est pas accompagné de son patronyme, que la date de la colonnette est vague et que cet onoma est assez fréquent en Attique (64 occurrences dans le LGPN), on ne peut le rattacher avec certitude à la famille suivante.
ȈƴƠƷƼư I (LGPN 10 ; PAA 400540) : père d’Ératôn II.
ȈƴƠƷƼư II ȈƴƠƷƼưƲƵ I (PA 5041 ; LGPN 11 ; PAA 400545) : épimélète des Dionysies du Pirée ? (IG II2 1939
I, l. 31, vers 140 ; pour la date, voir Tracy 1990, p. 149 et p. 246).
ȈƴƠƷƼư 1 (LGPN 12 ; PAA 400555) : père d’Ératôn 2. Il appartient probablement à la même famille que la
précédente ; il est peut-être le petit-fils d’Ératôn II.
ȈƴƠƷƼư 2 ȈƴƠƷƼưƲƵ 1 (PA 5041 ; LGPN 13 et 14 ; PAA 400560) : auteur d’une dédicace à l’occasion de deux
victoires remportées par lui la même année lors de concours de la cité : la course aux flambeaux des pareutaktoi 2 lors des Thèséia , et la course aux flambeaux des hommes lors des Épitaphia ( IG II 2998 I, l. 1-2 et II, l. 10-11, fin du ier s.). Il pourrait être le père du suivant, possibilité envisagée par Traill mais il préfère garder une entrée séparée (PAA 400575). Il est restitué dans 2 IG II 1344, l. 3 (ȈƴƠƷƼư Ȉ[ƴƠƷƼưƲƵ ƆȞƱƼưƩǀƵ ?]), vers 28/9, mais cette restitution me paraît trop audacieuse ; de plus, Ératôn est un nom assez fréquent en Attique (64 occurrences dans le LGPN). C’est donc imprudemment que les auteurs du LGPN l’identifient avec Ératôn 2 d’Aixônè. Traill envisageait cette possibilité, mais a fait une entrée séparée (PAA 400565 [pour son père] et 400570).
ȈƴƠƷƼư (3 ?) ȈƴƠƷƼưƲƵ (2 ?) (LGPN 15 ; PAA 400580) : figure sur une colonne funéraire du ier s. apr. J.-C.,
de provenance inconnue (HGL 59).
ȈƴƠƷƼư (LGPN 16 ; PAA 400582) : père de Thallousa. Ce nom étant assez répandu à Athènes (64 occurrences
dans le LGPN), on ne peut le rattacher avec certitude à la famille précédente.
ȉƴuƩƣƥƵ I (LGPN 7, 9 et 11 ; PAA 402870, 402880 et 402885) : père d’Hermogénès et probablement
d’Herméias II, bouleutes en 182/3, et sans doute bouleute lui-même la même année (Agora XV 387, l. 41 + SEG XXVIII 189).
ȉƴuƩƣƥƵ II ȉƴuƩƣƲƸ I (LGPN 8 et 10 ; PAA 402875 et 402890) : bouleute en 182/3 (Agora XV 387, l. 42
+ SEG XXVIII 189). Le patronyme manque dans cette inscription, mais il est probablement le fils d’Herméias I, dont il aurait repris le nom, et le frère d’Hermogénès. On peut suivre Traill, qui envisage de l’identifier avec ȉƴuƩƣƥƵ ȉƴuƩƣƲƸ, unique bouleute d’Aixônè vers 180 apr. J.-C. (Agora XV 398, l. 43 + SEG XXVIII 178) : le nom est fréquent à Athènes (127 occurrences dans le LGPN), mais vu la combinaison onoma/patronyme et la fonction exercée, l’identification est très probable. Il est possible qu’il faille le reconnaître aussi dans un bouleute dont le nom n’est pas conservé, fils d’Herméias (Agora XV 430 B, l. 15 + SEG XXVIII 189, vers 180 apr. J.-C. Voir LGPN 12 et PAA 402598) ; le démotique est entièrement restitué.
ȉƴuƲƧơưƫƵ ȉƴuƩƣƲƸ (LGPN 22 ; PAA 420320) : bouleute en 182/3 (Agora XV 387, l. 43 + SEG XXVIII 189),
sans doute avec son père Herméias I, et avec son frère Herméias II. Traill envisage de l’identifier avec le père d’Apollônios, lequel est éphèbe vers 173/4 ( 2 IG II 2103, l. 130), mais voir infra « incertains », s.v. « ǺƳƲƯƯǁưƭƲƵ ȉƴuƲƧơưƲƸ » ; par ailleurs, le nom Hermogénès est trop courant pour pouvoir affirmer ce rapprochement.
[Ȉ]ƷƩƲƮƯʨƵ (I ?) (LGPN 6 ; PAA 424075) : père de Skaôn, lequel est diaitète en 371/0 (?), d’après la restitution
de Ruschenbusch (SEG XXXIV 63 ; voir maintenant IG II3 4, 24, l. 10. Dans IG II2 143 a-b II, l. 9 figurait ƍƩƲƮƯơƲƵ pour le patronyme), lequel se fonde sur le bail d’Aixônè (7, 345/4), où est mentionné Étéoklès fils de Skaôn (voir le suivant). Si la restitution de Ruschenbusch est exacte, cet Étéoklès est le grand-père du suivant.
ȈƷƩƲƮƯʨƵ (II ?) ƗƮƠƼưƲƵ (PA 5218 ; LGPN 7 ; PAA 424080) : proposant de l’amendement sur la vente des
oliviers et membre de la commission chargée de cette vente dans le bail d’Aixônè (7, l. 31-32 et 47, 345/4). Il est le petit-fils du précédent, si la restitution de Ruschenbusch est correcte (voir ci-dessus). Il serait ainsi quinquagénaire à l’époque du bail, puisque son père Skaôn avait 59 ans vers 370.
ƊȾƦƭƲƵ ƊȺưƣƮƲ (PA 5294 ; LGPN 15 ; PAA 427245) : sa stèle funéraire a été trouvée au Pirée (HGL 5, début
du ive s.). Il y figure avec sa sœur Euphrosynè et sa femme (?) Kallistô, originaire de Kothôkidai.
PROSOPOGRAPHIE DES AIXONÉENS 449
Ɗ[ȺƦƲƸ]ƯƣƨƫƵ (PA 5319 + Sundwall ; LGPN 7 ; PAA 427805) : père d’Euboulos.
ƊȾƦƲƸƯƲƵ ƊȺƦƲƸƯƣƨƲƸ (PA 5346 + Sundwall ; LGPN 21 ; PAA 428240 et 428245) : secrétaire de la prytanie
en 202/1 ( 3 IG II 1177, l. 31). Bradeen l’identifie avec le défunt dont la colonnette funéraire a été trouvée sur l’Agora (HGL 45 : ƊьƦ[Ʋ]ƸƯƲƵ Ɗ[ȺƦƲƸ]ƯƣƨƲ[Ƹ]), auquel cas la colonnette doit plutôt dater du iie s. Ces deux anthroponymes sont fréquents en Attique (respectivement 91 et 55 occurrences dans le LGPN), mais cette identification est probable car la combinaison onoma/patronyme est la même dans les deux cas. Traill envisage cette identification, mais préfère garder deux entrées séparées.
ƊȾƨƭƮƲƵ (PA 5424 ; LGPN 11 ; PAA 429800) : père de Léôphilos.
ƊȺƢƧƲƴƲƵ ƚƭƯƲƣưƲƸ ƕƥƭƥưƭƩǀƵ (APF no 9574 ; LGPN 4 ; PAA 430925) : époux d’Isthmonikè, fille de Lysis
II. Il partage sa stèle funéraire avec elle ; la pierre a été trouvée en remploi dans la porte du Dipylon au Céramique (HGL 16, milieu du ive 2 s.). Kirchner ( IG II 7045) pense que cet Euègoros est le même que le proposant du décret interdisant la saisie des biens des débiteurs durant certaines processions, cité dans Démosthène, C. Meidias (21), 10. Davies lui emboîte le pas, car le nom Euègoros est rare.
ƊȺƫuƩƴɜƵ ƉƫuƫƷƴƣƲƸ ƆȞưƣƥ (LGPN IV no 1 ; Osborne M. J., Byrne 1996, no 246 ; PAA 430990) : originaire
d’Ainos en Thrace, elle a épousé l’Aixonéen Prôtéas d’après sa colonnette funéraire trouvée à Athènes (HGL 48, ier s.).
ƊȺƢuƩƴƲƵ (LGPN 2 ; PAA 431170) : père de Philoklès et Isidotos.
ƊȺƬƣƥƵ re e ( LGPN 26 ; PAA 431550) : son lécythe funéraire a été trouvé à Glyphada ( GL 4 , 1 moitié du iv s.).
Il est accompagné de Korinô et Kèphisodôros. Son onoma figure seul, ce qui rend son statut incertain.
ƊȺƬƸƮƯʨƵ ƕМ[- - -] (LGPN 12 et 13 ; PAA 432845) : sa stèle funéraire a été trouvée à Glyphada (GL 19,
seconde moitié du ive s.).
ƊȺƬƸƮƴƠƷƫƵ (LGPN 8 ; PAA 433070) : père de Théo(kléia ?).
ƊȺƮƯƩƣƨƫƵ (PA 5685 ; LGPN 25 ; PAA 436075) : père d’Euklès, lequel est éphèbe en 334/3.
ƊȺƮƯƩƣƨƫƵ (LGPN 24 ; PAA 436072) : père de Philinos. Les auteurs du LGPN ajoutent sous le no 23 le père
de Phyllis (?) qui apparaît sur le même monument funéraire (HGL 26), mais la lecture correcte du patronyme est ƊȺƮƯƩƣƲƸƵ (voir le commentaire ad loc.).
ƊȺƮƯʨƵ (LGPN 27; PAA 436652) : père de Phyllis (?).
ƊȺƮŞƯŞѤŞЙ (LGPN 29 ; PAA 436648) : père de Démétrios, éphèbe de seconde année en 332/1. Clinton pense qu’il
est de parenté avec le précédent et avec le suivant, mais voir les réserves émises supra, s.v. « ƉƫuƢƷƴƭƲƵ ƊȺƮƯơƲƸƵ ».