Une Microhistoire D’athènes
Principes D’édition des Inscriptions
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 40 parties.
Éditions : C. Moroni,Epigrammata reperta (1660), no 265(= Inscriptiones seu epigrammata [1747]) (> Cyriaque, Commentaria no 53) (A. Boeckh, CIG I 572 ; S. A. Koumanoudis, AEE 144 ; W. Dittenberger, IG 2 III 1532 ; J. Kirchner, IG II 5443 ; Bodnar 1960, p. 178 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146 no 40 ; C. W. Clairmont, CAT 1.167) ; Th. REINESIUS, Synt. Inscr. (1682), XVII 102 p. 845 ; M. GUDIUS, dans J. Gruter, Inscriptiones antiquae (1707), p. 330.5 ; F. Sc. MAFFEI, Museum Veronense (1749), p. 58.2 ; L. A. Muratorius, Novus thes. vett. inscr. II (1740), p. 1020.2 (> notes de Cyriaque chez Barberini + Reinesius + Gudius) ; H. DÜTSCHKE, Ant. Bildw. in Oberitalien, IV (1880), p. 177 n. 415 ; M. FELDER, Die griechischen
54. La colonnette était introuvable lors de mon passage.
416 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Grabreliefs im Museum Maffeianum zu Verona, Ph.D., Innsbruck (1969), p. 218-222 (n.v.) ; T. RITTI, Iscrizioni Mus. Maffeiano (1981), no 67.
Traduction : Ritti (en italien).
Commentaire : V. Chr. Pétrakos, AEph 131 (1992), p. 196 no 6.
Reproductions : Maffei, p. 53.2 (dessin) ; G. VENTURI, Guida al museo lapidario veronese, II (1827), n. 53 tav. XIV (dessin) ; fac-similé de Cyriaque chez Boeckh ; Ritti, p. 128.
ˋƿƨƼư
ǺƴƣƶƷƼưƲƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
L. 2 : ƆƖƎƗƘƔƒƔƗ err. Reinesius et Gudius, suivis par Muratorius ; ƆƖƎƗƘƎƔƒƝƗ err. Clairmont, corr. Pétrakos.
Rhodôn fils d’Aristôn d’Aixônè.
Recopiée par Cyriaque à Ancône en Italie, en 1438 semble-t-il 55. Elle doit provenir du sol athénien en raison de la mention du démotique. Boeckh la signale toujours à Ancône, contre un mur proche de la plus haute cour de la citadelle de Cataldina ; elle avait pourtant déjà été déplacée à Vérone. Fin ier s. av. J.-C.-début ier s. apr. J.-C.
HGL 52 - Colonnette de Kallimachos fils de Kallistratos
BM, marbres Elgin no 209.
Colonnette en marbre blanc. Hauteur : 0,53 ; diamètre : 0,33. Hauteur des lettres : 0,017.
Éditions : Fr. OSANN, Syll. (1834), p. 98 no 23 ; A. Boeckh, CIG I 571 (> copie Ross) (S. A. Koumanoudis, AEE 137 ; U. Koehler, IG II 1764) ; E. L. HICKS, Ancient Greek Inscriptions of the British Museum, I (1874), no 2 77 ; J. Kirchner, IG II 5431 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 140-141 no 27). Reproductions : fac-similé Ross chez Boeckh ; fac-similé Hicks.
ƏƥƯƯƣuƥƺƲƵ
ƏƥƯƯƭƶƷƴƠƷƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
L. 3 : Hicks précise que le lapicide a d’abord écrit ƆƓƝƒƊƙƗ, et a inséré ensuite un petit iota.
Kallimachos fils de Kallistratos d’Aixônè.
Provenance inconnue.
Époque romaine selon Kirchner, mais cette datation est jugée incorrecte par Th. L. Shear Jr. dans son commentaire à 3 IG II 1256 (p. 91 : « … quem injuria aetati Romanae attribuit Kirchner »). Il a probablement en tête le rapprochement souvent établi avec Thalia fille de Kallistratos, dont la colonnette funéraire est datée du ier s. (HGL 49). Mais Hicks, qui a vu les deux pierres, observe que les lettres de l’épitaphe de Kallimachos sont pourvues de bien plus d’ornements que celles de l’épitaphe de Thalia, et conclut que la première est postérieure à la seconde. Voir aussi annexe IV, s.v. « ƍƥƯƣƥ ».
*HGL 53 - Colonnette d’Épitychia femme de Dèmètrios d’Aixônè
ME 12270.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,91 ; diamètre : 0,34. Hauteur des lettres : 0,023.
55. Voir Bodnar 1960, p. 49 avec la note 2. Dans deux manuscrits des œuvres de Cyriaque, l’intitulé au-dessus de
notre inscription est : « Ibidem ecclesiae ad parietem super equestrem statuam marmoream », voir ibid., p. 130
n. 1. On ignore de quelle église d’Ancône il parle.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 417
Éditions : « Acrop. » 20 (1892) (n.v.) (S. A. Koumanoudis, AEE Prosthekai, no 25 [paru en 1993]) ; H. G. LOLLING, AD 1892, p. 98 no 15 ; HONDIUS 1925, p. 121 no 4 ; J. Kirchner, IG II2 11300 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 151 no 56). Commentaire : P. Graindor, Athènes de Tibère à Trajan (1931), p. 36.
ȈƳƭƷƸƺƣƥ
ƏƲʶưƷƲƸ
ƬƸƧƠƷƫƴ,
ƉƫuƫƷƴƣƲƸ
5 ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
L. 5 : Ɔ<Ȟ>ƱƼươƼƵ err. Hondius.
Épitychia fille de Kointos, femme de Dèmètrios d’Aixônè.
Trouvée à Athènes au xixe s., au sommet de la colline où se trouve l’église d’Aghios Spyridon (au-delà du Stade), avec une autre colonnette qui porte l’inscription bilingue : « Quintio Krassi Frugi sumptuarius, ƏƲƭưƷƣƼư ƏƴƠƶƶƲƸ ƚƴƲ˅Ƨƭ ƶƲƸuƳƷƲƸƠƴƭƲƵ » (CIL III 12285 = ILS II 7390). Épitychia pourrait être sa fille. Quintio, comme le montre sa colonnette funéraire, a été l’esclave régisseur de M. Licinius Crassus Frugi, consul en 64 apr. J.-C. On a trouvé une dédicace du Peuple en l’honneur de ce dernier pour sa piété envers l’empereur, sa bienveillance pour les Athéniens et ses bienfaits (IG II2 4189). Quintio était peut-être l’économe qui fut chargé par son maître de payer les largesses qui lui valurent la reconnaissance des Athéniens selon Graindor. La colonnette a été donnée à l’Éphorie des antiquités, et transférée au musée déjà à l’époque de Lolling. ier s. av. J.-C.-ier s. apr. J.-C. (Kirchner), ier s. ? (Hondius). Si Épitychia est la fille de Quintio, alors il faut préférer le ier s. apr. J.-C. ; J. S. Traill, PAA 580560 donne d’ailleurs la date du milieu du ier s. apr. J.-C. La forme des lettres tend à le confirmer, car elle est très proche de HGL 57, 59, 60, 61.
*HGL 54 - Colonnette de Thaïs
Agora romaine, PA 651.
Fragment d’une colonnette en marbre blanc. Elle est brisée sur tous les côtés. Hauteur : 0,36 ; diamètre estimé : env. 0,48. Hauteur des lettres : 0,022. Sous l’inscription, je distingue une partie d’une décoration sculptée en relief dans un rectangle creux : il s’agit d’un double segment d’arc de cercle. On peut donc penser que la défunte était représentée en pied, dans une niche arrondie.
Éditions : A. N. OIKONOMIDÈS, Ƙɖ ǺƬƫưƥƽƮƠ 21 (1962), p. 31 no 1 (n.v.) (SEG XXI 832) ; S. N. KOUMANOUDIS, AD 25 1970 (1971) A, p. 82 no 1 (SEMA no 48).
ƍƥʴЙ [- - - - - - - -]
ƆȞƱƼư[ơƼƵ - - - - ?].
L. 1 : ƍƠƽ[ƳƲƵ] (vel ƍƠƽ[ƳƳƲƵ] ?) vel ƍƠƽ[uƲƵ] Oikonomidès ; ƍƥʴƵ ? Koumanoudis ; l. 2 : rest. Koumanoudis ; ƆȞƱƼư [ƩǀƵ] Oikonomidès.
Thaïs … d’Aixônè.
À l’époque d’Oikonomidès, elle se trouvait à Athènes, sur l’Agora romaine, devant la tour des Vents. Elle provient sans doute d’un cimetière voisin 56.
iie s. (Oikonomidès) ; je la daterais plutôt du ier s. apr. J.-C. : légers apices en forme de coin aux extrémités des lettres, alpha à barre brisée et prolongation de la haste oblique droite vers le haut, thêta à barre centrale ne touchant pas les bords, forme particulière du oméga (assez fermé, il prend appui sur ses hastes obliques).
56. Sur les provenances possibles des antiquités entreposées dans la tour des Vents, voir Kokkou 1977, p. 178-
179.
418 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
HGL 55 - Colonnette de Stratonikè, femme d’Antimachos
Coll. privée ?
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,76 ; diamètre : 0,40. Hauteur des lettres : 0,025.
Édition : J. KIRCHNER, IG II2 10372 (+ estampage).
ƗƷƴƥƷƲưƣƮƫ
ƑƫƷƴƲƨǁƴƲƸ
ƋuƸƴưƥƣƲƸ
ƬƸƧƠƷƫƴ ,
5 ǺưƷƭuƠƺƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ.
Stratonikè fille de Mètrodôros de Smyrne, femme d’Antimachos d’Aixônè.
Le lieu de trouvaille est inconnu. Kirchner l’a copiée à Athènes dans une maison privée. La Smyrnienne Stratonikè a épousé un Aixonéen (sur les mariages mixtes, voir supra, p. 351). ier s. apr. J.-C. (Kirchner).
HGL 56 - Stèle d’Aristokléia fille d’Hyllos
Florence, musée des Offices.
Stèle de marbre blanc avec, dans une abside voûtée, un relief représentant une femme vêtue portant une tunique longue. Le champ du relief est délimité sur les côtés par deux piliers. Le couronnement de la stèle est composé d’une architrave, sur laquelle est écrite l’épitaphe. 1,80 × 0,47.
Éditions : A. F. GORI, Inscr. antiq. gr. et lat., I (1727), p. 48 no 89 (L. A. Muratorius, Novus thes. vett. inscr. II [1740], p. 1020.4 ; A. Boeckh, CIG 566 ; S. A. Koumanoudis, AEE 123 ; A. Conze, Att. Grabreliefs, no 1898) ; Fr. O 2 SANN , Syll. (1834), p. 533 n o 19 (W. Dittenberger, IG III 1527 ; J. Kirchner, IG II
5409 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 134 no 8 ; von Moock 1998, no 440 ; Karapanagiôtou 2013, no 157) ; H. DÜTSCHKE, Ant. Bildw. in Oberitalien, III (1878), no 387. Reproductions : fac-similé Gori chez Boeckh ; Conze, IV Taf. 407 (dessin).
ǺƴƭƶƷƿƮƯƫƥ
ɄƯƯƲƸ ƆȞƱƼươƼƵ ƬƸƧƠ-
Ʒƫƴ .
D’après Kirchner.
L. 2 : ƆƎƓƝƒƊƔƗ Boeckh, qui transcrit ƆȞƱƼươ<Ƽ>Ƶ, suivi par Conze ; ƆƎƗƔƒƊƔƗ Osann ; ƆȞƱƼươƲƵ Dittenberger. Notons l’orthographe du nom de la défunte, avec 57 ƌ mis pour ƊƎ , fréquente à l’époque romaine.
Aristokléia fille d’Hyllos d’Aixônè.
Le lieu de trouvaille est inconnu. La stèle se trouve à Florence au moins depuis le xviiie s. Elle est conservée au musée des Offices.
ier s. apr. J.-C. (Kirchner). Karapanagiôtou propose le dernier quart du iie s. apr. J.-C., en raison du rapprochement entre la défunte et Hyllos III, mais rien n’autorise à la rapprocher de cet Hyllos plutôt que d’un autre (voir annexe IV, s.v. « ǺƴƭƶƷƿƮƯƩƭƥ »).
57. Threatte 1980, p. 202-205.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 419
*HGL 57 - Colonnette de Dionysodôros fils d’Eirènaios
ME 11643.
Colonnette en marbre gris-bleu, brisée à gauche, en bas et à l’arrière. Hauteur : 0,57 ; diamètre : 0,40. Hauteur des lettres : 0,050-0,060.
Éditions : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 129 (W. Dittenberger, IG III 1529) ; HONDIUS 1925, p. 121 no 3 ; J. Kirchner, IG II2 5420/1 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 138 no 17).
[ƉƭƲư]ƸƶƿƨƼƴƲƵ
[ƊȞ]ИƫưƥƣƲƸ
[ƆȞƱ]ƼưƩǀƵ.
L. 1 : ƉƭƲưƸƶƿƨƼƴƲƵ Koumanoudis ; l. 2 : rest. Koumanoudis ; [ǺƬ]ƫưƥƣƲƸ err. Hondius (on distingue l’extrémité droite de la courbe du rhô) ; l. 3 : rest. Koumanoudis. Les auteurs du LGPN hésitent avec [ƏƲƯ] ƼưƩǀƵ, mais les démotiques de Colone et de Kolônai ne prennent généralement pas la forme adjectivale, voir le commentaire à HGL 45.
Dionysodôros fils d’Eirènaios d’Aixônè.
Trouvée au xixe s. à Athènes, sur la route vers Phalère selon Koumanoudis, mais le registre du Musée épigraphique indique la porte d’Acharnes. Exposée pendant un moment à la tour des Vents sur l’Agora romaine, à l’époque de Koumanoudis et de Dittenberger. Transférée ensuite au Musée épigraphique, où Hondius a pu la voir.
ier s. apr. J.-C.
HGL 58 - Colonnette de Phainarétè, femme de Kallimachos
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 1 ; diamètre : 0,33. Hauteur des lettres : 0,027. Éditions : A. Boeckh, CIG Add. 1012 b (> notes de Koehler d’après Fauvel) (S. A. Koumanoudis, AEE 3396 ; W. Dittenberger, 2 IG III 3393) ; J. Kirchner, IG II 7566 (> estampage + Dittenberger).
ƚƥƭưƥƴơƷƫ
ǺƯƮƭuƠƺƲƸ
ƘƴƭƮƲƴƸƶƣƲƸ
ƬƸƧƠƷƫƴ,
5 ƏƥƯƯƭuƠƺƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
Les l. 3 et 6 ne figurent pas chez Fauvel.
Phainarétè fille d’Alkimachos de Trikorynthos, femme de Kallimachos d’Aixônè.
Trouvée à Athènes par Fauvel. Elle était au Musée national dans la cour supérieure, sans numéro d’inventaire, à l’époque de Kirchner. Elle a été perdue par la suite.
ier s. apr. J.-C. (Kirchner).
*HGL 59 - Colonne d’Ératôn fils d’Ératôn
MN 15152.
Colonne funéraire en marbre gris-bleu. Hauteur : 1,55 ; diamètre : 0,54. Hauteur des lettres : 0,037-0,04. Les lettres sont de très bonne facture.
Édition : J. Kirchner, 2 o IG II 5422 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 138 n 19).
420 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
ȈƴƠƷƼư
ȈƴƠƷƼưƲƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Ératôn fils d’Ératôn d’Aixônè.
Provenance inconnue. Elle est conservée aujourd’hui dans le jardin à gauche devant le Musée national. ier s. apr. J.-C.
*HGL 60 - Colonnette de Kritôn fils de Philônidès
ME 11634.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,95 ; diamètre : 0,28. Hauteur des lettres : 0,030.
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1858, no 3268 ; S. A. KOUMANOUDIS, AEE 140 ; W. Dittenberger, IG III 1531 (> copie 2 Lolling ) ; J. Kirchner, IG II 5435 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 142 no 32).
Reproductions : fac-similé Pittakis ; fac-similé Lolling chez Dittenberger.
ƏƴƣƷƼư
ƚƭƯƼưƣƨƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
L. 2 : Lolling relève que la troisième lettre était au départ un alpha, que le lapicide a corrigé en lamba.
Kritôn fils de Philônidès d’Aixônè.
Trouvée à Athènes en 1854, devant la porte d’Acharnes. Koumanoudis a pu l’examiner dans la cour du musée du Varvakéion. Elle s’y trouvait encore à l’époque de Dittenberger. Elle était au Musée national à l’époque de Kirchner.
ier s. apr. J.-C.
*HGL 61 - Stèle de Philètos
Céramique, P 1557 = I 535.
Stèle en marbre de Paros, en forme de naïskos. 1,17 × 0,52 × 0,11. Hauteur des lettres : 0,030 (0,025 oméga). Le monument est complet, sauf les acrotères du fronton, en partie mutilés. Les piliers latéraux du naïskos sont légèrement mutilés. Dans le fronton est sculpté un bouclier. Dans le naïskos est sculpté un jeune homme en haut-relief, drapé dans une toge. Il tient un volumen dans la main gauche, dont il ne reste presque plus rien 58. Dans les angles supérieurs du champ du relief, de chaque côté au niveau des épaules du personnage représenté, se trouvent des goujons métalliques ; sans doute que des appliques en bronze y étaient fixées.
Éditions : A. RÜGLER (avec U. Knigge), « Die Ausgrabungen im Kerameikos 1986/7 », AA 104 (1989), p. 98 (id., « Das Grabmal des Philetos », MDAI[A] 104 [1989], p. 219-234 [SEG XXXIX 250 ; Bull. ép. 1991, 269] ; SEMA no 53) ; VON MOOCK 1998, p. 112 no 151. Commentaire : Makres 2003.
Reproductions : Rügler, AA 104 (1989), p. 98 Abb. 26 (la stèle au moment de sa découverte) ; Rügler, MDAI(A) 104 (1989), pl. 38, 40.1, 41.3 ; von Moock, Taf. 23 a-b ; Grossman 2013, p. 21 fig. 3.
ƚƣƯƫƷƲƵ )
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
58. Pour des parallèles iconographiques, voir von Moock 1998, p. 8, p. 14, p. 31, p. 41, p. 79.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 421
Philètos fils de Philètos d’Aixônè.
Trouvée à Athènes au Céramique en 1986, remployée comme dalle de couverture de la grande canalisation dans la partie sud-ouest de la Porte Sacrée. Cette canalisation, construite à la fin de l’époque hellénistique, a été rénovée à l’époque impériale ; on y a trouvé beaucoup de céramiques de la fin du ve-vie s. apr. J.-C. Notre stèle a été trouvée à côté de ces céramiques, avec d’autres objets rapportés. D’après l’iconographie de sa stèle, Philètos est mort jeune et est issu d’une famille aisée et lettrée. Première moitié du ier s. apr. J.-C. d’après le style (Rügler, MDAI[A] 104 [1989]), époque de Néron selon von Moock. La paléographie ne permet pas d’être plus précis.
HGL 62 - Colonnette d’Eirènè fille de Sôtimos
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,90.
Édition : MILCHHÖFER 1887, p. 87 no 22 (J. Kirchner, IG II2 5364). Commentaire : W. Peek, MDAI(A) 67 (1942), p. 91 no 147.
ƇƠƺƺƲƵ
ƏƥƴƳƲƨǁƴƲƸ
ƆȞƧƭƯƭƩǀƵ.
ƊȞƴƢưƫ ƗƼƷƣuƲƸ
5 ȂƱ ƆȞƱƼươƼư.
L. 2 : ajoutée par Peek, d’après une note manuscrite dans l’exemplaire de l’article de Milchhöfer qui se trouve au DAI à Athènes.
Bacchos fils de Karpodôros d’Aigilia. Eirènè fille de Sôtimos d’Aixônè.
Trouvée dans le village de Kantza, à l’est de Paiania. Elle était perdue déjà à l’époque de Kirchner. Il s’agit probablement d’un mari et de sa femme, qui vivaient à Paiania, assez loin de leurs dèmes d’origine. Notons l’usage d’un pseudo-démotique, ici sous forme prépositionnelle, pour Eirènè 59. Sur la simplification de -Ʈƺ- en -ƺ-, voir HGL 65.
Époque romaine (Kirchner), iie-ier s. (Peek). La forme des quelques lettres reproduites par Kirchner (alpha à barre brisée, xi avec une sorte de virgule centrale) indique plutôt la fin du ier s. apr. J.-C.
*HGL 63 - Stèle d’Agathostratos et de Ma
Céramique, P 278 = I 132.
Partie supérieure d’une stèle en forme de naïskos, en marbre blanc. Elle est ornée d’une représentation en haut-relief encadrée de deux colonnes. On n’a que la partie supérieure du relief : on y voit une figure masculine debout à gauche (Agathostratos) et une figure féminine à droite (Ma), vêtue en servante d’Isis ; un sistre était représenté à gauche de sa tête. Les personnages sont très mutilés. Sur le fronton figure en relief une ciste mystique. L’inscription est gravée sur l’architrave ; l’épitaphe de Ma a été inscrite a posteriori, car les lettres sont plus petites, et s’insèrent dans l’espace qui restait. 0,93 × 0, 69 × 0,13. Hauteur des lettres : 0,020. Éditions : J. Kirchner, IG II2 5403 (> copie de Peek datant de 1935 + estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 132 no 2 ; von Moock 1998, no 132 ; Karapanagiôtou 2013, no 321) ; H. RIEMANN, Die Skulpturen vom 5. Jhr. v. Chr., Kerameikos II (1940), p. 59-60 no 57 ; J. EINGARTNER, Isis und ihre Dienerinnen (1991), p. 147-148 no 106.
Commentaire : E. J. Walters, Attic Grave Reliefs that Represent Women in the Dress of Isis (1988), p. 50-51 n. 153 et p. 72 n. 39.
Reproductions : Riemann, Taf. 24 ; Walters, pl. 15 a ; Eingartner, Taf. 66 ; von Moock, pl. 16 a.
59. Voir supra, p. 345.
422 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Col. I ǺƧƥƬƿƶƷƴƥƷƲƵ Ɖƫuƫ-
ƷƴƣƲƸ ȈƱƼưƩǀƵ.
Col. II Ƒʙ ǺƧƥƬƲƶƷƴƠƷƲƸ ȈƱ-
ƼưʨƬƩư.
L. 2 et 3 : remarquons la confusion E pour AI dans l’orthographe du démotique, qui indique qu’à cette époque la diphtongue AI se prononçait E 60 ; l. 3 : Riemann pense que ƑƆ est la dernière syllabe d’un nom féminin ; l. 3-4 : notons l’usage d’un pseudo-démotique en -ƬƩư pour la femme (voir supra, p. 345).
Agathostratos fils de Dèmètrios d’Aixônè. Ma fille d’Agathostratos d’Aixônè.
Trouvée au Céramique, on ignore à quelle époque ; l’inscription a été copiée pour la première fois par Peek en 1935.
Il s’agit sans doute d’un père et de sa fille. Eingartner ne voit pas que ȈƱƼưƩǀƵ et ȈƱƼưʨƬƩư sont respectivement un démotique et un pseudo-démotique, et pense que ce sont des indices de l’ancien statut d’esclave de ces deux personnes (voir la critique parue dans SEG XLI 1838). ier e s. apr. J.-C. (Kirchner), époque flavienne d’après le style du relief (Walters), 3 quart du ier s. apr. J.-C. (von Moock), début du règne de Trajan vers 100 (Riemann, Eingartner), début du iie s. apr. J.-C. (Karapanagiôtou).
*HGL 64 - Colonnette de Satyriôn fils de Kallikratès
Agora ƏƘƐ 1852.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 1,10 ; diamètre : 0,41. Hauteur des lettres : 0,040. Édition : J. Kirchner, 2 o IG II 5444 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146 n 41).
ƗƥƷƸƴƣƼư
ƏƥƯƯƭƮƴƠƷƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Satyriôn fils de Kallikratès d’Aixônè.
Giannopoulou-Konsolaki dit que la colonnette a été trouvée au Thèséion, mais elle y était seulement exposée, et ce déjà à l’époque de Kirchner. On ne sait pas d’où elle vient 61. Actuellement, elle se trouve à droite sur le chemin vers la sortie secondaire de l’Agora, après l’Héphaïstéion.
ier-iie s. apr. J.-C.
*HGL 65 - Stèle de Bacchios fils d’Aristoboulos
MP 218.
Stèle en forme de naïskos en marbre blanc, très bien conservée, sauf l’acrotère droit et l’angle inférieur gauche, mutilés. 1,07 × 0,475-0,505 (fût ; 0,50 au niveau du fronton) × 0,17. Hauteur des lettres : 0,022-0,024 (l. 1), 0,018-0,020 (l. 2).
Le fronton est orné d’une rosette sculptée en relief. Sur les acrotères, Conze distinguait encore des restes d’un décor de palmettes peintes. L’inscription est gravée sur l’architrave. Sous l’inscription, représentation en haut-relief d’un adolescent de face, vêtu d’une chlamyde fixée sur l’épaule droite, qui passe devant le buste, par-dessus l’épaule gauche et retombe dans le dos et le long de son bras droit, laissant la moitié inférieure de son corps nue. Sa main gauche repose sur un petit hermès imberbe.
60. er Threatte 1980, p. 294-299. Ce phénomène apparaît au i s. apr. J.-C., et devient fréquent à partir du milieu
du iie s. apr. J.-C.
61. Sur les multiples provenances possibles des objets conservés au Thèséion, voir Kokkou 1977, p. 170-174.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 423
Éditions : A. CONZE, Att. Grabreliefs, no 2 2017 ; J. Kirchner, IG II 5411 (> estampage) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 134 no 10 ; von Moock 1998, no 494). Reproductions : Conze, IV Taf. 439 ; Giannopoulou-Konsolaki, p. 135 fig. 96 ; von Moock, pl. 63 b.
ƇƠƺƭƲƵ ǺƴƭƶƷƲƦƲǀƯƲƸ
ȈƱƼưƩǀƵ.
L. 2 : sur ȈƱƼưƩǀƵ mis pour ƆȞƱƼưƩǀƵ, voir le commentaire à HGL 63. Notons l’orthographe du nom du défunt, avec simplification de -Ʈƺ- en -ƺ- ; les premiers exemples se rencontrent à la fin de l’époque hellénistique, mais cela reste un phénomène rare à l’époque romaine 62.
Bacchios fils d’Aristoboulos d’Aixônè.
Trouvée au Pirée.
Ce jeune Aixonéen appartenait sans doute à l’aristocratie, comme le laisse penser l’iconographie de la stèle, inspirée du gymnase. Sa famille était installée au Pirée.
ier re-ii e s. apr. J.-C. (Kirchner) ; 1 moitié du iie s. apr. J.-C. (von Moock). Je pencherais pour une date entre la fin du ier et le début du iie s. apr. J.-C. (pas de lettres cursives, alpha à barre brisée, xi avec une sorte de virgule centrale).
*HGL 66 - Colonnette de Klèrô de Carystos, femme d’Aristôn
Agora I 4281.
Fragment d’une colonnette en marbre gris-bleu, brisée en bas et en haut. Hauteur : 0,442 ; diamètre : 0,208. Hauteur des lettres : 0,025.
Éditions : W. PEEK, Attische Grabschriften, II (1957), p. 26 no 71 ; D. W. BRADEEN, Agora XVII 512. Reproduction : Bradeen, pl. 43 no 512.
ƏƯƫƴɢ
ƏƥƴƸƶƷƣƥ
ƧƸưɚ
ǺƴƣƶƷƼưƲ[Ƶ]
5 ƆȞƱƼ[ươ]Р[Ƶ].
Klèrô de Carystos, femme d’Aristôn d’Aixônè.
Trouvée le 30 novembre 1936 dans un mur d’une maison moderne au pied nord de l’Aréopage (K 16-17). ier-iie s. apr. J.-C. (Bradeen), plutôt iie s. apr. J.-C. en raison du sigma lunaire.
*HGL 67 - Colonnette de Thallousa fille d’Ératôn
ME 11633.
Colonnette en marbre gris-bleu. Hauteur : 0,70 ; diamètre : 0,32. Hauteur des lettres : 0,019 (l. 1), 0,028 (l. 2), 0,019-0,032 (l. 3). Pittakis observe que la partie supérieure de la colonnette, au-dessus de l’anneau, a été enlevée ultérieurement, ce qui est peut-être arrivé quand l’inscription la plus ancienne a été effacée et qu’a été gravée celle que l’on voit aujourd’hui. L’épitaphe de Thallousa est en effet gravée sur une surface irrégulière, qui était peut-être recouverte par un ornement métallique selon Pittakis. Koumanoudis signale lui aussi que la colonnette comportait d’abord d’autres lettres devant et derrière.
62. Threatte 1980, p. 542-543. Voir HGL 62.
424 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1856, p. 1364 no 2726 ; S. A. KOUMANOUDIS, AEE 133 ; W. Dittenberger, IG III 1530 (> copie Lolling) ; J. Kirchner, IG II2 5428 (> Koumanoudis et Dittenberger) (Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 140 no 25).
Reproductions : fac-similé Pittakis ; fac-similé Lolling chez Dittenberger.
[ ƍ]ƠƯƯƲƸƶƥ
ȈƴƠƷƼưƲƵ
ȈƱƼưƢƵ .
L. 1 : rest. Koumanoudis, qui transcrit [ƍƠƯ]ƯƲƸƶƥ mais le alpha et le lambda sont bien visibles ; \ƔƙƗƆ Pittakis, qui restitue [Ƒ]Ʋ˅ƶƥ ; l. 3 : ƊƓƝƒƎƎƗ Pittakis, qui transcrit ȈƱƼưƭƅƵ ; ȈƱƼưʧƵ Koumanoudis ; ȈƱƼưƢƵ (i.e. ƆȞƱƼưƣƵ) Dittenberger. Sur la graphie Ɗ pour la diphtongue ƆƎ, voir le commentaire à HGL 63.
Thallousa d’Aixônè, fille d’Ératôn.
Elle a été trouvée le 28 mars 1856 au pied sud-ouest du Lycabette selon Pittakis, à la porte d’Acharnes selon Kirchner. Koumanoudis l’a vue dans la cour du musée du Varvakéion, où elle se trouvait toujours à l’époque de Dittenberger. Elle était au Musée national à l’époque de Kirchner.
Nous avons ici un des rares exemples de démotique féminin, forme qui ne se rencontre qu’à partir du ier s. apr. J.-C. (voir supra, p. 345).
iie-iiie s. apr. J.-C.
HGL 68 - Stèle de Markos Aurèlios Eutychos et de Potamilla
Vérone, Musée lapidaire, no 56.
Stèle de marbre blanc, avec fronton et représentation en relief dans une niche rectangulaire. Une large encoche a abîmé la pierre à droite du relief, sans entamer celui-ci ; on observe encore un grand éclat en bas à gauche de la stèle, qui a emporté le début des dernières lignes de l’épigramme. 0,55 × 0,345 × 0,06. Hauteur des lettres : 0,02 (A) et 0,01 (B). Sur le relief, de facture assez médiocre, on voit à gauche une femme assise (Potamilla), qui regarde le spectateur. Elle est vêtue d’un chiton et d’un himation, rabattu sur la tête. À droite, un homme se tient debout de face (M. Aurèlios Eutychos). À côté de la femme, une jeune servante, beaucoup plus petite, tient une petite boîte dans ses mains, sans doute un écrin. L’inscription A est dans le fronton et sur l’architrave en dessus du relief, la B au-dessous du relief. On voit encore les lignes de réglage de l’épigramme. Les lettres sont irrégulières et profondes. L’épigramme est assez difficile à lire.
Éditions : F. Sc. MAFFEI, Museum Veronense (1749), p. 62 (A et B, l. 2-7) (F. M. Bonada, Anthologia [1751], II, p. 258-259 ; F. G. Welcker, Epigramm. Graec. [1822], p. 16 no 2 35 et id ., Syll. Epigr . Gr. [1828], p. 21-22 no 19) ; A. Boeckh, CIG I 569 (A et B, l. 1-7) (> Orsato, Maffei, Welcker, Osann) ; S. A. Koumanoudis, AEE 131 (> Boeckh, puis Dütschke dans les Prosthèkai, p. 342) ; G. Kaibel, Epigr. Gr. (1878), no 128 (> Boeckh, avec corrections) ; H. DÜTSCHKE, Ant. Bildw. in Oberitalien, IV (1880), p. 179 n. 417 ; H. LUCKENBACH, « Griechisches Epigramm zu Verona », RhM 36 (1881), p. 308-309 (B seulement) ; W. Dittenberger, IG 2 III 1355 + Add. p. 300 (> copie Kaibel ) (J. Kirchner, IG II 5426 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 139-140 no 23) ; A. Conze, Att. Grabreliefs, no 1885 (> Dittenberger pour A, Luckenbach pour B) ; W. Peek, GVI 1307 (> estampage) ; T. RITTI, Iscrizioni Mus. Maffeiano (1981), no 88 (von Moock 1998, no 523 ; Karapanagiôtou 2013, no 81).
Traductions : Ritti (en italien) ; M. L. del Barrio Vega, Epigramas funerarios griegos (1992), no 481 (en espagnol) ; von Moock (en allemand).
Commentaires : S. ORSATO, Monum. Patav. (1652), I.4, p. 187 et p. 190 (= Th. Reinesius, Synt. Inscr. [1682], XIV.15 p. 726) ; Fr. Osann, Syll. (1834), p. 99 n. 7 ; A. Wilhelm, ZPE 29 (1978), p. 58. Reproductions : Orsato, p. 189 (dessin de la stèle, sans le texte de l’épigramme) ; Maffei, p. 53.11 (dessin) ; fac-similé Boeckh d’après Orsato et Maffei ; fac-similé Kaibel chez Dittenberger ; Ritti, p. 153-154 ; Karapanagiôtou, pl. 14 no 81.
A Ƒ(ʙƴƮƲƵ) ƆȺƴ(ƢƯƭƲƵ)
ƊȾƷƸƺƲƵ
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 425
ǺƶƮƯƠƳƼưƲƵ ƆȞƱƼưƩǀƵ.
ƕƲƷƠuƭƯƯƥ ƐƲƸƮƣƲƸ ȂƱ ǺƪƫưƭơƼ[ ư].
B ǾưƬƴƼƳƩ ƳƲƯƯ˒ư uƿƺƬƼư {ƶ}Ȃƶu{Ʋ}ƸƴƭƶuơưƩ (?)
uƢ uƲƸ ƳƥƴơƯƬʦƵ ƶ˒uƥ Ʒɞ ưƩưƩƮƴ[Ƽ]uơưƲư.
ǺƯƯɖ ƩȞ uƥƬƩʶư ƶɠ ƳƠưƷƥ ƦƲƸƯƩǀʦ ƶƥƹ˒Ƶ,
ƶƷƥƬƩɜƵ ǶƮƲƸƩ Ʈƥɜ ƯƿƧƲƭƵ ƳƩʶƴƥư uƥƬɢư
5 ƪʨƬƭ Ʒɞư ȂƳƣƯƲƭƳƲư Ȃư Ʀƣː ƺƴƿưƲư ƮƥƯ˒Ƶ,
ƩȞƨɢƵ ȳƷƭ ƮƠƷƼ ƕƯƲƸƷơƼƵ Ʒɖ ƨǁuƥƷƥ
ƳƯƲǀƷƲƸ ƧơuƲƸƶƭ, uƫƨƩưɞƵ ƺƴʧƪƲưƷƥ ȳƯƼƵ.
[ƲȺ]ƬƩɜƵ ȆƴƼƵ Ƨɖƴ Ȃư ƹƬƭƷƲʶƵ ȂƶƷƣư ƷƭưƲƵ
[Μ‒]ƷƩ ƨƿƱƫƵ, ƲȺ uƩƷƩǁƴƲƸ ƶ[ƺ]ƢuƥƷƲƵ,
10 [Μ‒]Ʃ ƳƠưƷƩƵ Ʒ˒ư ƳƠƯƥƭ [uƩ]ГưƫuơưƲ[ƭ].
D’après photos chez Ritti.
A : l. 1 : le praenomen et le gentilice sont donnés sous la forme d’un calligramme. B : l. 1 : la lecture ȂƶuƸƴƭƶuơưƩ a été proposée par Mau chez Luckenbach (d’après un estampage), d’où {ƶ}Ȃƶu{Ʋ}ƸƴƭƶuơưƩ chez Peek et Ritti ; ƗŞƊƗŞƑƔƙƖƎƗƑƊƒƊ Kaibel, ƗƊƗƑƔƙƎƎƗƑƊƒƊ Peek ; ...Ƽư uƩuưƫuơưƩ Koumanoudis dans les Prosthèkai ; ...ƶuơưƩ Dittenberger ; ...ƸƴƭƶuơưƩ Luckenbach ; [ȂƮưƩ]ƸƴƭƶuơưƩ Wilhelm ; l. 2 : ưƩ<ư>ƩƮƴ<Ƽ>uơưƲư Ritti, mais Luckenbach précise que du second nu, la haste du milieu s’est effacée, et qu’il voit des traces du oméga ; l. 5 : ƺƴƿưƲƸ err. Giannopoulou-Konsolaki ; l. 8 in. : rest. Luckenbach, qui précise que du upsilon on voit encore la haste oblique droite ; l. 9 in. : Lukenbach et Peek estiment qu’il manque 5-6 lettres au début. [ƲȺƨơư] Luckenbach ; [ɇƵ ƲȾ]ƷƩ ƨƿƱƫƵ Dittenberger ; [ƲȺƬƩƣƵ] ƧЌ ? vel [DzƯƯɖ ƲȾ]-ƷƩ ? Peek ; l. 10 in. : Luckenbach et Peek estiment qu’il manque 6-7 lettres au début. [ȂƶơƶƬ]Ʃ Dütschke, [ƥȞƨƩʶƶƬ] Ʃ ? ou [ȮƴơƧƩƶƬ]Ʃ ? Peek, mais un pluriel est peu probable selon Luckenbach, car ailleurs l’inscription s’adresse à une seule personne. Luckenbach propose e.g. [ưƩƮƴƲɜ ƨ]ɘ ; l. 10 fin. : rest. Dittenberger, suivi par Peek ; [uƩ]uưƩuơưƲ[ƭ] err. Ritti ; [ƧƩƧƩ]ưƫuơư[Ƽư] Koumanoudis Prosthèkai, Dütschke, Luckenbach.
A : M(arkos) Aur(èlios) Eutychos fils d’Asklapôn d’Aixônè. Potamilla fille de Loukios d’Azènia. B : Homme qui a été imprégné (?) de nombreuses souffrances, ne passe pas ton chemin devant mon corps défunt. Mais si toi tu veux tout savoir clairement, arrête-toi, écoute et, instruit par mes paroles expérimentées, vis ce qui reste de ta vie de belle façon, sachant que la demeure souterraine de Pluton est remplie de richesse 63, mais que tu ne désires absolument rien. Car les morts n’ont nul désir de quelque… gloire, ni de l’ombre du monde d’en haut, … tous s’en étant souvenus autrefois.
Repérée au xviie s. à Padoue en Italie, dans la maison Corradini. On ignore de quel endroit de l’Attique elle provient. Dès le xviiie s., elle est conservée au Musée lapidaire de Vérone, où elle se trouve encore aujourd’hui. La défunte porte un nom romain, tout comme son père ; il s’agit peut-être d’un Romain devenu citoyen athénien ou d’une famille athénienne philoromaine. Potamilla a épousé un Athénien pourvu de la citoyen-neté romaine : le défunt porte en effet les tria nomina ; son onoma, Eutychos, est devenu son cognomen, conformément à l’usage. Les provinciaux qui recevaient la citoyenneté romaine adoptaient généralement le prénom et le gentilice de l’empereur régnant, grâce auquel ils avaient bénéficié de cet honneur. Le prénom et le gentilice Marcus Aurélius ont été portés par les empereurs Marc-Aurèle, Commode et Caracalla, donc notre Eutychos a été fait citoyen au plus tôt en 161 apr. J.-C. 64. Ce n’est là qu’un terminus post quem, car il a très bien pu recevoir la citoyenneté par hérédité. Un autre indice chronologique est la formule mixte de son nom,
63. Il y a un jeu de mots entre Pluton et « richesse ». 64. Sur la formule onomastique en Grèce sous l’Empire, voir G. Daux, « La formule onomastique dans le domaine
grec sous l’empire romain », AJPh 100 (1979), p. 13-30 ; sur les Aurelii en particulier, voir Follet 1976,
p. 89-95 ; A. D. Rizakis, « La diffusion des processus d’adaptation onomastique : les Aurelii dans les
provinces orientales de l’Empire », dans M. Dondin-Payre (éd.), Les noms de personnes dans l’Empire romain :
transformations, adaptation, évolution (2011), p. 253-262.
426 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
mêlant gentilice et patronyme. Follet note que ce n’est qu’après la constitutio antoniniana (212 apr. J.-C.) que cette contamination devient fréquente, mais elle précise que la formule est attestée sporadiquement dès la fin du ier s. apr. J.-C. 65. Ritti propose de dater l’inscription du début du iiie s. apr. J.-C., ce qui me semble bien correspondre à la forme des lettres.
Notons l’usage persistant du démotique, même à une époque aussi tardive. Il est présent dans la nomenclature du père du défunt, et pour la femme, il figure sous la forme ctétique.
L’épigramme, en trimètres iambiques, est une leçon de vérité et de morale donnée au passant : le mort incite le vivant à profiter de la vie tant qu’il en est temps. Il lui rappelle que les richesses, abondantes dans le royaume d’Hadès, ne servent à rien car les morts n’ont plus le désir de rien, et la sensation de plaisir n’existe plus pour eux 66.
HGL 69 - Colonnette de ?
Fragment d’une colonnette en marbre gris-bleu.
Édition : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 146 (W. Dittenberger, IG III 1533 ; J. Kirchner, IG II2 5445 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 146 no 42).
[- - - - -]
Ƙƭu [- - -]
ƆȞƱƼ[- -]
[- - - - -].
… Tim… d’Aixônè …
Trouvée au Céramique. Elle s’y trouvait encore à l’époque de Dittenberger. Elle a été perdue par la suite. Aucune date n’est donnée par les éditeurs et il n’en existe aucun fac-similé à ma connaissance. La forme du support oriente plutôt vers l’époque hellénistique ou l’époque romaine.
HGL 70 - Colonnette d’Aristoménès fils d’Aristoménès
Colonnette en marbre. Hauteur : 0,27.
Édition : O. ALEXANDRI, AD 28 1973 (1977) Chron. B1, p. 33 (SEG XXVI 277) (SEMA no 43).
ǺƴƭƶƷƲuơưƫƵ
ǺƴƭƶƷƲuơưƲƸƵ
ƆȞƱƼưƩǀƵ .
Aristoménès fils d’Aristoménès d’Aixônè.
Trouvée à Athènes en 1973, rue Kokkini, entre les rues Théophilopoulou et Vourvachi (entre l’Acropole et le premier cimetière d’Athènes), lors de travaux de l’ƔƆƕ. On y a trouvé un ensemble de tombes romaines tardives, qui font partie d’une grande nécropole. J’ignore où se trouve la pierre actuellement. Alexandri ne date pas le monument, et les auteurs du SEMA ne se prononcent pas car ils n’ont pas vu la pierre. La forme du support oriente plutôt vers l’époque hellénistique ou l’époque romaine.
HGL 71 - Colonnette de Lysicha
Céramique, no 108 [A 1/7] ; inédite.
Transcription d’après J. S. Traill, PAA 103570.
65. Follet 1976, p. 95-98.
66. Dans le même ordre d’idée, voir GVI 1906 (Rome, iiie-ive s. apr. J.-C. L’épigramme est très ressemblante à la
nôtre), 1655 (Phocide, iiie s. apr. J.-C.), 1363 (Sporades, ier s. apr. J.-C.).
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 427
Ɛǀƶƭƺƥ
ǺƧƥƬƲƮƯơƲƸƵ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
Lysicha femme d’Agathoklès d’Aixônè.
Trouvée au Céramique.
Non datée. La forme du support oriente plutôt vers l’époque hellénistique ou l’époque romaine.
HGL 72 - Colonnette d’Aristoklètos fils de Philostratos
Colonnette en marbre gris-bleu.
Édition :K. S. PITTAKIS, AEph 1853, p. 986 no 1705 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. no 1359 ; S. A. Koumanoudis, AEE 2 124 ; W. Dittenberger, IG III 1528 ; J. Kirchner, IG II 5410 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 134 no 9).
Reproduction : fac-similé Pittakis (inscription seule).
ǺƴƩƭƶƷƿƮƯƫƷƲƵ
ƚƭƯƲƶƷƴƠƷƲƸ
ƆȞƱƼưƩǀƵ.
Aristoklètos fils de Philostratos d’Aixônè.
Trouvée par Pittakis en 1853 « sur l’avenue menant à Acharnes » (je traduis). Cette indication n’est pas suffisamment précise pour déterminer dans quel dème des environs de la ville reposait Aristoklètos. La pierre est perdue de longue date, car Koumanoudis déjà ne savait pas où elle se trouvait. Aucun éditeur ne donne la date de l’inscription. La confusion entre Ʃƭ et ƭ devient courante à partir de la basse époque hellénistique, et tout au long de l’époque romaine 67.
DUBIA (DU)
*DU 1 - Stèle de Thèrôn
Agora I 2056.
Partie inférieure d’une stèle à anthémion en marbre blanc. L’anthémion n’a pas été retrouvé 68. 1,465 × 0,490-0,485 × 0,15. À l’origine, le fût mesurait environ 3,66 m de hauteur, et l’anthémion 0,67 m d’après une estimation de Conze.
Sur le fût de la stèle, entre 0,41 et 0,46 m en dessus de la base et légèrement décentré vers la gauche, figure le nom du défunt, inscrit en écriture rétrograde. Comme l’épitaphe est basse, Harrison suggère que quelque chose était peint en dessus. Les côtés du fût sont soigneusement lissés et l’arrière a été aménagé avec un burin 69. Une bande étroite courait tout autour de la stèle. Tout en bas du fût, la partie qui s’insérait dans une plinthe est aménagée de manière plus grossière, au burin sur la face et les côtés, à la gradine à l’arrière. Harrison observe encore des traces de peinture rouge sur la stèle, notamment sur la bande qui en faisait le tour, mais ces traces ont aujourd’hui disparu. Le fleuron était aussi peint, en blanc, rouge et bleu selon le dessin de Vulliamy.
67. Voir Threatte 1980, p. 195-199.
68. Beschi (1975) pensait avoir identifié une partie du fleuron dans le fragment Agora S 1386, mais il réfute sa
reconstitution dans son article de 2001, car elle est impossible pour des raisons techniques. 69. Harrison (1956) a constaté que le burin n’est pas souvent utilisé pour la face arrière des stèles funéraires
archaïques ; elle n’en connaît que quatre exemples, dont la stèle de Thèrôn. Cela s’explique, selon elle, par le
fait que recouvrir ainsi de sillons parallèles une grande surface qui sera non visible, est un travail ennuyeux.
428 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Les traces de mortier observables sur la stèle, l’effacement des premières lettres du côté droit et la différence d’épaisseur entre le côté gauche et le côté droit montrent que la stèle a servi de seuil. Éditions : A. Boeckh, CIG I 957 (> copie Gell) (A. Kirchhoff, IG I suppl. 447 g ; Fr. Hiller von Gaertringen, IG I2 994 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 117 no 3 ; D. M. Lewis, IG I3 1246) ; L. VULLIAMY, Examples of Ornamental Sculpture (1823), pl. 20.4 (W. Kinnard, dans J. Stuart, N. Revett, Antiquities of Athens2, IV [1830], p. 14 ; Stackelberg 1837, p. 41 ; A. Conze, Att. Grabreliefs, no 23) ; A. Brückner, Ornament und Form (1886), p. 4 n. 1 (> photo) ; G. M. A. RICHTER, Archaic Attic Gravestones (1944), p. 93-94 no 60 A ; E. B. HARRISON, Hesperia 25 (1956), p. 27 et p. 37-38 et Agora XI 101; JEFFERY 1962, p. 135 no 38 ; D. W. BRADEEN, Agora XVII 854. Commentaires : A. Furtwängler, Sammlung Sabouroff, I (1883), p. 11 n. 4 ; Eliot 1962, p. 22-23 ; O. Harl, AAA 4 (1971), p. 417-425 ; E. Vanderpool, AAA 5 (1972), p. 248-251 ; Beschi 1975, p. 313 ; S. Karouzou, « Autour d’une oinochoé protoattique de Toulouse. Sur le baron de Stackelberg et Fauvel », AAA 12 (1979), p. 137 n. 25 ; 2 3 C. W. Clairmont, « IG I 974 ( IG I 1197) and Fauvel », Boreas 9 (1986), p. 25 n. 9 ; Bastet 1987, p. 14-15 ; Mersch 1996, p. 130-131 ; Beschi 2001, p. 97 n. 87, p. 99 no 5, p. 113-114. Reproductions : fac-similé Fauvel (inscription seule. Voir supra, p. 39) ; Vulliamy, pl. 20.4 (fleuron) ; Kinnard, p. 13 fig. b ; Stackelberg, pl. VI.2-5 ; Conze, Taf. 14.1 ; Richter, fig. 89-90 ; Harrison (1956), pl. 9 et Agora XI, pl. 20 ; Jeffery, pl. 38 b (inscription) ; Vanderpool, p. 251 fig. 4 (inscription) ; Beschi (1975), fig. 2 p. 313 et pl. 126-127 ; fig. 52.
[ ƍơ]ИƲưƲƵ.
ƍƊƖƔƒƔƗ fac-similé Fauvel.
De Thèrôn.
La stèle a été découverte lors de la fouille de Fauvel en mars 1819 dans la région d’Helleniko (fig. 8), dans une zone frontière entre les dèmes d’Halimonte et d’Aixônè 70. Le vice-consul l’a ensuite emmenée chez lui, dans sa maison sur l’Agora d’Athènes. Au cours de la guerre d’Indépendance, en 1825, un boulet de canon a détruit la maison de Fauvel et la collection d’antiquités qui s’y trouvait. La pierre a ensuite été réutilisée comme seuil dans l’une des maisons avoisinantes. Elle a été retrouvée presque un siècle plus tard lors des fouilles américaines de l’Agora, en 1934 71. Seule la partie inférieure du fût portant l’inscription a été exhumée, mais on sait par des reproductions anciennes qu’à l’origine elle était pourvue d’un grand anthémion 72. Avant la redécouverte de la pierre lors des fouilles de l’Agora, on disposait d’un dessin de Vulliamy (réalisé alors qu’il était étudiant travaillant pour la Royal Academy et publié en 1823) copié ensuite par Kinnard, d’un dessin de Stackelberg 73, et d’un détail d’une célèbre peinture de L. Dupré montrant Fauvel dans sa maison d’Athènes, entouré de ses antiquités (fig. 52). Maintenant que l’on a une partie de l’original, on peut juger de la précision de ces anciennes reproductions. Or, Harrison constate que le dessin et la description de Vulliamy sont fautifs à plusieurs égards : le sommet du fût est trop mince et la position de l’inscription
70. Voir supra, p. 41-43, où j’ai supposé que la zone était à rattacher à Aixônè. À la lettre du 11 avril 1819 on peut
ajouter la note suivante du vice-consul : « J’ai un grand cipe de marbre avec ce seul nom [Fauvel donne le nom
en fac-similé] » (BnF, Fr 22877 partie 1 f. 38 recto, note non datée).
71. Le 31 octobre 1934, durant la démolition d’une maison moderne dans la partie centrale de l’Agora (O 12),
entre la stoa d’Attale et l’odéon (Harrison [1956], p. 27). C’est à cet endroit que se trouvait la maison de
Fauvel, voir Beschi (2001).
72. Le couronnement est qualifié de « hautement original » par Harrison (1956) : à la place des deux feuilles qui
supportent la palmette et qui retombent de chaque côté, on aurait attendu des volutes. Harrison dans Agora XI
explique cette anomalie comme une dernière réminiscence de motifs semblables que l’on trouve sur des ivoires
et céramiques orientalisants. Harl n’est pas convaincu par cette hypothèse, et préfère penser avec Richter qu’il
y avait bien une paire de volutes classique, et que le fautif est Fauvel, « dont le manque de rigueur scientifique
était bien connu » (je traduis). Or, les reproductions de Dupré et de Vulliamy concordent sur la forme de
l’anthémion.
73. Stackelberg n’a pas pu voir la stèle, car il s’est installé à Rome à partir de 1817 : dans sa préface p. 26, il dit avoir
fini ses dessins en 1817, qui ont ensuite été gravés à Rome entre 1817 et 1820. Harl pense qu’il a été informé
par Fauvel pour son dessin de la stèle ; il est vrai qu’il figure parmi les correspondants du vice-consul dans les
papiers de ce dernier à la BnF, et il en a reçu quelques dessins après avoir quitté la Grèce. Kinnard a clairement
suivi Vulliamy, car il le cite en p. 13 de son ouvrage. Voir Beschi (1975), p. 313.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 429
est fausse (Vulliamy la place à mi-chemin du fût, alors qu’elle est près de la base), et il l’entoure d’un cadre rectangulaire qui n’existe pas. Harrison suppose que Vulliamy a relevé sur place uniquement l’anthémion et les lettres de l’inscription, et noté les dimensions du fût, et a dessiné le tout plus tard. Harl, par un excès de scepticisme dont il est le seul à faire preuve, pense que Vulliamy n’a jamais vu la stèle. Or, un passage de son journal de voyage, cité par Conze, indique qu’il a sans doute vu la pierre de ses propres yeux : « Very beautiful white marble. It is a very unusual example: it is not sculptured; the surface is flat, and the forms are shown by sunk lines, and by the two colours with which it is painted. The shaft is in a separate piece of marble; it is about 12 ft. high and 1 ft. 8 in. wide at the base. The head is let into the shaft with a tenon, which is run with lead. On the shaft, about midway of the height, is a word in ancient Greek letters ». De plus, on sait que Vulliamy a voyagé en Grèce, en Asie Mineure et en Italie entre 1818 et 1821, mais Harl suppose qu’il a dû passer à Athènes avant la découverte de la stèle ; ses informations seraient tirées d’esquisses et d’une description que lui aurait envoyées Fauvel lui-même 74.
Le célèbre peintre L. Dupré a visité Athènes en avril 1819, juste après la découverte de la stèle par Fauvel. Sa peinture semble assez fidèle (fig. 52) 75 : la stèle figure au second plan, appuyée contre un mur de la cour intérieure de la maison du vice-consul. Les proportions semblent correctes, et il a poussé le détail jusqu’à représenter la bande qui faisait le tour de la stèle.
On ne dispose d’aucun élément permettant d’en savoir plus sur le défunt, outre son nom. Jeffery rappelle qu’à l’époque archaïque, dans l’immense majorité des cas, ce sont les parents qui érigent ces monuments pour leurs enfants morts prématurément ; mais elle connaît aussi quelques cas où c’est la génération suivante qui érige le monument pour la génération précédente.
Troisième quart du vie s., d’après le style du monument, notamment la forme de l’anthémion, et la paléographie 76.
DU 2 - Base de Mammia
Grande base en marbre gris-bleu.
Éditions : K. S. PITTAKIS, AEph 1841, p. 465 no 707 et AEph 1853, p. 988 no 1717 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. n o 2 1745 ; S. A. Koumanoudis, AEE 3114 ; U. Koehler, IG II 3917 ; J. Kirchner, IG II 12031 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 119 no 7).
Reproduction : fac-similé Pittakis (1841).
Ƒƥuuƣƥ : ǺƴƭƶƷƣƼưƲƵ.
ǺƴƭƶƷǁưƲƵ err. Pittakis (1853).
Mammia fille d’Aristiôn.
Publiée par Pittakis en 1841. Il dit qu’elle a été trouvée « dans les fouilles archéologiques vers le nord du Pirée, à l’endroit appelé Vari » (je traduis). Il publie à nouveau l’objet en 1853, en donnant une indication différente quant à la provenance : « Je l’ai trouvé le 15 mars 1833 dans la partie ouest d’Athènes, dans une oliveraie, à l’endroit que nous appelons maintenant Azôgeras » (je traduis). Kirchner, dubitatif, indique comme lieu de provenance « entre le Pirée et Athènes ? » ; Koehler ne mettait pas de point d’interrogation. Giannopoulou-
74. Harl pense que les 12 pieds de hauteur que donne Fauvel doivent s’appliquer au fût seulement, ce qui fait
en tout 4,33 m ; mais la partie inférieure de la stèle retrouvée, qui s’insérait dans une plinthe, ne mesure que
0,085 m de hauteur, ce qui est trop peu pour assurer la stabilité d’un monument aussi grand. La mesure de
12 pieds donnée par Fauvel s’applique probablement à la hauteur totale du monument, anthémion compris ;
c’est aussi ce que comprend Beschi.
75. Je reproduis ici une lithographie de cette œuvre. Une copie de l’original, vendu aux enchères en 2014, est
conservée à Chicago, The David and Albert Smart Museum of Art, inv. no 1980.33. 76. Jeffery attribue l’inscription au maçon A3, qui se caractérise par l’extrême finesse de ses lettres. Ce graveur
aurait œuvré sur deux autres monuments, datés avec incertitude de 560-550. Mais elle n’est parvenue à
identifier que six à dix mains pour les stèles archaïques attiques et elle hésite à différencier A3 de A1. L’étude
des mains, qui a abouti à des résultats satisfaisants pour l’époque classique et hellénistique à Athènes, vu
la quantité de documents à disposition et la longueur des textes, n’est pas fiable pour cette haute époque,
car la quantité de matériel épigraphique n’est pas suffisante, et consiste souvent en quelques lettres sur des
monuments funéraires.
430 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Konsolaki pense que cette base vient d’Aixônè d’après la stèle suivante, trouvée au même endroit, et suppose que Pittakis s’est trompé en mentionnant Vari « vers le nord du Pirée », et qu’il a voulu dire « vers le sud du Pirée ». Mais alors qu’ailleurs dans son ouvrage elle est la première à défendre la rigueur scientifique de Pittakis, elle est prête ici à rejeter son double témoignage. Comme il a trouvé les deux pierres lui-même, il est peu probable qu’il se soit trompé d’endroit deux fois ; elles doivent provenir du sud-ouest d’Athènes, entre la ville et le Pirée. Par conséquent, rien ne permet de lier cette base au dème d’Aixônè, d’autant plus que ces deux anthroponymes ne se retrouvent pas dans la prosopographie de notre dème. La pierre est perdue depuis longtemps. Déjà Koumanoudis ne sait pas où elle se trouve. Aucune date n’est proposée par l’éditeur.
DU 3 - Stèle de Stratôn, Phanô, Pausanias
Stèle funéraire en marbre blanc, ornée d’un vase sculpté en relief. L’inscription se trouve en dessus du vase.
Édition : K. S. PITTAKIS, AEph 1841, p. 465 no 708 (A. R. Rangabé, Antiq. Hell. no 1776 ; S. A. Koumanoudis, AEE 3321 ; U. Koehler, IG II 4132 ; J. Kirchner, IG II2 12666 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 119 no 8).
Reproduction : fac-similé Pittakis, repris chez Koehler.
ƗƷƴƠƷƼư. ƚƥưǁ. ƕƥƸƶƥưƣƥƵ.
ƗƴƠƷƼư err. Pittakis dans sa transcription (le fac-similé est correct).
Stratôn. Phanô. Pausanias.
Pittakis dit qu’elle a été trouvée au même endroit que la base précédente, donc au sud-ouest d’Athènes, entre la ville et le Pirée. Koehler reprend cette indication (« au nord du Pirée »), ainsi que Kirchner, moyennant un raccourci (« trouvée au Pirée »). Mais Rangabé dit qu’elle a été trouvée « au sud du mont Hymette », et que le dème est Aixônè. Giannopoulou-Konsolaki pense de même. Koumanoudis préfère ne pas trancher : « trouvée au nord du Pirée, ou au sud de l’Hymette » (je traduis). Mais là encore, rien ne permet de rattacher cette stèle à Aixônè, et aucun de ces trois noms n’apparaît dans la prosopographie du dème, à part peut-être Stratôn (voir annexe IV, s.v. « [ƗƷƴ ?]ƠƷƼư ǺưƷƭuƠƺƲƸ »). Voir aussi le commentaire à DU 2. La stèle était déjà perdue à l’époque de Koumanoudis.
ive s. (Kirchner).
DU 4 - Colonnette de …sthénès
Colonnette en marbre gris-bleu, trouvée à Aixônè.
Édition : Fr. LENORMANT, « Inscriptionum Graecarum ineditarum centuria prima, centuria secunda et tertia, centuria quarta », RhM 21 (1866), p. 379 no 166 (S. A. Koumanoudis, AEE 151 ; W. Dittenberger, IG III 3554 ; SEMA no 3011).
[- - - -]ƶƬơưƫƵ
[- - -]ƴƠƷƲƸ
[ƆȞƱ]ƼưƩǀƵ.
…sthénès fils de …ratos d’[Aix]ônè.
La colonnette est aujourd’hui perdue.
Les publications de Lenormant sont controversées, et cette inscription, ainsi que la suivante, sont considérées comme inauthentiques par les auteurs des IG. Les auteurs du SEMA les intègrent cependant, dans la catégorie des « Suspecta », car il n’est pas exclu que certaines de ces trouvailles soient bien réelles, et soient retrouvées dans le futur.
Aucune date n’est proposée par l’éditeur. Le type de support indique plutôt l’époque hellénistique ou l’époque romaine.
CORPUS DES MONUMENTS FUNÉRAIRES INSCRITS D’AIXÔNÈ ET DES AIXONÉENS 431
DU 5 - Colonnette de Dionysodôra
Coll. privée ?
Colonnette en marbre gris-bleu.
Édition : Fr. LENORMANT, « Inscriptionum Graecarum ineditarum centuria prima, centuria secunda et tertia, centuria quarta », RhM 21 (1866), p. 229 no 35 (S. A. Koumanoudis, AEE 128 ; W. Dittenberger, IG III 3553 ; SEMA no 3010).
ƉƭƲưƸƶƲƨǁƴƥ
ƗƼƶƠưƨƴƲƸ
ƆȞƱƼươƼƵ
ƧƸưƢ .
Dionysodôra femme de Sôsandros d’Aixônè.
Trouvée à Athènes dans une maison privée sur la rue Adrianou. Sur les doutes quant à son authenticité, voir le commentaire à DU 4.
Aucune date n’est proposée par l’éditeur. Le type de support indique plutôt l’époque hellénistique ou l’époque romaine.
DU 6 - Stèle de Kléôn fils de Kléôn (?)
Stèle en marbre blanc.
Édition : S. A. KOUMANOUDIS, AEE 3060 (W. Peek, « Attische Inschriften », MDAI[A] 67 [1942], p. 188 no 411 ; Giannopoulou-Konsolaki 1990, p. 142 no 31).
ƏƯơƼ[ư ƏƯơ]-
ƼưƲƵ (?) Ɔ[ȞƱƼưƩǀƵ ?].
Rest. Peek, sur le modèle de la colonnette HGL 34.
Kléôn fils de [Klé]ôn (?) d’A[ixônè] (?)
Mentionnée par Koumanoudis à la stoa d’Hadrien, où la stèle se trouvait toujours à l’époque de Peek. Elle est aujourd’hui perdue. Le lieu de découverte de la stèle est inconnu 77. Ce Kléôn appartient à la même famille que la femme de l’inscription HGL 34 selon Giannopoulou-Konsolaki, mais la restitution du démotique est loin d’être certaine. Kléôn est un nom très courant en Attique, et attesté dans maints dèmes commençant par alpha (voir LGPN, s.v. ; par exemple à Azènia, où deux Kléôn sont attestés à l’époque impériale).
Époque romaine (Peek).
77. Sur les multiples provenances possibles des objets conservés à la stoa d’Hadrien, voir Kokkou 1977, p. 175-
176.
ANNEXE III
LES TESTIMONIA ANTIQUES SUR AIXÔNÈ
Les textes sont classés par ordre chronologique.
Texte 1.1 : Cratinos (poète comique athénien, ve s.) et Nausicratès (poète de la Comédie moyenne, vers 350) chez Athénée, VII 325 e-f (éd. Loeb) (= frag. 236 et frag. 1.6-11 Kassel-Austin) Dans les lignes qui précèdent, le poète du ive s. Archestratos fait l’éloge du rouget de Teichioussa (sur le territoire de Milet), et ajoute que ceux de Thasos, Téos et Érythrées ne sont pas mal non plus.
– ƏƴƥƷʶưƲƵ ƨ’Ȃư ƘƴƲƹƼưƣː ƹƫƶƣưž ƲȺƨ’ ƆȞƱƼưƣƨ’ ȂƴƸƬƴƿƺƴƼư ȂƶƬƣƩƭư ȆƷƭ ƷƴƣƧƯƫư ƲȺƨɘ ƷƴƸƧƿưƲƵ ƲȺƨɘ ƨƩƭưƲ˅ ƹƸɚư uƩƯƥưƲǀƴƲƸ . ƒƥƸƶƭƮƴƠƷƫƵ ƨ’ȯ ƮƼuːƨƲƳƲƭɞƵ ȂƳƥƭưƩʶ ƷɖƵ ƆȞƱƼưƭƮɖƵ ƷƴƣƧƯƥƵ Ȃư ƒƥƸƮƯƢƴƲƭƵ ƯơƧƼư ƲȿƷƼƵž uƩƷ ’ ƥȺƷ˒ư ƨ’ƩȞƶɜư ȂƮƳƴƩƳƩʶƵ ƹǀƶƭư ƥȟ ƱƥưƬƿƺƴƼƷƩƵ, ǵƵ ƮƯǀƨƼư ƆȞƱƼưƭƮɞƵ Ƴƥƶ˒ư DzƴƣƶƷƥƵ ȂưƷƿƳƲƸƵ ƳƥƭƨƩǀƩƷƥƭž ƥȥƵ Ʈƥɜ ƬƩɖư Ʒƭu˒ƶƭ ƹƼƶƹƿƴƲư Ʈƿƴƫư, ƨƩƣƳưƼư ȳƷƥư ƳơuƳƼƶƭ ƨ˒ƴƥ ưƥƸƷƣƯƲƭ.
– ƘƴƣƧƯƥƵ ƯơƧƩƭƵ.
– Et Cratinos dit dans Trophonios : « On ne peut plus manger de rouget d’Aixônè à la chair rouge, ni de raie, ni d’oblade à la nature étonnante 1 ». Nausicratès le comique loue dans les Nauclères les rougets aixonéens en ces termes : « Avec eux, sont d’une qualité remarquable ceux à chair fauve, que les flots aixonéens élèvent en ces lieux, les meilleurs de tous. Avec eux, les marins honorent la déesse vierge porteuse de lumière 2, quand ils (lui) envoient des offrandes (issues) de leurs repas » . – Tu parles des rougets.
1. L’oblade était réputée pour son astuce, voir Oppien, Halieutiques 3, 443-481 et Élien, NA 1, 41. Voir
Thompson 1947, s.v. « uƩƯƠưƲƸƴƲƵ ».
2. Le rouget était traditionnellement sacrifié à Hécate, la déesse triple, en raison d’une (fausse) étymologie
rapprochant ƷƴƣƧƯƫ du chiffre trois, voir Athénée, VII 325 a-d, avec le commentaire de B. Louyest, Mots de
poissons : le banquet des sophistes, livres 6 et 7, d’Athénée de Naucratis (2009), p. 307-308. La déesse dirigeait les
navigateurs sur les flots d’après la Théogonie d’Hésiode, voir Thompson 1947, s.v. « ƷƴƣƧƯƫ ».
434 UNE MICROHISTOIRE D’ATHÈNES. LE DÈME D’AIXÔNÈ DANS L’ANTIQUITÉ
Texte 1.2 : Nausicratès chez Athénée, VII 330 b (frag. 1.6-11 Kassel-Austin)
– ƒƥƸƶƭƮƴƠƷƫƵ Ȃư ƒƥƸƮƯƢƴƲƭƵž ƳƴƲƩƭƳɢư ƨɘ ƳƩƴɜ ƧƯƥǀƮƲƸ ƷƲ˅ ȞƺƬǀƲƵ ȂƳƭƹơƴƩƭž ƥȟ ƱƥưƬƿƺƴƼƷƩƵ, ǵƵ ƮƯǀƨƼư ƆȞƱƼưƭƮɞƵ Ƴƥƶ˒ư DzƴƣƶƷƥƵ ȂưƷƿƳƲƸƵ ƳƥƭƨƩǀƩƷƥƭž ƥȥƵ Ʈƥɜ ƬƩɖư Ʒƭu˒ƶƭ ƹƼƶƹƿƴƲư Ʈƿƴƫư, ƨƩƣƳưƼư ȳƷƥư ƳơuƳƼƶƭ ƨ˒ƴƥ ưƥƸƷƣƯƲƭ.
– ƘƴƣƧƯƥư ƯơƧƩƭƵ ƧƥƯƥƮƷƲƺƴ˒Ʒƥ ƗƭƮƩƯɞƵ ȱư ƳƢƧưƸƶƲƺƯƲƵ ˄ƿuƦƲƵ.
– Nausicratès, dans les Nauclères, après avoir parlé du poisson glauque, ajoute : « Ceux à chair fauve, que les flots aixonéens élèvent en ces lieux, les meilleurs de tous. Avec eux, les marins honorent la déesse vierge porteuse de lumière, quand ils (lui) envoient des offrandes (issues) de leurs repas ». – Tu parles du rouget couleur de lait, que la populace sicilienne appelle turbot.
Texte 2 : Xénophon, Helléniques II 4, 26-27 (trad. J. Hatzfeld, éd. CUF) (ive s.) Nous sommes juste après l’éviction des Trente, en 404, alors que les Dix gouvernent la cité d’Athènes avec les hipparques. Le parti du Pirée, qui regroupe les partisans de la restauration de la démocratie, s’oppose au parti de la ville, qui soutient l’oligarchie.
Ƙ˒ư ƨ ’ȂƮ ƷƲ˅ ǶƶƷƩƼƵ ǶƯƯƲƵ uɘư ƲȺƨƩɜƵ ƶɠư ȳƳƯƲƭƵ ȂƱʧƩƭ, Ʋȟ ƨɘ ȟƳƳƩʶƵ ȆƶƷƭư ȳƷƩ Ʈƥɜ ƯʦƶƷɖƵ ȂƺƩƭƴƲ˅ưƷƲ Ʒ˒ư ȂƮ ƕƩƭƴƥƭ˒Ƶ , Ʈƥɜ Ʒɚư ƹƠƯƥƧƧƥ ƥȺƷ˒ư ȂƮƥƮƲǀƴƧƲƸư. ƕƩƴƭơƷƸƺƲư ƨɘ Ʈƥɜ Ʒ˒ư ƆȞƱƼươƼư Ʒƭƶɜư ƩȞƵ ƷƲɠƵ ƥȻƷ˒ư DzƧƴƲɠƵ ȂƳɜ Ʒɖ ȂƳƭƷƢƨƩƭƥ ƳƲƴƩƸƲuơưƲƭƵž Ʈƥɜ ƷƲǀƷƲƸƵ ƐƸƶƣuƥƺƲƵ ȯ ȣƳƳƥƴƺƲƵ DzƳơƶƹƥƱƩ , ƳƲƯƯɖ ƯƭƷƥưƩǀƲưƷƥƵ Ʈƥɜ ƳƲƯƯ˒ư ƺƥƯƩƳ˒Ƶ ƹƩƴƿưƷƼư ȟƳƳơƼư. (27) ǺưƷƥƳơƮƷƩƭưƥư ƨɘ Ʈƥɜ Ʋȟ Ȃư ƕƩƭƴƥƭƩʶ Ʒ˒ư ȟƳƳơƼư ȂƳ ’DzƧƴƲ˅ ƯƥƦƿưƷƩƵ ƏƥƯƯƣƶƷƴƥƷƲư ƹƸƯʨƵ ƐƩƲưƷƣƨƲƵ.
Des gens de la ville, personne ne sortait en armes, sinon parfois les cavaliers qui faisaient prisonniers des maraudeurs du parti du Pirée, et qui maltraitaient son infanterie. Ils tombèrent une fois sur des hommes du dème d’Aixônè, qui allaient à leurs champs pour prendre des vivres ; ces gens-là furent égorgés sur l’ordre de l’hipparque Lysimaque, malgré leurs supplications, et beaucoup de cavaliers le trouvèrent mauvais. [27] Par représailles, ceux du Pirée prirent dans la campagne quelques cavaliers et parmi eux Callistratos de la tribu Léontis qu’ils tuèrent.