Wish T2 Evie

Audrey Carlan · Chapitre 20 sur 24

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Wish T2 Evie

Chapitre 18

 

Le trajet jusqu’à la réserve est long et silencieux. Nous avons pris mon Cayenne, qui est un peu plus confortable que son pick-up pour un si long voyage.

– Pourquoi tu n’aimes pas conduire ? demande Milo, sa main sur la mienne.

– Tu vas trouver ça bizarre, je dis en tournant la tête vers lui pour étudier son profil.

Il m’a laissé lui faire une demi-queue-de-cheval aujourd’hui, et j’aime voir ses cheveux tomber sur ses épaules alors que son visage est dégagé. Sur Dezba, il incarnerait à merveille un guerrier amérindien, mon héros à moi. C’est comme ça que je le perçois, ces derniers temps.

Tout ce qui concerne Milo semble s’adapter parfaitement à ma vie. Il est resté solide et calme à mes côtés, que ce soit au sujet du décès de mon père, de la dispute avec ses parents, de celle avec ma sœur ou de mes sentiments confus pour ma mère. Je peux me reposer sur lui et lui confier mes peurs sans craindre d’être jugée ou punie. Il est la seule personne qui soit concentrée uniquement sur mon bien-être et mon bonheur.

– Tu n’as rien de bizarre, Evie. Tu es douce. Parfois un peu folle, toujours forte. Mais jamais bizarre.

– Je n’aime pas conduire, parce que quand maman m’apprenait, on a eu un accident. Elle s’est cogné la tête contre la vitre et il a fallu lui faire des points de suture. Elle était déjà malade, à ce moment-là, et monter en voiture pour apprendre à une ado à conduire la fatiguait beaucoup, mais j’étais déterminée à apprendre. J’avais besoin de pouvoir nous conduire à l’école, au supermarché, et l’emmener à l’hôpital quand elle n’allait vraiment pas bien.

– Alors, tu as peur d’avoir un accident ?

– Non. Je sais que j’apprenais tout juste, à l’époque, et j’ai fait une erreur. Je croyais avoir la priorité et ce n’était pas le cas. L’autre voiture nous est rentrée dedans, du côté de maman.

– Je vois.

– En fait, je stresse seulement quand je conduis et qu’il y a quelqu’un d’autre dans la voiture. C’est trop de responsabilités, d’avoir la vie d’un autre entre mes mains. Je n’aime pas ça.

– Et nos enfants ?

Je fais tourner ma bague de fiançailles sur mon doigt et souris lorsqu’elle scintille sous les rayons du soleil.

– C’est toi qui leur apprendras.

Il sourit jusqu’aux oreilles.

– Non, je veux dire, comment tu feras quand ils seront dans ta voiture ?

– Eh ben, il va falloir qu’on y réfléchisse sérieusement. Déjà, on mettra le bébé au milieu, à l’arrière. Peut-être qu’on devrait regarder quels modèles de voiture sont les plus costauds et les plus sécurisés.

Milo éclate de rire et serre ma main dans la sienne.

– On fera en sorte d’avoir un tank.

– Parfait. Au fait, ça ne dérange pas tes parents qu’on dorme chez eux ?

Il secoue la tête.

– Est-ce qu’on doit dormir dans des chambres séparées ? je demande d’un ton moqueur. Je peux dormir sur le canapé de Toko, tu sais.

Il porte ma main à sa bouche et l’embrasse sans quitter la route des yeux.

– Personne ne nous séparera. Tu dors dans mes bras.

Je me tourne dans mon siège et imite son geste, baisant chacun de ses doigts. Je prends alors son pouce dans ma bouche et le caresse avec ma langue, sentant son empreinte sous mes papilles.

– Evie… gronde-t-il en fronçant les sourcils.

– Quoi ? je demande en titillant son doigt avant de le mordiller. Je veux juste montrer à mon mec ce qui l’attend dans sa chambre d’enfant.

– J’ai hâte de voir ça ce soir, Nizhoni. J’espère que ma patience sera récompensée.

– Tu n’as pas idée…

Il rit dans sa barbe et ramène nos mains sur la console centrale tandis que nous arrivons au portail de la réserve. Il baisse la vitre et parle en navajo au gardien, qui nous laisse passer. On traverse la réserve et, au lieu de déposer nos affaires chez ses parents, il nous emmène de l’autre côté, chez mon grand-père.

La voiture de Camden est déjà là, Milo se gare à côté. Toko sort de sa maison et je suis tout émue de voir sa posture stoïque tandis qu’il avance sur le porche. Milo sort de la voiture et en fait le tour pour ouvrir ma portière et m’aider à descendre.

Je marche vers mon grand-père, qui ouvre les bras, et je presse le pas pour me jeter contre lui, respirant son parfum de feu de cheminée et de bois de santal, un peu comme celui de Milo, mais avec quelque chose d’unique qui n’appartient qu’à Toko.

Il pose alors sa main sur ma tête et me serre longtemps contre lui.

J’entends la porte de chez lui s’ouvrir et se fermer, puis des bruits de pas.

– Salut, beau gosse, dit Suda Kaye, me faisant sourire.

Toko prend mon visage dans ses mains et lève mon menton pour me regarder longuement dans les yeux.

– Tu vas bien, Taabe ?

– Oui, je vais bien, Toko.

Il m’embrasse sur le front, puis ses yeux se lèvent sur quelque chose, derrière moi.

– Tu as pris soin de mon soleil ?

– Oui, Tahsuda, et je ne cesserai jamais, répond Milo dans un comanche parfait.

Je tourne la tête vers lui et le regarde, bouche bée.

– Tu parles comanche !

– Assez pour me débrouiller.

– Je n’en reviens pas !

Suda Kaye glousse et s’assoit sur la rambarde en bois.

– Tu es plein de surprises, Milo, s’émerveille-t-elle d’un ton moqueur.

– C’est clair ! j’acquiesce en riant.

– Montre à Toko l’autre surprise qu’il t’a faite l’autre soir, dit Suda Kaye.

Je me tourne vers mon grand-père et lui montre ma main en souriant jusqu’aux oreilles.

– Je vais me marier, Toko !

Il regarde ma main, puis mon visage fou de joie, puis Milo. Alors, lentement, il sourit jusqu’aux oreilles.

– C’est une belle journée. Nous allons fêter ça.

Suda Kaye descend de la rambarde en sautant.

– Ooooh, j’espère que ça implique un calumet de la paix ? Et une danse ? Et plein de vin !

Toko secoue la tête.

– Tu es trop jeune, répond-il simplement.

– J’ai presque vingt-neuf ans ! Ça fait onze ans que je suis adulte, Toko, rouspète-t-elle.

– C’est ce que j’ai dit. Tu es trop jeune.

Et c’est tout. Car Toko est la loi.

Je ricane, car Suda Kaye se met à dresser la liste de toutes les raisons pour lesquelles elle est assez âgée pour fumer avec les anciens. Elle rêve de le faire depuis qu’elle a cinq ans, et Toko a toujours répondu qu’elle était trop jeune.

Camden sort de la maison, tenant deux verres de thé glacé dans les mains.

– Chéri, dis à Toko que j’ai l’âge de fumer le calumet de la paix.

– Vous faites vraiment ça ? demande-t-il à Toko.

– Ce n’est pas un calumet de la paix, répond mon grand-père en secouant la tête. C’est un stéréotype.

– Mais ça apaise votre esprit, non ? demande Suda Kaye en dévisageant Toko, une main sur la hanche, signe qu’elle s’apprête à s’enflammer.

– Ma biche, ce n’est pas bien de fumer, répond Camden.

– Tu es de son côté ? s’exclame-t-elle. Mais non ! Tu es légalement tenu d’être dans mon camp chaque fois que je me dispute avec quelqu’un !

– Pas avec ton grand-père, non, dit Cam en souriant. Je ne suis pas fou. Et s’il dit que tu es trop jeune pour fumer quelque chose qui n’est pas bon pour toi, alors je suis de son côté, oui.

– Tu seras privé de sexe ! lance-t-elle aussitôt.

Derrière moi, Milo éclate de rire et je lui mets un petit coup de coude.

– Ne t’en mêle pas, va. Une fois qu’elle est lancée, impossible de l’arrêter ! Et elle s’emballe toujours à ce sujet.

– Si ça peut te rassurer, Suda Kaye, je n’ai jamais fumé avec les anciens moi non plus, dit-il à ma sœur.

Elle l’étudie d’une mine boudeuse et semble évaluer son honnêteté.

– Ça craint ! Il n’y a que moi qui considère ça comme un rite de passage ? J’ai besoin d’être en symbiose avec mon peuple, les esprits et les dieux !

– Tu as besoin d’être en symbiose avec la réalité, sœurette, et de comprendre que tu ne fumeras jamais cette pipe !

Elle grimace et se laisse tomber sur une chaise, comme le ferait un enfant capricieux.

Ouf, la crise est passée. Elle va ruminer sa frustration jusqu’à ce qu’autre chose de brillant ou d’excitant lui fasse oublier qu’elle est contrariée.

Milo se retourne et je suis son regard, découvrant ses parents qui marchent vers la maison. Ils viennent tout droit vers nous. Milo les prend l’un après l’autre dans ses bras, et j’en fais de même.

– Bonjour, vous nous avez vus arriver ? je demande.

– Oui, et j’étais trop excitée pour attendre, répond Lina en se tournant vers mon grand-père, inclinant la tête en signe de respect. J’espère qu’on ne vous dérange pas. J’avais hâte de voir mon fils.

– Pas du tout, soyez les bienvenus, Lina et Sani, répond-il avant de s’adresser à ma sœur. Huutsuu, peux-tu apporter un rafraîchissement à nos invités ?

Elle se lève joyeusement, prouvant qu’elle a déjà oublié sa colère.

– Bien sûr !

Je présente les parents de Milo à Camden alors que Suda Kaye revient avec deux verres de thé glacé.

– Bonjour, je suis Suda Kaye. La petite fille de Toko.

– Oui, la cadette de Catori, répond Lina en souriant tendrement. Tu partages beaucoup de sa beauté.

– Oui, merci. Je suis ravie de vous rencontrer. J’adore votre fils et j’ai hâte qu’ils se marient.

Lina fronce les sourcils, clairement confuse.

– Qu’ils se marient ?

Elle se tourne brusquement vers son fils et lui parle si vite en navajo que je n’arrive pas à suivre. Néanmoins, quoi qu’elle dise, cela semble plaire à Toko puisqu’il sourit et que son regard pétille de joie.

Elle saisit alors ma main, admire la bague et se jette dans mes bras.

– Enfin ! La femme qu’il faut à mon garçon ! s’exclame-t-elle, les larmes aux yeux.

– Shimá, mère, tu peux la lâcher, maintenant. Evie ne va nulle part, dit Milo en prenant mon bras pour m’attirer à ses côtés.

– On doit fêter ça ! dit-elle d’une voix tremblante.

– Youpi ! Une teuf sur la rez ! s’écrie ma sœur.

– Nous préparerons un festin. Tout le monde viendra.

Milo lève la main pour stopper sa mère.

– Shima, Evie et Suda Kaye viennent de perdre leur père. Elles sont ici pour mettre son esprit au repos avec leur grand-père. Elles ne sont pas ici pour faire la fête.

– Oh, mes pauvres filles, je suis navrée, chuchote-t-elle en navajo en se couvrant la bouche.

– Un dîner pour nos deux familles serait une bonne chose, un petit repas ? propose Sani en interrogeant Toko du regard, qui hoche la tête.

– Aoo, ’Aoo. Un repas pour réunir nos familles dans les bons comme dans les mauvais moments, acquiesce Lina en baissant la tête.

Je prends sa main et elle lève des yeux brillants vers moi.

– Merci. J’adorerais que nous dînions tous ensemble.

Lina hoche la tête et recule lentement tandis que Sani la prend par la taille.

– Il y a beaucoup à préparer.

– Suda Kaye et moi pouvons aider. Et Toko est un super-cuistot, je déclare.

– J’apporterai mon maïs frit, du pain et du vin.

Le vin était une évidence.

– Ce serait parfait, Tahsuda le sage. Merci. J’adorerais que vous m’aidiez, Evie et Suda Kaye. Peut-être les hommes pourraient-ils faire visiter la réserve à Camden ?

– Ce serait super, répond Cam en caressant le bras de ma sœur. Evie m’a beaucoup parlé de Dezba et d’Adinidiin.

– Oooh, comment va la petite ? je demande à Sani.

– Elle est parfaite. Elle est au pré avec Dezba et Chenoa. Milo t’y emmènera quand tu seras prête.

– J’ai hâte de les ramener à la maison. Ce sera super de les voir tous les jours.

– Absolument, murmure Milo avant de m’embrasser sur la tête.

– Alors, à tout à l’heure, dit Lina en tendant son verre à Milo.

Sani en fait de même, puis il prend la main de sa femme et ils repartent à pied vers leur maison.

 

– Le dîner était génial, je dis en enlevant mon pull avant de le jeter par terre.

Milo ferme la porte et tourne le verrou.

Je défais mon jean et le baisse en remuant les fesses, enivrée par le vin qu’adore tant mon grand-père. Je commence à vaciller et tombe assise sur le lit en réalisant que je n’ai pas ôté mes bottines. J’éclate de rire et me dépêche de les enlever pour finir de baisser mon jean.

– Yes ! je m’exclame joyeusement.

– Nizhoni, tu as une promesse à tenir, ronronne Milo de sa grosse voix.

Je lève la tête et le trouve appuyé contre la porte, les bras croisés sur son torse musclé.

– Pardon ? je demande en me levant et en posant mes mains sur mes hanches.

Il décroise les bras, défait son jean et le baisse juste assez pour en extraire son érection.

Ma gorge devient sèche, mais je salive d’impatience. Je déglutis et me lèche les lèvres en le regardant se branler lentement.

– À genoux, mon amour, ordonne-t-il en se caressant une nouvelle fois.

Le ton sérieux et le timbre sévère de sa voix sont un puissant aphrodisiaque. Je défais mon soutien-gorge et le laisse tomber par terre, car je veux combler tous ses désirs. J’enlève ensuite ma culotte en dentelle, qui atterrit à côté de mon soutien-gorge. Le regard de Milo s’embrase.

– Nizhoni… marmonne-t-il d’une voix torturée.

J’avance jusqu’à lui et pose mes mains sur son torse. Je défais sa chemise et la lui enlève, l’obligeant à lâcher son sexe. Il prend ensuite mon visage dans ses mains et m’attire à lui, s’emparant de ma bouche dans un baiser fiévreux.

Mon sang s’embrase et je plaque mon corps au sien en glissant une main entre nous pour empoigner sa verge épaisse. Il grogne dans ma bouche avant d’y plonger sa langue, et je le caresse lentement de haut en bas.

Il dévore ma bouche jusqu’à ce que je sois à bout de souffle et que je rompe le baiser. Je dessine un cercle sur son gland avec mon pouce, étalant son liquide préséminal, mais je suis trop impatiente de le sentir sur ma langue.

Je tombe à genoux et baisse son jean sur ses chevilles. Il s’est déjà déchaussé et je l’aide à enlever complètement son pantalon. Puis je pose mes mains sur ses mollets et les remonte sur ses cuisses puis sur ses fesses, que j’empoigne fermement. Il avance son bassin, son sexe n’est plus qu’à deux centimètres de mon visage.

Je souris et lève les yeux vers lui en posant ma joue contre son membre, puis je l’embrasse délicatement sur la base. Milo est complètement rasé, il n’a pas un seul poil entre les cuisses, ce qu’il entretient tous les jours et qui fait que sa peau est parfaitement lisse. Son torse est imberbe aussi, mais ça, c’est naturel.

– Ne t’amuse pas à m’allumer, gronde-t-il.

Il plonge ses doigts dans mes cheveux et les empoigne, tirant juste assez pour m’exciter et faire pulser mon sexe.

Je souris jusqu’aux oreilles et promène ma bouche sur sa verge, de la base jusqu’au gland. Je le titille avec la pointe de ma langue, et il tire un peu plus mes cheveux, sans pour autant me forcer à le prendre. Il semble heureux de me laisser mener la danse, or je compte offrir à mon homme l’orgasme le plus intense de sa vie.

Sans le quitter des yeux, je prends son gland entre mes lèvres et le suce fort. Milo siffle et penche la tête en arrière, contre la porte.

– Regarde-moi, bébé, j’ordonne en lâchant son sexe un instant.

Il baisse un regard amusé sur moi tandis que je taquine à nouveau son gland avec ma langue pour l’avaler une nouvelle fois.

Je promène mes mains sur ses cuisses musclées, puis sur ses fesses rebondies et ses abdos carrés. Il pousse un grognement lorsque je saisis la base de son sexe pour le branler pendant que ma bouche s’occupe de son gland. Je m’occupe ensuite de le lécher là où la peau est si sensible, tout en faisant rouler ses testicules dans ma main.

Milo retient son souffle et je ne m’arrête pas, lapant les gouttes de son essence avant de frotter son gland à ma bouche pour l’avaler de nouveau. Je me prends tellement au jeu que je libère une de mes mains pour la glisser entre mes cuisses, découvrant que je suis plus trempée que jamais. Je fais dessiner un cercle à mon clitoris et gémis avec la verge de Milo dans ma bouche, en me mettant à balancer mes hanches d’avant en arrière.

– Evie… prévient Milo en avançant lui aussi le bassin, cherchant l’orgasme.

Il est couvert de sueur et ses veines sont saillantes. Soudain, il empoigne mes cheveux.

– Vas-y, je chuchote.

Fascinée et plus excitée que jamais, je regarde ses narines se dilater alors qu’il plonge son autre main dans mes cheveux avant de s’enfouir aussi loin que possible dans ma gorge.

Je suis tellement détendue par tout le vin que j’ai bu et l’excitation qui brûle dans mes veines que je n’ai aucun mal à accommoder Milo dans ma gorge. C’est un peu étroit et brutal, et j’adore ça.

Le corps tout entier de Milo frémit de plaisir tandis qu’il prend ma bouche avec de violents coups de bassin. Soudain, il se fige et tous ses muscles se bandent.

Je pince sa fesse et fais rouler ses testicules dans mon autre main jusqu’à ce que je sente sa chaleur dans ma paume quand sa semence se précipite dans son sexe pour jaillir dans ma bouche en de puissantes giclées.

– Mon Evie, gémit-il.

Je le suce et l’avale jusqu’à sentir ses mouvements perdre en intensité. Il s’appuie mollement contre la porte et se retire de ma bouche, puis il se penche pour me mettre debout et me prendre dans ses bras. Il nous fait marcher jusqu’au lit et nous y allonge avant de s’emparer de ma bouche.

Je suis sur un nuage et mon corps désespère de le sentir, mais je n’ai pas à attendre longtemps. Lorsqu’il en a fini avec ma bouche, ses lèvres et sa langue descendent sur ma gorge jusqu’à mes seins, qu’il mordille et torture jusqu’à ce que je sois au bord de l’orgasme.

– Milo, bébé, je chuchote en me cambrant.

Il suce si fort mon téton que je pousse un cri et m’agrippe à sa tête de lit en bois.

– Chut, tu ne veux pas que ma famille nous entende…

Il m’a pourtant dit durant le dîner qu’ils sont de l’autre côté de la maison et qu’ils dorment tous les deux comme des loirs. Néanmoins, cela me donne l’impression que ce qu’on fait est interdit ou tabou, et c’est encore plus excitant. Je ferme fort la bouche et il sourit avant d’explorer le reste de mon ventre jusqu’à mon nombril.

– Écarte, dit-il.

Aussitôt, je plie les jambes et les ouvre comme les ailes d’un papillon. Sans hésiter. Je sais ce qu’il compte faire et ça me ravit. Ces deux dernières semaines, Milo m’a prouvé plus d’une fois qu’il est un amant très créatif et attentionné.

Il pousse un grognement guttural, comme un animal prêt à en dévorer un autre. Ses mains empoignent mes cuisses pour les immobiliser tandis qu’il prend le temps de regarder mon sexe.

– Mon Evie… susurre-t-il alors que son pouce caresse ma fente avant de la pénétrer. Si chaude, pour moi, murmure-t-il, me faisant frissonner.

– Oui.

– Trempée, pour moi.

– S’il te plaît… je gémis en soulevant le bassin pour lui faire comprendre ce que je veux.

– Toute à moi, dit-il avant de poser sa bouche sur mon sexe.

Je me couvre la bouche pour étouffer mon cri et Milo me plaque si fort contre le lit que je n’ai d’autre choix que de profiter de chaque caresse de sa langue experte.

– Chéri…

Je baisse les mains pour les plonger dans ses superbes cheveux.

Je crois l’entendre ricaner lorsqu’il plonge deux doigts en moi avant d’aspirer mon clitoris dans sa bouche.

Je suis déjà si excitée de lui avoir taillé une pipe que je jouis instantanément, mais il continue. Il m’arrache un second orgasme, mais ne s’arrête toujours pas. Soudain, il saisit mes hanches et me fait rouler à plat ventre, puis il me tire au pied du lit, promenant sa langue depuis mon sexe jusqu’à ce bouton secret que personne n’a encore jamais touché. Il écarte mes fesses et dessine des cercles avec sa langue autour de la petite rosette jusqu’à ce que je recule contre sa bouche, cherchant à le sentir autant que possible.

Je n’ai pas eu le temps d’évaluer ce que je pense de ce plaisir nouveau qu’il se lève, place son gland à l’entrée de mon sexe et s’enfouit entièrement en moi. J’ai l’impression de le sentir jusque dans mon ventre. Il se penche ensuite sur moi et empoigne ma nuque, m’empêchant de bouger. Je lève les fesses et me cambre contre lui tandis qu’il se retire et me reprend aussitôt.

– Oh, tu es tellement profond ! je m’exclame.

Il se retire lentement avant de s’enfouir de nouveau, doucement, laissant mon corps s’habituer à la position. Lorsque mon sexe lui a fait plus de place, ses mains descendent le long de mes côtes jusqu’à mes hanches, et il s’arrête.

– Tu veux plus fort, Nizhoni ?

– Mon Dieu, oui ! je chuchote.

Toutefois, je n’ai pas le temps d’inspirer car il entame aussitôt de puissants va-et-vient, si forts que mes genoux décollent du matelas. Il me soulève et me martèle, comblant mon sexe, encore et encore, jusqu’à ce que je ne sache plus où je suis. Je perds toute capacité à réfléchir en dehors de ce qui concerne sa verge épaisse et le plaisir qu’il me procure, en plus du sentiment d’être aimée, connectée et entière.

Je me mets à reculer les fesses contre lui, l’obligeant à me prendre plus fort. Il plante ses doigts dans la peau de ma hanche tandis que son autre main plonge dans mes cheveux. Il tire ma tête en arrière, m’obligeant à me cambrer jusqu’à ce que je sois à genoux, mon dos contre son torse.

Je tends le bras pour me tenir à sa nuque, sa main descend entre mes jambes.

– Donne-moi ce qui m’appartient. Je veux tout ton plaisir, grogne-t-il dans mon oreille avant de mordre la chair de mon épaule.

Je crie et mon sang bout dans mes veines. Un frisson électrique parcourt mon corps et j’explose enfin. Il plonge ses doigts dans ma bouche pour étouffer mon cri, et je les suce aussi fort que possible alors que mon orgasme me détruit cellule après cellule.

Milo ne ralentit pas le rythme, titillant mon clitoris sans relâche jusqu’à ce que mon orgasme se décuple à l’infini. Je ne sais pas où l’un s’arrête et ou l’autre commence, seulement que je m’envole encore et encore, toujours plus haut, tressautant contre mon homme.

Des étoiles brillent devant mes yeux et mon cœur bat plus vite que jamais. Milo finit quand même par jouir à son tour et il me serre contre lui en s’immobilisant en moi tandis que son corps est secoué de spasmes.

Lorsqu’il revient sur terre, il tourne ma tête vers lui pour m’embrasser. Il a le goût de lui et de moi mélangés, tout ce qu’il y a de plus beau sur terre.

– Tu me bouleverses, Nizhoni. Chaque fois avec toi est merveilleuse et magique.

Je souris, puisant dans mes dernières ressources pour lever la tête et sucer sa lèvre inférieure.

– C’était bon, pour moi aussi.

Il glousse contre mes lèvres et se retire, me faisant gémir et grimacer.

– Je t’ai prise trop fort, dit-il en fronçant les sourcils et en caressant ma lèvre avec son pouce.

– C’était parfait, je réponds avec un clin d’œil, tout en léchant son doigt.

Il n’empêche qu’il me soulève pour me porter dans la salle de bains de sa chambre.

Ce serait super que Toko ait ça dans sa maison.

– Tu veux te doucher ? demande Milo en posant mes fesses nues sur le meuble du lavabo.

– Trop fatiguée, je réponds en secouant la tête.

Je ferme les yeux et appuie ma tête contre le miroir alors que Milo fait couler l’eau. Bientôt, mes jambes sont écartées et Milo essuie les vestiges de notre amour avec un gant tiède. Je suis trop fatiguée pour être gênée de ne pas faire ça moi-même.

Lorsqu’il a fini, il me reprend dans ses bras et me ramène dans la chambre. Il retire la couette et m’allonge en plein milieu du lit avant de m’y rejoindre. Je me tourne sur le côté et il passe son bras sur ma taille pour me blottir contre lui.

– Bonne nuit, je marmonne en bâillant.

Il m’embrasse sur la joue avant d’y poser la sienne.

– Avec toi dans ma vie, en sécurité dans mes bras, mes nuits seront toujours bonnes.

– Je t’aime, je réponds en souriant.

– Je t’aime aussi. Bonne nuit, mon Evie.

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