det En dépit du passé

Jodi Thomas · Chapitre 25 sur 37

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det En dépit du passé

Chapitre 24

24

 

Lauren

Pour autant que Lauren le sache, l’histoire d’amour entre Tim et Polly était finie. Sa camarade de chambre s’était réveillée en maudissant Tim O’Grady et s’était endormie en jurant qu’elle le tuerait le lendemain, quand elle en aurait la force. Sa haine éternelle était née de l’insistance avec laquelle Tim cherchait à lui donner la passion des études.

Il l’accompagnait en cours, surveillait ses devoirs, reprogrammait tous les examens blancs qu’elle avait ratés et l’aidait à écrire chacun de ses articles de recherche. Pendant les repas, il lui ressassait les faits qui semblaient s’enfuir de son esprit. A la fin de la semaine, Polly jura qu’elle avait décidé de ne plus se teindre les cheveux, puisqu’elle se les serait tous arrachés d’ici la fin du semestre.

Après plus d’une année d’université, Tim s’était impliqué dans un projet : Polly. Il se passionnait enfin pour quelque chose. Il se bornait à sourire quand Polly s’embarquait dans une de ces diatribes dont elle avait le secret, comme s’il attendait que la pause se termine pour recommencer à étudier.

Le vendredi, quand elle eut réussi son tout premier examen, ils décidèrent tous trois de rentrer à Crossroads fêter l’événement. Ils allaient se goinfrer de cochonneries sucrées et trop salées et regarder des vieux films. Et, précisa Tim, réviser pour un examen d’histoire que Polly devait passer la semaine suivante.

Lauren était amusée de voir que le lieu qu’elle avait toujours rêvé de quitter était devenu son refuge. Quand elle appela son père pour le prévenir de leur arrivée, alors qu’ils étaient sur la route depuis une heure, ce dernier ne sembla pas particulièrement ravi par la nouvelle, et elle se demanda si son arrivée venait déranger une double vie dont elle n’avait pas connaissance.

Mais non. Sûrement pas. Pop ne vivait que pour son métier et pour elle. S’il avait un secret, ce ne pouvait être rien de bien méchant. Rien d’illégal. Comme un penchant pour les jeux en ligne ou les romans d’amour, par exemple.

— Je dois assister à une réunion aux bureaux du comté ce soir, dit-il. Est-ce que vous vous sentez capables de préparer le dîner sans faire brûler la maison ?

Lauren leva les yeux au ciel. Il lui disait la même chose depuis qu’elle avait cinq ans !

— Bien sûr, Pop. Mais ne prends pas la peine de faire les courses, ça te fera gagner du temps. On est presque arrivés, mais il va falloir que l’on s’arrête acheter quelques affaires pour Polly.

— Quel genre d’affaires ?

Ah, une chose qui ne changerait jamais non plus : son shérif de père poserait toujours des questions.

— Elle a oublié son sac à la résidence universitaire. On lui prendra un pyjama, et peut-être un sweat-shirt et un pantalon de jogging. Des sous-vêtements, du maquillage, ce genre de choses.

Du siège avant, Tim lança :

— Elle ne porte pas de sous-vêtements.

Lauren couvrit le téléphone en espérant que son père n’avait rien entendu.

— Tim rentre à la maison, lui aussi ? demanda son père, très calme.

— Oui.

— Est-ce qu’il y a une chance pour qu’il soit chez lui, cette fois ? Il n’habite qu’à quelques centaines de mètres, et je suis sûr que ses parents aimeraient le voir. J’ai failli lui tomber dessus, samedi dernier. Il dormait par terre dans le salon.

Lauren éclata de rire.

— Ça ne servira pas à grand-chose, Pop, mais je lui dirai d’aller dormir chez lui, promis !

— Parfait. Mets les courses sur ma note et rappelle à Tim que je veux qu’il soit parti de chez moi avant 22 heures.

Lauren raccrocha en réprimant un rire. Quand elle aurait un vrai petit ami, si elle en avait un un jour, son père ne le prendrait pas bien. Ma foi, l’expérience risquait d’être intéressante…

Ils s’arrêtèrent à un Walmart, quelques kilomètres plus loin. Tim prit un chariot pour s’occuper des courses tandis que Lauren et Polly allaient faire du shopping. Polly choisit un pyjama tout simple à l’effigie de Minnie, quelques T-shirts et une paire de tennis bon marché. Après dix minutes de vaines recherches, elle alla fouiller dans le rayon garçons, où elle trouva un sweat-shirt à capuche d’un bleu maussade et un pantalon baggy.

— Ça me tiendra chaud sur la terrasse, décréta-t-elle. Qui sait ? Je pourrais prendre l’habitude d’aller marcher au bord de notre lac, comme toi.

Lauren retint une réaction très puérile et faillit répliquer : « Ce n’est pas notre lac. C’est le mien. » Polly avait déjà gagné le cœur de Tim, et depuis le week-end précédent elle appelait son père « Pop ». Que ferait-elle ensuite ?

Tim les rejoignit en poussant un Caddie rempli de pizzas surgelées, de biscuits, de chips et de friandises de Halloween.

— Puisque ton père a une réunion ce soir, j’ai eu une idée, dit-il. Si on invitait quelques amis pour faire une petite fête ? Il y a les World Series à la télé.

Lauren faillit refuser, mais quel genre d’ennuis pouvaient provoquer des pizzas surgelées et un match de base-ball ?

— Ça pourrait être amusant.

— Je n’ai pas vraiment envie d’être avec des gens, marmonna Polly.

— Que sommes-nous pour toi, Polly Anna ? demanda Tim.

— Des amis, répondit-elle dans un sourire.

— Dans ce cas, que dirais-tu de rencontrer ce soir quelques-uns des amis de tes amis ? En rentrant, dimanche, nous te raconterons la vie de chacun d’entre eux, dans ses moindres détails. Tu auras le plaisir d’entendre la biographie complète d’une douzaine de gens parfaitement ennuyeux. Seuls ceux qui ont commencé à travailler après le lycée, ou qui se sont fait virer de la fac seront ici, à cette période de l’année.

— Il y a aussi ceux qui ont un an de moins que moi, précisa Lauren.

— Génial, soupira Polly en levant les yeux au ciel. J’ai hâte d’y être…

Lauren pensa rappeler son père pour le prévenir qu’elle organisait une petite fête, mais il travaillait. De toute façon, avec un peu de chance, la soirée serait terminée avant son retour. Les réunions du comté se prolongeaient parfois jusqu’après minuit.

A moins que… Peut-être que les réunions se terminaient plus tôt, mais qu’il arrivait à son père d’aller quelque part, ou de voir quelqu’un, après. Elle secoua la tête. Non. Impossible.

Trois heures plus tard, elle se rendit compte qu’elle n’aurait jamais dû organiser cette petite fête. Plusieurs des anciens copains de lycée de Tim étaient venus. Tim semblait ravi de les voir, mais elle sentait bien qu’il n’avait plus grand-chose en commun avec eux après une année à l’université. Ils travaillaient tous de 9 heures à 17 heures, tandis que le seul but de Tim dans la vie semblait être de repousser autant que possible le moment de trouver un travail.

Quelques filles, qui étaient encore au lycée, avaient aussi répondu à son invitation. Elles firent toutes mine d’avoir été ses meilleures amies et la bombardèrent de questions sur les garçons qui fréquentaient Tech. Mais n’en posèrent pas une seule sur les cours que l’on y suivait.

Un peu après 21 heures, Reid arriva. Contrairement aux autres, il portait un pantalon de ville et une chemise de costume. Il salua tout le monde, mais sans cesser de balayer la pièce du regard. Lauren, qui était dans la cuisine et sortait la dernière pizza du four, devina qu’il la cherchait.

Quand il la vit, il se dirigea droit vers elle.

— Bonsoir, Lauren, dit-il poliment. J’ai dû rentrer pour assister à une soirée organisée par mes parents. Un truc politique. En apprenant que tu étais rentrée pour le week-end, j’ai eu envie de passer te dire bonjour.

Lauren ne sut pas quoi répondre. Reid avait été correct avec elle, à la soirée des anciens élèves, mais ensuite, il y avait eu ce texto, que Tim lui avait montré. Elle ne savait pas si elle devait être furieuse contre lui ou faire mine de n’être au courant de rien.

Reid la dévisagea.

— Tu sors avec Tim, maintenant ?

— Non. Nous sommes toujours amis. Il nous a ramenées à la maison pour le week-end, ma camarade de chambre et moi. Tu sais, Polly.

Reid regarda tout autour de lui.

— Je doute qu’elle se rappelle de moi. C’est de l’histoire ancienne.

— Un peu comme nous deux, dit-elle en s’approchant de lui assez près pour que personne d’autre ne puisse l’entendre. Et la façon dont tu as « chopé » après le match des anciens élèves.

Reid sembla abasourdi. Ensuite, il comprit.

— Oh non ! Je ne parlais pas de toi, Lauren. Je me suis branché avec la blonde qui avait un rencard avec l’un de mes collègues de la fraternité. Tu te souviens d’elle. Elle m’a dragué pendant tout le match. Je t’assure, je ne parlais pas de toi !

Elle faillit éclater de rire devant sa gêne.

— Ne prends pas cet air horrifié, Reid. Moi, je sais que tu ne parlais pas de moi. Mais tous ceux qui savaient que nous avions rendez-vous auraient pu le penser.

A sa grande surprise, il sembla sincèrement désolé.

— Pas étonnant que Tim m’ait regardé de travers quand je l’ai croisé le lendemain, murmura-t-il. Comment est-ce que je peux me racheter, Lauren ?

Elle haussa les épaules. Elle n’avait nullement pitié de lui.

— En évitant de t’approcher de moi et de Polly.

— Promis, dit-il en souriant. Après tout, rien ne nous oblige à sortir de nouveau ensemble avant l’année prochaine.

— C’est vrai. Mais si tu rencontres Polly, sois gentil avec elle.

Par-dessus l’épaule de Reid, elle vit sa camarade de chambre venir vers eux.

— Promis. Si cette histoire revient aux oreilles de mon père ou du shérif, tu confirmeras ma version, d’accord ?

— Je dirai la vérité, rectifia-t-elle. Mais ne va pas t’imaginer que je te couvrirai. Je n’ai pas l’intention d’être ce genre d’amie.

— Compris.

Au même instant, Polly, qui marchait à reculons, lui rentra dedans. Elle se retourna vivement.

— Oh ! Pardon ! dit-elle.

Reid jeta un rapide regard vers Lauren avant de se tourner vers Polly.

— Non, c’est ma faute. J’étais au milieu de la pièce. Polly Pierce, c’est bien ça ? Je pense que nous nous sommes déjà rencontrés, mais je ne sais plus où. Je devais être ivre mort.

Elle hocha la tête, visiblement surprise qu’il se rappelle son nom.

— Tu connais Lauren ? demanda-t-elle.

Reid jeta un regard vers Lauren. Il savait qu’il devait être prudent.

— A Crossroads, tout le monde connaît tout le monde, se borna-t-il à répondre.

Plusieurs personnes se ruèrent dans la cuisine pour prendre une part de pizza, et Lauren perdit Reid et Polly de vue. Quand elle fit le tour de la pièce, quelques minutes plus tard, Reid regardait le match. Par la fenêtre, elle distingua une silhouette, vêtue d’un sweat-shirt bleu marine, qui se dirigeait vers le lac. Polly.

— Elle va bien ? demanda Tim, juste derrière elle.

— Je crois. La semaine dernière, elle a marché le long de la berge et a dit que ça lui avait plu. Peut-être qu’elle a besoin d’être seule pendant un moment.

— Reid ne lui a rien dit, au moins ?

— Non. Je ne crois pas.

Quand le match se termina, une heure plus tard, tous les invités prirent congé. La maison du shérif ne devait pas leur sembler être l’endroit idéal pour faire une fête d’enfer.

Tim, Lauren et Reid commencèrent à tout ranger, et Reid demanda où était Polly.

— Je l’ai emmenée marcher le long du lac, la semaine dernière, répondit Lauren. Je crois qu’elle a aimé l’impression de sérénité que l’on pouvait en retirer.

— Il y a longtemps qu’elle est partie. Est-ce que l’un d’entre nous ne devrait pas partir à sa recherche ?

Lauren pensait la même chose, mais qui pouvait bien y aller ? Elle ne voulait pas laisser Tim et Reid seuls ensemble, Tim n’aimerait pas la savoir seule avec Reid, et elle n’était pas certaine d’avoir envie que ce soit Reid qui parte à la recherche de Polly. Il pouvait faire preuve de la plus parfaite politesse, mais il lui arrivait aussi de se comporter comme la dernière des ordures.

Le dilemme fut résolu quand son père passa la porte.

— Salut, les enfants ! lança-t-il comme s’ils avaient encore seize ans. Vous vous amusez bien ?

Comme personne ne répondait, il regarda autour de lui.

— Où est Polly ?

— On en parlait, justement, répondit Lauren. Elle est partie se promener il y a une heure, mais nous commençons à avoir peur qu’elle se soit perdue.

Son père ne sembla pas trop inquiet.

— En une heure, elle aurait eu le temps de faire deux fois le tour du lac. Peut-être qu’elle s’est seulement assise quelque part pour regarder l’eau, comme tu le faisais. Appelle-la.

Lauren composa le numéro de Polly… et une sonnerie retentit dans la cuisine.

Son père prit aussitôt les choses en main.

— Si vous vous inquiétez, nous pouvons partir à sa recherche. Elle s’est peut-être arrêtée pour parler à quelqu’un.

— Nous avons rencontré la conservatrice du musée, qui vit dans l’un des bungalows un peu plus loin, mais Polly ne serait pas restée discuter avec elle pendant une heure, fit remarquer Lauren gagnée soudain par un mauvais pressentiment. Nous devons aller la chercher. Il fait nuit, maintenant. Elle ne connaît pas bien les lieux. Elle pourrait être tombée et s’être blessée.

Ce fut Tim qui exprima ses véritables craintes à voix haute.

— Elle est… sujette aux accidents.

Pop alla aussitôt chercher des lampes, qu’il distribua aux garçons.

— Tim, va en direction de ta maison. Reid, pars dans l’autre sens. Lauren, reste ici. Si l’un de nous trois la trouve, qu’il appelle Lauren. Elle préviendra les deux autres. Gardez toujours vos lampes allumées pour que chacun de nous trois voie où sont les deux autres. Pour ma part, j’inspecterai les chemins qui mènent aux bungalows qui sont un peu à l’écart du lac. Il ne nous faudra que quelques minutes pour la retrouver.

Debout sur la terrasse, Lauren suivit son père et les deux garçons des yeux. Qu’est-ce qui avait bien pu retenir Polly dehors à la nuit tombée ? Il y avait treize jours maintenant que l’accident avait eu lieu. Son bras était toujours bandé et, de toute façon, l’eau du lac était trop froide pour qu’elle soit allée nager. Elle n’était pas non plus du genre à aller frapper chez les gens pour leur dire bonjour.

Elle essaya de repousser la peur sourde qu’elle sentait monter en elle. Elle craignait que Polly ait de nouveau essayé de se faire du mal. Elle n’avait aucune preuve, mais… si l’histoire du miroir n’avait pas été un accident ? Polly pouvait l’avoir brisé dans un accès de colère et s’être entaillé le bras avec un éclat de verre. Si elle avait vraiment cherché à mettre fin à ses jours, elle pouvait recommencer. Un suicide sur le lac pouvait passer pour un accident. Les plus hauts des rochers surplombaient la surface de l’eau d’une bonne quinzaine de mètres.

De minuscules lumières dansaient le long de la berge du lac. Tim à droite, Reid à gauche. Ils avançaient lentement en inspectant chacun des pontons. Elle serra ses bras autour de sa taille pour essayer de se réchauffer. Si Polly était encore dehors, elle allait avoir froid.

Quand elles avaient rencontré Angela Harold, le dimanche précédent, Polly avait semblé intéressée par le musée. Elle s’était peut-être engagée dans le mauvais chemin en voulant retourner au bungalow qu’occupait la jeune femme.

Non. Impossible. Où qu’elle tourne, Polly ne pouvait perdre de vue ni le lac ni les lumières qui s’alignaient le long des berges.

Dans ce cas… peut-être qu’elle s’était tordu la cheville et arrêtée quelque part.

Elle continua d’attendre. A chaque minute qui passait, les ennuis lui semblaient se rapprocher.

Une voiture s’arrêta au bout de leur allée. C’était le Tahoe de Wilkes Wagner.

— Bonsoir, Lauren. Est-ce que ton père est à la maison, par hasard ?

— Non, il est parti chercher ma camarade de chambre. Elle est partie se promener et… euh, elle s’est perdue, expliqua Lauren en s’approchant. Vous pouvez le joindre sur son portable.

Wilkes fouilla la poche de son blouson et fronça les sourcils.

— J’ai oublié le mien. Est-ce que tu peux l’appeler ? J’ai une urgence.

Lauren pensa lui faire remarquer qu’ils avaient déjà une urgence sur les bras, mais la disparition de Polly ne semblait pas en être une. Après tout, elle n’était plus une enfant, et le lac était un endroit sûr. Elle composa le numéro de son père et tendit son portable à Wilkes.

— Dan ? dit Wilkes d’une voix forte, qui devait porter jusqu’à l’autre rive du lac. Quelqu’un est entré chez Angie. Il a mis toute la maison sens dessus dessous, et il y a des traces de sang sur le porche. On dirait qu’il y a eu une bagarre juste devant la porte.

Wilkes semblait inquiet, mais pas paniqué.

— Angie va bien, précisa-t-il. J’ai appelé le musée depuis chez elle, et elle y est encore. Dieu merci, elle travaillait tard. Je lui ai dit de rester à son bureau jusqu’à mon arrivée. Entendu. Je te retrouve d’abord au bungalow. Je suis d’accord. Si ce n’était qu’un cambriolage, il ne devrait pas y avoir de sang.

Il raccrocha et rendit son portable à Lauren.

— Ton père veut que tes amis reviennent et restent dans la maison dès qu’ils auront retrouvé Polly.

Il s’éloigna aussitôt, sans lui laisser le temps de poser une seule question.

Elle frissonna, et pas de froid, mais se reprit aussitôt. Il était peu probable que le lac ait été le théâtre d’un crime. Il y avait sans doute une explication toute simple à la présence de ces traces de sang. Peut-être qu’un lynx était venu du canyon et qu’il avait tué un chat, ou un chien. Peut-être qu’un cambrioleur s’était coupé en essayant d’entrer dans le bungalow. Elle vivait sur le lac depuis des années, et n’avait jamais entendu dire qu’un crime y ait jamais eu lieu.

De l’autre côté du lac, les deux minuscules faisceaux de lumière se rejoignirent. Tim et Reid avaient donc parcouru chacun leur moitié du lac sans l’appeler.

Où Polly pouvait-elle bien être ?

Elle ne pouvait plus attendre sans rien faire. Elle devait bouger. Entrer en action. Aider.

Puisque tout le monde cherchait Polly autour du lac, le seul endroit qu’elle pouvait inspecter était la route qui menait à la ville. Peut-être que Polly avait décidé d’aller à pied jusqu’à Crossroads.

C’était illogique, mais Polly n’était pas toujours logique.

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