Faceless lies (French Edition)
Chapitre 20
Je sors de la douche en peignoir et regarde l’écran de mon téléphone. Il est bientôt vingt heures. Je me rends dans la cuisine et remplis une casserole d’eau que je mets à bouillir avant d’y plonger des spaghettis. Cela ne vaut pas les bons repas que j’ai mangés au restaurant, mais au moins ça me comblera l’estomac. J’hésite à appeler Jake, j’ai envie de le voir et de me perdre sous ses caresses. Tandis que je marche dans le salon en scrutant mon écran, mon attention est attirée par le seuil de la porte d’entrée, il y a un papier qui en dépasse. Je m’approche et me baisse pour le ramasser. Depuis quand est-il là ? Je ne l’ai pas vu en entrant tout à l’heure. Mon prénom est écrit dessus. C’est une feuille blanche pliée en quatre. Intriguée, je l’ouvre sans attendre.
Retrouvez-moi à cette adresse à vingt-deux heures précises.
Mon rythme cardiaque devient fou en découvrant que c’est signé : celui qui vous a sauvée. Je n’arrive pas à y croire. Le lieu du rendez-vous est une chambre d’hôtel et il y a un QR code à scanner, sans doute est-ce la clé de celle-ci. J’ouvre ma porte et regarde dans le couloir, mais il n’y a personne. Je referme aussitôt. Il a dû déposer ce mot quand j’étais sous la douche. Je ne sais pas quoi en penser. Dois-je m’y rendre ? C’est peut-être l’occasion de confirmer que mon mystérieux sauveteur est bien Jake, même s’il ne fait aucun doute pour moi que c’est lui. Si je n’y vais pas, je n’aurai peut-être pas d’autres opportunités. Je passe à table. Pendant que je dîne, je ne cesse de peser le pour et le contre de ce rencard. Je finis par me convaincre d’y aller. J’enfile une robe noire sans manches boutonnée de haut en bas sur le devant. En la fermant, j’imagine Jake me l’enlever et cette pensée me réchauffe. J’enfile mes escarpins puis sors de l’appart avec mon sac à main. Je ne tarde pas à arriver à l’endroit fixé. Il y a une borne de réservation plaquée sur le mur, je place le QR code dessous. Elle le scanne et mon nom s’affiche à l’écran. La chambre a déjà été payée. Une carte magnétique tombe dans le réceptacle, je la récupère puis me rends devant la porte 201. Après une longue minute d’hésitation, je finis par l’ouvrir et par entrer. Il y a un grand lit avec des draps blancs. Je suis surprise d’y trouver une boîte en carton rouge dessus. J’en soulève le couvercle, étonnée. À l’intérieur, il y a un bandeau noir et un mot. Je le lis. Ce sont des instructions.
À vingt-deux heures pile, fermez la porte sans enclencher le verrouillage, éteignez la lumière, asseyez-vous sur le lit devant la fenêtre et bandez-vous les yeux.
Si vous ne suivez pas ces consignes à la lettre, vous ne me reverrez jamais.
Paniquée, je vérifie l’heure sur mon téléphone. Il me reste à peine cinq minutes. Je me dépêche de suivre ses recommandations concernant la porte, puis prends place sur le bord du matelas après avoir fermé la lumière. Je réalise qu’en m’orientant vers la fenêtre, je tourne en même temps le dos à l’entrée, ce qui m’inquiète un peu, mais je n’ai pas le temps d’y réfléchir, les secondes défilent. J’attache le bandeau autour de mes yeux et le noue derrière ma tête. Mon sang pulse dans mes veines. Est-ce que je ne suis pas en train de faire une connerie ? Je commence à avoir peur et à me dire que tout ceci n’est pas raisonnable. Cependant, c’est terriblement excitant. J’entends soudain un bruit. Est-ce lui ? Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. Des mains agrippent subitement mes poignets et les attirent vers l’arrière. Je sens des arceaux tout autour puis il y a un cliquetis.
Des menottes ?
Je panique et cherche à me débattre. Tout à coup, une paume se pose sur ma joue bloquant également quelques mèches de mes cheveux. Un souffle s’écrase dans mon oreille.
— Shh ! Calmez-vous, Amanda. C’est moi.
Je cesse de gigoter. Il semble s’éloigner. La porte est claquée. Le fait de ne rien voir exacerbe mes autres sens. Ma respiration se saccade. Ses doigts se posent sous mon menton, puis quelque chose glisse sur ma bouche. C’est son pouce. Il fait de légères caresses qui stimulent la pulpe de mes lèvres puis il entre et ressort. Je finis par le toucher avec ma langue puis par le sucer. J’avale ma salive. Ce jeu terriblement sensuel commence à m’exciter. Sa main quitte mon visage. Qu’est-ce qu’il va faire ? Défaire sa ceinture ? Ouvrir sa braguette ? Le haut de ma robe est brusquement ouvert. Il a fait sauter les boutons en écartant violemment les pans. Ma poitrine en rebondit et les bouts se dressent. Ma respiration s’accélère. Les pointes de mes cheveux chatouillent ma peau mise à nue. Il tire sur mon vêtement, me découvrant davantage. Ses mains englobent mes seins et les caressent. La sensation est si agréable que je suis obligée de me retenir de gémir. Il me pousse et je bascule en arrière. Aventureux, ses doigts parcourent mes hanches puis attrapent ma culotte. Ils me l’enlèvent puis me soulèvent les cuisses. Quelque chose d’humide lèche mon intimité. C’est sa langue. Elle s’introduit ensuite à l’intérieur. Je me cambre et respire bruyamment. C’est si bon que je pourrais jouir maintenant. Il arrête. Qu’est-ce qu’il va faire, à présent ? J’attends. Rien ne se passe. Les poignets toujours menottés, je me redresse comme je peux. Je tends mon visage et ma joue droite touche sa hanche. À l’aveuglette, je déplace ma tête et mon front finit par se frotter contre son entrejambe. J’ai envie de lui faire la même chose que dans la voiture, il avait tant aimé ça. Je l’entends défaire sa ceinture, puis sa braguette. Un froissement de tissu. Son boxer ? Je me penche. Son membre est là, mis à nu, et le bout touche mes lèvres. Je les ouvre aussitôt, et dès qu’il s’introduit dans ma bouche il pousse un râle de plaisir. Je tourne ma langue tout autour de sa verge gonflée. Il aime tellement ça qu’il passe ses paumes autour de ma nuque en remontant les mèches de mes cheveux au passage, puis s’enfonce davantage. J’ai chaud, si chaud. J’aspire. Il sort puis entre à nouveau. Quelques gouttes s’échappent et se mêlent à ma salive. Je les avale en même temps. Il me caresse les seins et pince les extrémités. Je sens que l’intérieur de mon bas-ventre se resserre. Impatiente, je bascule en arrière et écarte les cuisses. Enivrée de désir, je ne tiens plus. Il commence à stimuler mon clitoris avec le bout de son sexe. Je mouille tellement qu’il glisse tout seul pour se frayer un passage. Ses mains agrippent brusquement mes chevilles et sans prévenir son membre me pénètre d’un coup. Je pousse un cri. Il entame un va-et-vient qui devient vite brutal. Il est si bestial que le frottement de mes omoplates sur le drap chauffe mon épiderme à travers le tissu de ma robe. Je sens son torse se coucher sur mes seins. Apparemment, il avait déboutonné sa chemise. Le peau à peau me fait frémir davantage. J’ai l’impression de devenir folle tellement le plaisir me submerge. Il s’arrête subitement. Son membre tremble et lui aussi. Il est en train de jouir et je jouis à mon tour en convulsant. Son râle se mélange à mon cri d’orgasme. Son souffle haletant fait écho au mien. Il se retire lentement. Mon intimité est si sensible que je me recroqueville sur le côté. Positionnée en fœtus, je prends conscience qu’en frottant ma tempe sur le matelas, je pourrais coincer le bandeau qui recouvre mes yeux et l’enlever. Il faut que je le fasse. Je veux savoir. Je veux être sûre. J’entends un zip. Il vient de fermer sa braguette. Il va s’enfuir. Je ne peux pas laisser filer cette occasion de connaître la vérité. Je n’en aurais peut-être pas d’autres. D’un mouvement du visage, le bandeau remonte sur mon front puis glisse sur mes cheveux. Lorsque je me redresse, il tombe sur le drap. Mes yeux cherchent puis rencontrent les siens. Mon sang se glace, ma respiration se coupe.
Ce n’est pas possible ! C’est un cauchemar !
Ce n’est pas Jake qui se tient là, ce n’est pas lui mon sauveur c’est Alexander Greene !
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