Il sera... Tome 6 Face au Soleil (French Edition)
T’es un bien drôle de Terrien, j’en conviens !
— Chez qui sommes-nous ici ? demanda Bartol. Chez toi ?
— Non, pas chez moi, répondit le surmâle. Nous sommes chez une camarade de lutte contre le pouvoir de Kall Mhoxxor.
— Ah bon ! Mais ne vais-je pas la gêner en restant chez elle ?
— Elle n’y habite pas. C’est un lieu qu’elle utilise seulement de temps en temps. Elle sait que tu es là, mais tu n’as rien à craindre d’elle. Je lui accorde la plus grande confiance. C’est une personne qui ne prend pas une part physiquement active à notre combat, mais elle a des ressources financières confortables et elle nous offre des moyens. Comme ce refuge, par exemple. Elle a fait fortune dans le terrassement et l’aménagement de l’étendue de campagne que nous avons traversée tout à l’heure. Je ne manquerai pas de lui dire que tu as apprécié son travail.
— C’est elle qui a fait tout ça ?
— Je ne sais pas dans quelle proportion elle a œuvré sur le sujet, ni précisément ce qu’elle a créé. Je sais qu’elle a fait appel à une femme qui l’a aidée en utilisant un RPRV géant de quarante mètres, en plus de quelques engins de terrassement céph commandés.
— Un RPRV de quarante mètres ! Géantissimesque !
Bartol pensa à Quader, se disant qu’il aimerait lui parler de ça. Il se souvint alors qu’il n’avait pas consulté les messages qu’il lui avait laissés et espéra que sa recorporation s’était bien passée.
— Je ne connaissais pas cet adjectif. Mais pour en revenir à toi et à ta situation, j’ai décidé de rester avec toi quelque temps.
— Ah bon !
— Oui. Que fais-tu dans la vie ? Si ce n’est pas trop indiscret.
— Qu’est-ce que je fais dans la vie ?
— Oui, pour vivre. Pour empocher des Ranks, quoi…
— Je suis employé par Génética Sapiens. Un petit boulot qui consiste à vérifier que les plantes qu’on me fournit sont bien stériles. Et, toi, que fais-tu dans la vie ?
— J’ai une petite entreprise de modification de zukis. Augmentation de la puissance, personnalisations diverses et variées… Les deux noirs qui nous ont amenés ici sont des exemples de ce que je fais. Mais, en ce qui te concerne, est-ce Sandrila Robatiny qui t’a proposé cet emploi ou l’avais-tu déjà avant de la connaître ? Je veux dire de la connaître intimement.
Bartol fut mécontent de découvrir que Moz semblait posséder des informations à son sujet. Cependant, étant donné tout ce que ce Mercurien avait fait pour lui et pensant aux deux hommes morts pour le libérer une seconde fois, il s’efforça de ne pas montrer sa contrariété.
— J’avais déjà ce travail avant de la connaître personnellement, dit-il. Tu sais quoi, Mercurien ?…
— Non, Terrien ?
— Ce serait une bonne chose que tu me dévoiles tout ce que tu sais sur moi et comment tu l’as appris… et aussi pourquoi tu as cherché à le savoir. Je suis conscient de tout ce que je te dois et je t’en suis très reconnaissant, mais… j’aimerais cependant beaucoup que tu m’éclaires.
Le surmâle répondit sans hésiter :
— Les seules informations que je crois détenir à ton sujet sont celles que j’ai enregistrées quand Lozna t’a interrogé, plus quelques autres bricoles entendues dans les locaux où tu étais prisonnier.
— Tu veux dire que tu as réussi à poser des micros chez eux et qu’ils ne se sont aperçus de rien ?
— En effet…
— Comment as-tu fait ?
Moz ignora purement la question, mais poursuivit :
— Je sais donc que tu es un grand spécialiste des engrammes, que tu as probablement été Youri Yamaya, que tu connais plus que très bien SR… Voilà ce que je sais de toi et voilà comment je l’ai appris. Ensuite, pourquoi ai-je cherché à savoir ? Je te l’ai déjà expliqué. Pour lutter contre Kall Mhoxxor. J’en avais besoin pour comprendre pourquoi il s’intéresse à toi.
Moz avait parlé avec une telle franchise et ce qu’il venait de dire tombait si bien sous le sens que Bartol se sentit presque ridicule de l’avoir interrogé.
— Je te dois bien quelques indications, reconnut le Terrien. Mais, je ne sais que te dire. Tout ça me tombe dessus alors que je n’ai rien demandé. Je ne sais pas en quoi des informations plus précises sur moi t’aideront à combattre Kall Mhoxxor, mais je vais t’en donner quelques-unes. C’est certain que je te dois bien ça !
Décidant de passer sous silence son activité au sein de l’Organisation, car elle n’avait rien à voir avec l’intérêt qu’on lui portait ici et que jusqu’à présent rien ne laissait supposer que les antagonistes sussent quoi que ce fût à ce sujet, il lâcha :
— Oui, j’ai été Youri Yamaya. Mais je ne le suis plus du tout. À la suite de manipulations d’engrammes un peu compliquées dans une aventure tout aussi compliquée, le Youri Yamaya que je fus a été entièrement engrammé avec les engrammes d’une autre personne. Il ne reste plus rien de lui en moi. Il doit forcément en rester quelque chose, mais je veux dire qu’il ne reste plus rien de Youri Yamaya en moi, en rapport avec les connaissances qui intéressent tant Kall Mhoxxor. Je ne suis pas un spécialiste des engrammes. Je n’ai aucune compétence sur ce sujet. Aucune. Vraiment aucune ! Dans un domaine restreint, j’ai un peu d’habileté en informatique, que je pense devoir à la personne dont j’ai reçu les engrammes, un certain Soll ; je ne connais que son prénom. Mais, j’ai beau fouiller dans mes souvenirs, je n’y trouve pas la moindre connaissance concernant les engrammes. Sarcastique paradoxe, je n’ai plus d’engrammes conservant mes travaux sur les engrammes ! J’ai perdu la mémoire de ce que je savais sur la mémoire !
Bartol se leva brusquement et se mit à marcher de long en large, les mains dans le dos.
— Oui, j’ai connu Sandrila Robatiny, poursuivit-il. Je l’ai connue intimement, en effet, mais nous avons rompu. Plus exactement, j’ai rompu. J’ai rompu juste avant que tout ceci n’arrive. Je venais à peine de la voir pour parler de ça quand, de retour chez moi, Bille Chromée m’a capturé pour me livrer à l’équipe de Kall Mhoxxor.
— Tu as rompu ? s’étonna Moz.
— Puisque je te le dis, grande géanture ! Oui, j’imagine ce que tu dois penser !… Tu dois te dire que j’ai dû prendre un géantissimesque coup sur la bille ! Quel homme peut être assez fou pour quitter délibérément Sandrila Robatiny ? Pour laisser tomber une pareille chance ? Elle est belle. Elle est riche. Elle peut tout !… Je… qu’est-ce que…
Bartol s’arrêta de marcher en tous sens pour regarder son interlocuteur. Il s’étonna :
— Que m’arrive-t-il ? Je me sens bizarre tout d’un coup.
— Que veux-tu dire, Terrien ? Comment ça, bizarre ? Serais-tu malade ? Souffres-tu ?
— Non, je ne souffre pas. Mais je me sens un peu comme quand Lozna m’avait drogué pour me faire parler.
— Il y a quelques rechutes, occasionnellement.
Bartol fit à peine attention à cette réponse. Il avait si envie de parler que rien d’autre ne comptait :
— Je la regretterais peut-être un jour, mais Sandrila… euh… Comment dire… Alors qu’avec Cara… euh… Comment dire… Je suis mieux. Cara euh… Elle n’a pas hésité à venir me chercher chez les Ovoïdes, tu sais !…
— Chez qui ?
— Chez les Ovoïdes.
— Les Ovoïdes ?
— Oui. Les Ovoïdes. À bord de Symbiose.
Tout en s’exprimant avec un débit très rapide, Bartol s’assit et se leva plusieurs fois. Marchant, tournant, se rasseyant pour se relever presque aussitôt, il raconta ce qu’il avait vécu dans le formidable vaisseau. Il parla longtemps, relatant tout depuis sa première entrée dans la construction géante des Symbiosiens. Moz ne l’interrompit que très rarement et seulement pour lui demander des précisions ou lui faire répéter quelque chose. Quand le Terrien revint sur la métaphore de Symbiose qui veillait sur le règne animal au profit du règne numérique, comme un jardinier cultive le règne végétal, au profit de son propre règne animal, le Mercurien fronça les sourcils pour l’interroger :
— Qu’est-ce que le monde numérique ?
Bartol ne répondait qu’une fois sur deux aux questions que lui posait le Mercurien. Il changeait de sujet imprévisiblement :
— Sandrila m’a donné des engrammes d’elle.
— Zorrr ! Grand Soleil ! Hou la chose !
— Disons plutôt, grande géantissimerie géantissimesque !
— Je pense que cela mérite bien que l’on dise cela aussi ! Et… Euh… Que contiennent-ils ?
— Qui donc ?
— Les engrammes qu’elle t’a donnés, bien sûr.
— Ce n’est pas si facile de le savoir. Ils se confondent certainement à mes propres souvenirs. Je dois les faire miens sans m’en rendre compte. Mais elle m’a dit que le seul moyen de s’apercevoir qu’un souvenir n’est pas lié à ma propre expérience c’est de réaliser qu’il surgit sans contexte qui justifierait son existence.
— Zorrr ! Je n’ai rien compris.
— Imagine que je me souvienne d’une vue sous-marine alors que je n’ai aucun souvenir d’être allé sous l’eau. C’est l’exemple qu’elle m’a elle-même donné quand je l’ai interrogée.
— Ah, je vois… Et t’es-tu souvenu d’une vue sous-marine ?
— Non. Mais ce n’était qu’un exemple.
— J’ai bien compris, mais je me suis dit qu’elle ne l’avait peut-être pas choisi par hasard. Quoi qu’il en soit, as-tu déniché en toi un souvenir qui pourrait ne pas être le tien, mais le sien ?
— Pas vraiment très précisément.
— Mais encore ? Grand Soleil !
— Depuis qu’elle m’a fait ce cadeau, j’éprouve un étrange sentiment quand j’observe des fenêtres éclairées en pleine nuit.
— Quelle drôle de réponse ! Quelle sorte d’étrange sentiment ?
— Oui, grande géanture ! Une impression de vive tristesse et d’envie.
— Ben la chose ! Que ?…
— En fait, quand je suis dehors, la nuit, et que je regarde des fenêtres éclairées, je ressens de l’accablement et je désire plus que tout être à la place de ceux qui sont à l’intérieur, derrière ces vitres.
— Et alors ?
— Je vais proposer à Cara de vivre avec moi définitivement. Qu’elle laisse son appartement ! Il est inutile de payer deux loyers. Les temps vont devenir durs. Elle n’a plus d’emploi en ce moment. Et moi, j’aimerais ne plus travailler pour Génética Sapiens.
— Je te comprends, dit Moz. Tu veux entièrement t’émanciper de SR.
Il régna un instant de silence durant lequel Bartol continua à se déplacer en tous sens et à s’asseoir pour se relever dans la seconde.
Le Mercurien l’observait discrètement. L’état du Terrien semblait le préoccuper. Sans doute éprouva-t-il le besoin de l’entendre parler, car il relança la conversation :
— Au fait, Terrien, tu évoquais un monde numérique. De quoi s’agit-il ? J’ai entendu parler de la NT, mais je voudrais que tu me donnes ton avis là-dessus.
Bartol dut faire un effort pour répondre. Il était épuisé et l’envie de s’exprimer avait soudainement passé. Il s’assit et déclara :
— La numérisation totale est l’idée selon laquelle des logiciels suffisamment sophistiqués pourraient être pensants, qu’un amoncellement d’algorithmes et de données pourrait former des consciences ; comme je te l’ai dit, Abir Gandy en est un exemple. Enfin, presque un exemple, puisqu’il dit être quelque chose comme un logiciel. Nous serions le règne sur lequel serait bâti le leur puisqu’ils utiliseraient les ordinateurs que nous avons créés.
— Les ordinateurs que nous avons créés ! Nous, les humains ?
— Mais, non, pas seulement nous ! Pas les humains en particulier ! Les créatures dans l’Univers du règne animal qui ont inventé l’informatique et qui construisent des machines numériques.
Moz fronça des sourcils quelques secondes, paraissant réfléchir :
— Mais, répondit-il, ces créatures numériques n’auraient plus besoin de nous. Nous, êtres matériels primitifs que nous sommes ! Qu’est-ce qui les empêcherait d’agir dans la matière pour créer et entretenir leurs machines en utilisant des RPRV par exemple, des RPRV à leur image ? Supposons que la numérisation totale dont on parle existe vraiment ou qu’un jour elle finisse par exister.
— Où veux-tu en venir ?
— Ce que Moz veut dire, poursuivit le Mercurien, c’est que si la NT existait, les êtres numériques qui en seraient issus n’auraient pas besoin de nous pour fabriquer, entretenir et perfectionner les ordinateurs qui les feraient vivre. Comme je te le disais, ils pourraient agir dans le monde matériel avec des RPRV. Comme le font certains Mondaginaires.
— Je ne sais que te répondre, fit Bartol. Je me sens épuisé. Je te ferais seulement remarquer que, grâce aux assembleurs moléculaires, nous sommes capables de nous nourrir entièrement synthétiquement depuis longtemps. Nous n’avons donc plus besoin d’animaux ou de végétaux pour nous alimenter, mais nous n’envisageons pas pour autant de les détruire tous. Au contraire, nous nous en occupons.
— Bien sûr, fit Moz très songeur. Tu as raison. Bonne réponse ! C’est bien raisonné.
— Oui. Cet Abir Gandy est un petit insolent, mais il dit des choses intéressantes. Je dois l’avouer, murmura Bartol presque pour lui-même.
— Un insolent ? Pourquoi dis-tu ça ?
— Parce qu’il me traite comme si j’étais un vulgaire lombric !
— Ben la chose ! Comment ? C’est difficile d’imaginer ce qu’il fait pour te traiter comme un lombric ! Explique-moi.
— Le pire c’est que Cara et moi nous risquons de rater le départ de Symbiose, à cause de ce Kall Mhoxxor que je ne connais même pas et qui n’a même pas la politesse de se présenter ! Si j’ai un jour l’occasion de le rencontrer… Il ne lui restera plus un seul os entier ! S’il fait du mal à Cara…
— C’est-à-dire ? Symbiose doit repartir ?
— Oui, fit laconiquement Bartol.
— Et tu comptais partir à son bord ?
— Abir Gandy, ce petit godelureau, nous l’a proposé, oui. Je ne sais pas quand il partira, mais nous sommes invités à faire partie du voyage. Petit godelureau, ça lui va très bien comme nom, je trouve. Ce n’est qu’une image d’homme, prétend-il, mais c’est l’image d’un mecdule un peu affecté, un peu précieux… un peu du genre : je ne m’énerve jamais moi, j’ai toujours réponse à tout, moi… je sais tout, mais je ne peux pas tout vous expliquer parce que vous n’êtes que des lombrics pour moi. Tu vois le genre !
— Ben la chose ! À ce point ! Mais, pourquoi n’invite-t-il seulement que vous ?
— Nous en reparlerons un peu plus tard, répondit Bartol. Ce n’est pas que je manœuvre pour te cacher quelque chose, mais je me sens vraiment fatigué.
— Je comprends. Repose-toi.
En fait, le Marsalè n’était pas aussi épuisé qu’il essayait de le laisser croire, mais il réalisait qu’il avait parlé beaucoup plus qu’il ne l’aurait voulu et il n’avait pas envie d’être interrogé davantage.
— Je me fais du souci pour Cara, confia-t-il. J’ai très peur que Lozna ou même Kall Mhoxxor lui-même ne lui fasse du mal.
— Tu l’aimes ?
— Oui, géante géanture !
— Et Sandrila Robatiny ?
— Quoi ?
— Tu l’aimes encore ?
Assis tout au bord du fauteuil, les coudes sur les cuisses, Bartol se prit la tête entre les mains :
— Il n’y a que moi pour se mettre dans de pareilles situations ! Ce doit être à cause du géantissimesque chamboulement qu’il y a eu dans mon crâne lors de cet échange d’engrammes. Je ne dois pas être vraiment normal, c’est sûr ! Déjà que ce Youri Yamaya n’était vraisemblablement pas très équilibré dans sa bille de fou !
— Pourquoi dis-tu ça ?
— Avec les expériences qu’il a réalisées, il…
— Je ne te parle pas de Youri Yamaya. Je te demande pourquoi tu prétends qu’il n’y a que toi pour se mettre dans de pareilles situations. Tu as dit ça. Pourquoi ?
— Parce que j’espère ne pas les aimer toutes les deux !
— Ha ! habile prétexte pour les savourer toutes les deux ! plaisanta le surmâle.
Il cessa de rire devant la mine abattue de Bartol :
— T’es un bien drôle de Terrien, j’en conviens ! Mais ce n’est pas pour autant que tu sembles fou.
Bartol garda le silence et une tête d’enterrement.
— Tu sais Terrien, dit au bout d’un moment le Mercurien, je vais te proposer de procéder autrement.
— C’est-à-dire ?
— C’est-à-dire que j’ai réfléchi. Je vais te procurer un nucle pour que tu puisses appeler SR à l’aide. Je pense que si tu lui expliques pourquoi tu es là, elle mettra ses formidables moyens en œuvre pour te récupérer, ne serait-ce que pour empêcher Kall Mhoxxor d’obtenir des informations sur la technologie des engrammes.
Le visage du Marsalè s’était soudainement éclairé :
— C’est vrai. Tu vas me donner un nucle et me laisser cépher ! Je pourrais appeler Cara aussi.
— Calme-toi. Il ne s’agit pas de rallier ton harem ! Il est important que SR arrive près de toi avant que Kall Mhoxxor ne puisse te localiser. Je vais réfléchir à la meilleure manière de procéder.
— …
— Ce serait sans doute une bonne idée que ce ne soit pas toi qui la contactes, mais que quelqu’un d’autre le fasse pour toi, de ta part.
Bartol parut un peu déçu, mais toujours enthousiaste :
— Qui ? Toi ?
— Moi, ou bien quelqu’un d’autre. Le problème c’est que je ne pourrais pas la joindre facilement et personne dans mon entourage ne le peut. Tu es la seule personne de ma connaissance qui a ce privilège.
Moz fit mine de ne pas remarquer l’éclair de fatuité qui éclaira brièvement le visage de Bartol.
— Tu appelleras donc toi-même, mais il te faudra être extrêmement bref. Je vais penser à ce qu’il te faudra lui dire exactement pour que la communication dure le moins de temps possible. Au sujet des engrammes et de Kall Mhoxxor, j’ai une information de la plus haute importance que je ne peux confier qu’à elle et uniquement de vive voix.
— Quelle information ?
— Moz te dit que je ne peux en parler à personne d’autre qu’à elle !
Bartol se renfrogna.
Moz lui sourit en lui présentant une boîte :
— Ne boude pas, Terrien, Grand Soleil ! Tiens, veux-tu une koki ? Tu peux y aller, c’est sans Esclavator.
Le Marsalè tendit la main.
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