Iridescence, sauve-moi Harlow

Elma Hilde · Chapitre 30 sur 40

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Iridescence, sauve-moi Harlow

Chapitre 37 · Debout face au miroir de la salle…

 

 

Debout face au miroir de la salle de bain, je ne peux que constater les ravages causés par cette nuit blanche. Mon teint pâle l’est encore plus que d’ordinaire et mes cernes sont particulièrement prononcés, ce matin. Comment trouver le sommeil après l’horrible scène qui s’est jouée hier dans la chambre d’Evon ? Lui qui m’a toujours offert cette agréable sensation de sécurité... Et pour la première fois, je me suis sentie très ébranlée par son comportement impulsif. Je veux plus que tout essayer de me mettre à sa place et comprendre la souffrance qui est la sienne, mais comment est-ce possible s’il se montre si virulent ? Voilà tout mon problème, comment dois-je gérer Evon et ses accès de colère ? Pour le moment, je n’ai aucune réponse et j’aimerais prendre le temps d’analyser les choses avant de me confronter à Evon. Je prends ma brosse et remonte ma chevelure en queue de cheval avant de la nouer avec un élastique. Une fois prête, je m’aventure à l’extérieur de la pièce, le cœur battant à l’idée de le croiser avant de partir en cours. Et ce que je redoutais le plus devient inévitable lorsque j’entends Evon et Gavin échanger quelques mots que je ne parviens pas à distinguer. Puis c’est la porte d’entrée qu’on ouvre et qu’on referme aussitôt. Je prie secrètement pour que ce soit Evon qui vienne de sortir, mais le trouver debout dans la cuisine, adossé à l’évier fait envoler mes espoirs de reporter à plus tard ce moment destiné à être gênant.

— Bonjour, ma Brownie, m’accueille-t-il aussi embarrassé que moi.

— Bonjour.

Je lui indique la porte.

— Il faut que j’y aille, j’ai cours, là !

— Oui, je sais... on se rejoint pour le déjeuner ?

— Ce n’est pas une bonne idée...

— Harlow...

— J’ai besoin d’un peu de temps, Evon.

— Du temps !? Du temps pour quoi ?

— Je ne sais pas, j’ai besoin de réfléchir à tout ça...

— À nous ! Tu veux réfléchir à nous ! articule-t-il, crispé. Tu es en train de te poser des questions...

— Il faut que je détermine dans quelle mesure je peux te gérer, Evon, mais quand tu te mets dans des états pareils, tu me fais peur.

Il soupire.

— Tu as peur de moi, se lamente-t-il. Putain, je n’arrive pas à le croire !

— Accorde-moi un peu de temps, seule, c’est tout ce que je te demande.

Il a un rire nerveux.

— Comme si j’avais le choix...

— Je suis navrée... vraiment...

— Pas autant que moi, ma puce. Je ne voulais pas te décevoir, tu sais, mais c’est toujours la même chose quand il s’agit d’eux, je perds pied !

— Ne crois pas que je ne te comprends pas, seulement je ne vois pas comment je peux t’aider sans m’en prendre plein la gueule. Laisse-moi accuser le coup, s’il te plaît.

— Tu rentres à la maison, ce soir ? me questionne-t-il, plein d’espoir. Je squatterai le canapé s’il le faut.

— Je préfère retourner dans ma chambre.

Il tire une chaise de la cuisine et se laisse tomber dessus avant de plonger la tête dans ses mains.

— C’est la question de quelques jours, Evon.

Il lève les yeux vers moi et le désespoir que je lis dans son regard me pousserait presque à courir vers lui pour l’éteindre si je n’avais pas ce poids sur l’estomac, cette peur au fond des tripes.

— Je dois vraiment me sauver, maintenant, lui annoncé-je sur un ton d’excuse.

Bien sûr que je m’en veux de le laisser seul dans ces conditions, mais je ne peux rien faire de plus pour nous que de prendre du temps pour penser à tout ça. Doucement, il acquiesce.

— Tu as raison, ne te mets pas en retard.

Je marche vers la porte.

— Je suis désolée, Evon, lancé-je sans un regard pour lui avant de sortir en catastrophe.

C’est en larmes que je quitte son immeuble.

**

À 12 h 30, je pousse les portes de la cafétéria avec ce perpétuel nœud à l’estomac. Ma matinée a été un véritable cauchemar. La tête totalement ailleurs, je n’ai rien suivi de mes cours et l’arrivée du déjeuner n’a rien arrangé. L’idée de me rendre seule au restaurant universitaire n’a fait que me ramener à un moment de ma vie dont je n’aime guère me souvenir. Et dire qu’hier, je déjeunais avec Evon et les garçons, que nous rigolions d’un rien, et me revoilà en compagnie de ma meilleure amie : la solitude. Mon appétit est à l’image de mon humeur, maussade, ce qui fait que je ne prends qu’une bouteille d’eau et une pomme pour mon repas. Instinctivement, je regarde en direction de la table où nous avons pour habitude de nous asseoir et la découvrir occupé par d’autres étudiants ajoute à mon malaise du jour. Soit la bande est en retard, soit les garçons ont décidé d’aller se restaurer ailleurs et je pencherai davantage pour la seconde option. Je hausse les épaules avant de marcher vers le fond de la salle et m’installe à la première table que je trouve. Très vite, être ici, sans personne, devient insupportable alors dans une tentative désespérée de détourner mon esprit de la raison de ce besoin d’isolement, je sors mon classeur de cours et commence la lecture des polycopiés distribués par le prof avant que nous quittions sa salle. Et ce détournement a le mérite de fonctionner jusqu’à ce qu’une présence sur la droite capte mon attention. Je décroche de mon cours et lève les yeux un peu craintivement, persuadée qu’il s’agit d’Evon et à ma grande surprise, il est en réalité question de Leah. Les mains fermées sur son écharpe, elle m’observe sans que la moindre émotion ne se lise sur son visage et son comportement n’a rien pour m’aider à me détendre.

— On peut se parler une minute ?

— Euh, bafouillé-je en me rectifiant sur ma chaise.

— J’avoue profiter qu’Evon ne soit pas dans les parages. Je sais qu’il ne veut pas que je m’approche de toi, pourtant il faut qu’on discute, Harlow.

Je lui indique la chaise en face de la mienne. Elle jette un petit coup d’œil derrière elle.

— Il ne va pas arriver ?

— Non, il ne viendra pas.

— OK ! dit-elle soulagée avant de prendre place.

Je referme mon classeur et tapote nerveusement dessus.

— Tu avais quelque chose à me dire ?

— Tu as parlé à Levi ces derniers jours ?

Si elle a le culot de me demander mon aide pour le reconquérir, je crois que je la frappe !

— Brièvement. Nous nous sommes croisés chez son père, ce week-end.

— Il t’a dit ?

— Dis quoi ? dis-je, faisant l’ignorante.

— Qu’il m’a quittée...

Je resserre mes mains sur mon classeur.

— Leah, vos histoires ne me concernent pas !

— C’est à cause de toi qu’il l’a fait !

Je pousse ma chaise prête à me tirer certaine d’être une nouvelle fois la cible de mon ancienne meilleure amie, mais celle-ci me retient.

— Non, attends, je t’en prie.

La détresse dans sa voix devrait me laisser indifférente après tout ce qu’elle m’a fait endurer, seulement je ne suis pas comme elle. Je décide de me rasseoir.

— Ce n’est pas à cause de ce que je t’ai fait, Harlow. Oui, ça l’a foutu en pétard, mais ce n’est pas ce qui l’a motivé à me quitter.

— Je ne vois toujours pas en quoi ça me concerne et, excuse-moi, mais je m’en fous de votre séparation.

— Il a changé après vous avoir vu toi et Evon. Ça l’a rendu barge.

— Leah, arrête avec ça, s’il te plaît.

— J’ai toujours redouté le jour où il réaliserait ce dont j’avais parfaitement conscience...

Elle replace ses longs cheveux blonds sur son épaule droite en expirant longuement.

— Il ne m’a jamais dit qu’il m’aimait, pas une seule fois. J’ai cru qu’il lui fallait du temps pour oublier votre histoire, mais même des années sans te voir n’ont pas suffi à ce qu’il soit complètement à moi. Tu occupes encore ses pensées.

— Leah, murmuré-je gênée qu’elle me livre toutes ces choses. Ce que tu me dis ne me fait ni chaud ni froid ! Pourquoi tu me racontes tout ça ? Qu’est-ce que tu cherches, exactement ?

— À réparer mes erreurs !

Elle attrape ma bouteille vide entre ses doigts et la fait tourner machinalement sur la table.

— Je...

Elle se racle la gorge.

— J’avais 12 ans quand j’ai pris conscience de mes sentiments pour lui. Il était tellement incroyable avec toi, H. Forcément, j’ai eu envie de connaître ça et plus le temps passait, plus ça devenait une nécessité pour moi : il devait m’aimer ! C’est devenu plus important que tout.

— Plus important que notre amitié, constaté-je avec amertume.

— Je regrette, Harlow. Tu comptais beaucoup pour moi...

— Mais pas au point que tu ne me poignardes pas dans le dos !

Elle secoue la tête en mordant sa lèvre.

— Je ne peux plus rien faire pour Levi. C’est de toi qu’il est amoureux et rien ne changera ça. Ton histoire avec Evon le rend particulièrement fou et je doute qu’il renonce à l’idée de te reconquérir.

— Il peut bien faire ce qui lui plaît...

— Harlow, m’interrompt-elle avec rudesse. Tant pis si tu me hais plus que c’est déjà le cas, mais je fais ça pour toi, pour ton bien.

— De quoi tu parles ?

Son regard s’assombrit soudainement.

— Levi et moi, ça a commencé avant ton départ de Georgetown.

— Excuse-moi ?

— On couchait déjà ensemble avant que tu ne t’en ailles !

Là, je dois dire qu’il me faut quelques secondes pour saisir le sens de ces paroles et ce qu’elles impliquent. Leah et Levi m’ont trahie, et ça, bien avant que ma vie tourne à l’orage. Même la part de mon existence dont je me souviens comme paisible et sans nuages n’est qu’un tissu de mensonges ? Comment ai-je pu être naïve au point de ne rien voir ?

Je me lève brusquement.

— Tu m’as fait ça, Leah ? Vraiment ? Et ce n’était pas suffisant ! Même après cette trahison, il a fallu que tu me pourrisses la vie !

— Je suis désolée, gémit-elle en m’empoignant. Crois-moi, je regrette du fond du cœur.

Je dégage mon poignet.

— Tu te tapais mon petit ami dans mon dos ! Putain, Leah !

— J’étais amoureuse, se défend-elle. C’était mal, je le sais et je ne te demande pas de me pardonner, je ne le mérite pas, mais j’ai pensé que tu devais le savoir avant qu’il essaie de détruire ce que tu tentes de rebâtir avec Evon. Je voulais que tu ouvres les yeux sur qui il est réellement, sur ce dont il capable.

— Tu me donnes envie de gerber, fulminé-je avant d’attraper le bas de son visage dans ma main et de resserrer ma prise. Et si tu t’approches à nouveau de moi, je ne serai plus aussi pacifiste. Je ne veux plus jamais te voir !!!

Je récupère mon sac et quitte le réfectoire au pas de course.

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Chapitre 38

 

 

C’est dans une colère noire et sans précédent que je pénètre dans les vestiaires de l’équipe de football des Gamecocks en cette fin de journée. J’ai ruminé cette bombe que m’a balancée Leah pendant tout l’après-midi en n’attendant que ce moment où je me confronterais à ce traître de Levi. J’ai été comme déchirée en deux depuis que Leah m’a confessé avoir couché avec Levi avant notre séparation. Une part de moi me disait de ne pas y accorder d’importance, que toute cette histoire appartenait au passé, mais d’un autre côté, j’ai besoin de le mettre face à ses mensonges et lui dire ce que j’ai sur le cœur. Un cœur qu’il a déjà trop malmené pour s’en tirer à si bon compte.

Et ce fumier a tenté de me séduire quitte à accuser son frère de je ne sais quelle trahison ! Il m’a trompée, dupée depuis des années, et il ose dire du mal d’Evon. Mais qui est ce mec dont je suis bêtement tombée amoureuse, bon sang ?

J’ai débarqué dans les installations de l’équipe, il y a quelques minutes, et mettre la main sur Levi n’a pas été simple. Suivant les indications de certains de ses coéquipiers, j’ai foncé dans le bâtiment principal qui borde le terrain d’entraînement et parcouru le couloir principal jusqu’à cette porte battante derrière laquelle se trouve le vestiaire des joueurs. Sans prendre la peine de m’annoncer, je la pousse. Elle vient bruyamment percuter le mur attenant.

— Levi ! hurlé-je en entrant dans la pièce comme une furie. Levi Mendoza !

Je tombe alors sur un jeune homme, nu, avec seulement une serviette enroulée autour de la taille et cette rencontre suffit à me couper dans mon élan.

— Qu’est-ce que tu fous là ?

— Je… euh… je cherche Levi.

— Attends ici, m’ordonne-t-il avant de disparaître derrière une rangée de vestiaires.

Je l’entends siffler quelqu’un.

— Mendoza, y’a une nana genre prête à te buter qui te cherche !

La voix de ce sale abruti infidèle me fait hérisser les poils. Il ricane avec son camarade avant d’apparaître devant moi, lui aussi, n’a qu’une serviette pour le couvrir. Ses traits enjoués se délitent en me trouvant là.

— Harlow ?

La vague de colère et de chagrin qui m’envahit soudainement est au-dessus de tout ce que j’ai ressenti jusqu’ici en ce qui concerne notre histoire. Elle est incontrôlable tant elle est violente. Être face à ce garçon que j’ai tant aimé, que je pensais connaître me fait atrocement souffrir maintenant que je sais comme je me suis trompée sur son compte. Il m’a blessée et humiliée une fois de trop !

Les yeux remplis de rage, de larmes, je me jette sur lui et, armée de mon sac de cours, je le frappe aussi fort que mes bras frêles me le permettent. Je le frappe une fois, puis une seconde avant qu’il ne se protège de ses bras.

— Mais putain ! braille-t-il. Qu’est-ce qui te prend, H ???

La lanière de mon sac se déchire, il tombe sur le sol. C’est les poings serrés, que je reviens à la charge.

— Espèce de salaud !!!

J’atteins son visage à plusieurs reprises avant qu’il ne m’emprisonne les bras.

— Tu me fais quoi, là ?!?

— Tu as couché avec Leah, lui hurlé-je dessus. Comment as-tu pu me faire ça, Levi ?

Prisonnière d’une fureur sans précédent, je tente de me débattre de toutes les manières possibles. Levi resserre sa prise sur mes avant-bras.

— Tu n’as fait que me mentir !

Dans un ultime effort, je le pousse violemment. Il me lâche et percute le vestiaire derrière lui. Il me dévisage aussi étonné que moi de la puissance de mon geste.

— Je t’aimais Levi, articulé-je péniblement alors que ma gorge est pressée par le poids de mes émotions aussi fortes que paradoxales. Je t’aimais tellement qu’il m’était impensable d’envisager de te faire du mal et toi, tu te tapais ma meilleure amie.

J’essuie hargneusement mes joues trempées.

— Qu’est-ce que j’ai fait pour que tu me détestes à ce point ? sangloté-je.

— Je ne te déteste pas, dit-il dans sa barbe, l’air profondément coupable. Je t’aime, mon ange.

— La ferme, crié-je en prenant ma tête dans mes mains. Je veux que tu la fermes !!!

Je le sens alors me prendre contre lui. Je tente de lutter, de me défaire de lui, mais il me retient.

— Je suis désolé, ma chérie. Je suis désolé de tout ce que je t’ai fait, je t’assure.

— J’avais confiance en toi, pleuré-je contre son torse. J’avais confiance en ton amour.

— Et j’étais sincère, je te le jure. Mais j’ai grandi, et toi…

Il m’étreint plus fort.

— Toi, tu n’étais pas prête.

Sentant que je cherche à m’éloigner, il raffermit la présence de ses bras autour de mon corps.

— Je sais, je suis un connard et pense ce que tu veux, mais je regrette de ne pas avoir plus respecté qui tu étais, Harlow. Je n’ai pas saisi la chance incroyable de t’avoir dans ma vie et je ne me le pardonnerai jamais. Tu es ce qui m’est arrivé de mieux, et j’en ai pris conscience trop tard.

— Tu m’as tout pris, Levi, tout ce que j’étais. Il ne reste plus rien de moi.

Il capture mon visage et me force à lever le nez dans sa direction.

— Tu te trompes, mon ange. Tu es bien plus forte que tu ne le crois. Ne te laisse pas détruire par mes mauvais choix. Tu vaux tellement mieux que moi, que Leah ou qu’Evon.

C’est plus fort que moi, je lui assène une gifle magistrale quand il évoque son frère. Interloqué, il me relâche.

— Ne me parle plus de lui ! Tu n’as rien de comparable à Evon. C’est quelqu’un de bien, quelqu’un de respectueux, et plus j’en apprends sur ton compte, plus je comprends pourquoi il a tant de haine contre toi !

— Tu le laisses te manipuler. Je t’ai déjà prévenue, il cherche à m’atteindre…

— Pour se venger, c’est ça ?

— H, il n’est pas aussi innocent que tu sembles le penser.

— Evon n’est coupable de rien. Il est seulement la victime de la cruauté de ta mère, de ton indifférence à ce qu’il a vécu et de l’inaction de ton père !

— Qu’est-ce qu’il t’a dit ?

— Je sais qu’il a été adopté, et ta mère est l’être le plus abominable qui existe. Evon a raison, tu es comme elle !

— Alors, ça y est tu prends fait et cause pour lui. Moi, je ne suis que l’enfoiré qui t’a trompée !

Je ramasse mon sac.

— Tu as tout compris, Levi... tu es l’enfoiré de cette histoire !

Je repars en direction de la sortie.

— Ne t’approche plus de moi ou je te jure que je n’essaierai plus de le retenir. Je comprends pourquoi porter le nom des Mendoza lui fait si honte. Il vaut tellement mieux que vous !

Je pousse la porte.

— Pourtant, il était au courant depuis le début que je baisais Leah.

Je me stoppe net.

— Finalement, il n’est pas si différent de moi, mon ange. Tu te trompes sur lui, comme tu t’es trompée sur moi. Tu m’en veux et c’est justifié, mais je te le dis parce que je t’aime, méfie-toi d’Evon. Il ne joue pas franc jeu !

Je quitte le vestiaire sans un regard, sans un mot.

Des mots, je n’en ai plus aucun…

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