Julie De Carneilhan
Il recula autant que le permettait la cage étroite.
« Pourquoi moi ? dit-il offensé.
– Respecte au moins l’ascenseur, Coco, voyons !… »
Chez elle, elle le laissa debout, pendant qu’elle lisait la lettre. Il allait et venait dans le studio, et donnait fatalement du pied dans la table dodécagone, à laquelle il dit « pardon ». Quand il vit que Julie repliait la lettre, il osa s’informer :
« Ce n’est pas quelque chose de mauvais ?
– Non, non », dit Julie très vite.
Elle ajouta, lentement :
« C’est seulement un peu ennuyeux. Je ne pourrai pas aller avec vous deux au five o’clock des Prix de Beauté… Va vite ouvrir, c’est Lucie qui sonne… Elle est en avance, pour une fois… »
Coco Vatard revint, suivant Lucie.
« Julie ne peut pas venir avec nous deux au five o’clock des Prix de Beauté, répéta-t-il d’un ton morne.
– Parce que ? » demanda Lucie Albert.
À toutes fins utiles, elle ouvrit anxieux ses yeux qui avaient mérité, un an avant, le premier prix des « plus grands yeux de Paris ». Mais personne ne s’en souvenait, quoiqu’elle agrandît, au détriment de la décence et de l’harmonie, ses yeux vastes comme ceux des cavales, et comme eux envahis d’iris obscurs et sans pensée.
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