Kidnappé par un pirate: Romance MM (French Edition)

Chapitre 9

 

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OBSERVANT LES HOMMES rassemblés, Faucon gardait la tête haute, sa blessure ne palpitant que légèrement, à présent. Elle était un brin perceptible. Après trois jours dans sa cabine à lire du Shakespeare, du Cervantès et du Marlowe à voix haute pendant que Pépite écoutait, manifestement satisfait, il était temps de reprendre ses devoirs. De temps à autre, il remontait sur le pont afin que l’équipage ne soupçonne rien, et désormais sa jambe était assez en forme pour qu’il boitille à peine.

— Nous allons jeter l’ancre à Nassau.

Tandis qu’une acclamation résonnait, il leva la main.

— Seulement pour la journée, afin d’échanger la marchandise et de nous réapprovisionner. Nous resterons strictement en service. Nous n’irons pas boire. Nous n’irons pas voir les prostituées.

Un grommellement parcourut alors le pont.

— Je vous assure, je vous offrirai tout le rhum que vous pourrez boire ce soir quand nous serons de retour à bord et que nous serons en sécurité dans une crique, le long de la côte. Et ce ne sera pas de la piquette – ce sera le meilleur de toutes les Caraïbes.

— On ne peut pas faire venir les filles sur le quai, au moins ? gémit une voix. On ne dira rien, on le jure.

Faucon ravala un soupir.

— Vous savez bien que ces dames ont tendance à dénicher des informations qu’elles pourraient vendre à un autre équipage.

Davantage de grognements résonnèrent et O’Connell, un escroc irlandais qui s’était avéré censé et courageux, dit :

— Le capitaine a raison. Inutile de risquer notre rançon pour quelques minutes de plaisir.

Un troisième homme intervint.

— Parle pour toi ! Je tiens beaucoup plus longtemps.

Des rires s’élevèrent, le courant de ressentiment se dissipant. Faucon les fixa intensément.

— Nous devons garder nos esprits. Personne ne souffle mot sur notre otage à quiconque. Aucune exception. Pas une goutte d’alcool. Et si vous osez frapper à la porte de madame Atherton pour rendre visite à ses filles, vous perdrez votre part de la rançon. Compris ?

— Oui, capitaine, cria Snell.

D’autres se joignirent à lui, certains plus réticents que d’autres.

Faucon sourit.

— Ce sacrifice à court terme vaudra la peine, je vous le promets. Gardons notre tête et nos regards rivés sur le butin !

Les pirates s’exclamèrent et il les congédia avant de se tourner vers la proue. Snell le rejoignit à lui, disant :

— Ce rhum ferait mieux d’être exquis, sinon ils voteront pour élire un nouveau capitaine.

Faucon gloussa à cause de cette plaisanterie et ignora son léger malaise. Il avait gardé le contrôle en restant ferme, mais juste. Toutefois, de nombreux capitaines avaient été renversés par des mutineries. Dans quinze jours, ils auraient leur butin et constateraient que les sacrifices en avaient valu la peine.

— Ce sera le meilleur de Nassau.

— De la pisse, donc. Mais ils vont tout de même l’engloutir.

Snell leva les yeux vers le ciel.

— Des nuages arrivent du nord. Il faudrait trouver un port sûr, ce soir, près de Nassau. La Crique de Perle, peut-être ?

— Oui.

— Qui surveillera le prisonnier pendant que nous serons à quai ?

Un étrange picotement coupable bourdonna dans son ventre. Ce serait une torture pour Pépite d’être si proche et d’être pourtant incapable de marcher sur la terre ferme.

— Je vais l’enfermer. Mettez… Grady de garde. Il est digne de confiance. N’est-ce pas ?

— Oui. Et vous devriez vous détendre. Je peux m’occuper de l’échange. Vous devriez peut-être vous trouver un arrière-train pour un bon coup.

— Peut-être.

Cela faisait une éternité et ce serait agréable.

Certains matelots à bord le faisaient entre eux et, à Nassau, personne ne s’intéressait à ceux qui prenaient leur pied. Dans le monde de la piraterie, les hommes pouvaient aussi bien être mariés, s’ils le voulaient. Certains portaient les bagues de leur compagnon et s’unissaient même officiellement.

— C’est l’esprit.

Snell lui mit une claque sur l’épaule et le laissa en paix.

Le capitaine savait que son quartier-maître et les autres étaient probablement déconcertés qu’il ne se tape personne à bord. Mais il avait décrété plusieurs années auparavant qu’il préférerait que sa verge ne tombe pas à cause d’une maladie vénérienne et que sa propre main serait suffisante.

De temps à autre, il avait été tenté d’accepter les offres de jeunes hommes audacieux lui proposant leur bouche ou leurs fesses, mais il s’était institué une règle contre le fait de coucher avec des membres de l’équipage. Cela ne faisait qu’alimenter la compétition et l’hostilité. Il valait mieux se tenir à l’écart. Rester intouchable.

Cette privation n’avait même pas été si difficile. La dernière fois qu’il avait connu la fièvre d’un véritable désir, il avait été à peine plus qu’un enfant et passait ses nuits dans un hamac avec John dans le ventre noir et puant du H.M.S. Leaside.

Il s’accorda un moment pour se remémorer le sourire espiègle de John ainsi que l’épi de cheveux blonds retombant sur son front, l’intensité à couper le souffle avec laquelle ils s’embrassaient et se touchaient, chaque exploration inédite et exaltante. Ils étaient assez jeunes pour que personne ne s’intéresse au fait qu’ils partagent un hamac.

Le souvenir s’évanouit, comme toujours, dans l’explosion des canons et avec les Espagnols qui les avaient assaillis à l’aube. La bataille avait été sanglante et durement gagnée, mais ils avaient échappé à la galère. Faucon entendait encore le soulagement du quartier-maître quand il avait dit : ça aurait pu être pire. La plupart des hommes sont encore en vie.

La plupart.

La tête de John avait presque été arrachée, ses joues roses et son joli visage ayant disparu avant même que Faucon comprenne ce qu’il s’était passé : John l’avait mis à l’abri du danger.

Son sang avait taché le visage de Faucon – ses mains, ses lèvres, son cœur même – quand ils l’avaient passé par-dessus bord avec une dizaine d’autres morts, chacun enveloppé dans un tissu. Le quartier-maître avait prononcé le nom de John à voix haute avant le bruit d’éclaboussures, comme s’il s’agissait d’une offrande aux Dieux de la mer. Peut-être était-ce le cas.

Faucon était resté solennel, avec les autres, le long du bastingage tandis que le drapeau voletait en berne. Il avait observé le tissu recouvrant John flotter quelques instants avant de s’enfoncer sous les vagues et dans les profondeurs pour toujours.

Néanmoins, quand le dernier corps avait disparu de leur champ de vision, les hommes avaient repris leurs tâches, fourmillant et passant à autre chose, préparant le navire pour recommencer quand cela serait nécessaire. Faucon n’avait pas eu d’autres choix que de suivre, à moins de vouloir plonger derrière John.

Il avait été douloureusement tenté.

Les mois suivants, Faucon avait découvert que la souffrance était paralysante et n’avait aucun bénéfice pour lui. Les nuits étaient les plus difficiles, quand il se retrouvait seul dans un hamac sans les baisers de John blotti contre lui, et il s’était dit : plus jamais. Au fil des ans, il avait couché avec des hommes. Mais leurs lèvres ne touchaient jamais les siennes, ses mains ne s’attardaient jamais sur leur peau nue. Il ne les serrait jamais contre lui pour qu’ils dorment ensemble.

Cela faisait si longtemps, à présent. John n’était plus qu’une poussière au loin, dans le sillage de Faucon. Le capitaine ignorait pourquoi il apparaissait dans son esprit, ce jour-là. Il ne se souvenait sans doute même plus correctement de ce visage. Au fil des ans, il s’était certainement transformé et refaçonné dans sa mémoire.

Pourtant, il visualisait toujours les croix rouges sur les voiles espagnoles. Avec le goût métallique du sang de John dans la bouche, Faucon avait grimpé sur le mât pour accomplir sa mission de vigie et avait observé les mers, impatient de vivre une autre bataille. Il aurait aimé que les Espagnols les poursuivent une fois de plus afin de pouvoir les briser en mille morceaux.

Ce jour-là, peut-être, il s’était destiné à devenir corsaire privé et maintenant ceci, ce pirate sans foi ni loi.

Secouant la tête, il descendit de l’échelle. Pépite attendait dans la cabine, agitant les bras et les jambes tant il était enthousiaste.

— Vous savez quelle longueur fait la plage ? Jusqu’où s’étend-elle ? Si je cours…

— Tu ne courras pas.

Pépite sourit et un gloussement lui échappa quand il montra ses dents blanches.

— Je vous l’ai dit, je n’ai pas l’intention de m’enfuir. Je suis résigné à mon destin de prisonnier. Vous avez menacé ma sœur et jamais je ne mettrai Susanna ou son bébé en danger. Jamais. Je vais revenir. Ou vous pourriez courir à mes côtés ? Non, pas avec votre jambe. Un autre membre de l’équipage le pourrait-il ?

Faucon ne pouvait se permettre d’être influencé.

— Non. Tu resteras à bord.

Il avança vers le bureau et s’assit sur son fauteuil avant de prendre sa plume.

Son captif ne riait certainement plus.

— Mais nous avons conclu un pari. J’ai gagné. Je sais que vous vous en souvenez. Ces sutures dans votre jambe devraient vous rafraîchir la mémoire.

— Je m’en souviens. Nassau n’est pas convenable. Il y a bien trop de monde. C’est impossible.

— Mais vous avez promis !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une excuse se forma sur sa langue et il la retint à peine. Pourquoi devrait-il s’excuser de briser un serment envers un otage ? Il était pirate, après tout. À cause de Walter Bainbridge.

Il se surprit tout de même à dire :

— Il y a trop de monde. On trouvera une île assez grande. Nous devons effectuer des réparations à cause de cet aliéné d’Alfred. Un endroit inhabité. Assez grand pour que tu puisses courir.

Voilà, il était raisonnable.

Pépite secoua la tête, fit les cent pas et releva ses manches au-delà de ses coudes, dévoilant un soupçon de muscles fermes et bien taillés sous le tissu.

— Puis-je au moins aller sur le quai ? Descendre de ce bateau et m’étirer les jambes.

— Tu resteras ici.

— Vous êtes un menteur, cracha Bainbridge.

Ses joues laiteuses rougirent quand il continua de faire les cent pas.

Si Faucon l’avait trouvé quelconque après le premier coup d’œil, il était désormais attiré par son visage. À quelques reprises, quand il lisait à voix haute, il avait perdu sa phrase puisqu’il s’était surpris à scruter Pépite et la manière dont il l’écoutait, les paupières fermées, un sourire rêveur fendant sa bouche.

Quelques grains de beauté sur son nez attirèrent d’ailleurs le regard de Faucon. Pépite se lécha ensuite les lèvres.

— Pourquoi vous ai-je cru ne serait-ce qu’un moment ? s’enquit-il. Pourquoi ai-je eu une meilleure estime de vous parce que vous m’avez fait la lecture et que vous vous êtes montré gentil à propos de mes déficiences ?

Faucon détourna le regard.

— Je ne sais pas, puisqu’apparemment je dois te rappeler que je suis un putain de pirate !

La colère et la souffrance du jeune Bainbridge n’auraient pas dû l’émouvoir. Il n’aurait pas dû avoir envie de répondre à de quelconques attentes. Pourquoi diable devrait-il s’en préoccuper ? Il n’avait rien à prouver.

— Puis-je au moins aller sur le pont ?

— Non.

Il voulait expliquer qu’il y avait de trop nombreux risques, que si Pépite était capturé par un autre équipage, il pourrait être torturé, voire pire. Et je n’obtiendrais pas ma rançon. Et c’est ce qui compte vraiment. Il ricana.

— Tu survivras.

Il reporta son attention sur ses tâches, lisant la liste de marchandises à échanger, et, bientôt, ils se retrouvèrent à Nassau. Des voix résonnaient sur l’eau et Pépite s’agenouilla près de la fenêtre ouverte, se tordant le cou. Faucon regarda derrière lui, ne s’empêchant nullement d’observer les fesses fermes et rondes de son captif.

D’ici, on ne pouvait qu’apercevoir les palmiers et les cahutes, ainsi que le monde s’affairer là où la plage se recourbait.

— Si tu cries…

Grommelant, Pépite soupira.

— Je n’en ferai rien.

Faucon attrapa son manteau et partit avant d’être contraint à faire d’autres promesses.

* * *

AVEC UN VERTIGE agréable, Faucon laissa les hommes profiter de leur joie sur le gaillard, refermant un loquet derrière lui. La musique et les hurlements tumultueux estompés sur la poupe, les bourrasques de vent et la pluie grondaient à ses oreilles.

Dans un soupir, il monta sur le pont principal et fut trempé jusqu’à la moelle en quelques instants, son manteau ayant été oublié près du tonneau de rhum. Il fit sa ronde et prit des nouvelles des pauvres idiots qui avaient perdu à la courte paille et étaient donc de garde cette nuit, avant de leur promettre une portion de grog supplémentaire, demain. Ils avaient jeté l’ancre dans un endroit sûr, mais le temps sur le pont était toujours terrible.

Portant un petit sac, il descendit et s’approcha enfin de sa cabine. Il hocha la tête en direction de Grady.

— Des soucis ?

— Aucun, Capitaine.

— Rompez. Mangez et buvez autant de rhum que vous le désirez.

Souriant, Grady lui passa la clé et se hâta. Faucon hésita. Il était idiot de se sentir encore coupable – ou de se sentir coupable, tout simplement –, mais il détestait ne pas respecter un pari, peu importait avec qui il était fait.

Il était resté sur le pont quand ils avaient quitté Nassau et se dirigeaient vers la crique, puis il avait mangé et bu trop de rhum avec les hommes, Snell le scrutant en haussant les sourcils. Il ne pouvait l’éviter, à présent, et il tourna la clé dans la serrure.

Pépite était dans son coin, recroquevillé sur la couverture. Il dormait, ou faisait au moins semblant. Il avait allumé l’une des lanternes et elle vacillait encore. Faucon s’apprêtait à entrer sur la pointe des pieds quand il reprit ses esprits et avança audacieusement, ses bottes martelant le sol. C’est ma cabine, nom de Dieu.

Il laissa tomber le sac sur le plancher.

— Il y a des fruits. De la mangue, de l’orange et une prune.

Cessant sa comédie, Pépite s’assit et ouvrit le sac en toile rêche.

— Merci.

Il sortit la mangue et la prit dans sa main, l’observant curieusement avant de toucher la peau.

— Tiens.

Faucon saisit le poignard à sa ceinture et le lui tendit. Lorsque le manche en cuivre se retrouva dans la main de Pépite, il s’interrompit pour se demander ce que diable il faisait. Voilà pourquoi j’aurais dû m’en tenir à un verre de rhum.

Toutefois, le prisonnier éplucha le fruit avant de lui redonner l’arme. Il prit une bouchée hésitante de mangue et gémit. Le jus coula sur ses doigts et il tira la langue avant de les lécher comme s’il ne voulait pas en perdre une seule goutte.

Faucon se retourna et commença à retirer ses vêtements trempés, s’obligeant à ignorer la chaleur qui s’amassait dans son ventre. Il se déshabilla et s’étendit, nu, sur le lit, déterminé à s’endormir.

La journée avait été longue et il était resté sur ses gardes à Nassau – pesant chacun de ses mots, faisant semblant et portant son manteau horriblement chaud, satisfait par les chuchotements qu’il entendait dans son sillage. « Voilà le Faucon des Mers. »

Désormais, il pouvait souffler et se détendre. Enfin, il le pourrait si Pépite arrêtait de faire des bruits si obscènes. Chaque son de déglutition et soupir de plaisir se dirigeait directement vers le membre de Faucon.

Oh, tant pis.

Il se prit en main. Pourquoi diable ne le devrait-il pas ? C’était sa cabine et il n’avait pas à se soucier de ce que son prisonnier pensait. Même si un coup d’œil à ce dernier l’informa que le jeune homme était désormais captivé, le reste de son fruit abandonné sur ses genoux et le regard rivé sur la verge raidie de Faucon.

Sa main droite coincée derrière la tête, le pirate écarta les jambes. Il lécha sa paume d’un long et lent coup de langue, avant de cracher dedans à quelques reprises. Paresseusement, il se masturba jusqu’à bander parfaitement, le regard fiévreux de Pépite s’insinuant dans sa peau et l’embrasant.

Il ne pouvait qu’apercevoir l’ombre de Pépite du coin de l’œil, dans la lumière tamisée et vacillante de la lanterne, mais il était certain que le prisonnier observait chaque mouvement de Faucon sur son membre.

Finis-en et dors.

Pourtant, il ne pouvait ignorer la faim curieuse de Pépite. Il ne pouvait nier qu’il en était enchanté, même s’il savait que c’était une folie. Il s’était contenu pendant si longtemps.

Plus que ça, Faucon n’avait plus été désiré si purement et si honnêtement depuis longtemps. Pourquoi ne pourrait-il pas goûter au fruit défendu ? Rien que cette fois, si Pépite le souhaitait.

Est-ce de l’honnêteté ? Ou se joue-t-il de moi comme monsieur Cooper joue du violon ? Pour tenter de s’assurer qu’il resterait en vie ?

La mélodie joyeuse que Cooper jouait actuellement sur le gaillard alors que les hommes faisaient ribote résonnait légèrement sur le navire, malgré le vacarme de la tempête. Faucon devrait fermer les yeux, se masturber rapidement jusqu’à jouir avant de laisser la musique lointaine le bercer.

Pourtant, son désir ne pouvait être nié. Faucon laisserait le choix à Pépite. Touchant son gland, il demanda :

— Ça te fait bander de me regarder ?

Pendant quelques secondes, lors desquelles son cœur battait de plus en plus fort, il craignit que le jeune homme ne réponde pas.

Puis, dans l’obscurité, celui-ci chuchota :

— Oui.

Le soulagement n’aurait pas dû enflammer ses veines, mais le sang y circula encore plus vite. Il n’était pas sage de jouer à cela avec son prisonnier – son butin. Mais, honnêtement, quelle meilleure revanche que de déflorer le fils de Bainbridge ? Ce serait un sacré coup pour la fierté de ce serpent.

Et si cela offrait à Faucon l’opportunité de toucher ces muscles fermes, de goûter et d’explorer… C’était encore mieux. Un sourire s’étira lentement sur ses lèvres.

— Tu veux regarder de plus près ?

Hésitant, Pépite s’approcha et écarquilla les yeux tandis qu’il observait le visage et le sexe de Faucon. Inclinant la jambe après avoir aplati le pied sur le matelas, le pirate ignora le picotement des sutures et cambra les hanches, le corps en feu. Il risquait de se consumer sous le seul regard de son prisonnier, par le désir qui s’y trouvait.

Si tout cela était feint, Pépite avait sa place sur les scènes londoniennes. Son torse s’élevait et retombait rapidement, et il se lécha les lèvres avant de laisser échapper :

— Je veux… Si je dois mourir, d’abord je veux…

Il sembla chercher les bons mots.

— Je ne veux pas mourir comme ça, déclara-t-il d’une voix rauque.

— Comment ?

Faucon parcourut du regard le jeune Bainbridge de haut en bas avant de remonter. La chemise pendait mollement, dissimulant la tension dans ses hauts-de-chausse, mais le capitaine était certain qu’il bandait. Oh, il avait terriblement envie de voir cette verge gonflée, de contempler les preuves du désir de Pépite.

Ce dernier ouvrit et ferma brutalement la bouche. Le pirate le délivra ensuite de sa misère et de ses joues rougies.

— Vierge ?

Soupirant, Pépite acquiesça.

— J’avais trop peur.

Le sang de Faucon frémit, une envie urgente et possessive le traversant hâtivement.

— C’est donc vrai ? Aucun homme ne t’a jamais pris ? Aucune femme n’a glissé une main dans tes hauts-de-chausse derrière les rosiers ou n’a exercé son œuvre ?

— Jamais. Je ne veux pas de dame. Ou de prostituée. Seulement un homme. Je ne sais pas pourquoi, ça a toujours été comme ça pour moi.

Son innocence était aussi enivrante que du rhum, et Faucon tendit la main avant de plier le doigt.

Pépite, avec sa pomme d’Adam cliquetant, resta hors de portée.

— Est-ce… ? Préféreriez-vous avoir une femme ? Ou… chuchota-t-il.

Son regard brillait d’un espoir immanquable.

— Êtes-vous comme moi ? Contre nature ?

Il était absurde de trahir une quelconque vérité, pourtant, penser à John plus tôt avait fait resurgir les souvenirs de la peur et de la solitude qu’il avait ressenties pour le crime causé par sa nature même. Il se surprit à hocher la tête.

Toutefois, son désir n’était pas désintéressé, loin de là. L’envie d’être le premier à décrire des va-et-vient dans ces douces fesses serrées battait comme un tambour de guerre et il fut incapable de se maîtriser davantage.

Relâchant sa verge un moment, de peur de s’embarrasser, il caressa plutôt ses tétons, satisfait que le regard de Pépite se pose sur ses doigts.

— J’ai essayé une femme, une fois, dit le pirate. La friction a fait le nécessaire. Mais ce n’était pas ça.

Il reprit son membre et mit le pouce sur son gland.

— Tu veux que je te montre ? Comme ça peut être entre deux hommes ?

Hochant la tête, Pépite retira ses vêtements et les jeta courageusement sur le côté. Son long pénis fin se dressait au milieu d’un nid de boucles foncées et ses testicules pendaient lourdement entre ses jambes. La tension traversait ses muscles fermes, et sous la lumière tamisée, sa chair apparaissait dorée, légèrement couverte de poils châtains au niveau de son torse et sur le reste de son corps. Ses tétons étaient d’un rose poudré et pointaient sans même avoir été touchés.

Oh, comme Faucon avait envie de les toucher.

Pépite se lécha les lèvres.

— Que devrais-je faire ?

— Va chercher la bouteille d’huile dans le tiroir du milieu, dans mon bureau. Reviens ici, ensuite.

Au lieu d’hésiter, Pépite se précipita vers le bureau, puis revint vers le lit, observant son geôlier de haut en bas. Ce dernier plaça les deux mains derrière sa tête et haussa un sourcil.

— Eh bien ?

En prenant une brusque inspiration, Pépite grimpa sur le lit. Ils frissonnèrent tous les deux lorsque leurs chairs nues se rencontrèrent. Le pirate lui saisit les hanches, tentant de se plonger directement en lui, mais se maîtrisant.

— Comme… comme ça ? s’enquit Pépite en le chevauchant, tendu.

Il était certainement effrayé, mais il continua pour s’approcher du bord du précipice et se préparer à bondir. Ses muscles frémirent, l’excitation illuminant ses yeux couleur miel. Faucon se demanda s’il avait la même allure quand il courait.

— C’est comme ça ?

Pépite l’observa avec une grande vulnérabilité pour lui demander de le guider. Il lui faisait confiance, malgré toutes les raisons pour lesquelles il ne le devrait pas. Un petit froncement de sourcils apparut chez le jeune homme.

— Ça fonctionne, comme ça ? Ou est-ce que je devrais me mettre à quatre pattes ? Comme… Comme un animal ?

Malgré toutes les raisons pour lesquelles il ne le devrait pas non plus, Faucon s’ouvrit également, attiré par l’innocence de Pépite. Il lui sourit et glissa des mains apaisantes sur ses cuisses tendues.

— Ça fonctionne de bien des façons.

Depuis John, il n’avait jamais eu quelqu’un d’aussi adorable. Il aurait beau adorer s’enfoncer en Pépite s’il était à quatre pattes, à cet instant, il valait mieux le ménager et satisfaire son envie candide. Pour le récompenser de cette confiance. Ils la voulaient tous les deux. Pourquoi ne devraient-ils donc pas voler le plaisir où il se trouvait ?

Il saisit les doigts du jeune homme et y versa de l’huile. L’odeur de noix de coco s’éleva, douceâtre et écœurante.

— Ouvre-toi pour moi.

Impatiemment, Pépite tendit les mains derrière lui avant de se crisper et de haleter.

— Vous ne rentrerez pas, lâcha-t-il.

Son membre douloureusement raidi, Faucon dessina du bout des doigts de petits cercles sur les cuisses fermes du prisonnier. Il observa avidement les muscles se contracter.

— Lentement. Tu t’es déjà pénétré comme ça, avant ?

— Oui. Mais ça prendra trop de temps d’y aller lentement, gémit Pépite.

Ses paupières vacillèrent et sa bouche s’entrouvrit.

— Prenez-moi maintenant. Faites-le.

— Patience.

Ne voulant pas le briser en l’emplissant, Faucon sentit son sang commencer à frémir quand il le regarda s’affairer, bien que son orifice et ses doigts soient hors de portée de vue. Ne pas voir rendait la chose plus excitante et l’anticipation grandissait. Chaque gémissement et chaque soupir envoyait de petites étincelles jusqu’à ses testicules.

— S’il vous plaît, ça suffit.

Pépite retira sa main lubrifiée et se pencha contre Faucon. Il se renfrogna, comme s’il souffrait.

— S’il vous plaît.

Le pirate huila son sexe avant de saisir les hanches du jeune Bainbridge et de le guider dessus. Son gland poussa l’orifice étroit.

— Est-ce ce que tu désires ?

En guise de réponse, Pépite ferma les paupières et descendit courageusement, prenant toute l’extrémité de sa verge. Il eut les larmes aux yeux quand il haleta.

— Oh !

La peau de son torse rougit et Faucon la suivit du bout des doigts avant de tourner autour des tétons de son prisonnier et de lui provoquer un gémissement éhonté.

Centimètre par centimètre, Pépite se baissa et le capitaine tint fermement ses hanches, accusant une partie de son poids et ravalant un grognement. Cette chaleur parfaite et tendue l’entourait, l’embrassait, et la pression était presque trop bonne. Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu’il avait ressenti une telle chose pendant un ébat. Habituellement, il regardait à peine son partenaire, mais avec Pépite, il était focalisé.

Il observa les émotions défiler sur son visage – la douleur, l’émerveillement, l’exaltation. Ce jeune homme était si intrépide, il prenait audacieusement ce qu’il désirait. Sa chaleur était exquise, et la sueur perlait sur le front du pirate tandis qu’il luttait pour garder le contrôle.

Faucon avait-il été si courageux lors de sa première fois ? Elle avait été hâtée, maladroite et douloureuse, bien que John ait pris autant de précautions que possible. Faucon fut frappé par l’idée qu’il ne voulait pas faire de mal à Pépite, ce qui était ridicule.

Il allait peut-être devoir le tuer.

Son souffle se coupa et ses muscles tressaillirent. Le jeune homme ouvrit les yeux, presque totalement empalé sur la verge de Faucon, tremblant alors qu’une larme s’attardait sur ses cils.

Le capitaine devrait le faire rouler à quatre pattes et le ravager comme il l’aurait fait avec un anonyme sur une plage de Nassau, au cœur de la nuit. Toutefois, il tendit presque la main pour essuyer la larme avant qu’elle coule sur la joue rouge de Pépite.

Heureusement, celui-ci l’essuya en premier, grinçant des dents alors qu’il s’installait totalement et ne reculait pas. Il baissa les yeux avant de regarder Faucon, un sourire incrédule et étourdi fendant son visage.

— Ça rentre, souffla-t-il. J’ai une verge en moi.

Il glissa une paume sur le torse de Faucon, provoquant des étincelles dans son sillage.

— J’en rêve depuis si longtemps.

Son sourire vacilla et son front se plissa alors qu’il respirait plus fort. Faucon vit quasiment les affres de la honte pourchasser le jeune homme dans son esprit. Celui-ci murmura :

— Je sais que je ne devrais pas. Et avec vous, en plus. Pourtant…

Il roula des hanches, tâtonnant.

— Mon Dieu, c’est si bon.

Prenant une profonde inspiration, il acquiesça.

— Je dois l’avoir. On ne m’en empêchera pas.

Le pirate se surprit à sourire, la chaude satisfaction le submergeant non seulement à l’idée qu’il était le premier à franchir cet orifice vierge, mais aussi parce qu’il donnait à Pépite ce qu’il désirait et qu’il s’était refusé. Cela comblait une envie si profonde en Faucon qu’il avait même ignoré son existence.

Il s’était montré patient, mais avait besoin de toucher. Le sexe de Pépite avait quelque peu faibli. Le pirate versa de l’huile dans sa paume et la posa ensuite sur la longueur, gratifié par la contraction des fesses de Pépite, son long gémissement et la manière dont sa verge réagit presque immédiatement en se gonflant.

Faucon le caressa et glissa sa main droite le long du flanc du prisonnier, puis sur ses tétons qu’il tordit et taquina.

— Tu as déjà imaginé ça, par le passé ? Être pris par la queue d’un homme ?

— Oh que oui.

Son regard était assombri par le désir, la fièvre et l’audace.

Faucon saisit les hanches de Pépite et s’enfonça vivement. Le prisonnier rejeta la tête en arrière, se cambrant comme un arc, et cria, de petits sons s’échappant de ses lèvres ouvertes, telle une chanson désespérée et entêtante. Cela résonnait profondément en Faucon et il donna de sa personne pour que le jeune homme se brise totalement sur son membre.

Essayant de trouver l’endroit précis, le pirate tenta plusieurs coups avant d’effleurer parfaitement le nœud gonflé. Pépite faillit s’effondrer quand il se pencha au-dessus de lui.

— Oh mon Dieu, c’est… Tu es si profond.

Ses cuisses se contractant, le captif s’empala tout seul et ses fesses serrées furent un paradis. Ses mains aplaties sur le torse de Faucon, ses doigts s’enfonçant pour se stabiliser, il bougea dans un rythme saccadé, luttant pour trouver le bon endroit à chaque coup de reins.

Le jeune homme haletait si joliment, ses cheveux couleur sable étaient mouillés et bouclaient sur son front. Ses yeux de miel brillaient sous l’effet de la découverte et du désir, de petits gémissements échappaient à sa bouche rose.

— Oh, oh, oui.

Les dix points de pression provoqués par les doigts de Pépite allaient sans doute lui provoquer des ecchymoses, de nouvelles taches foncées au milieu de ses tatouages, mais le soupçon de douleur enflamma les testicules de Faucon. Pépite était déchaîné et libre au-dessus de lui, les yeux fermés alors qu’il s’empalait férocement.

Le pirate tendit la main pour la poser sur sa joue, ayant besoin de revoir ses yeux. Il ravala son propre gémissement quand Pépite l’observa avec un plaisir pur et un abandon imprudent. Il demeurait intrépide, tandis qu’il prenait ce qu’il voulait.

Le jeune Bainbridge était censé être le prisonnier, pourtant c’était Faucon qui était pris au piège. Il était incapable de lui refuser quoi que ce soit, tel un navire de pêche pris dans le sillage d’une frégate, balayée d’un côté et de l’autre et ne pouvant rien faire d’autre qu’attendre.

— Oh, oh, j’ai besoin…

Pépite s’écrasa sur lui en grimaçant.

Faucon brûlait d’envie de lui offrir cette délivrance. Le sexe suintant de Pépite était d’un rouge profond, tandis que son gland était décalotté. Le pirate glissa un pouce sur son extrémité avant de le caresser rapidement et avec autorité, de bout en bout. Lors de son troisième passage, le captif hurla et jouit sur le torse du capitaine. Son orifice se contracta agréablement et ses yeux se refermèrent, dans l’extase.

Pendant que le jeune homme tremblait, Faucon s’enfonça dans cette chaleur persistante avec des coups de reins puissants, incapable de se contenir un instant de plus. Pépite ouvrit les yeux, un cri au bord des lèvres, tandis qu’un jet de semence s’écrasait sur le torse du capitaine.

Il se contracta et il n’en fallut pas plus au pirate pour jouir, le feu le balayant de la proue à la poupe puis dans le sens inverse tandis qu’il se vidait et que leurs regards se rivaient l’un sur l’autre. Faucon réussit à peine à crisper sa mâchoire et à ravaler son hurlement.

— Dieu du Ciel, marmonna Pépite en laissant retomber sa tête.

Ses bras se relâchèrent alors qu’il se retenait toujours, les doigts qui s’étaient enfoncés dans la chair de son partenaire se détendant.

— Je dirais plus qu’on est dans l’arène du diable, déclara lentement Faucon.

Sa tentative de plaisanterie sonnait creux. Effectivement, Pépite l’ignora. Le pirate dut se libérer et retrouver ses esprits, mais il tenait encore les hanches du jeune homme et ses mains bronzées contrastaient avec la peau pâle.

Son sexe avait commencé à ramollir et ressortait de l’orifice lubrifié et usé de Pépite, où il était entré le premier. Contrairement à ses ébats précipités habituels, il n’était pas prêt à se retirer. Il tendit plutôt la main pour tracer les contours de l’anus gonflé autour de lui.

Son torse s’élevant et retombant, Bainbridge releva la tête. Son regard troublé croisa celui de Faucon avant de descendre. Il déglutit difficilement, clignant des yeux comme s’il reprenait ses esprits après un rêve fiévreux. Le capitaine craignait de voir la culpabilité froncer une nouvelle fois ces sourcils. Pourquoi leurs désirs devraient-ils être considérés comme indignes ? Parce que l’Angleterre le disait ? Qu’elle aille se faire foutre.

Faucon leva son pouce et l’appuya sur le petit creux dans le menton de son prisonnier, se demandant s’il était né avec ou s’il l’avait acquis lors de l’une de ses aventures, peut-être en courant ou en grimpant à un arbre. Leur peau était trempée de sueur, là où ils étaient collés, et Faucon fut frappé par l’envie de faire rouler Pépite sous lui et de le couvrir de la tête aux pieds.

Pépite essuya sa semence, mais ne fit qu’empirer les choses, entortillant les poils sur le torse de Faucon et traçant les contours de son tatouage.

— Je suis désolé.

Ses doigts tremblèrent lorsqu’il tenta de le nettoyer.

— Il n’y a pas de honte.

Le pirate saisit le poignet de Pépite et leva sa main avant de suçoter ses doigts. Cette gourmandise musquée et acidulée se mêlait au jus de mangue restant sur la peau du jeune homme, qui l’observait d’ailleurs en écarquillant les yeux.

— Nathaniel.

Son regard se riva sur celui du capitaine et celui-ci se figea.

— Mon nom, c’est… ajouta-t-il d’une voix rauque.

Faucon le souleva brusquement, non seulement loin de sa verge, mais il le chassa aussi totalement du lit en le reposant sur ses pieds. Bainbridge vacilla et le pirate s’agrippa quelques instants à lui avant de le relâcher. Après tout, cela serait inconvenant de laisser son butin tituber et se fracasser le crâne.

S’obligeant à bâiller à s’en décrocher la mâchoire, le pirate se pencha en avant et saisit le caleçon en lin de Pépite où il avait été abandonné, sur le sol. Avec de rapides mouvements, il nettoya son membre et ce qu’il put sur son torse, avant de jeter le sous-vêtement poisseux à son prisonnier, qui était trop ébahi pour l’attraper. Le tissu blanc atterrit à ses pieds.

Bien que son cœur martèle trop prestement, Faucon garda une voix calme. Désintéressée.

— Là. Maintenant, tu ne mourras pas vierge.

Il croisa les bras derrière sa tête et ferma les yeux, poussant sa respiration à reprendre un rythme normal. Habituellement, le tangage du navire le berçait et il s’endormait instantanément, les soirs où il ne se préoccupait pas pour les hommes, pour les autres bateaux, la météo ou la marchandise. Ou par l’idée d’être capturé par les Anglais. Ou les Français. Ou les Espagnols.

Ses membres étaient détendus et il aurait dû être capable de s’assoupir immédiatement. Il n’y avait aucune raison de se demander comment se sentait Pépite. Et clairement aucune raison de s’inquiéter. De l’apaiser. Faucon lui avait donné ce qu’il souhaitait.

Il avait aussi pris ce qu’il désirait. Cela faisait trop longtemps qu’il ne s’était pas perdu dans un ébat. Et à présent, il l’avait fait. Il avait troussé le fils unique de Walter Bainbridge, cochant une autre case à sa revanche.

Ça n’allait pas plus loin.

Pourtant, le sommeil restait hors de sa portée tandis qu’il écoutait Pépite battre en retraite dans son coin. Le pirate ouvrit les yeux et le regarda se laver, la lampe vacillante lançant des ombres tremblantes. Saisissant le seau que Faucon lui avait une nouvelle fois accordé, le prisonnier éclaboussa son caleçon souillé, avant de tendre la main vers ses fesses et de grimacer.

Il imagina les talents qu’acquerrait Pépite grâce à sa nature passionnée et curieuse. Oh, Faucon pouvait lui enseigner tant de choses.

Ça suffit.

Cela avait été l’histoire d’une fois. Il avait marqué l’héritier de Bainbridge, et même si le serpent ne l’apprenait jamais, Faucon, lui, était au courant. Nathaniel aussi.

Non. Son nom est uniquement Pépite. Mon butin. Ma revanche. Rien de plus.

Il ferma résolument les yeux face à la peau laiteuse, à l’épuisement et aux membres transpirants de Pépite. Bientôt, la lampe fut éteinte et la cabine plongée dans l’obscurité. Deux mots firent écho dans son esprit.

Plus jamais.

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