Kidnappé par un pirate: Romance MM (French Edition)
Chapitre 24
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COMME S’IL N’AVAIT jamais quitté cet endroit, Faucon se blottit dans la cellule moite plongée dans l’obscurité. Son manteau et ses bottes de cuir ne sécheraient probablement jamais, mais il paraissait approprié que le Capitaine Faucon porte son costume jusqu’à la fin.
Humide, infesté de rats, c’était un avant-goût de sa tombe, si on oubliait le manque de terre et d’insectes grouillants. Le navire ancré crissa et le silence indiqua qu’il s’agissait d’une nuit tranquille. Il se demanda à nouveau si Nathaniel allait bien et s’il était en sécurité, ou même vivant.
S’il te plaît, sois vivant. S’il te plaît.
Manifestement, Walter Bainbridge n’avait pas de quoi payer le corsaire, ainsi la potence attendrait un jour de plus. Faucon dormit par intermittence, ne sachant plus vraiment quand il se réveillait et quand il rêvait.
Lorsqu’il entendit des cris, des bruits d’éclaboussure et des pas martelant le plancher, il ne fut pas certain d’être en train de dormir. Le matin arriva et son exécution se rapprocha – à supposer que Bainbridge avait satisfait le Capitaine Taylor.
Toutefois, lorsqu’il fut remonté sur le pont principal une fois de plus, il se rendit compte que les étoiles brillaient encore dans le ciel. Il jeta un coup d’œil autour de lui et distingua deux groupes en désaccord. Certains corsaires étaient éparpillés sur le pont, leurs armes brandies. Le capitaine Taylor se trouvait au centre et observait un rassemblement d’hommes près du bastingage à tribord.
Sous la lumière argentée, Faucon reconnut immédiatement la courbe des épaules de Snell ainsi que sa lourde silhouette. Son cœur bondit. Et oui, il reconnaissait également d’autres membres d’équipage avec Snell ainsi que…
Ses genoux cédant quasiment, Faucon fut submergé d’une joie plus puissante qu’il n’aurait pu l’imaginer. Il ouvrit la bouche pour appeler Nathaniel, puis se tut au risque de se mettre davantage en danger.
Son cœur martelait comme un tambour de guerre, régulièrement et franchement. Il était prêt à se libérer des mains qui le tenaient, à leur déchirer les doigts avec ses dents si cela signifiait qu’il pouvait rejoindre Nathaniel qui était en vie.
Celui-ci se tenait là, vêtu de noir, une cape dissimulant son corps. Ses boucles étaient ébouriffées et quelque chose luisait à son oreille. Son visage paraissait blême, mais Faucon ne savait pas vraiment si c’était à cause de la lumière de la lune ou des conséquences de sa blessure. Il avait tant envie de le serrer dans ses bras, de sentir que Nathaniel était sain et sauf.
— Très bien, dit le Capitaine Taylor. Je vous écoute.
Il avait la main posée sur la garde de son épée. L’une de ses boucles grises retombait au-dessus de son oreille et il avait enfilé une veste sans mettre de gilet, ce qui prouvait sans doute qu’il avait été réveillé dans sa cabine.
Ce fut Nathaniel et non Snell qui parla. Faucon ne put que l’observer, bouche bée, lorsqu’il dit :
— Je m’appelle Nathaniel Bainbridge. J’ai cru comprendre que mon père vous devait une somme considérable.
— C’est vrai. Vingt-cinq mille livres, un quart de votre rançon. Je lui ai dit que je n’accepterais pas moins pour me lancer à la poursuite du Faucon des Mers, répondit Taylor en jetant un coup d’œil à l’intéressé. Bien qu’il ne soit plus aussi intrépide, à présent.
Certains corsaires gloussèrent et d’autres s’esclaffèrent.
Faucon les ignora. Il aurait souhaité que Nathaniel le regarde. Pourtant, celui-ci restait concentré sur Taylor.
— Faites-vous équipe avec ces pirates, désormais, Bainbridge ? s’enquit-il, incrédule.
— Oui. J’en ai franchement marre de mon père et de ses mensonges.
Il parlait avec conviction et… grossièreté. La fierté submergea Faucon au même moment qu’une vague de désir.
Nathaniel poursuivit, les épaules droites et la tête haute.
— Nous avons vos vingt-cinq mille livres, ainsi que de l’or et de l’argent pris dans la demeure de mon père, en supplément. Tout ce que nous exigeons, c’est le retour de Faucon et une route sûre pour nous en aller loin de cet endroit maudit.
Si c’était un rêve, Faucon dormirait volontiers éternellement. Il retint son souffle tandis que Taylor y réfléchissait.
— Mon père n’a pas deux shillings en poche. Si vous lui cédez, vous n’aurez rien en retour, ajouta Nathaniel en faisant un signe de la main vers l’île. Vous pouvez constater par vous-même que la colonie a échoué.
— En effet, répondit Taylor en grimaçant.
— Mon père va vous duper, comme il l’a fait avec le Capitaine Faucon, qui a un jour été corsaire comme vous, jusqu’à ce que sa lettre de marque soit révoquée sans qu’il soit averti, pour une accusation montée de toutes pièces. Afin d’éviter d’avoir des dettes, mon père n’hésitera pas à en faire de même avec vous.
Taylor tangua d’un pied sur l’autre et son visage se froissa.
— Suffisamment de sang a déjà coulé à cause de mon père, vous ne croyez pas ? Et vous n’imaginez certainement pas que nous sommes si peu ? demanda Nathaniel en montrant Snell et leur petit groupe composé d’O’Connell, de Grady et de quelques autres.
L’équipage de Taylor s’agita nerveusement et jeta un coup d’œil en direction de l’eau, ainsi que de l’île. Taylor se pinça les lèvres.
— Laissez-moi voir la somme, dit-il enfin. Et cet argent. Et cet or.
Tout s’enchaîna rapidement, ensuite. Une sacoche fut passée et inspectée. Faucon fut détaché et poussé près du bastingage, vers ses matelots. Vers son amant. Il saisit trop brièvement le visage de Nathaniel en coupe, vibrant sous l’effet de la sensation du jeune homme chaud, entier et vivant.
Il mourait d’envie de l’embrasser et de le serrer contre lui, de lui dire une centaine de choses pour lesquelles il n’avait pas les mots, mais ils n’étaient pas encore en sécurité.
— Merci, murmura-t-il.
Cela devrait suffire alors qu’il reportait son attention sur le capitaine Taylor qui lui fit un signe dédaigneux.
— Très bien, allez-y.
— Notre navire est un petit sloop. Le destin d’Essa. Si vous envisagez de vous en prendre à nous une fois que nous serons à bord…
— J’envisage de mettre les voiles loin d’ici et de partir à la poursuite de galions espagnols remplis de trésor, répondit Taylor en ricanant. Partez.
Bientôt, ils passèrent par-dessus le bastingage et montèrent dans une petite chaloupe pour rejoindre la côte. Nathaniel était assis à la proue et il y avait bien trop d’hommes entre Faucon et lui pour qu’il puisse le toucher. Faucon attrapa une rame et s’affaira vigoureusement.
Après avoir atteint le rivage, les deux amants marchèrent côte à côte. Le pirate saisit la main du jeune homme et serra ses doigts. Il mourait d’envie de l’embrasser, de constater par lui-même qu’il avait guéri, qu’il était en vie et qu’il n’était pas un fantôme.
Nathaniel lui donna un coup d’épaule.
— Nous devons rester sur nos gardes, chuchota-t-il.
Effectivement, ils le devaient. Faucon reporta son attention sur le chemin jonché de débris derrière le port si silencieux que c’en était menaçant, où seuls quelques navires étaient amarrés.
Les bâtiments de la colonie avaient largement été balayés, l’eau remplissait encore des fossés et des arbres avaient été déracinés. Les quelques habitants restants étaient probablement réunis dans l’église, qui avait été construite en pierre et qui avait survécu à la tempête, ou dans les demeures plus grandes, visibles au loin en lisière de jungle.
Faucon resta prudent, prêt à trancher la gorge de quiconque tentait de se mettre sur son chemin.
Un homme apparut d’ailleurs.
Walter ne leur tomba pas dessus par surprise. Il annonça plutôt sa présence dans un tumulte de pas et de jurons, de la mousse sortant presque de sa bouche tandis qu’il hurlait :
— Alors c’est vrai ! Tu fais équipe avec ces brigands !
Faucon serra la main de Nathaniel et tendit son autre bras en direction d’O’Connell qui lui passa une épée sans un mot. Un grand homme aux cheveux bouclés qui avait enfilé ses hauts-de-chausse sous sa chemise de nuit appela Walter, glissant dans la pente puisqu’il était pieds nus.
— Bart, je vais bien, dit Nathaniel. S’il te plaît, ne t’approche pas.
Il ajouta pour Faucon :
— C’est le mari de ma sœur. C’est quelqu’un de bien. S’il te plaît, ne lui fais pas de mal.
Faucon acquiesça et observa Walter Bainbridge, le rencontrant pour la première fois depuis ce jour fatidique à la Cour de l’Amirauté. Bien qu’il ait envie de lui sauter dessus et de l’étrangler à mains nues, il hocha la tête.
— Bonsoir, Gouverneur, le salua-t-il calmement.
La perruque de Bainbridge était tombée et ses cheveux sombres étaient ébouriffés. Il était entièrement habillé, ses souliers et ses bas étaient tachés de boue, et son regard frénétique.
— Je croyais que le messager était devenu fou quand il m’a dit que mon fils avait été repéré là-bas. Mon fils, qui est à peine sorti de son lit, mon fils…
Il se tut et sa mâchoire se décrocha quand son regard se posa sur les mains jointes et les doigts entrelacés de Faucon et Nathaniel.
— Ton fils, qui est un sodomite. Ton fils, qui est amoureux du Capitaine Faucon et qui s’en va pour se construire une vie avec lui.
Toutes les parties sensibles de Faucon, qui avaient suppuré quand Nathaniel et lui s’étaient retrouvés séparés, guérirent en un instant. Son cœur chanta comme il ne l’avait pas fait depuis plusieurs décennies. Il serra la main de Nathaniel, qui tremblait légèrement.
Walter était bouche bée, et Bart aussi. Le premier ferma ensuite la bouche, grondant et dévoilant ses dents dans une grimace.
— Espèce d’imbécile. Tu as toujours été faible et inutile. J’aurais dû voir que tu étais également une abomination !
Les mots faisaient écho alors que Faucon relâchait Nathaniel et sautait sur Walter qui s’effondra par terre. Il posa la botte sur le torse de Bainbridge et baissa l’épée au niveau de sa gorge.
— Bart ! Fais quelque chose, espèce de lâche !
Faucon jeta un regard noir à l’intéressé, qui secoua la tête et recula.
— Prends soin de toi, mon frère, dit-il à Nathaniel.
— Je le ferai. Toi aussi. Prends soin de Susanna et de Grace.
Bart hocha la tête avant de baisser les yeux vers Walter qui se tortillait dans la boue.
— On récolte ce que l’on sème.
Sur ces mots, il fit demi-tour et remonta la colline, disparaissant dans les feuillages entremêlés.
Ce serait si facile d’exécuter Bainbridge avec sa lame, de lui trancher la gorge ou même de lui couper la tête et de l’exposer sur une pique pour que tout le monde la voie, ce qui rappellerait qu’il ne fallait pas contrarier le Faucon des Mers.
Pourtant, alors qu’il regardait l’homme gémir et jurer dans la boue, parfois rebelle, parfois pétrifié, sa fureur s’évanouit. Cet homme, qui avait changé le cours de la vie de Faucon, celui qu’il détestait si passionnément depuis longtemps, s’était anéanti.
— Tu ne mérites pas une seule seconde de mon temps.
Il leva sa lame et Bainbridge bafouilla, peut-être à cause de l’affront envers sa fierté.
Faucon eut envie de lui cracher au visage, mais il se contenta de reculer et de tendre aveuglément la main vers celle de Nathaniel. Il inspira profondément quand les doigts chauds de son jeune amant s’agrippèrent aux siens.
Aux côtés de Faucon, Nathaniel jeta un coup d’œil à Walter.
— Au revoir, Père.
Dans leur sillage, les jurons hurlés de Walter furent oubliés et ignorés dans la boue.
* * *
SI UNE QUELCONQUE alarme avait sonné, elle ne fit aucunement écho sur les eaux alors que Le destin d’Essa partait vers l’ouest. Ce qui restait de la colonie disparaissait dans leur champ de vision. Les voiles du navire du Capitaine Taylor étaient visibles au loin et ils demeuraient à bonne distance.
— Est-il possible que ce soit réellement terminé ? chuchota Nathaniel en se tenant à la poupe.
Il tint la main de Faucon, le caressant paresseusement du pouce, le regard porté sur l’horizon et sur les ondulations que la mer ravalait rapidement. Il s’était déjà débarrassé de ses bas, de ses souliers et de sa cape.
— Je crois que les vents du destin ont tourné, pas toi ?
Nathaniel croisa son regard, un sourire hésitant sur les lèvres.
— Je dirais que oui.
Ravi de laisser Snell donner des ordres, Faucon lutta pour trouver les bons mots.
— J’ai… craint que tu sois mort. Pour avoir sauvé l’être pitoyable que je suis. C’était…
Sa poitrine se comprima.
— Ne refais plus jamais rien d’aussi imprudent. Promets-le-moi.
Nathaniel haussa les épaules.
— Non. Ce serait un mensonge. Car je risquerais tout pour toi.
Faucon jura doucement, pourtant il ne put s’empêcher d’être submergé de chaleur.
— C’est évident, puisque tu as recommencé ce soir.
— Je savais que tu pourrais me repousser, que tu peux encore le faire. Mais je devais essayer. Je ne pouvais pas vivre dans le regret. Au moins, de cette façon, j’en serai certain.
— Que je te repousse ? Parce que tu m’as sauvé de l’exécution ? Tu ne crois tout de même pas que je perds la tête avec l’âge.
Nathaniel détourna les yeux.
— Non. Je veux dire… que tu t’éloignes de ça. De nous. Tu as dit…
Faucon s’agrippa à ses doigts.
— De nombreuses choses.
De sa main libre, il releva le menton de Nathaniel et caressa la petite fossette sans avoir besoin de la voir pour savoir où elle se trouvait exactement.
— Des mensonges pour te protéger, je le croyais. Sur cette île, quand je t’ai vu recouvert de sang… Je voulais simplement te protéger. Maintenant, te voilà, et tu veilles une nouvelle fois sur moi. Pourquoi ? Après tout ce que j’ai fait ?
— Je pensais ce que j’ai dit. Je t’aime.
Nathaniel le fixa et haussa les épaules.
— C’est peut-être idiot, mais je n’ai jamais été aussi sûr.
Faucon lui relâcha la main pour poser la sienne sur sa joue.
— Tu n’es pas un homme insignifiant. Encore moins à mes yeux. Et l’amour que je ressens pour toi ne ressemble à aucun autre.
Il était sale et devait dégager une odeur abominable, mais Nathaniel l’embrassa passionnément, soupirant dans sa bouche, l’attirant près de lui, impatient, précieux et parfait. L’air salé emplit les narines de Faucon, ainsi qu’un parfum qui n’appartenait qu’à Nathaniel – une douceur musquée.
Le jeune homme se raidit ensuite en haletant. Avant que Faucon ne puisse lui demander pourquoi, il le rassura.
— Ce n’est rien. La blessure est un peu douloureuse.
Avec un sourire chagriné, il glissa les doigts sur la joue de Faucon.
— N’aie pas l’air aussi coupable. Comme je te l’ai dit, ce n’est rien. Tu dois continuer de m’embrasser.
Bien que Faucon ne croie pas que son regret et sa honte à cause de ce coup de poignard s’évanouissent un jour – même actuellement, il revoyait Nathaniel se mettre sur le chemin de la lame – il ne put que hocher la tête et sceller leurs lèvres une nouvelle fois, leurs langues s’explorant doucement.
— Hum.
Faucon et Nathaniel se retournèrent et virent Snell à quelques mètres de là. Il arborait une expression mêlant exaspération, affection et résignation.
— Où voulez-vous que nous vous déposions ?
Faucon haussa un sourcil.
— Vous n’allez pas essayer de me convaincre de rester votre capitaine ?
— Je reconnais une cause perdue d’avance quand j’en vois une, répondit Snell en ricanant.
— Devrions-nous aller à Port-Royal ? rétorqua Faucon en souriant. Nathaniel et moi pourrions acheter des denrées et planifier notre itinéraire. Que reste-t-il de la rançon ?
Snell soupira.
— Eh bien, nous avions déjà deviné qu’il s’agissait de contrefaçon, en grande partie, et les vrais sous étaient posés sur le dessus pour faire bonne mesure. Monsieur Bainbridge l’a confirmé.
— Ah, répondit Faucon. Et la somme donnée au capitaine Taylor ?
— De la contrefaçon, en grande partie, et les vrais sous posés sur le dessus pour faire bonne mesure.
Ils s’esclaffèrent tous les trois et Faucon tendit la main.
— Merci, mon ami. Pour tout. Et merci de me laisser partir.
Snell saisit sa paume.
— Eh bien, si vous insistez avec cette sornette, qui suis-je pour me mettre en travers de votre chemin ?
Il l’attira dans une brusque étreinte et Faucon s’agrippa à lui, la gorge bien trop serrée pour parler.
S’éclaircissant la voix, Snell recula et jeta un coup d’œil à Nathaniel.
— J’imagine que le jeune seigneur a prouvé sa valeur.
Il tendit la main et Nathaniel la saisit en souriant. Puis Snell tourna les talons en grommelant et en retournant au gouvernail pour aboyer d’autres ordres.
Seigneur, comme il allait manquer à Faucon.
Quand ils pivotèrent tous les deux vers la barre, le croissant de lune sur reflétait sur l’anneau à l’oreille de Nathaniel. Faucon glissa un doigt sur le métal doré tandis que son amant riait.
— Je me disais que je devais ressembler à un vrai pirate pour te sauver, expliqua-t-il.
Faucon suivit son regard vers l’horizon. Leurs uniques poursuivants étaient une flopée d’oiseaux traversant le ciel.
— Et tu m’as effectivement sauvé.
Doucement, Faucon ouvrit la petite créole et la retira de l’oreille de Nathaniel. Celui-ci rit à nouveau.
— Ça me donne l’air si idiot ?
Sans un mot, car aucun ne pouvait rendre justice à son affection, Faucon retira sa propre boucle d’oreille et la passa dans le trou sur le lobe de son amant. Toute trace d’hilarité ayant disparu, le jeune homme le scruta intensément tandis qu’il glissait l’anneau doré dans sa propre oreille.
Nathaniel demeura silencieux si longtemps que Faucon crut que la signification de son geste n’était pas claire : il ne voulait personne d’autre à ses côtés pour le reste de sa vie. Toutefois, Nathaniel se pencha ensuite et captura ses lèvres dans un baiser essoufflé et ardent qui disait tout.
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