Kidnappé par un pirate: Romance MM (French Edition)

Chapitre 16

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LA VOIX DE Faucon, à la proue du navire, fut balayée sur tout le pont alors qu’il tournait le dos au soleil.

— Nous allons jeter l’ancre pour deux nuits.

Les hommes l’acclamèrent et Nathaniel sourit en restant à l’écart. Il était ravi que l’équipage ait voté pour l’autoriser à monter sur le pont, mais à part monsieur O’Connell, la plupart des matelots gardaient leurs distances. Nathaniel était toujours leur prisonnier, après tout. Leur aubaine.

Alors que la date de l’échange de la rançon s’approchait, ses inquiétudes ne faisaient que grandir. Inspirant profondément, il se réprimanda et s’intima de se concentrer sur le jour présent. Sur chaque heure, chaque minute même. Il ne pouvait faire autrement.

Il s’autorisa à sourire. S’ils jetaient l’ancre, il aurait enfin l’occasion de courir. Si Faucon tentait à nouveau de ne pas honorer sa parole, Nathaniel ferait un scandale. Mais il avait confiance en lui pour ne pas revenir sur sa promesse, cette fois-ci.

Nathaniel avait aperçu les plages de sable blanc au loin, ainsi que les arbres aux feuilles bien plus exotiques que celles qu’on voyait en Angleterre. Oh, comme il mourait d’envie d’explorer. Respirant l’air salé, il se concentra sur l’idée merveilleuse de courir enfin, pour la première fois depuis des mois.

— Allons-nous à Nassau ? s’enquit une voix pleine d’espoir.

— Tu n’as toujours aucune idée de l’endroit où on se trouve, bon sang, Barney ? On est à des milles marins de Nassau, espèce d’ahuri. En fait, le port le plus proche est celui de l’Île Primevère, où nous nous rendrons immédiatement après cette excursion.

L’estomac de Nathaniel se retourna et la chair de poule monta sur sa peau tandis que le regard de Snell se posait sur lui.

— Il est bientôt l’heure d’échanger notre butin contre de l’argent.

Bien sûr, tous les yeux se rivèrent sur le jeune homme, bien que Faucon continue de fixer l’horizon devant lui, la mâchoire crispée et les mains jointes derrière son dos droit. Les matelots les plus proches de Nathaniel, à tribord, se décalèrent, même monsieur O’Connell, qui lui était pourtant reconnaissant. Le captif maintint son regard sur ses pieds nus, la sueur coulant sur sa colonne vertébrale. Être au centre de l’attention lui donnait l’impression de recevoir des coups d’aiguille.

Faucon prit la parole, comme si le malheureux monsieur Barney ne l’avait pas interrompu.

— Nous arriverons sur cette terre d’une minute à l’autre, à présent. L’île n’appartient pas aux routes commerciales. Elle est assez grande pour nos besoins et est inhabitée. Il devrait y avoir des crabes, du poisson et des fruits. Bien sûr, nous avons apporté une bonne quantité de rhum, finit-il avec un sourire narquois.

Les hommes l’acclamèrent à nouveau.

— Et rapides comme l’éclair, nous réparerons le navire demain. Nous carénerons ce que nous pourrons, maintenant que nous avons trouvé une plage convenable.

Un grognement collectif emplit l’atmosphère et Snell leva les mains.

— Ce n’est la tâche préférée de personne, mais nous savons tous ce que cela doit être fait. Ces bernacles sur la coque nous ralentissent. Nos cales sont vides, il sera donc beaucoup plus facile d’amarrer le navire. Après notre accrochage avec le Javelot, nous avons effectué toutes les réparations que nous pouvions à l’intérieur, mais certaines choses doivent être faites quand nous sommes sur la terre ferme. Et nous voulons que notre vitesse nous permette de filer avec la rançon donnée par cette ordure qu’est Walter Bainbridge. Pensez simplement à l’argent que vous recevrez bientôt. Vous avez envie de le garder, n’est-ce pas ? Une fois que nous aurons déposé ce petit seigneur, nous devrons nous hâter de laisser l’Île Primevère derrière nous.

Qu’adviendra-t-il de moi, alors ?

Tandis que les hommes se remettaient au travail et que Faucon discutait avec son quartier-maître sans jeter un coup d’œil à Nathaniel, celui-ci resta devant le bastingage et observa l’île minuscule grandir.

Bientôt, la prochaine terre dont ils s’approcheraient serait l’Île Primevère et l’aventure serait terminée. Son estomac se retourna et la mélancolie monta dans sa gorge jusqu’à lui couper le souffle.

Supposant que Walter allait payer la rançon – et il refusait de s’attarder sur la possibilité qu’il ne le fasse pas, chassant tout élan de panique – Nathaniel devrait trouver un moyen d’abandonner la colonie et de se bâtir une nouvelle vie.

L’aveu de Faucon, selon lequel il aimerait prendre sa retraite, fit écho dans l’esprit de Nathaniel. Il jeta un coup d’œil au capitaine qui scrutait son équipage en faisant quelques pas, puis en s’arrêtant, les mains jointes dans le dos. Son manteau avait été laissé dans la cabine, étant donné la chaleur qu’il faisait, et ses manches sombres avaient été remontées. Son pantalon noir moulait ses hanches fines et ses cuisses musclées. Sa ceinture dorée et l’extrémité de ses bottes luisaient.

Rougissant, Nathaniel se souvint du goût quand il avait léché ces bottes – celui de sa propre semence salée et musquée, ainsi qu’un parfum de chêne qui lui rappelait du vin rouge. Il arrivait à peine à croire que tout cela était réel et qu’il ne s’agissait pas de son imagination fiévreuse. Il s’était allongé avec cet homme, son fantasme était devenu concret.

Faucon regarda l’horizon, l’air calme, digne et prêt à affronter tout ce qui entraverait leur chemin. Un tel homme serait-il satisfait de vivre une vie simple au bord de la mer, plutôt que d’être piégé dans son étreinte, à des kilomètres de tout ?

Peut-être voudrait-il partager une existence avec Nathaniel ? Ils pourraient bâtir une maison quelque part, vivre simplement et surtout ensemble.

Non. Arrête. Encourageant son esprit à revenir en arrière – puisqu’il avait été plus traître que jamais – Nathaniel évinça les visions de pêche matinale et de récolte de fruits sous le soleil. Il ne pouvait se permettre de s’engager sur un chemin si dangereux.

Faucon le besognait et se montrait gentil envers lui. Plus que ça, il faisait preuve de compassion et d’attention. Il lui avait dit des choses qu’il n’avait peut-être jamais partagées avec personne. Et bien que Nathaniel ne croie pas réellement que le capitaine lui ferait du mal, il n’osait espérer que leur lien deviendrait plus grand et qu’il durerait au-delà de sa captivité. C’était bien trop d’espoir, peu importait à quel point ils s’étaient rapprochés.

N’est-ce pas ?

Ils seraient bientôt séparés et Nathaniel s’enfuirait… quelque part. Il ferait… quelque chose. Pour le moment, il comptait se délecter de toute caresse qu’il pourrait arracher à Faucon, chaque aveu, chaque sourire. Heure par heure. Minute par minute. L’avenir inconnu resterait hors de sa portée.

* * *

SOUS LA LUMIÈRE de l’infime croissant de lune derrière les nuages, la plage s’étirait devant lui et les vagues roulaient jusqu’au sable. Derrière Nathaniel, les hommes s’affairaient.

Certains installaient un campement, d’autres attrapaient de quoi dîner et d’autres encore transportaient des denrées depuis le navire, qui était aussi près que possible de la côte. Son tirant d’eau lui permettait de voguer sur seulement deux mètres cinquante d’eau. Le vaisseau projetait actuellement son ombre massive sur l’ancre qui serait levée à la lueur de la journée.

Nathaniel fixa l’étendue déserte devant lui avant de se tourner vers Faucon qui l’observa avec un petit sourire.

— Eh bien, vas-y, dit-il.

Nathaniel ne perdit pas une seconde. Il courut à toute vitesse sur le sable mouillé près de l’eau calme, se délectant des minuscules vagues qui s’enroulaient autour de ses chevilles de temps en temps. Il agita les bras, respira régulièrement, détendit ses jambes et poussa le sable avec ses pieds. Son cœur martelait d’une manière des plus agréables, lui rappelant qu’il était merveilleusement vivant.

Il n’y avait rien d’autre que la mer et lui. Son corps travaillait et son esprit se vidait autant que s’il se hâtait dans une prairie à Hollington. Il se retrouva à bout de souffle plus vite que d’habitude, après des semaines à rester cloîtré, et ses muscles le brûlèrent encore plus rapidement. Mais il n’hésita pas et parcourut l’étendue de sable, déterminé à profiter grandement de chaque instant, peu importait à quel point il devait souffrir.

Il aurait probablement dû être plus prudent dans l’obscurité et ralentir pour s’assurer de ne pas trébucher ou de ne pas se briser la nuque sur l’affleurement d’un rocher, mais il ne sentait que le sable fin sous ses pieds.

La plage lui paraissait infinie jusqu’à ce qu’elle cède brusquement la place à un tas de rochers et de cailloux à l’extrémité de l’île. Il ne pouvait reprendre que le chemin d’où il était venu, à moins de vouloir s’aventurer dans l’ombre menaçante de la forêt tropicale.

Il ne savait pas vraiment quelle distance il avait parcourue et il s’arrêta au bout de cette île sans nom, merveilleusement seul. Inspirant profondément l’air frais, édulcoré par les bourgeons exotiques, mais alourdi par la pluie imminente, il reprit son souffle avant de trottiner sur la plage.

Un moment plus tard, la lune disparut et il distinguait à peine les crêtes blanches des vagues tandis que le vent s’accentuait. Le feu de camp de l’équipage était faiblement visible au loin.

Il s’arrêta et tira sur sa chemise trempée de sueur pour la passer par-dessus sa tête et la jeter derrière lui. L’eau était merveilleusement fraîche, sans être froide, et il s’y enfonça jusqu’aux cuisses, ses hauts-de-chausse collant à sa peau.

Il s’apprêtait à plonger quand une voix l’appela dans l’ombre.

— Attends !

Sautant dans les vagues avec ses bottes, Faucon attira Nathaniel sur le sable sec.

— Vous croyez que je vais nager jusqu’en Jamaïque ? s’enquit le jeune homme en riant.

Le pirate soupira.

— Je crois que tu vas te noyer. Il n’y a peut-être pas de marée haute et basse dans cette mer, mais il y a quand même des putains de courants !

Il faisait trop sombre pour distinguer l’expression de Faucon, mais son inquiétude était évidente. La main du capitaine était toujours enroulée autour du haut du bras de Nathaniel, mais pas pour le punir. Sa poigne était ferme et l’ancrait dans le sol.

Et si nous pouvions avoir un avenir ?

Le cerveau de Nathaniel luttait avec son cœur et le ciel se brisa en un instant, laissant tomber une pluie chaude et drue. Il se rappela : minute par minute. Profite de chaque instant.

Il rit et se libéra de la poigne de Faucon avant de tourner sur lui-même en écartant les bras et en rejetant la tête en arrière. Il se débarrassa de ses hauts-de-chausse ainsi que de son caleçon tant il avait besoin de ressentir la pluie partout sur son corps, coulant sur sa peau.

Il pleuvait des cordes. Étourdi, Nathaniel tituba et finit par s’arrêter face au capitaine.

— N’est-ce pas magnifique ? Je pourrais mourir dans un endroit joyeux comme celui-ci.

À travers les gouttes et dans l’obscurité, le poids supposé du regard de Faucon était comme un fer rouge sur la chair du jeune homme. Nu, trempé jusqu’à la moelle, sauvage et libre, Nathaniel n’avait absolument pas honte.

Se rapprochant, il remarqua le désir luisant dans les pupilles de Faucon et une vague de pouvoir le traversa et envoya tout son sang dans son membre. Il gonfla sous le regard du capitaine et Nathaniel garda les bras sur ses flancs, ne se cachant aucunement.

Au cœur de la nuit, entièrement vêtu de sa chemise noire, son pantalon et ses bottes, Faucon aurait pu être un spectre, un démon. L’un des cavaliers de l’apocalypse. Menaçant et inflexible.

Un étalon.

— Voulez-vous me trousser ainsi ? s’enquit le jeune homme qui ne pouvait – ni ne souhaitait – s’arrêter. Ici. Maintenant. Vous restez habillé et moi, je suis nu, à quatre pattes. Voulez-vous bien me monter et…

Faucon fit un pas en avant en ouvrant brutalement sa ceinture et les attaches de son pantalon. Il retourna son prisonnier et le poussa sur le sable. Nathaniel cambra le dos et, dans un grognement, le pirate s’appuya contre lui. Quelques instants plus tard, il avait son membre durci en main et crachait dessus avant de l’enfoncer dans l’orifice du jeune homme.

Cette brusque pénétration arracha un cri à Nathaniel. Il était certain d’être brisé en deux, mais il gémit.

— N’arrêtez pas. Plus fort.

Grondant, Faucon s’agrippa à ses hanches et le besogna avec de brefs coups de reins, sans le pénétrer totalement pour l’instant. Nathaniel écarta les doigts sur le sable mouillé et s’appuya contre le membre du capitaine.

La douleur faisait partie des ébats et il en voulait plus. Il avait besoin de plus. Il scruta par-dessus son épaule et vis la grimace de Faucon, les dents serrées, tandis qu’il le prenait.

— Tout entier, ordonna le jeune homme.

Lorsque le regard du pirate se riva sur le sien, il l’implora.

— S’il vous plaît.

Ses hanches hésitant, Faucon grogna et se retira avant de s’enfoncer complètement. Ils crièrent tous les deux et Nathaniel ne put que laisser retomber sa tête pour le prendre avidement. Cette vive brûlure s’entrelaçait avec le plaisir tandis que l’homme le troussait comme il en avait besoin.

Faucon posa les mains sur les épaules de Nathaniel et y plongea ses doigts alors qu’il décrivait des va-et-vient en lui, le tissu rêche de son pantalon se frottant contre ses fesses. Les hanches du pirate étaient aussi acharnées que la pluie et sa ceinture ouverte heurtait la cuisse du jeune captif.

Son épaule, toujours en train de guérir, protesta contre ce traitement brutal, mais Nathaniel ne tressaillit point et ne se libéra pas non plus de la poigne de son partenaire, tant il était désespéré à l’idée d’en avoir plus. Le monde rapetissait, comme s’il le regardait à travers une longue-vue. Seule la verge de Faucon en lui existait désormais, elle l’étirait à chaque va-et-vient, telle une punition, et leurs halètements laborieux faisaient écho sous la pluie.

Le sable avait semblé si fin entre ses orteils, plus tôt dans la journée, et pourtant, il était à présent râpeux sous ses genoux. Quand Faucon atteignit l’endroit parfait, Nathaniel hurla et émit des bruits incompréhensibles.

— Oh, oh, euh, gaah.

Il imagina à quoi ils ressemblaient, le capitaine pirate tout en noir, montant son prisonnier pâle et lui offrant chaque centimètre de son membre immense.

— Plus fort, le supplia-t-il.

Avec sa voix rauque, cela s’apparentait pourtant plus à un ordre.

— Faites-moi jouir avec votre queue.

Grognant à chaque coup de reins, Faucon continua de le prendre et inclina ses hanches pour avoir un angle parfait et trouver ce petit nœud de nerfs secret et miraculeux. Nathaniel hurla, son propre membre se durcissant et suintant dans la nuit. La pression qui était montée dans ses testicules explosa.

Des étoiles blanches se dessinèrent dans le champ de vision de Nathaniel et le bonheur qui le traversa fut si intense lorsqu’il jouit qu’il laissa une traînée dans son sillage. Il se serra autour du sexe de Faucon, trembla et inclina la tête en arrière tant ses poumons le brûlaient.

— Emplissez-moi. Il n’y a que vous.

Faucon obéit en hurlant, ses doigts creusant presque les épaules de Nathaniel alors que sa semence se déversait si profondément que le jeune homme crut qu’elle allait atteindre son âme. L’idée aurait dû l’effrayer, mais ses testicules se crispèrent et il jouit à nouveau, laissant quelques gouttes sur le sable.

La pluie tombait toujours aussi dru et Nathaniel tourna la tête pour récupérer quelques gouttes sur sa langue. Ses bras tremblaient, chaque muscle dans son corps le brûlait. Il posa les coudes sur le sable, les fesses encore en l’air et Faucon penché au-dessus de lui. Il savait qu’il souffrirait lorsque le pirate se retirerait et il se prépara quand les doigts se relâchèrent autour de ses épaules.

Pourtant, Faucon ne se précipita aucunement. Il sortit son membre ramollissant centimètre par centimètre, caressant la colonne vertébrale de Nathaniel d’une main. Quand il se retira, le jeune homme se sentit incroyablement ouvert et intolérablement vide.

Lorsque Faucon fut totalement libéré, Nathaniel s’effondra sur le ventre, les jambes écartées, des grains de sable s’insinuant partout. Il était trop épuisé pour s’en préoccuper. Il plia les mains sous sa joue et ferma les yeux, attendant que le capitaine le relève et le ramène sur le navire.

La pluie se calma légèrement, bien qu’elle reste constante et fraîche sur sa peau fiévreuse. Faucon caressa les fesses de Nathaniel de ses paumes calleuses avant de l’ouvrir, sous la pluie, et de le nettoyer avec ses doigts qui étaient étonnamment doux après la férocité de leur ébat.

Il y posa ensuite sa langue râpeuse et merveilleuse. Sa barbe piquait l’orifice sensible et épuisé du prisonnier. Il le lécha et l’embrassa, goûtant certainement sa propre semence. Cette idée réveilla les testicules exténués de Nathaniel et il haleta, tant le sable devint difficile à supporter contre son membre mou et délicat.

Le pirate ouvrit largement son orifice et y plongea sa langue. Nathaniel grogna.

— Vous ne pouvez pas me faire jouir à nouveau. C’est impossible.

Ainsi, il se retrouva sur le dos, du sable mouillé à de nombreux endroits, la pluie en chassant heureusement une grande partie. Faucon mit les mains en coupe sous les gouttes afin de réunir suffisamment d’eau pour rincer l’entrejambe du jeune homme et enlever tout grain de sable.

Il souffla laborieusement entre les jambes pliées de Nathaniel et l’observa d’un air bestial tandis qu’un sourire diabolique recourbait ses lèvres pulpeuses.

Grognant à nouveau, le jeune Bainbridge dit :

— Ce n’était pas un défi. Simplement une vérité.

Le capitaine referma une main mouillée autour de la longueur de Nathaniel tandis que l’autre descendait pour appuyer contre la peau sensible derrière ses testicules.

Un éclair de plaisir le traversa et lui coupa le souffle. Ses gémissements se muèrent en rire.

— Je parie que vous feriez n’importe quoi pour me donner tort, n’est-ce pas ?

La pluie s’étiola et les étoiles devinrent légèrement plus brillantes quand les nuages se dissipèrent. Faucon rit également. Ce n’était pas un aboiement dédaigneux ni un cri triomphant, mais un son doux et sincère. Son visage était étonnamment enfantin, fendu d’un sourire, et ses cheveux étaient collés à son crâne ainsi qu’à sa peau trempée.

Il traça le contour de la joue de Nathaniel, avant d’effleurer ses lèvres. Le cœur de ce dernier recommença à galoper lorsque Faucon se pencha, indéniablement tendre, le scrutant comme s’il pouvait lire une réponse quelconque sur son visage.

L’espace d’un instant grisant, Nathaniel fut certain que Faucon allait l’embrasser. Qu’il allait sceller leurs bouches et partager leur souffle dans une intimité qu’il imaginait bien plus profonde que n’importe lequel de leurs ébats.

Le masque se remit alors en place et le sourire du pirate redevint parfaitement féroce.

Avant que Nathaniel puisse espérer réfléchir à une réponse, Faucon lui releva les fesses sur ses propres cuisses. Il était exposé sous les étoiles, se tortillait et se dévoilait gracieusement au monde, tandis que la tête du pirate plongeait entre ses jambes pour lécher et sucer impitoyablement son membre et ses testicules épuisés.

Nathaniel fut bien trop heureux de perdre ce pari.

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