Kidnappé par un pirate: Romance MM (French Edition)

Chapitre 10

 

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J’AI ÉTÉ TROUSSÉ.

Enfin, pour être plus précis, Nathaniel s’était largement troussé tout seul. Il avait chevauché le membre immense du roi des pirates, comme il avait imaginé une prostituée le faire – dévergondée et désespérée. Éhontée.

Le souvenir crispa ses testicules, picota ses tétons et retourna son estomac. Recroquevillé sur le plancher, l’horrible couverture poussée sur le côté, il admit la vérité, uniquement dans sa tête.

Je veux recommencer. Encore. Et encore.

Il avait pensé connaître le désir de son corps – la forme et le poids qu’il prenait, ses contours tranchants et ses profondeurs caverneuses –, mais il n’avait fait qu’effleurer la surface. Maintenant qu’il avait eu un membre en lui, la démangeaison s’était insinuée plus loin qu’il ne l’aurait cru possible. Elle brûlait chaque centimètre de son être.

Faucon était parti sur le pont et, à la lumière de l’aube, Nathaniel fouilla dans les coins et les niches, ouvrit les tiroirs. Il ne trouva aucun miroir. Celui que le pirate utilisait pour se raser et tailler son soupçon de barbe était apparemment enfermé avec les armes.

Nathaniel rit de lui-même, puisqu’il s’était demandé s’il avait changé, d’une manière ou d’une autre. Près du lit, qui était moins luxueux qu’il n’en avait l’air – le matelas avait été étonnamment dur sous ses genoux –, il tendit la main et la glissa sur les draps froissés.

Son estomac plongea une nouvelle fois, sa peau rougit, même si une voix le prévenait qu’il ne devrait aucunement se satisfaire de ce qui s’était produit. Surtout quand on songeait au genre d’homme qu’était Faucon. La main de Nathaniel flancha, son sourire s’estompa et la honte s’insinua.

Il était insensé de se sentir blessé par la manière dont il avait été sommairement congédié. Une fois que Faucon l’eut chassé du lit, il était retourné à sa place, dans son coin, poisseux à cause de l’huile et de la semence. Il s’était nettoyé et en avait eu la nausée.

Pourtant, lorsqu’il s’était réveillé, il aurait aimé que ce fluide soit encore en lui, qu’il puisse percevoir la preuve entre ses doigts, bien que l’irritation de ses fesses le rassure sur le fait que pas un seul instant n’avait été imaginé. Désormais, la culpabilité et un espoir fou oscillaient en lui comme un bateau tanguerait sur les vagues.

Qu’avait-il cru ? Qu’un ébat apporterait un quelconque changement à sa situation ? Que le pirate le serrerait contre lui comme un amant ? Qu’il l’embrasserait ?

Ce brigand avait promis de l’étriper si son père ne payait pas la rançon. Nathaniel avait beau essayer de ne pas s’attarder sur cette issue éventuelle, il ne pouvait s’attendre à un bouleversement du destin parce que Faucon l’avait besogné.

Et pourtant… le capitaine avait été en lui. Il s’était montré doux et encourageant. Il avait observé Nathaniel avec quelque chose de nouveau dans ses yeux bleus, une attention comme s’il avait réellement vu le jeune homme pour la première fois.

Il avait avoué qu’il partageait la même nature, et cela provoquait un frisson chez le jeune Bainbridge de savoir qu’il n’était pas seul. Il avait perçu la palpitation de la verge de Faucon au fond de ses entrailles. Il avait été rempli par sa semence. Le pirate avait non seulement offert sa confiance, mais sa personne. Serait-il encore capable de le tuer, quand l’heure serait venue ?

Tournant le dos au lit, Nathaniel soupira, frustré. Il savait qu’il ne devrait pas interpréter cet ébat comme plus que ce qu’il n’avait été. Ils n’étaient pas amants. Faucon avait pris son pied, comme la plupart des hommes le feraient si on le leur proposait. Le fait qu’il n’ait pas été brutal ne signifiait rien.

Le désir palpita en lui à l’idée d’être dominé. Nathaniel maudit son envie. Malgré tout, l’idée persistait : je veux le refaire.

Si seulement il pouvait en discuter avec quelqu’un. Il avait enfin trouvé un homme comme lui et pourtant, il était toujours seul. Il avait couché avec quelqu’un et c’était glorieux. À présent, l’idée d’épouser Elizabeth Davenport était plus inimaginable que jamais. S’il survivait. Si son père payait la rançon.

Faucon va-t-il effectivement me tuer ?

Il avait songé pendant des heures et des heures que le pirate avait lu à voix haute pour le divertir. Qu’il avait refusé l’idée que Nathaniel soit stupide. Qu’il avait apporté des fruits frais. Pourquoi cette gentillesse si le capitaine n’était réellement rien de plus qu’un assassin au sang-froid ?

Les mains tremblotantes, Nathaniel fit les cent pas dans la cabine – d’avant en arrière, de gauche à droite. Sa poitrine était comprimée et son souffle court. Il avait besoin de courir, de sentir le sol sous ses pieds et le vent dans ses oreilles. Son esprit se viderait à chaque pas, la paix l’envahirait à chaque inspiration et ses muscles le brûleraient merveilleusement.

Des pensées conflictuelles le traversèrent, trop difficiles à suivre : la contrition, la rébellion, le chagrin, le refus. Coincé dans cette cabine maudite, il se précipita vers les fenêtres et poussa brutalement un carreau. Il ouvrit la bouche et inhala profondément l’air salé, l’eau éclaboussant son visage tandis que le navire s’agitait avec la houle et retombait de l’autre côté des vagues.

La mer des Caraïbes était d’un bleu clair comme il n’en avait jamais vu et il avait terriblement envie de monter sur le pont pour regarder dans toutes les directions. À Nassau, il avait aperçu le sable, presque blanc, et ses pieds l’avaient démangé tant il avait souhaité y enfoncer ses orteils et courir sur des kilomètres.

Bien sûr, on le lui avait promis, et Faucon était ensuite revenu sur sa parole. Nathaniel ne devrait pas croire un seul de ses mots, peu importait le nombre de livres qu’il lui lisait à voix haute. Peu importait à quel point ses doigts avaient paru tendres lorsqu’il avait tracé l’endroit où leurs corps étaient encore joints après leurs ébats.

La porte de la cabine s’ouvrit et le cœur horriblement idiot de Nathaniel bondit. Toutefois, lorsqu’il se retourna, le capitaine ne croisa pas son regard. En réalité, il ne le regarda pas du tout. Il contourna simplement son bureau, ses bottes martelant le plancher. Il tira sur son fauteuil et saisit son carnet de bord.

Il remonta les manches bouffantes de sa chemise noire et, bientôt, la plume griffa la page. Nathaniel repartit se mettre dans son coin. Il traversa ensuite la cabine vers l’étagère et resta planté là.

Il fit demi-tour. Il se plaça à côté du lit et arriva finalement devant le bureau. Faucon ne réagit nullement. Aucun éclat ne se lisait même dans son regard ni aucune hésitation alors qu’il plongeait sa plume dans l’encrier. Il n’y avait simplement… rien. Comme si Nathaniel n’était même pas présent. Comme s’il n’avait aucune importance.

Cela n’aurait pas dû le déranger. Il n’aurait pas dû laisser la douleur l’écarteler, mais redevenir invisible maintenant que ses désirs étaient enfin connus – et partagés – était insupportable. Les mots lui échappèrent avant qu’il puisse retourner dans son coin.

— Suis-je vraiment si inférieur à vous ?

Cette fichue plume se figea finalement et Faucon leva les yeux sans toutefois relever la tête.

— Si c’est ce que tu crois.

— Que suis-je censé croire ? Comment puis-je me sentir autrement que rabaissé, puisque vous ne me regardez même pas ?

Faucon s’assit au fond de son fauteuil, les sourcils froncés et un sourire moqueur fendant les lèvres. Les serpents et l’oiseau sculptés s’élevaient au-dessus de sa tête, l’encadrant comme une couronne.

— Pourquoi diable devrais-je m’intéresser à ce que tu ressens ?

Il repoussa le fauteuil pour se lever et avancer vers la porte.

— Tu es prisonnier sur un fichu bateau pirate. Si tu persistes dans ta honte parce que tu as pris du plaisir là où tu pouvais en trouver, c’est ton choix. Ton satané problème.

Nathaniel rejoignit le centre de la cabine, les jambes tremblantes, mais les poings serrés.

— Vous me faites sentir honteux en… me rejetant. En feignant de ne pas me voir. Vous êtes un hypocrite.

Faucon se retourna et déclara d’une voix suintant de condescendance, comme s’il s’adressait à un enfant :

— Tu es mon prisonnier, Pépite. Tu n’es rien. J’ai besogné ton cul de vierge pour prendre mon pied et te rendre souillé à ton père. Il n’y avait aucune autre signification.

— Là, vous voyez ! Souillé. N’est-ce pas un mot destiné à me faire sentir honteux ? Les signaux que vous m’envoyez sont brouillés, monsieur.

La mâchoire crispée, Faucon aboya :

— Je ne suis pas ton gentilhomme. Je ne te dois rien. Je ne suis pas non plus ta putain de domestique qui serait là pour apaiser tes petits bobos et te bercer. Je ne suis pas ton bien-aimé tuteur. Je ne suis pas quelqu’un de bien.

Il fit une longue foulée pour se rapprocher de lui. Puis une autre.

Les fesses de Nathaniel s’écrasèrent contre le bord du bureau quand il recula. Il posa les mains derrière lui, ses doigts parcourant les feuilles volantes tandis que le pirate se penchait au-dessus de lui.

— Tu as dit que ton tuteur, dont la gentillesse et la bienséance sont légendaires, t’avait appris la lutte. Dis-moi. Mourais-tu d’envie qu’il te sodomise ?

Nathaniel eut soudain le souffle coupé et le vertige. Il ouvrit et referma silencieusement la bouche, puis Faucon saisit son poignet et le retourna avant de l’incliner au-dessus du bureau en lui tordant le bras dans le dos.

La chaleur du corps du capitaine recouvrit le sien et son souffle retomba sur l’oreille de Nathaniel.

— Quand il te coinçait, tu voulais qu’il baisse tes hauts-de-chausse ?

Sa main s’insinua sous le corps du jeune homme et ouvrit les boutons. Un air plus frais caressa sa peau tandis que ses hauts-de-chausse et son caleçon étaient tirés jusqu’à ses genoux. Le cœur de Nathaniel commença à s’emballer.

De son autre main, le pirate appuyait sur la tête de Nathaniel pour la maintenir et coller le bois poli contre sa joue gauche.

— Voulais-tu qu’il te besogne ?

Le captif s’exclama tant ses poumons le brûlaient. Le mot lui échappa dans un murmure laborieux.

— Oui.

Les doigts de Faucon s’écartèrent sur le visage de Nathaniel et son pouce pénétra sa bouche. La peau était rêche et calleuse. Le jeune homme le suça désespérément, bandant. Il gémit tandis que le capitaine retirait sa main.

— Savais-tu ce que tu voulais ?

Faucon glissa son pouce mouillé entre les fesses de Nathaniel, et poussa l’extrémité contre son orifice.

Sa main était telle une barre de fer autour du poignet du prisonnier.

Tandis qu’il l’ouvrait avec son pouce, les genoux du jeune Bainbridge manquèrent de céder.

— Oui. Je savais comment… J’ai vu un étalon monter une jument, un jour, et j’ai su que c’était ce que je voulais.

Faucon grogna et marmonna quelque chose que Nathaniel ne put comprendre. Il poursuivit donc.

— J’ignorais si ça fonctionnait de la même manière pour les hommes, mais je…

— Le voulais ?

Il plongea son pouce.

Ravalant un cri, le captif répondit.

— Oui.

Son épaule le brûlait et son bras tordu le picotait.

— Et maintenant, tu sais exactement ce dont tu as envie.

— Oui, grogna-t-il.

Lorsque le pirate libéra son propre pouce et le poignet de Nathaniel, les joues de ce dernier rougirent. Il était penché et exposé, ses hauts-de-chausse autour des genoux. Il devrait se relever et fuir – bien qu’il ne puisse pas partir bien loin. Toutefois, il pouvait tout de même dire à Faucon d’aller au diable et de ne plus le manipuler ainsi.

Pourtant, il resta immobile, son bras toujours tordu dans son dos, ses jambes écartées, sa joue rougie contre le bureau froid. Il cligna des yeux en regardant la bibliothèque, les titres sur le cuir trop lointains pour qu’il puisse les lire, même s’il avait pu le faire sans être confus.

Il en avait envie. Au diable sa fierté. Au diable son inquiétude à propos de son destin ou du rôle que jouait Faucon dedans. Aucun homme ne pouvait réellement savoir de quoi demain serait fait. Aujourd’hui, Nathaniel était en vie, et il se ferait prendre autant de fois qu’il le pouvait.

Mon Dieu, il voulait être monté et pénétré avec la puissance d’un canon jusqu’à ce que ses dents en grincent, que sa peau soit contusionnée et qu’il soit épuisé. Il gémit.

— S’il vous plaît ?

L’espace d’un instant horrible et dévastateur, il crut que le pirate le laisserait bandant et souffrant. Humilié. Puis l’odeur exotique de l’huile qu’ils avaient utilisée la veille fit son apparition et un bruit de tissu froissé résonna.

Nathaniel soupira de soulagement. Sa peur exaltante se manifesta en même temps que Faucon avec son membre raide, épais et huilé, appuyé contre l’orifice du jeune homme. Plongeant les doigts dans sa chair, il l’ouvrit. Bainbridge retint sa respiration quand le pirate le pénétra très légèrement, sa verge dure comme de l’acier et bien trop grosse.

Toutefois, savoir que Faucon bandait pour lui provoqua chez lui un vertige et une euphorie qui le faisaient envisager certaines possibilités. Le capitaine le désirait clairement, malgré ses tentatives pour le maintenir à distance.

Nathaniel pouvait-il reprendre assez de valeur à ses yeux pour être épargné quand l’heure viendrait ? La connexion ténue et vacillante entre eux alimenterait-elle un feu dont les braises ne refroidiraient jamais ? S’il pouvait abattre les défenses du Faucon des Mers et atteindre l’homme qui se cachait en dessous, pouvait-il y avoir quelque chose de réel ?

L’orifice de Nathaniel le brûlait déjà, endolori et à vif à cause de la veille. Toutefois, ça n’avait aucune importance. Il désirait avoir Faucon en lui, plus que n’importe quoi d’autre. La souffrance intensifia curieusement le tiraillement plaisant dans son entrejambe.

Faucon saisit sa main droite où elle était encore posée contre le bas de son dos.

— Bon garçon.

La fierté gonfla en Nathaniel. Le pirate déplia son bras coincé et presque paralysé avant de le mettre sur le bureau, près de sa tête, et d’en faire de même avec le bras gauche. La chaleur de Faucon réapparut ensuite quand il se pencha pour parler à l’oreille de son prisonnier.

— Dis-moi. Que veux-tu, Pépite ?

— Votre queue. Tout entière.

— Hmm.

Le capitaine était à peine en lui. Il poussa sur deux centimètres supplémentaires.

— Que veux-tu que je fasse avec ma queue ?

Nathaniel grinça des dents.

— Baisez-moi avec, espèce de salaud !

S’esclaffant d’une voix tonitruante, Faucon s’enfonça jusqu’à la garde et chassa l’air de ses poumons comme un soufflet. La douleur monta, mais alors que l’homme le prenait, ses testicules lui heurtant les fesses, cette souffrance devint exquise. Le jeune Bainbridge était bel et bien coincé, par les poignets et par la verge de Faucon qui l’emplissait.

Il lui paraissait impossible que quelque chose de si gros puisse entrer, et il en fut bouleversé. Ses membres se muèrent en coton et le monde entier se réduisit au pénis qui le distendait, aux doigts de fer autour de ses poignets et à l’explosion brûlante des grognements du pirate.

— Oh, oui. J’en meurs d’envie depuis si longtemps, gémit Nathaniel.

Il se rendit compte que certains des bruits gutturaux qu’il percevait provenaient de sa propre gorge. Ses lèvres s’entrouvrirent alors qu’il se faisait prendre comme un chien. Il n’aurait pu bouger, même s’il l’avait souhaité, et cette pensée crispa ses testicules.

Son sexe tremblant et suintant était collé contre le bureau et se frottait au bois alors que Faucon s’enfonçait en lui.

— S’il vous plaît, le supplia-t-il.

— Ton tuteur si bon et bienséant t’aurait-il donné ce dont tu avais besoin ?

L’homme ponctua sa question d’un coup de reins particulièrement vicieux.

— T’aurait-il rempli de semence ?

— Non ! Il n’y a que vous.

Faucon se rapprocha et sa carrure surpassa largement celle de Nathaniel. Il se retira presque entièrement avant de le pénétrer avec des va-et-vient erratiques. Il s’inclina jusqu’à effleurer le point sensible qui faisait céder les genoux du prisonnier.

Des étincelles surgirent derrière ses paupières et de petits points blancs apparurent quand il cria. Après quelques coups de reins supplémentaires, Nathaniel jouit, tremblant et criant, restant toujours collé contre le bureau.

Le pirate recommença à le trousser avec force, leurs peaux claquant dans la cabine grinçante et oscillante. Nathaniel grogna en même temps que lui lorsqu’il se vida. Haletant par-dessus l’épaule du jeune homme, Faucon finit par poser la tête sur le sommet de sa colonne vertébrale.

C’était presque un baiser.

— Merci, murmura Nathaniel.

Les deux mains de fer autour de ses poignets se détendirent et Faucon vint caresser la peau rougie avec ses pouces. Il avait beau insister sur le fait que Nathaniel ne signifiait rien – il avait beau fanfaronner – il avait tout de même satisfait le désir le plus fou de son captif pour la deuxième fois.

Il savait qu’il était imprudent à l’extrême de sous-estimer son prisonnier, de lui autoriser une certaine fatuité ou un sentiment de sécurité. Pourtant, avec le pirate toujours logé en lui et les lèvres douces sur sa nuque, Nathaniel se demanda à nouveau où s’achevait réellement toute cette mascarade et où commençait l’homme – celui qu’il avait aperçu et qui était capable de gentillesse.

L’homme qui serait incapable de les blesser, lui et son innocente sœur. Peut-être qu’il était incroyablement naïf, mais ses instincts lui indiquaient que Faucon n’était pas le méchant qu’il prétendait. Celui qu’il essayait d’être.

Nathaniel resserra les fesses autour du membre de son geôlier encore en lui, et ce dernier gémit avant de poser les doigts sur ses cheveux. Les ébats étaient-ils toujours ainsi ? Nathaniel n’avait aucune autre expérience avec laquelle comparer. Faucon en avait sûrement vécu des tas. Mais restait-il habituellement proche de son partenaire ensuite ? Son autre main était encore posée sur celle de Nathaniel, sur le bureau, et son pouce le caressait régulièrement.

Le jeune Bainbridge haleta quand l’homme se retira, et ce vide soudain fut si choquant que ses cuisses en tremblèrent. Néanmoins, le capitaine ne l’abandonna pas, cette fois-ci, et le cœur du prisonnier chantonna quand il imagina les possibilités.

Des doigts épais et calleux repoussèrent à l’intérieur la semence qui coulait des fesses sensibles de Nathaniel.

— Il n’y a que moi, marmonna Faucon, qui était toujours penché au-dessus de son oreille.

Un frisson parcourut le dos du captif, comme une pierre le ferait sur la surface lisse d’un lac.

Il n’y a que vous.

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