La Princesse du Gangster

Bella Rose · Chapitre 9 sur 28

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La Princesse du Gangster

Chapitre Huit

 

 

« Donc j'imagine que tes amies ne savent rien de ta situation familiale, » déclara Viktor au-dessus d'une assiette de frites dans un pub à l'angle de la rue du théâtre. Il avait suggéré qu'ils partagent un ou deux plats uniquement parce qu'il savait que d'elle-même, elle ne mangerait pas grand-chose. C'était quelque chose qu'il apprenait rapidement à son sujet.

« Non. » Kira baissa les yeux comme si elle se sentait coupable. « Parfois j'ai l'impression de mener une vie factice ou quelque chose dans ce genre-là parce que je ne leur dis pas ce que fait ma famille. Tu crois que c'est pareil que mentir ? »

« Non. » Viktor secoua la tête. « Tu t'es donné beaucoup de mal pour t'éloigner du style de vie de la mafia. C'est nous qui n'arrêtons pas de t'y replonger. »

« Est-ce que ça te plaît ? »

Il réfléchit à sa question. « Certains aspects me plaisent. »

« Comme l'argent. » Elle fourra une frite dans sa bouche.

Il détestait l'idée qu'elle pensât que ce n'était qu'une histoire d'argent. « Il ne s'agit pas seulement d'argent, Kira. Et tu sais que tu profites aussi de cet argent. »

« Je sais. » Elle parut contrariée. « Je ne voulais pas dire par là que tu es cupide. Je sais que tu n'es pas comme mon père. »

« Les hommes de l'organisation sont ma famille. J'ai grandi avec eux. Comme Anatoly. Il a toujours été comme un oncle grincheux qui fait peut-être beaucoup de bruit, mais sur qui on peut compter. »

« Je comprends, » dit-elle doucement. « C'est comme les autres danseuses. Pour la toute première fois, j'ai l'impression de faire vraiment partie de quelque chose. » Elle soupira.

Il prit une gorgée de la sangria qu'il avait commandée. Elle était bonne, très douce, avec un goût de fruit. « Goûte. Je l'ai prise pour toi. »

« Vraiment ? » Elle recula au fond de son siège, l'air choqué. « Je n'ai encore jamais bu d'alcool. »

« Tu as vingt-et-un ans à présent, pas vrai ? » la taquina-t-il. « Tu devrais au moins essayer. »

Une jolie rougeur teinta ses joues. « J'imagine, oui, j'ai vingt-et-un ans. Je n'y pense pas beaucoup. »

« Alors ? » Il avait quelques raisons de vouloir qu'elle goûte à l'alcool. La principale étant qu'il avait tout à fait l'intention d'être en elle le soir-même.

Elle souleva le verre et renifla. « Ça a une odeur sucrée ! »

« Ne prends pas un air si surpris. Si c'était si mauvais que ça, personne n'en boirait jamais. » Il rit. « Vas-y. Tout le monde mérite de faire quelque chose de dingue une ou deux fois dans sa vie. »

 

KIRA RENIFLA de nouveau la boisson, savourant le mélange des fruits sucrés et le soupçon d'aigreur de l'alcool. « Qu'est-ce que c'est ? »

« Ça s'appelle la sangria. C'est fait à partir de vin et de nombreux extraits de fruits. » Il semblait si calme et si rassurant. Comment aurait-elle pu refuser ?

Elle pencha le verre en arrière et laissa le liquide effleurer ses lèvres. Puis elle les lécha légèrement du bout de la langue pour goûter. Étonnamment, la saveur était merveilleuse. Se sentant audacieuse et peut-être un peu vilaine, elle avala quelques gorgées. L'effet fut presque immédiat et la sensation fut extraordinaire.

Ce fut comme si la salle se brouillait brièvement avant de redevenir nette, plus grande et plus intense. Les frites dans l'assiette parurent encore plus délicieuses qu'elles ne l'étaient un instant auparavant. Et elle était plus que certaine de vouloir en boire davantage.

« Hé là, » dit Viktor d'une voix douce et chaleureuse. « Vas-y doucement. »

« Ça a un goût incroyable. Comment j'ai fait pour ne pas essayer avant ? »

« J'aurai tendance à me dire que les danseuses évitent sans doute ce genre de surcharge calorique inutile, » suggéra-t-il.

Kira fit une grimace. « Ouais. Ils faut qu'on surveille ce qu'on mange. Personne n'aime les grosses en justaucorps. » Elle gloussa puis plaqua ses mains sur sa bouche, choquée. « Je n'arrive pas à croire que je viens de dire ça tout haut ! »

Viktor gloussa. « Ça arrive avec l'alcool. »

« Alors qu'est-ce qui se passe quand tu bois ? »

« Moi ? » Il haussa un sourcil. « Il en faut beaucoup pour me soûler, maintenant. La moitié des réunions du conseil ou des rassemblements des lieutenants impliquent la consommation de plusieurs bouteilles de vodka. »

« Alors le secret de la mafia, c'est que vous vous asseyez en rond et vous vous soûlez ensemble ? » Pour une raison ou pour une autre, c'était vraiment amusant.

« J'imagine qu'on pourrait dire ça, oui. » Il eut un petit rire. « Est-ce que ton père buvait ? »

Elle ricana dédaigneusement. « Le foie de mon père baignait déjà dans l'alcool avant ma naissance ! Je crois qu'il a incité mes frères à boire alors qu'ils étaient encore adolescents. Ils s'asseyaient là tous les quatre et échafaudaient de grands projets pour l’expansion du territoire Berezin tout en buvant jusqu'à être ivres-morts. »

« De grands projets ? » Il haussa les sourcils. « Comme quoi ? »

« Comme prendre la place de ton père. » Kira descendit pratiquement la moitié du verre en une gorgée. Elle avait désormais la tête qui tournait, mais étrangement, ce n'était pas une sensation désagréable. Elle avait plutôt l'impression de flotter. « Viktor ? »

Il sembla distrait. « Oui ? »

« Tu veux bien me faire l'amour ? »

Elle avait dû le dire un peu plus fort qu'elle n'en avait eu l'intention, car plusieurs personnes aux tables qui les entouraient se retournèrent pour les dévisager. Kira fit semblant de ne rien remarquer et se contenta de leur sourire.

« Kira ? »

« Ouais ? »

« Je crois qu'il est temps de rentrer. »

Viktor se leva, mais à la surprise de Kira, lorsqu'elle tenta de se lever elle se retrouva à agripper la table tandis qu'un vertige la submergeait telle une vague. Elle s'agrippa à Viktor et le laissa la soutenir tandis qu'elle s'efforçait d'avoir l'air plus ou moins normal en sortant du pub.

 

VIKTOR MIT DE CÔTÉ ce que Kira avait dit au sujet de son père dans un coin de son esprit en vue d'un examen plus approfondi. Pour l'instant, il était pleinement occupé à essayer de comprendre comment un minuscule verre de sangria avait changé sa gracieuse ballerine en ours lourdaud.

Il finit par abandonner ses tentatives pour la conduire à son appartement. Il la souleva dans ses bras et la porta jusque là. La manière dont elle n'arrêtait pas de l'embrasser dans le cou était diablement distrayante, cela dit. Sa queue était déjà dure comme la pierre, et il n'avait même pas réussi à la ramener chez elle.

La dernière volée de marches fut un supplice. Elle avait noué ses doigts dans ses cheveux et griffait légèrement son cuir chevelu de ses ongles tandis que, de ses dents, elle lui mordait la gorge. Sa peau picotait partout où elle le touchait, et il avait tellement envie d'elle qu'il avait peur de jouir dès qu'il plongerait sa queue dans son étroit fourreau.

« Kira, » grogna-t-il. « Il faut qu'on se calme deux petite secondes. »

Il fouilla dans ses poches à la recherche de ses clés et parvint enfin à trouver la bonne. Cependant, elle ne se calmait pas du tout. Dès que la porte fut fermée derrière eux, elle se dégagea de ses bras. Il essaya de lui rendre son équilibre lorsque ses pieds touchèrent le sol, mais ce ne fut pas nécessaire. Elle avait tout à coup retrouvé son équilibre et sa grâce et était déterminée au sujet de ce qu'elle voulait.

Son legging toucha le sol le premier, bientôt suivi par son justaucorps tandis qu'elle retirait ses vêtements.

À ce stade, son cerveau s'embruma. « Kira, attends. »

« Plus d'attente. Ça fait déjà trois ans que j'attends. »

Toute cette peau douce l'appelait, et Viktor pouvait à peine former une phrase cohérente. Il ne l'avait jamais vue qu'avec des vêtements jusque là. Le justaucorps moulant lui avait donné un aperçu de la perfection de sa silhouette, mais désormais il pouvait voir chaque pouce de son corps pâle et parfait. Ses seins étaient hauts et fermes, de la taille parfaite qui convenait à ses paumes. Chaque mamelon était d'un rose sombre. Ses aréoles étaient rassemblées en petites fronces serrées, et ses mamelons étaient aussi durs que des diamants.

Incapable de résister une seconde de plus, Viktor combla la distance entre eux et s'agenouilla devant son épouse. Il embrassa son ventre puis saisit l'un de ses seins dans sa main en coupe et prit son mamelon dans sa bouche. Il suça et lécha sa peau. La manière dont elle gémissait et se tortillait contre lui l'encourageait. Il prit l'autre dans sa main et pinça son mamelon jusqu'à ce qu'elle pousse un petit cri aigu de plaisir.

Il dut se rappeler qu'elle était encore vierge. Il y avait un lit à seulement quelques mètres dans les étroits confins du studio. Il se leva, souleva Kira dans ses bras et la porta sur cette courte distance.

« Je vais d'abord te faire jouir, » lui dit-il d'un ton bourru. « Ensuite je te prendrai. Tu comprends ? »

« Oui ! » Elle arqua le dos, calant ses pieds sur le lit et écartant les jambes pour lui montrer sa chatte. « Je veux que tu me touches comme tu l'as fait hier soir. »

« Non. » Il s'agenouilla entre ses jambes et embrassa l'intérieur de sa cuisse. « Je vais faire mieux que ça. »

L'ESPRIT DE KIRA ÉTAIT encore légèrement embrumé, mais lorsque la langue de Viktor fit le tour de son clitoris, elle sut exactement ce qu'elle allait obtenir, et plus encore, ce qu'elle désirait. Tout en elle s'éveilla d'un coup. Les sensations étaient exquises. Le plaisir aigu la laissait pantelante. Elle sentait ses muscles intérieurs se contracter comme s'ils recherchaient la délicieuse sensation de pénétration.

Il stimulait sa chatte comme si elle avait été faite pour lui. Il effleura de son nez le renflement de son sexe et glissa un doigt en elle tandis qu'il continuer de taquiner et de sucer son clitoris. Les bruits qu'ils faisaient étaient tellement érotiques ! Elle ouvrit les yeux et regarda sa tête sombre bouger entre ses cuisses. Savoir qu'il la léchait et la suçait avec sa bouche avait sur elle un effet dévastateur.

Quelques secondes plus tard, elle était emportée dans un violent orgasme. Ses cuisses se refermèrent tel un étau, fermement serrées de part et d'autre de sa tête tandis que ses hanchent se soulevaient et qu'elle gémissait encore et encore. Pourtant, ça ne suffisait toujours pas. Elle sentait en elle un vide douloureux. Tendant les bras vers Viktor, elle tira sur ses vêtements. Elle le voulait nu.

« De quoi as-tu besoin, ma petite ? » demanda-t-il avec douceur.

« J'ai besoin de toi. J'ai besoin de plus que ça. » Elle ne parvenait même pas à trouver les mots. « Je t'en prie, Viktor. »

Elle l'entendit bouger et sentit le lit s'affaisser. Quelques instants plus tard, elle sentit la chaleur de sa peau contre la sienne. Cette sensation exquise lui arracha un grognement. Il avait des poils crépus sur les jambes, et plus encore sur le torse et le ventre. Son contact était pourtant sublime. Puis il prit place entre ses jambes,et elle écarta plus largement ses cuisses pour l'accueillir.

« Prends-moi, » murmura-t-elle. « Je suis à toi. »

Il l'embrassa. Ses lèvres lui faisaient l'amour, et sa langue se glissa profondément dans sa bouche alors même que sa queue sondait son entrée vierge. Kira noua ses bras autour de son cou et l'embrassa aussi profondément qu'elle en était capable. Quelques secondes plus tard elle sentit la pression de son entrée. Il y eut une brève douleur, mais le frottement la rendit presque agréable. Elle était emplie de lui et impatiente de le sentir bouger en elle.

Ses hanches se mirent à aller et venir contre elle, poussant sa queue plus profond puis se retirant. Kira poussa un petit cri d'extase en sentant son propre orgasme enfler au bas de son dos. Tous les nerfs de son corps semblèrent s'embraser en même temps tandis qu'il la pénétrait de nouveau. Elle le sentit trembler contre elle, sentit la chaleur palpitante de sa queue, et réalisa qu'il était en train de déverser sa semence en elle.

« Kira, » grogna-t-il. « Tu es si diablement étroite. Tu es tellement bonne. Jouis avec moi, ma petite. Donne-m'en davantage. »

Elle rejeta la tête en arrière et ferma les yeux tandis qu'une vague de plaisir intense balayait tout son corps. Agrippée à Viktor, elle fit de lui son ancre dans l'ouragan de passion qui la laissa presque sans connaissance dans son sillage. Si c'était ce qu'elle avait évité pendant tout ce temps, alors elle n'était qu'une idiote !

 

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