La Princesse du Gangster

Bella Rose · Chapitre 10 sur 28

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La Princesse du Gangster

Chapitre Neuf

 

Viktor s'efforça de ne pas troubler le sommeil de Kira en ouvrant la porte d'entrée de son appartement. « Ça fait plaisir de te voir, Aleks. » Il sourit à son ami et camarade de longue date au sein de la mafia. « Je ne te remercierai jamais assez pour cette faveur. »

« Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi tu emménages ici au lieu de l'emmener dans ton penthouse, » dit Aleks en se grattant la barbe. « Cet endroit n'est pas plus grand qu'une boîte à chaussures. »

« Mais elle se sent bien ici, » expliqua Viktor.

Un éclat passa dans les yeux bleus d'Aleks. « Nicolas nous a dévoilé son plan. »

« Vraiment ? »

« C'est méprisable de se servir d'une femme comme appât. » Le ton d'Aleks était monocorde. « Aucun des hommes n'approuve. Ton frère se fait rapidement des ennemis. Bientôt c'est toi qu'on soutiendra pour reprendre le poste de chef. J'aimerais mieux t'avoir comme patron de toute façon. »

« Même si j'apprécie le compliment, » dit Viktor à son ami. « Je soutiens mon frère. Tu le sais. »

Aleks poussa un énorme soupir. « Da. On le sait. Même si on pense que tu es fou. »

« Continue comme ça, alors. Je te verrai à la prochaine réunion. » Viktor donna une tape sur l'épaule d'Aleks avant qu'il ne reparte là d'où il était venu.

Viktor ferma la porte derrière lui et poussa un énorme soupir. Il prit le sac qu'Aleks avait apporté et se dirigea vers la salle de bain.

« C'était qui ? » La voix ensommeillée de Kira lui parvint depuis le lit.

« Mon ami Aleks m'a apporté deux ou trois choses. »

Elle roula dans le lit, lui offrant une vue aguicheuse de son sein et de sa hanche. « Quelles choses ? »

« Des vêtements, des affaires de toilette, tu sais. Le genre de choses dont on a besoin pour rester quelque part pendant un certain temps. »

« Tu vas rester avec moi un certain temps ? » Sa voix semblait presque teintée d'appréhension. « Ça représente combien de temps ? »

« Je ne sais pas trop. » Il haussa les épaules. « C'est important. »

Kira s'assit dans le lit. « Je suppose que non. C'est seulement qu'emménager ensemble, en quelque sorte, signifie qu'on a une véritable relation. Tu vois ce que je veux dire ? »

« Ce n'est pas le cas ? » demanda Viktor à voix basse. « Nous sommes mariés, Kira. Je m'inquiète profondément de ta sécurité. »

« Mais tu ne vas pas me dire que je ne peux pas danser ? »

Il secoua la tête. « Bien sûr que non. »

« Alors je suis heureuse ! » Elle bondit hors du lit. « Je n'aurais jamais imaginé que vivre avec mon mari puisse être amusant, mais j'aime vraiment beaucoup passer du temps avec toi. »

Son soudain enthousiasme le prit par surprise. Cela lui rappelait Elena et la première fois qu'ils étaient allés faire les magasins ensemble pour meubler leur appartement. Elle avait été si heureuse lorsqu'ils avaient enfin emménagé ensemble et s'étaient mariés après avoir été amoureux pratiquement toutes leurs vies.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda doucement Kira.

« Rien. »

« Non. À quoi est-ce que tu pensais, à l'instant ? »

Il retroussa les lèvres. Il n'y avait vraiment aucune raison de le cacher. « Elena. »

« Elle te manque toujours ? » devina Kira.

KIRA SE DEMANDAIT si quelque chose changerait jamais ce que Viktor éprouvait pour Elena. Y aurait-il jamais une place pour elle dans son cœur ? Cette idée l'attrista.

« Je suis désolé. » Viktor se dirigea vers le lit. Il s'assit sur le bord et lui caressa doucement l'épaule. « Elena sera toujours mon premier amour. Il n'y a rien que je puisse faire contre ça. »

« Je ne voudrais pas que tu fasses quoi que ce soit, » déclara fermement Kira. « Tu ne devrais pas cesser de l'aimer simplement parce qu'elle est partie. Je me demande seulement s'il y a aussi un peu de place ici pour quelqu'un d'autre. » Elle posa la paume de sa main au milieu de son torse.

« Il serait très difficile de ne rien éprouver pour toi, Kira. » Il effleura sa tempe de son nez, et l'embrassa sur la joue. « Tu m'impressionnes constamment avec ta détermination et ta force. »

« C'est vrai ? » Elle était abasourdie. « J'ai l’impression d'être une petite souris la plupart du temps. »

« Je dirais plutôt que tu es une lionne. » Il ramassa son sac et se mit à en sortir des objets.

Kira regarda longuement les accessoires inhabituels de cet homme qui était son mari. Elle passa le doigt sur le flacon d'après-rasage et toucha son dentifrice avec un sentiment d'aliénation qui refusait de la quitter.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-il en se levant pour ranger ses affaires de toilette.

« Je ne sais pas trop. Je crois que j'essaie juste de m'habituer à l'idée d'être vraiment mariée. Je me suis toujours considérée comme une femme mariée, mais le vivre, c'est très différent. »

« Oui. Ça l'est. »

Elle inspira profondément, bien consciente de dépasser les bornes de la pire manière qui fût. « Je n'accepterai pas que tu couches avec d'autres femmes tant qu'on est ensemble comme ça. » Elle croisa les bras sur sa poitrine en guise d'emphase.

« Je n'ai pas besoin d'autres femmes, Kira, » dit doucement Viktor. « Je t'ai, toi. »

Le sérieux de son expression balaya les derniers vestiges du masque de mafieux qui terrifiait tant les autres. Elle le regarda ranger ses affaires puis se leva, réalisant qu'elle devait sans doute libérer un tiroir. Tout ça était si bizarre.

« C'est toujours comme ça quand on emménage avec quelqu'un ? » demanda-t-elle.

Viktor rit et fourra ses boxers dans le tiroir qu'elle venait de vider. « Je ne l'avais jamais fait avant, mais j'imagine que la réponse est oui. À chaque fois qu'on bouscule son existence pour faire de la place pour quelqu'un d'autre de façon régulière, on doit nécessairement se sentir un peu déstabilisé. Tu ne crois pas ? »

« Est-ce qu'on fera encore l'amour ? » Kira lâcha la question avant d'y avoir véritablement réfléchi. Dieu savait de quoi ça avait l'air.

Viktor ne dit rien à propos de son audace effrontée, ce dont elle lui fut reconnaissante. « Oui. J'imagine qu'on fera encore l'amour. Pourquoi ? Tu en as envie. »

« En fait, oui. J'en ai envie. » Kira était toujours nue. Elle se demanda si c'était approprié ou non. « J'adore quand tu me touches. C'est comme si tout dans mon corps éprouvait du plaisir en même temps. Et je voudrais aussi apprendre comment te toucher. J'avoue que je suis curieuse. »

 

VIKTOR NE PARVIENDRAIT PAS à dissimuler son désir plus longtemps. Il émit un faible grondement et prit son épouse nue dans ses bras. Cette femme était la sienne. Sa sensualité et sa passion lui appartenaient. Et alors qu'il la repoussait sur le lit et lui faisait l'amour de sa bouche, il prit conscience du fait qu'elle était la seule chose qu'il avait à l'esprit à cet instant précis.

Il retira son pantalon et le jeta sur le sol, laissant son boxer en place. Puis il passa son T-shirt par-dessus sa tête. Kira le regarda faire, sans rien d'autre qu'une pure fascination dans le regard.

« Quand tu me regardes comme ça, je me dis que mon ego risque d'échapper à mon contrôle, » lui dit-il.

« Pourquoi ? Parce que je te trouve beau ? »

« Tu voulais toucher, » l'aiguillonna-t-il. « Alors touche. »

Elle désigna son boxer du doigt. « Tu portes des sous-vêtements. »

« Ils m'aideront à mieux me tenir pour l'instant. »

« Oh. »

Elle posa ses paumes sur son torse et traça les contours de ses muscles pectoraux. Ses doigts habiles pincèrent ses mamelons, lui faisant prendre une brusque inspiration. Puis elle se pencha en avant et fit usage de sa langue. Il se dit que son audace pourrait le perdre sur l'instant.

Les petits bruits de plaisir et de surprise qu'elle émettait étaient vachement sexy. Ses mains étaient partout. Elle explora ses côtes, chatouillant ses flancs alors qu'elle trouvait le sillon qui menait à l'élastique de son sous-vêtement. De sa langue, elle traça un cercle autour de son nombril puis descendit plus bas afin d'éprouver la résistance de la peau tendue sur l'os de sa hanche.

« Tu as des muscles partout, » s'émerveilla-t-elle. « Tu t'entraînes comme un danseur ? »

« Je fais de la boxe, » admit-il. « Avec mon ami Aleks, et d'autres hommes de l'organisation. »

« J'aimerais bien y assister. Je parie que c'est fascinant. »

Il aurait peut-être ajouté quelque chose, si elle n'avait pas choisi ce moment pour poser sa paume sur le renflement de son érection. Le tissu mince ne faisait qu'atténuer la sensation de son contact. D'abord hésitante, elle gagna en audace tandis qu'elle prenait la mesure de sa taille et de sa forme.

« Enlève-le, s'il te plaît, » supplia-t-elle doucement. « Je veux te voir. »

« Comme si je pouvais te dire non, quand tu demandes si gentiment ? »

Il souleva ses hanches, et elle l'aida à en faire glisser l'élastique. Son sous-vêtement toucha le sol, puis les mains de Kira se retrouvèrent sur sa queue. Ses doigts coururent le long de sa hampe et firent le tour de son gland jusqu'à ce qu'un liquide perle au minuscule orifice.

« Oh ! »

Elle baissa la tête aussitôt qu'elle eut poussé cette exclamation pour goûter le fluide de sa langue. Viktor émit un sifflement lorsqu'une éruption de plaisir brûlant serpenta dans ses veines.

« Ça fait mal ? »

« Bon Dieu, non. »

« Quand tu te touches, tu fais comment ? » demanda-t-elle avec curiosité.

Il eut un petit rire. « Tu aimerais me donner un coup de main ? »

« Oui ! »

Son enthousiasme enflammait son désir pour elle au point qu'il parvenait à peine à réfléchir. Viktor lui montra comment tenir sa queue avec ses deux mains. Il l'aida à les faire glisser de haut en bas le long de sa hampe. Il la laissa prendre ses bourses dans sa main en coupe et les serrer doucement. Chaque seconde lui donnait davantage confiance en elle, et bientôt il se retrouva haletant tandis qu'elle entreprenait de manipuler sa queue toute seule.

KIRA ÉTAIT PUREMENT et simplement fascinée par le corps de Viktor. Il était beau à regarder, mais il y avait plus que cela. La douceur soyeuse de sa peau couvrait des muscles aussi durs que l'acier. Et sa queue était encore meilleure.

Elle n'avait jamais rien touché qui semblât si vivant. Elle le saisit entre ses mains, et le caressa de haut en bas comme il le lui avait montré. Elle observait son visage, écoutait sa respiration, et apprenait ce qui lui plaisait et ce qui lui plaisait encore plus. Elle le sentait grandir dans sa main. Sa peau se tendait davantage à mesure que son érection durcissait. Elle s'émerveilla du fait que cet incroyable attribut masculin ait jamais pu entrer en elle, puis se tortilla en réalisant que le fait de le toucher l'excitait également.

Il se mit bientôt à haleter. Ses yeux se fermèrent et ses hanches se mirent à trembler. Elle prit ses bourses dans sa main et sentit le sac se contracter. Tout en le serrant plus fort, elle pompa plus vite, sachant sans savoir comment que c'était ce dont il avait besoin. Tout à coup, tous les muscles de son corps se raidirent. Il grogna, grondant quelque chose en Russe qu'elle ne parvint pas à comprendre.

Sa queue palpita dans sa main, puis un long filet de fluide blanc jaillit et inonda son ventre. Kira observa, fascinée. Elle lui prodigua quelques autres caresses. À chaque fois un autre jet de sperme s'écoula. Incapable de résister, elle toucha la substance soyeuse du bout des doigts. C'était une sensation étrange, et pourtant elle était toujours avide d'explorer.

« Et voilà comment me faire jouir, » dit Viktor d'une voix rauque. « Je crois que tu m'as vidé, ma petite. »

« C'est vrai ? » Elle en éprouvait un étrange sentiment de fierté. « C'est une bonne chose ? »

« Oui. »

« Être mariée, c'est vraiment pas si mal, » lui dit-elle sous le coup d'une impulsion. « J'attends sans arrêt le moment où ça prendra le pas sur tout et où ma vie entière changera. »

« C'est vrai ? »

« Oui. Mais bizarrement, ça n'a rien à voir avec la vie avec mon père. »

Viktor sembla sortir de sa léthargie d'après l'orgasme. « Hier soir tu as dit que ton père voulait prendre la place de mon frère. »

« Tu veux parler de mon père maintenant ? » Elle le regarda, ébahie.

« Tu viens de me le rappeler. C'est toi qui en as parler la première. »

« C'est vrai. » Kira soupira. « Mon père se disait qu'en me mariant à toi, il pourrait s'emparer de plus de territoire au sein de l'organisation. Je ne comprends pas vraiment comment c'est possible, ceci dit. Ton frère est toujours le patron du conseil et des lieutenants. Et si quelque chose devait lui arriver, le poste de chef te reviendrait. »

Viktor se figea. « Une compensation, » marmonna-t-il. « Ce salaud projette de demander une compensation après ton meurtre. »

 

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