La Princesse du Gangster
Chapitre Onze
La dernière représentation d'un ballet était toujours un moment doux-amer pour Kira. Elle serait triste d'abandonner ses ailes de fée et les pas de danse qui étaient devenus une part si dévorante de sa vie. Pourtant il y aurait inévitablement un nouveau défi à relever. Il courait des rumeurs selon lesquelles le directeur avant l'intention de faire le Lac des Cygnes ensuite. Ou peut-être trouverait-il quelque chose de plus moderne. Dans les deux cas, Kira aurait une nouvelle musique et de nouveaux pas pour occuper ses journées de répétition.
« Tu es prête à en finir ? » murmura Tiana tandis qu'elles attendaient leur dernier signal sur la gauche de la scène.
Jessie donna un petit coup à Kira. « Hé ! Tu es tellement dans la lune ce soir, je crois qu'on devrait se réjouir du fait que tu connaisses cette partie par cœur. Où est-ce que tu as la tête ce soir ? »
« Viktor est là qui regarde, » expliqua Kira, le souffle court. « À chaque fois que je monte sur scène, je le sens qui me dévisage. C'est plutôt troublant. »
« Chérie, tu es sacrément atteinte, » dit Jessie d'un ton compatissant. « Cela dit, c'est plutôt mignon, en fait. »
« Et Viktor est super canon ! » ajouta Tiana.
Madame Bissett apparut derrière elles. « Qu'est-ce que c'est que tous ces murmures ? Vous n'avez pas le temps de rester là à papoter. »
« Kira est tout excitée parce que son mari est venu la regarder, » expliqua Jessie. « Kira est amoureuse. »
Kira rougit, surtout à cause de l'imposant froncement de sourcils de Madame. Il était bien connu qu'elle n'approuvait pas les relations. Ses lèvres formèrent une mince ligne pâle. « Je nourrissais de si grands espoirs pour toi, Kira. Je vois désormais que tu es tout aussi sotte que les autres filles de ton âge. »
Kira brûlait d'envie de rappeler à Madame qu'elle n'était plus une adolescente, mais elle supposait que le nombre lui-même importait peu à Madame. C'était l'idée que Kira doive partager son temps entre la danse et quoi que ce fût d'autre qui la mettait en colère.
« Ma relation ne change rien, Madame, » dit Kira à son mentor. « Je peux vous le promettre. »
« C'est ce qu'elles disent toutes, » dit sombrement Madame avant de s'éloigner à grands pas pour aller réprimander un autre groupe de danseuses.
« Oups ! » Tiana fit signe à Kira de bouger. « On entre en scène dans cinq, quatre, trois, deux... »
Les fées voletèrent sur la scène, rejoignant le corps qui exécutait déjà son dernier numéro. La scène était peuplée d'une foule de danseurs. Les hommes, les femmes et même quelques enfants qui faisaient partie des classes de Madame dans une autre compagnie de New-York se mouvaient tous parfaitement en rythme.
Kira sentait le regard de Viktor la caressait tandis qu'elle se mouvait. Chaque fois qu'elle étirait son corps, l'admiration dans son regard l'emplissait d'un sentiment d'impatience qui lui coupait le souffle pour ce qui suivrait peut-être. Elle n'avait jamais été si pleinement conscience de son corps en tant qu'autre chose qu'un objet voué à servir la danse. Désormais elle ne parvenait qu'à penser à ce qu'elle éprouvait en se mouvant contre Viktor tandis qu'ils faisaient l'amour.
VIKTOR REGARDAIT SA femme tournoyer, bondir et tourner de long en large sur la scène. Les danseurs bougeaient avec et autour les uns des autres selon les mouvements impeccablement chorégraphiés de la danse. Cependant, même alors qu'il regardait les autres participantes, aucune d'elles ne l'affectait comme le faisait Kira. Chaque fois qu'elle levait les bras, il se rappelait la vision d'elle arquant le dos dans les affres de la passion. La souplesse de ses jambes ne lui donnait qu'une envie, celle d'empoigner le dessous tendre de sa cuisse et de la soulever afin d'enfoncer profondément sa queue dans son étroit petit fourreau.
Kira était une déesse sur scène. Impossible de le nier. Pourtant aux yeux de Viktor, elle était également l'unique objet de son admiration. Sa force et son dévouement, la clarté de son esprit, et la passion qu'elle vouait à la scène...toutes ces caractéristiques débordaient également sur sa vie personnelle. En fin de compte, cela ne lui mettait qu'une chose à l'esprit. Le moment où il pourrait se trouver seul avec elle et la revendiquer comme sa femme, encore et encore.
Le tonnerre d'applaudissement ramena Viktor à l'instant présent. Le rideau tomba, mais les lumières de la salle de s'allumèrent pas. La musique enfla, et Viktor regarda le rideau se lever de nouveau pour permettre aux participants de tirer leur révérence. Il applaudit avec les autres spectateurs. Son siège était tout à l'avant des loges, lui donnant vue sur toute la scène. La fosse de l'orchestre était vivante du mouvement des musiciens qui jouaient l'ouverture tandis que les danseurs tourbillonnaient en recevant leurs ovations.
Enfin, Viktor vit le costume éclatant de Kira virevolter sur la scène en compagnie des autres fées. Une vague d'applaudissement enfla. Viktor eut l'impression d'exploser de fierté.
Enfin, les lumières de la salle s’allumèrent tandis que le rideau tombait pour la dernière fois sur La Belle au Bois Dormant, et tout fut terminé. Les gens commencèrent à se déplacer. Il se leva et se dirigea vers la gauche de la scène où il savait qu'il serait le plus près de la loge de Kira.
Un grand homme à l'allure dissuasive tendit la main pour arrêter la progression de Viktor. « Vous ne pouvez pas aller là-derrière. »
« Kira Domnin est mon épouse, » dit Viktor d'un ton froid. « Je dois la retrouver à la porte de sa loge. »
« Vous êtes Viktor ? » L'homme lui adressa un véritable sourire. « Kira m'a demandé de vous chercher. Je vous en prie. » Il ouvrit le cordon de velours et fit signe à Viktor de passer. « Allez-y et transmettez-lui mes compliments pour sa performance. »
« Merci. » Viktor éprouva un étrange frisson à l'idée que Kira se soit arrangée pour être certaine qu'il serait admis dans les coulisses.
Bien entendu, les coulissent étaient une véritable maison de fous. Les danseurs se comportaient comme s'ils planaient sous l'effet de l'adrénaline tandis qu'ils célébraient ensemble la fin d'une série de spectacle couronnée de succès. Les ballerines adultes tout comme les jeunettes en collants roses filaient dans tous les sens. Viktor dut prendre garde à ne pas écraser les danseuses sur son passage, étant donné le fait qu'elles étaient toutes taillées sur un minuscule modèle et n'avaient pas la moindre carrure.
Enfin, il atteignit la loge de Kira juste à temps pour voir son amie Tiana se glisser à l'extérieur, un sac sur l'épaule.
« Vous partez ? » demanda-t-il à Tiana.
« Je veux rentrer chez moi et me changer pour la soirée d'après-spectacle, » dit Tiana avec enthousiasme. « Vous devriez venir et emmener Kira. Elle n'y assiste jamais. Cette fille manque cruellement d'amusement dans sa vie. »
« Je lui en parlerai, » promit-il, bien qu'il la voulût tout à lui de toute façon.
KIRA LEVA LES YEUX lorsque la porte de la loge s'ouvrit. Tiana venait tout juste de sortir. Peut-être avait-elle oublié quelque chose ? Puis elle vit Viktor entrer et fermer la porte derrière lui. Elle croisa son regard insondable dans le miroir et sentit un frisson d'impatience glisser le long de son échine.
« Qu'est-ce que tu en as pensé ? » demanda-t-elle, la bouche sèche.
Il s'approcha, et une part d'elle-même se demanda s'il avait pu être déçu. Pourtant l'expression de son visage exprimait tout sauf cela. « Tu étais absolument époustouflante. Extraordinaire, vraiment, » dit-il d'une voix grave et rauque. « Honnêtement, le spectacle était splendide, mais quand tu étais sur scène, je n'ai jamais été aussi excité de toute ma foutue vie. »
« Vraiment ? » Elle fut désarçonnée par la ferveur dans sa voix. Elle se retourna, et l'observa avec curiosité. « Ça t'excite de me regarder danser ? »
« Oh oui, femme. » Il s'approcha encore d'un pas, suffisamment près pour tendre la main et la toucher. « Tu n'as aucune idée de ce que ton corps me fait ? Ou j'imagine que c'est l'idée de ce que je peux faire avec ton corps qui m'excite. »
« C'est vrai ? » Elle ressentait encore les effets de la poussée d'adrénaline du spectacle. À présent seulement vêtue d'une robe, sa peau lui semblait empourprée. « Tu aimerais peut-être me montrer ? »
« Te montrer ? » Il haussa un sourcil. « Te montrer le genre d'idées que j'avais ? »
« Oui. »
Puis il grogna, et abaissa sa bouche pour capturer la sienne dans un furieux baiser qui la fit gémir comme une petite dévergondée. Tout ce qui se trouvait sous son nombril s'embrasa. Elle se sentit fondre à l'intérieur, et elle sentit ses fluides jaillir et inonder l'intérieur de ses cuisses.
Elle s'écarta de sa bouche, éprouvant le besoin de lui dire ce qu'elle ressentait. « J'ai tellement envie de toi, » gémit-elle. « Tu me fais un de ces effets ! »
« Comme ça ? »
Il la souleva et la déposa sur sa coiffeuse. Petits flacons et poudriers volèrent en tous sens, mais peu lui importait. Il se glissa entre ses jambes, et posa ses mains à l'intérieur de ses cuisses. Son contact était brûlant, mais elle en voulait davantage. Et lorsqu'il glissa ses doigts vers le renflement nu de son sexe, elle se tortilla et haleta en attendant qu'il la touche.
« Tu as vraiment envie de moi ? » murmura-t-il.
« Oui. »
« À quel point ? »
« Tellement envie, » supplia-t-elle. « Je t'en prie — » Le mot flottait au bout de sa langue. « — baise -moi, Viktor. »
CETTE SUPPLICATION ÉROTIQUE détruisit le peu de sang-froid qui restait à Viktor. Il porta maladroitement ses doigts tremblants à sa taille pour déboutonner son pantalon. Sa queue jaillit dans sa main, et il saisit étroitement sa hampe. Kira était complètement trempée. Il parvenait à sentir la douce odeur du fluide dont ses cuisses étaient enduites et qui s'écoulait de ses plis roses.
Elle se pencha en arrière, et son peignoir s'ouvrit pour révéler ses seins rebondis. Viktor se pencha en avant et prit ses mamelons dans sa bouche l'un après l'autre. Il suça et lécha, y appliquant finalement ses dents jusqu'à ce qu'elle rejette la tête en arrière et enfonce ses ongles dans ses cheveux. Elle était sauvage dans ses bras. Et lorsqu'il souleva ses cuisses sans ménagement et ajusta sa queue contre son orifice, elle remua contre lui pour le presser d'aller plus vite.
La première pression de son gland dans sa chatte lui coupa presque le souffle. Kira le saisit par les épaules, enfonçant ses ongles et enveloppant sa taille de ses jambes. Il s'efforça de se retenir. Il n'avait pas envie de déchirer sa chair délicate, mais elle avait une autre idée en tête. Il était impossible de nier la puissance de ces longues jambes.
Une fois qu'il fut entièrement enfoncé en elle, il se mit à aller et venir profondément. Elle grognait et gémissait à chaque coup de reins, et il la sentit devenir de plus en plus étroite au point qu'il parvenait à peine à bouger. Un picotement dévala son échine. La chaleur du frottement entre eux provoquait en lui un besoin de jouir qui contractait ses bourses. Il avait tellement envie de marquer cette femme comme la sienne, mais il voulait qu'elle jouisse la première. Il avait envie de lui procurer du plaisir.
Glissant sa main entre eux, il trouva l'endroit où leurs corps étaient si intimement unis. Il plaça le bout de son index contre son clitoris et le frotta légèrement en un mouvement circulaire. Quelques secondes plus tard, elle poussa un cri lorsque son orgasme frappa fort, et brusquement. La sensation de son orgasme fut plus que Viktor n'en pouvait endurer. Il donna un dernier coup de reins brutal puis déversa son essence en elle. Il s'arc-bouta contre elle, lui donnant tout ce qu'il avait.
Elle s'effondra contre son torse, son front pressé contre le sien. « Woah. Je crois que tu viens de réaliser un fantasme que je ne pensais même pas avoir. »
« C'est drôle, mais je me disais la même chose, » lui dit-il en riant. « Tu es une femme incroyable, Kira Domnin. »
« Je m'en souviendrai la première fois que je t'énerverai, » plaisanta-t-elle.
Il posa sa main sur sa joue, soulevant son visage pour qu'elle croise son regard. « Je suis sérieux. Il y a trois ans, j'ai épousé une petite souris terrifiée dont le seul souci était de savoir si oui ou non son grand méchant mari l'empêcherait de danser. À présent, je n'ose même pas imaginer avec quelle violence tu me mettrais en pièces si j'essayais de te dire que tu n'as pas le droit de faire une chose sur laquelle tu te concentres entièrement. »
« J'ai grandi, » dit-elle simplement. « Mais c'est toi qui m'as donné la place de le faire. Je ne te remercierai jamais assez d'avoir été patient et de m'avoir laissée trouver qui j'étais. »
« Je crois que j'ai été abondamment récompensé, » lui dit-il, abaissant sa bouche vers la sienne et l'embrassant jusqu'à ce qu'il fût incapable de penser.
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