La Princesse du Gangster
Chapitre Six
Kira soupira tandis que Viktor fermait la porte d'entrée de leur triste petite planque derrière eux. L'endroit miteux n'avait pratiquement aucune qualité qui pût le racheter. Kira fouilla dans son sac. Heureusement, elle avait toujours avec elle des objets personnels tels que de petits flacons de shampooing qu'elle transportait entre le studio et chez elle. À présent ces objets seraient son salut.
« Je vais essayer de me doucher, » lui dit-elle. « Si je me fais attaquer par un cafard, je hurlerai. »
Viktor rit bel et bien à sa lamentable tentative de plaisanterie. « Je tendrai l'oreille au cas où. »
« Merci. »
Elle se précipita à la salle de bains et ferma la porte. L'espace minuscule rendait le fait de se déshabiller difficile, même pour son corps étroit. Sortir de son collant et de son justaucorps relevait du numéro de contorsionniste, mais elle parvint enfin à se placer sous le jet brûlant.
Le stress et l'inquiétude s'écoulèrent de sa peau en même temps que la sueur de sa dernière représentation dans La Belle au Bois Dormant. Il semblait fou de se dire que vingt-quatre heures s'étaient écoulées. Elle ne se serait jamais attendue à passer ce temps avec son époux dont elle était séparée. Ni à ce qu'il y ait des moments de véritable plaisir.
Comme quand il me dit ces choses…
Même seule sous la douche, le souvenir des paroles érotiques de Viktor la fit rougir. Elle sentit l'eau s'écouler le long de son ventre et sur la surface lisse et rasée de son mont de Vénus. Elle chatouilla la fente entre les lèvres de son sexe, et elle frissonna en réponse. Quel effet cela ferait-il d'avoir là une main d'homme à la place de l'eau ? Et si cet homme était Viktor ?
Il y eut une faible sensation de tiraillement dans son bas-ventre, et Kira faillit grogner. Elle s'était touchée un certain nombre de fois au cours des années passées, bien sûr. Évacuer une petite tension ici et là n'était pas grand chose. Ce qu'elle éprouvait à présent n'avait strictement rien à voir avec ça.
Elle coupa l'eau, en proie à un sentiment d'agitation. Sortir du bac à douche exigea qu'elle manœuvre un peu puisqu'elle n'avait pas de serviette pour se sécher. Il s'avéra que ce petit trou à rats en manquait complètement. Elle s'essuya du mieux qu'elle put au moyen d'une serviette de sport qu'elle prit dans son sac. Le minuscule carré de coton se trouva cependant dépassé lorsqu'elle en vint à ses cheveux. Kira tordit leur masse dans plusieurs directions en essayant d'en essorer un maximum d'eau. Lorsqu'elle se cogna le coude contre le lavabo, elle jura lorsque son os pas si drôle que ça palpita douloureusement.
« Tout va bien là-dedans ? » La voix de Viktor lui parvint à travers la porte fermée. « Tu t'es faite attaquer par des cafards ? »
« Non, seulement par une salle de bain anormalement petite ! » lança-t-elle en réponse.
Enfin, elle fut prête à sortir dans le salon. Elle rassembla ses affaires et se demanda pourquoi elle éprouvait une telle gêne. Bien sûr, il y avait également cette conscience sexuelle inhabituelle qui palpitait entre ses jambes. En fait, elle avait hâte de revoir Viktor. Cela ne pouvait rien augurer de bon.
VIKTOR N'ÉTAIT PAS PRÊT à réagir de façon viscérale en voyant Kira sortir de la salle de bain. Tout d'abord, il n'avait jamais vu ses cheveux ainsi lâchés auparavant. Leur masse humide retombait dans son dos jusqu'à sa taille. Ils étaient épais et noirs comme la nuit. Elle s'efforçait encore de les sécher au moyen d'une minuscule serviette.
« Fais attention, » lui dit-elle d'un ton désabusé. « Si tu as l'intention de te doucher là-dedans, il te faudra la souplesse d'une ballerine pour y arriver. »
« Ouais, je crois que je vais passer mon tour. »
Elle portait un short gris souple et lâche et un haut rose avec un large col qui pendait sur son épaule droite. Elle n'avait pas de soutien-gorge, et ses seins dressés rebondissaient légèrement à chaque pas qu'elle faisait. Alors qu'il l'observait, ses mamelons se durcirent en minuscules pointes et se se pressèrent contre le tissu.
Viktor déglutit. Il avait terriblement envie de cette femme, mais elle était vierge. Il existait un compromis qui ne les lasserait pas tous deux frustrés au bout du compte. Cela exigerait simplement un petit peu plus de maîtrise de soi qu'il n'était certain d'en posséder.
« Viens t'asseoir sur le lit, » suggéra-t-il. « Je peux t'aider pour tes cheveux, si tu veux. »
« M'aider ? »
« J'imagine que tu as un peigne quelque part dans ce sac magique. Pas vrai ? » Il conservait intentionnellement un ton léger.
« Pourquoi le lit ? » Elle paraissait presque alarmée.
Viktor embrassa l'espace de vie miteux d'un coup d'œil. « Tu vois un meilleur endroit où s'asseoir ? »
« Ah, oui, tu n'as pas tort là-dessus. »
Kira se rendit dans la chambre et se hissa sur le lit. Elle s'installa vers le centre, les jambes repliées. Il était presque impossible de regarder ses longues jambes sans les imaginer nouées autour de sa taille.
Il chassa vivement les besoins primaires qui le tiraillaient et se débarrassa de ses chaussures et de ses chaussettes d'un coup de pied. Ensuite, il retira sa chemise, ravi que Kira n'émette pas le moindre son. Tout en se hissant auprès d'elle, il lui prit le peigne des mains et entreprit de démêler sa longue chevelure.
Cette tâche n'était en réalité qu'une excuse pour la toucher. Il la sentit se détendre sous ses mains. Il massa doucement son cuir chevelu du bout des doigts tout en continuant de démêler la longueur de sa chevelure incroyablement douce.
« Kira, ils sont magnifiques, » murmura-t-il. « Pourquoi est-ce que tu ne les portes jamais lâchés ? »
« J'imagine que je n'y pense jamais. » Elle haussa les épaules sans conviction. « Il faut que je les porte en chignon quand je danse. »
Viktor enroula ses longs cheveux autour de sa main et les écarta de son cou. Lentement, il abaissa ses lèvres vers son épaule, là où le large col de son haut la laissait nue. Elle se figea à ce contact, mais ne s'éloigna pas. Puis elle pencha davantage la tête pour lui faciliter l'accès. Viktor sourit. Il utiliserait les désirs de son corps pour briser ses défenses. Cela la convaincrait du fait que le plaisir physique n'était pas forcément mauvais.
« Qu'est-ce que tu fais ? » murmura-t-elle.
« Je t'embrasse. »
« Pourquoi ? »
« Parce que j'en ai très envie. » Viktor laissa sa langue effleurer sa peau, goûtant sa saveur sucrée. « Tu es extrêmement désirable. Tu le savais ? »
KIRA IGNORAIT pourquoi, mais elle se sentit obligée de s'assurer qu'il comprenait une chose. « Je suis vierge, » s'écria-t-elle.
« Ça, je le sais. » Il continua d'embrasser son cou et son épaule, et Kira se dit qu'elle pourrait bien fondre là, sur le lit. Puis il eut un rire grave, et sexy. « Je ne vais pas prendre ta virginité ce soir, mais je vais te montrer à quel point ce serait agréable si je le faisais. »
« Tu peux faire ça ? » demanda-t-elle, émerveillée.
« Si j'en ai envie. »
Elle ravala sa peur. « S'il te plaît. Je souffre, et je ne sais pas pourquoi. »
Il l'enveloppa de ses bras, et elle sentit la chaleur de son torse nu à travers son haut. Il posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser était intensément excitant. Elle gémit et se tortilla contre lui. Lorsque ses lèvres s'entrouvrirent, Il poussa sa langue dans sa bouche et la rendit encore plus brûlante de désir pour lui. Elle noua ses doigts dans ses cheveux pour l'attirer plus près.
Viktor posa une main sur son ventre sous son haut. Puis il la glissa plus haut le long de ses côtes pour la refermer sur son sein. Sans cesser de l'embrasser, il se servit de son pouce pour jouer avec son mamelon. Elle arqua le dos. C'était si incroyablement agréable ! Elle en voulait davantage. Puis il fit rouler son mamelon entre ses doigts, et le petit pincement aigu de douleur lui donna exactement ce dont elle avait besoin.
Kira émit une exclamation étouffée contre la bouche de Viktor et poussa un cri aigu de surprise lorsque sa chatte devint humide et brûlante. Ses muscles intérieurs se contractèrent dans leur douloureux besoin d'en avoir davantage. Elle se mouvait sans relâche contre Viktor. Ses mains glissèrent pour se poser sur ses biceps, et elle enfonça ses ongles dans sa chair chaude et ferme. Il gronda et approfondit le baiser.
Saisissant son autre sein dans sa main en coupe, il pinça son mamelon jusqu'à ce qu'elle approuve à grands cris. Tout ce qui se trouvait en-dessous de sa taille était posé en équilibre au bord de quelque chose. Son clitoris était en feu. Il paraissait enflé. Elle était à deux doigts de mettre elle-même ses mains entre ses jambes simplement pour le frottement.
« Tu as besoin de quelque chose, Kira ? » Sa voix chaude était presque une provocation.
« Oui, » gémit-elle désespérément.
« Je vais mettre mes doigts dans ta chatte. » Il murmura ces mots contre son cou. « Tu l'as déjà fait avant ? »
« Non. » Elle remuait ses hanches, le suppliant sans un mot. « Je m'en fiche. J'ai besoin de toi. »
Son rire grave la fit frissonner. Puis sa main quitta ses seins et frôla son ventre pour se glisser sous l'élastique de son short. Elle ne portait pas de culotte, et sa chatte ruisselait de ses fluides.
« Rasée ? » Sa voix était rude, mais elle sentait qu'il ne s'agissait pas de colère. « Petite coquine. »
Il caressa le sommet de son mont de Vénus, et elle s'arqua presque au point de tomber de ses genoux. La sensation était incroyable. C'était si extraordinaire. Puis il posa sa main à plat sur les lèvres de son sexe et appuya. La pression lui procura un peu de ce dont elle avait besoin, mais elle en voulait davantage.
VIKTOR ÉCOUTAIT les petits gémissements de Kira et perdit presque le peu de contrôle qu'il avait maintenu. Il n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse être si passionnée au lit. Elle était pourtant là à inonder sa main de ses fluides et le suppliant presque de la baiser avec ses doigts.
En glissant deux doigts entre ses plis, il la sentit frissonner tandis qu'il effleurait son clitoris. Elle était si proche de l'orgasme qu'il lui suffirait seulement d'une ou deux caresses pour l'envoyer au septième ciel. Il savait que cela rendrait son étroit fourreau plus facile à pénétrer. Même sans la toucher, il devinait qu'elle était délicieusement étroite.
« Je vais te faire jouir, Kira, » promit-il. « Maintenant. »
Il enfonça sa langue dans sa bouche tandis qu'il caressait son clitoris de son pouce. La jouissance explosa presque instantanément dans tout son corps. Elle dévora ses lèvres avec voracité, nouant ses bras autour de son cou et suçant sa bouche comme une petite bête sauvage.
Dès qu'il fut certain qu'elle était prise dans les tourments de sa jouissance, il enfonça profondément deux doigts dans son canal. Viktor la sentit se raidir de surprise, mais il reposa son pouce sur son clitoris et la caressa. Ce fut tout ce qu'il fallut pour la faire fondre autour de ses doigts. Remuant ses doigts en elle avec précaution, il la baisa doucement jusqu'à ce qu'il sente ses muscles intérieurs commencer à se resserrer.
Kira écarta sa bouche de la sienne et laissa sa tête retomber en arrière sur son bras. Elle haletait et gémissait tandis qu'elle semblait perdre totalement le contrôle. Viktor la regarda avec un plaisir extatique alors qu'elle commençait à se hisser vers un nouveau sommet. Il accentua légèrement la pression de ses doigts en elle, les écartant puis les repliant vers son pelvis pour trouver son point G.
Ce fut tout ce qu'il fallut pour lui faire franchir la limite. Kira cria en jouissant une seconde fois. Un flot de fluides inonda sa main tandis qu'il continuait d'enfoncer ses doigts en elle. Il la sentit le serrer si étroitement qu'il parvenait à peine à bouger sa main. Puis tout son corps se détendit sous l'effet de sa jouissance.
Viktor glissa ses doigts hors de sa chatte avec précautions et les porta à sa bouche. Sa douce senteur lui collait à la peau. Incapable de résister, il usa de sa langue pour débarrasser sa main de ses fluides. Un petit cri étranglé lui fit savoir qu'elle l'avait vu le faire.
« Viktor, » gémit-elle.
Il se déplaça doucement sur le lit jusqu'à pouvoir s'étendre en l'entourant toujours de ses bras. Bien que sa queue palpitât entre ses jambes, il se sentait satisfait. Jamais plus sa petite femme ne parlerait de plaisir physique comme d'une chose dont elle pouvait se passer. Il savait sans le moindre doute qu'il avait éveillé en elle un désir passionné. Elle viendrait bientôt à lui, et elle le supplierait de s'enfoncer en elle. Jusque là, il attendrait. Cela en vaudrait sans aucun doute la peine.
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