L'incendie

Daniela Krien · Chapitre 1 sur 25

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L'incendie

Introduction

R ahel Wunderlich marche d’un bon pas dans la Pulsnitzer Strasse en direction de la Martin-Luther-Platz un vendredi d’août. Tout le long du trajet elle se sent légère, presque insouciante, et dépasse allègrement la plupart des passants.

Elle a liquidé la paperasse à son cabinet, arrosé les plantes et noté ses instructions pour la femme de ménage. Dans sa librairie habituelle elle a acheté un livre qui lui a été recommandé et un autre d’Elisabeth Strout qui figurait depuis longtemps sur sa liste – une histoire mère-fille encensée par la critique.

Peter devrait être à la maison dans une bonne heure. Il lui a écrit d’un domaine viticole près de Radebeul, envoyé des photos de différents pinots gris et blancs et demandé si elle était d’accord avec ce choix. Elle a eu envie d’ajouter un scheurebe et a reçu en réponse un bref « Ok ».

Dans le hall elle vide la boîte aux lettres et parcourt le courrier : de la publicité pour un nouveau livreur de pizza, la facture de l’artisan qui a récemment repeint la cuisine, une lettre officielle de la ville lui notifiant sa contravention pour avoir été flashée quelques semaines plus tôt. Quatre-vingt-dix euros plus vingt-cinq euros de taxes, et un point de moins sur son permis. Ç’aurait pu être pire, elle avait tout de même grillé un feu.

Rahel monte l’escalier jusqu’au deuxième étage du vieil immeuble et pose le courrier sur la commode du couloir. Elle est en train de se déchausser quand le téléphone sonne dans sa chambre. Elle hésite un instant. Il faut qu’elle aille aux toilettes mais elle croit discerner dans la sonnerie une urgence qui ne souffre aucun délai.

Le coup de fil l’oblige à s’asseoir.

 

L’homme au bout du fil annonce d’une voix cassée que la maison de vacances qu’elle a réservée des mois plus tôt a brûlé. Cette maison à la montagne qui appartenait à la famille depuis près d’un siècle est détruite à jamais.

Rahel n’éprouve aucune compassion. Tandis que l’homme poursuit, l’informe des modalités de remboursement de l’acompte et lui propose un autre hébergement, elle ne pense pas une seconde à la perte subie par le propriétaire, mais uniquement à Peter, à son regard quand elle va lui raconter.

« Alors vous prenez la maison de vacances dans le village ? » demande l’homme, sur un ton tout à fait professionnel cette fois.

« Non, dit Rahel. Remboursez-nous, s’il vous plaît. »

Elle avait cherché près de deux mois un gîte comme celui-ci. Au tout début de l’année, dès les premières mentions du virus, ils s’étaient mis d’accord pour ne pas partir à l’étranger cet été.

C’était exactement ce qu’ils cherchaient : un chalet en Haute-Bavière, dans les Alpes d’Ammergau, sur une colline herbeuse à l’écart de tout, avec un puits, une pompe et un bassin de pierre devant, accessible uniquement par un chemin cahoteux serpentant à travers la forêt. Pas d’internet, pas de télévision, aucune distraction.

Depuis des semaines Peter étudie les cartes et élabore des itinéraires de randonnée. Il s’est acheté des chaussures de trekking hors de prix, un sac à dos pour les excursions d’une journée, des tee-shirts et des pantalons dans une matière imperméable et facile à sécher, un excellent blouson d’une marque suisse et des chaussettes spéciales favorisant la stabilité du pied. Rahel aussi s’est équipée à grands frais et a fait du sport presque tous les jours pour se préparer aux randonnées.

Le départ était prévu dans trois jours. Impossible de trouver à la va-vite un endroit comparable, pas cette année, pas dans la conjoncture actuelle. Sans grand espoir elle entre ses vœux sur un site de maisons de vacances. Chou blanc. Elle essaie sur un autre site – avec le même résultat.

Elle affiche la page du chalet de montagne. Clique de photo en photo, passe des jardinières de géraniums sur le balcon à la petite véranda avec vue sur le massif montagneux en face, et revient sur la maison, vue sous un angle différent cette fois. Puis sur le bassin de pierre, la prairie avec ses fleurs sauvages multicolores, et soudain elle croit voir le feu embraser la montagne. Elle voit les animaux qui fuient, une colonne de fumée qui s’élève dans le ciel étoilé, et Peter et elle au beau milieu – comme sur un bûcher.

Si tout cela était arrivé dix ans plus tôt, ils auraient secoué la tête en chœur. « Qui sait si ce n’est pas un mal pour un bien… », aurait sans doute dit Peter et il l’aurait réconfortée. Mais il a perdu son flegme. À présent son humour subtil bascule plus souvent vers le cynisme et leurs dialogues animés ont cédé la place à une amabilité courtoise. Sans compter – et c’est le plus grave – qu’il a cessé de coucher avec elle.

Une demi-heure s’est écoulée depuis le coup de téléphone. Rahel est à la fenêtre de sa chambre, elle se balance pieds nus sur la base des orteils. Ses cheveux noirs striés de gris sont coiffés en chignon. La vie au-dehors, les voix des adolescents qui se sont donné rendez-vous sur les bancs devant l’église lui parviennent comme de très loin. La déception l’a anéantie.

Quand le téléphone sonne à nouveau, elle ne bouge pas. Elle attend les yeux fermés qu’il s’arrête.

Mais il ne s’arrête pas.

Elle jette un coup d’œil sur l’écran : c’est Ruth. Rahel redresse d’instinct les épaules, s’éclaircit la voix, vérifie l’expression de son visage dans le miroir à côté du bureau et décroche.

Dès les premiers mots elle entend le changement dans la voix de Ruth – elle a perdu son assurance abrupte. Pourtant elle va droit au but : Viktor a eu un accident vasculaire cérébral il y a quelques jours. Ç’a été très compliqué, c’est pourquoi elle ne se manifeste que maintenant. Il est depuis aujourd’hui et pour six semaines dans un centre de rééducation à Ahrenshoop. Une place s’est libérée de façon inespérée. Elle veut être auprès de lui et a déjà trouvé un hébergement chez leur amie commune Frauke, une peintre qui vit à Ahrenshoop. Maintenant elle cherche quelqu’un pour s’occuper de la maison et des animaux à Dorotheenfelde. Demander n’est pas son genre, mais…

Elle s’interrompt, reprend : Rahel et Peter pourraient-ils s’en charger les deux premières semaines. Viktor et elle leur en seraient extrêmement reconnaissants.

Rahel a failli dire Non. Non, c’est malheureusement impossible. Nous partons à la montagne. Mais elle se rappelle l’incendie, et répond : « Oui, bien sûr, nous le ferons volontiers. Et nous resterons trois semaines si tu veux. »

*

Peter se tait. Il secoue la tête, lève les mains, désemparé.

« Ce n’est pas croyable ! soupire-t-il enfin. Quelle est la probabilité de louer la seule maison de vacances qui brûle juste avant qu’on arrive ? »

Il traverse la pièce tête basse et va dans sa chambre. C’était autrefois la chambre de Selma. Après son départ Simon l’a remplacée, et quand il a quitté le nid parental à son tour Peter a pris la suite. L’ancienne chambre de Simon fait office de chambre d’amis, l’ancien bureau de Peter est maintenant le domaine de Rahel. Ils ont procédé à cette nouvelle distribution de l’espace dès que Simon a été parti. Pendant un temps, ils ont cherché un logement plus petit, mais tous les appartements envisagés étaient plus chers pour une surface moindre et en même temps moins bien situés. Celui-ci est à la jonction des quartiers de Äussere Neustadt et de Radeberger Vorstadt et leur permet un accès aussi rapide aux prairies du bord de l’Elbe qu’à la forêt de Dresdner Heide ; ils n’ont pas voulu y renoncer.

Pour l’instant elle prend son souffle. Elle ne sait pas encore comment elle va lui dire qu’elle a accepté pour Dorotheenfelde. Elle s’approche de la fenêtre, se penche un peu au-dehors, regarde les passants dans la rue et entend soudain la voix de Peter derrière elle.

« Maintenant on fait quoi, hein ? » Il s’assied sur la chaise longue bleu nuit que Rahel s’est achetée il y a peu.

Elle tarde un peu à répondre, mais son pragmatisme prend le dessus.

« Nous allons à Dorotheeenfelde dans l’Uckermark, dès demain. »

Son sourire dérape, son regard ne soutient pas celui de Peter. Elle lui raconte l’appel téléphonique de Ruth en scrutant le vernis de ses ongles de pieds. Peter émet un petit bruit, comme s’il avalait de travers.

« Sans me demander mon avis… », dit-il et il se lève. « Voilà donc où nous en sommes. »

Rahel a les pieds collés au sol, impossible de détacher sa langue de son palais, et Peter quitte la pièce avec une mine de vaincu.

Rahel s’assied sur la chaise longue, à l’endroit exact où il était assis. Elle s’étire et pose un bras sur ses yeux. Elle entame une introspection et le regrette aussitôt.

Plus tard, tandis qu’elle sort des vêtements de l’armoire au hasard et les fourre dans la valise, elle pense à Ruth. Elle voit son visage comme s’il était devant elle. Avec les années de minuscules changements se sont introduits dans la symétrie de ses traits, pourtant Ruth ne se présente jamais sans un maquillage impeccable. Les mauvais jours en particulier, la perfection physique est son armure contre les pressions du monde. De tout temps cette attitude a semblé déteindre sur Rahel. Jamais de laisser aller en présence de Ruth, jamais de négligence dans sa manière de s’habiller ou de bouger. Ruth a assimilé cette discipline irrévocable pendant ses années à la Palucca-Schule. Enfants, Ruth et Edith, la mère de Rahel, avaient commencé à étudier la danse classique en même temps. Edith avait tout envoyé balader au bout de trois ans, Ruth avait continué. L’amitié des deux fillettes a tenu jusqu’à l’âge adulte.

La relation de Rahel avec Viktor et Ruth est sereine et aussi vieille qu’elle. Chez eux à Dorotheenfelde sa vie s’est apaisée. L’existence mouvementée d’Edith, qui avait offert à Rahel et à sa sœur Tamara une enfance avec un défilé de beaux-pères, pas mal de déménagements dans tous les coins de Dresde et des changements d’écoles, avait été comme une tempête en haute mer, et même si Dorotheenfelde n’était pas non plus devenu un havre durable, elles y avaient tout de même connu des accalmies salutaires.

Pendant les journées à Dorotheenfelde, Edith et Ruth étaient inséparables. Les deux amies entretenaient un lien étroit malgré leurs nombreuses différences, et quand le cancer a livré son troisième et dernier assaut dans le corps d’Edith il y a quelques années, Ruth est venue et restée. Jusqu’à la fin.

*

Ils font le trajet d’une seule traite. Le GPS leur annonçait trois heures et treize minutes ; Peter a trouvé que c’était une durée correcte.

En route elle appelle les enfants et met le haut-parleur. Selma a Max dans les bras, qui pleurniche. Ses chouinements couvrent la voix de sa mère.

« Je suis absolument navrée que vous soyez obligés de passer vos vacances ailleurs, maman ! crie-t-elle dans le téléphone, si j’arrive à avoir une minute à moi aujourd’hui vers minuit, je vous plaindrai. » Et elle raccroche.

Peter calme aussitôt le jeu. « Laisse-la ! Elle a deux jeunes enfants à gérer.

– Elle a un mari qui se ferait couper en rondelles pour elle.

– On dirait que tu es jalouse. »

Rahel décide de ne pas relever et compose le numéro de Simon.

« On parie qu’il ne répond pas ? » Peter a un sourire amusé. C’est le premier sourire depuis des jours, et même si le motif lui déplaît Rahel se sent le cœur plus léger. Au bout de treize sonneries elle raccroche.

« On se demande pourquoi il a un téléphone, peste Peter.

– Il doit être quelque part en montagne. »

Rahel hoche la tête et remet le téléphone dans son sac.

Peu après le panneau de sortie du village, ils tournent à droite dans un chemin. Le panneau voie sans issue est de travers et à moitié effacé. Viktor l’a embouti à plusieurs reprises avant de devoir rendre définitivement son permis de conduire. Ils avancent par à-coups sur le vieux chemin dallé au centre duquel l’herbe foisonne, puis les dalles s’arrêtent et ils roulent sur du gravier et du sable jusqu’en haut de la petite butte.

Ruth est dans l’allée. Grande, droite et vêtue d’une robe au décolleté profond qui souligne son impressionnante poitrine. Aucune trace des faiblesses de l’âge, bien qu’elle ait déjà près de soixante-dix ans. Rahel descend de voiture et marche à sa rencontre tandis que Peter entre dans la cour et se gare.

À la maison principale s’ajoutent les bâtiments d’élevage à gauche et une vaste grange à droite. Des réfugiés ont vécu ici après la fin de la guerre,

plus tard la ferme a hébergé l’administration des LPG 1, et ensuite Viktor et Ruth ont vécu avec deux autres familles dans l’ancienne maison de l’administrateur – avec chauffage au bois et toilettes à l’extérieur. La première famille est partie au début des années soixante-dix, l’autre au début des années quatre-vingt.

Après la chute du Mur, Viktor et Ruth ont acheté la ferme, à moitié tombée en ruines entretemps, et ont passé de nombreuses années à la restaurer petit à petit. Aujourd’hui elle recommence à tomber en ruines.

Ruth se dérobe à son embrassade. « Je suis trempée de sueur », dit-elle et elle court saluer Peter.

Sur la table du jardin sont posées une carafe d’eau, une assiette de gâteaux sous une cloche de protection et une thermos de café. Ruth fait le service et commence à parler de Viktor. Tandis qu’elle raconte, Rahel se demande si elle-même parlera un jour de Peter avec la même tendresse. Les paroles de Ruth reflètent un attachement profond, et Rahel sent le regard de Peter posé sur elle.

Après le café, ils vont chercher les bagages dans la voiture et montent l’escalier derrière Ruth. Au premier étage, elle désigne une pièce sur la droite à l’extrémité du couloir.

« C’est là que vous dormirez le mieux, dans la chambre au nord-est. Il y fait bien frais. Ou alors… », elle montre la direction opposée, « … vous prenez la chambre là-derrière. Au sud-ouest, de là on voit scintiller le lac à travers les arbres. Mais qu’est-ce que je raconte, vous connaissez très bien. »

Elle fait demi-tour et redescend l’escalier. Sans se regarder, ils se séparent – Peter va vers le nord-est, Rahel vers le sud-ouest. Ils ferment leurs portes sans bruit.

Plus tard, Ruth leur donne ses instructions. Rien que l’arrosage de toutes les plantes prend une bonne heure par jour, ils devront se servir dans les fûts qui recueillent l’eau de pluie tout autour de la maison.

L’atelier de Viktor est dans la partie antérieure de la grange, pourtant ils n’y entrent pas. Ces dernières années, raconte Ruth, il a travaillé sur des objets plus petits. Il a perdu de sa force physique, mais pas du tout son habileté manuelle ni son imagination.

Les animaux sont la partie la plus difficile. Ni Peter ni Rahel n’ont jamais eu affaire à des animaux. Le bien-être d’un cheval, de plusieurs chats, d’une douzaine de poules et d’une cigogne blanche aux ailes rognées dépend d’eux désormais.

Ils font le tour complet de la ferme. Une fenêtre de l’écurie doit rester ouverte en permanence pour que les hirondelles puissent entrer et sortir sans encombre. Dans le jardin aux poules derrière l’écurie, les pommiers sont chargés de fruits. La clôture grillagée est rafistolée çà et là de manière provisoire. Dans tous les coins de la ferme il y aurait de quoi faire. Les nombreux rosiers contre le mur de la grange dans la cour intérieure n’ont pas été taillés depuis longtemps, la vigne grimpante sous l’auvent de l’écurie est flétrie, au cours de la visite Rahel compte trois fenêtres cassées, le sol est couvert de feuilles et de branches mortes de l’année dernière.

Ruth fait comme si tout était normal.

Soudain elle jette un coup d’œil oblique vers le ciel.

« Bientôt sept heures, dit-elle. Il est temps de dîner. »

Ils dînent dans la cour intérieure, sur une table joliment mise, tandis que la

nuit qui tombe avale les signes de décrépitude. Il y a de la soljanka 2, du pain, du vin rouge et de l’eau, et dans un instant de contentement extrême

Peter s’écrie dans un saxon balourd : « Eimannfrei 3 ! »

Ruth éclate d’un rire sonore, qui gagne Rahel à son tour, toutes deux répètent le mot en chœur, Eimannfrei, et un souvenir jaillit dans l’esprit de Rahel.

Il n’y a pas si longtemps, deux ans peut-être, ils étaient déjà assis là en train de rire, avec Viktor et Ruth et Simon, et il y avait de la soljanka, du pain et du vin. Simon ne buvait pas d’alcool, et questionné par Viktor il s’en est expliqué. Rahel et Peter connaissaient déjà la raison. Après des études

en sciences du sport à la Bundeswehruni 4, leur fils voulait passer le concours pour devenir guide militaire de haute montagne. Il lui faudrait deux ou trois années de préparation. S’entraîner à l’escalade et au ski de très haut niveau sur terrain accidenté dans des conditions météorologiques extrêmes, travailler son endurance et sa force mentale. Le renoncement à l’alcool était pour lui la première étape. Qu’il opte pour une carrière d’officier dans les forces armées avait déjà horrifié Rahel. Imaginer son fils en chef de section d’une unité de chasseurs alpins avait été un deuxième choc. Il avait beau assurer que le défi était plutôt d’ordre sportif, elle n’était pas plus rassurée. Cet après-midi-là Viktor était tout aussi peu convaincu. « En cas de crise tu iras donc au casse-pipe pour ce pays », s’était-il écrié stupéfait. « Personne ne t’en remerciera. »

Ruth la met parfois mal à l’aise. Elle demande tout à coup des nouvelles de Simon comme si elle lisait dans les pensées de Rahel.

« Toujours à la Bundeswehruni à Munich, répond Peter.

– Il ne m’a toujours pas rappelée, notre aspirant officier », murmure Rahel en jetant un coup d’œil soucieux sur son téléphone. Puis elle ouvre la galerie de photos dont la plupart montrent ses enfants ou petits-enfants, mais les commentaires de Ruth se limitent à des formules de politesse. Ah oui ou Ravissant ou Aha, dit de sa voix profonde au moment qui convient, mais son regard s’échappe sans arrêt et son rire sonne faux. Elle bâille derrière sa main et annonce qu’elle veut partir tôt.

« Vous n’avez pas besoin de vous lever en même temps que moi. On se dit au revoir maintenant et c’est bon », dit-elle avec sa détermination coutumière.

Notes

1. LPG : Landwirtschaftliche Produktion Genossenschaften : exploitations agricoles de type

collectif qui ont vu le jour dans les années cinquante en RDA. (Les notes sont de la traductrice.)

2. Soupe épaisse et épicée d’origine russe à base de choux, de champignons et de cornichons,

cuisinée couramment en RDA.

3. Déformation probable de einwandfrei, impeccable.

4. L’université des forces armées fédérales.

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